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Rencontre au milieu des rats (Pv Sally Sullivan)

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Petite pinocchio (Anya P.)


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MessageSujet: Rencontre au milieu des rats (Pv Sally Sullivan)   Dim 27 Sep - 18:07

Je ne m’attendais pas à retourner ici. Ce n’était pas mon but. Comme je l’avais promis à Tom, je devais à jamais quitter les Docks, et faire mes propres aventures, loin de ces habitants haineux qui voulaient ma peau. Mais l’épisode de l’Auberge m’avait profondément marqué et j’avais ressenti le besoin de retourner chez moi, de récupérer des choses de mon passé, qui m’appartenaient au magasin de mon père. En réalité j’avais beaucoup hésité. Mais à tout hasard, en m’arrêtant dans un village, un homme avec une calèche proposait une bourse d’argent à qui voudrait bien l’accompagner à Nordkia, en échange de le protéger des brigands. Nordkia…le nom m’avait rebuté, ressassant les derniers mots de Tom et me répétant que c’était une très mauvaise idée, qu’il fallait tourner la page. Mais l’image de mon père, les mots d’un des fantômes m’avaient fait changer d’avis et rendue prête à risquer gros pour y retourner. Finalement, il n’y eu aucune attaque et je m’en étais bien porté, c’était toujours ça de gagné, avec de l’argent en plus. Maintenant, j’errais sans but dans les immenses docks, entre les allées et venues des mineurs se rendant à leur dur labeur, et les taudis en tôle de l’entrée de Nordkia. Je n’avais pas mis de cape, j’espérais qu’ils ne me remarquent pas, il fallait au moins que j’arrive jusqu’au magasin.  En cherchant mon chemin les yeux baissés, une voix familière m’epela au loin:

-Anya ! Anya ! Mais bon sang qu’est -ce que tu fiches içi ? Tu es folle ? Tu ne m’as écouté ?

C’était Tom. Il avait l’air un peu furieux. Il me prit les mains et m’entraîna dans un coin plus discret où je vis écœuré une femme morte, étendue, les mains crispés vers le ciel, le ragard reflétant l’horreur absolue. Tom m’enleva cette vision effrayante en tournant mon visage vers ses magnifiques yeux marron cuivrés. Le sang me monta aux joues, et j’évitais son regard . Ah ! Celui-là, il était impossible, Pourquoi me regardait-il comme ça ? Mon cœur battait la chamade quand je croisais ses yeux. Ca faisait depuis longtemps qu’on n’avait pas été aussi proches…et qu’il me parlait ainsi. Ma froideur et ma méfiance habituelle disparaissent totalement tout à coup. Tom me demanda des explications. C’était légitime et touchant. Il semblait s’inquiéter pour moi

-Désolé, il y avait cette Auberge et…je voudrais revoir ma maison, mon chez-moi, des souvenirs de mon père, je n’ai rien pu emporter !

Tom soupira, à la fois en colère et désolé, il se mordillait les lèvres ne sachant pas quoi répondre. Il lui reprit à nouveau les mains et son regard perturbant.

-Mais c’est impossible ! Ils ont barricadé l’entrée ! Si tu fais le moindre pas là-dedans, tout le monde le saura ! Heureusement que tu as atterri dans la partie des docks où ils te connaissent moins…mais enfin, les histoires, ça va vite, fais très attention…rooh ! Pourquoi tu as eu cette idée insensée ! Et puis tu n’arrives pas au bon moment, c’est dangereux en ce moment.

Je le regardais penaude et insistante. Il fallait que j’ai ces souvenirs. Ils ne pouvaient pas m’enlever ça ! C’était ma vie ! Mais je tiqua à sa voix tremblante, paniqué lorsqu’il prononça le mot « dangereux » Des bandits ? Des meurtres ? Les Elites qui leur faisaient encore de sales tours ? Je lui demandais tout cela à une vitesse folle, je m’inquiétais aussi pour lui, après tout, il était bien le seul à se soucier de moi

-Non, des maladies, des étranges phénomènes ! Les docks au nord sont ravagés, les Craels ont dû reconstruire trois fois leur maison, qui n’arrête pas de s’écrouler. Bientôt toutes les maisons seront dans leur état ! Et puis tout le monde fuit vers les ghettos, Il y a une épidémie qui a pourrit les réserves…des tas de gens tombent malades. S’il te plaît Anya, ne reste pas là, je ne veux pas te perdre ! Ecoute, j’ai une idée, je vais au magasin, je te rapporte le maximum de choses, ca sera moins risqué. Attends-moi ici.

Mon cœur avait bondi au moment où il prononça la phrase « Je ne veux pas te perdre ». Je ne m’y attendais pas. Au moment où il partit en courant, je ne pus m’empêcher de verser une larme. C’était peut-être ridicule, mais je ne pensais pas qu’il était encore attaché à moi, encore moins qu’il puisse dire ce genre de choses…j’en avais oublié la signification de l’amitié. Non, moi non plus, je n’avais pas osé lui dire, mais je ne voulais pas le perdre. Obéissant pour une fois à Tom, je m’assis sur un banc abandonné dans la rue, puis, mains serrées renfermant mon dzêta, j’attendais, prête à me défendre, si on m’attaquait.
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Jeune fille traquée (Sally S.)


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MessageSujet: Re: Rencontre au milieu des rats (Pv Sally Sullivan)   Jeu 29 Oct - 23:02


Assise sur un banc, Sally attendait sagement le retour de son ami Cecil. Ils avaient quitté le matin même la petite auberge qui les avait accueilli le temps de deux jours. Il lui avait dit de s'installer sur ce siège tandis qu'il allait se renseigner sur un moyen de transport pas trop onéreux pour qu'ils puissent se rendre à la capitale, qu'il cherchait à rejoindre le plus rapidement possible. Cecil n'aimait guère Nordkia, il était vrai, mais depuis quelques jours la cité ouvrière était devenue un lieu de particulier inconfort. Bien qu'elle ne fut pas un palace en temps normal, voir toutes les infrastructures s'effondrer les unes après les autres n'était pas vraiment sécurisant. Les Dockers étaient inquiets de voir toute leur ville tomber en lambeaux ça et là, tandis que les matériaux, tissus, outils et boiseries étaient retrouvées dans un état de vétusté que jamais personne n'avait connu. Les gardes manger étaient les moins épargnés : les faibles réserves des habitants de la cité étaient dévastées, violées, dérobées et évincées. Il n'y avait presque plus rien à se mettre sous la dent, sur le dos, et au dessus de la tête. A croire qu'une puissance occulte avait juré de réduire Nordkia en charpie !
Comme elle ne comprenait pas la gravité des enjeux, Sally n'était pas très inquiétée par la situation. Sa réaction était des plus puérile : comme elle voyait les habitants et Cecil s'alarmer des événements, elle se disait que plus tôt les choses s'arrangeraient mieux ce serait pour tout le monde. Mais lorsqu'elle avait demandé à son ami des explications sur ce qu'il se passait, celui-ci n'avait pas répondu, si ce n'était pas un geste désespéré. Peut-être avait-il jugé que ce serait trop long à expliquer à la jeune femme.

C'était toutefois bel et bien à cause de cette situation oppressante que Cecil avait décidé qu'ils devraient rejoindre Anathorey dès que possible. Alors Sally l'attendait gentiment, un peu éblouie par le Soleil du matin qui perçait au travers des remparts des Docks en dessous du ciel de la cité. Calme comme une image, elle clignait de temps à autres seulement ses grands yeux bleu clair, et d'un air songeur, voguait au gré de ses maigres pensées. Il y avait énormément de choses que la jeune femme ignorait du monde, si bien qu'elle avait peu de conversation et peu de sujets qui la préoccupaient. Lorsqu'elle ouvrait la bouche, il n'était pas rare – si ce n'était courant ! – qu'on la qualifie de personnage stupide et ignare. Cecil lui conseillait systématiquement de garder le silence lorsqu'ils étaient tous les deux face à d'autres personnes, de sorte que ce soit lui qui prenne la parole et qui soit maître de la situation. Elle, se contentait alors de garder une mine impassible, et laissait les gens observer la finesse des traits de son visage, et sa longue chevelure châtain qui faisait d'étranges vagues sur ses épaules et son dos.
Ce jour-là, Sally se l'était cependant attachée, cette immense chevelure qui parfois la gênait mais qu'elle n'avait encore jamais songé à couper. Elle avait vu une jeune femme dotée d'une semblable longueur se nouer les cheveux en une tresse impeccable, et à force d'admiration et d'observation attentive, la Paria était parvenue à reproduire ce schéma capillaire qu'elle avait trouvé ravissant. Cecil avait même consenti à lui acheter un joli petit ruban rose pour qu'elle puisse nouer sa nouvelle coiffure comme une jeune femme se devait de le faire. La tresse était cependant bien longue : ses pointes et le ruban étaient couchés sur le banc, juste aux côtés de Sally.

Alors qu'elle revâssait, elle sentit soudainement quelque chose lui tirer vigoureusement les cheveux. Elle gémit, et remarqua qu'il s'agissait d'un chat, qui s'était pris les pattes et la gueule dans son ruban. Elle n'aurait su dire si celui-ci jouait délibérément avec ou bien s'il s'était accidentellement pris dans ses cheveux. La bête se débattit violemment, tandis que l'impuissante Sally l'observait avec la plus grande des surprises. Elle pu finalement se défaire des cheveux de la jeune femme, mais en guise de vengeance – supposait la Paria – la bête prit dans sa gueule le ruban et s'enfuit avec à toutes pattes.
« Non ! Attends, tu ne peux pas me prendre ça ! » s'écria soudainement Sally, en se levant. Qu'allait dire Cecil si elle avait perdu le cadeau qu'il lui avait fait ? Il la gronderait car elle lui aurait fait dépenser pour rien cette chose précieuse qu'était l'argent. Sans réfléchir aux conséquences de son geste, la jeune femme se mit à courir après le chat, déterminée à récupérer le bien qui était le sien.

Heureusement, ce chat était énorme, et elle parvint à ne pas le perdre de vue. Cependant il était terriblement véloce et agile : il se faufilait partout, grimpait, tournoyait et repartait si follement que Sally, après plusieurs minutes de course-poursuite avec l'animal, finit par s'emmêler les pieds et tomba face contre terre, son petit nez venant s'écraser dans la poussière des sols de Nordkia. Le chat ne demanda pas son reste, et poursuivit sa course sans attendre la pauvre Sally qui tendait une main angoissée vers lui.
« Attends ! Rends-le moi... ! » dit-elle d'une voix chevrotante. Mais la bête était loin à présent.

Sally se redressa sur ses genoux, le visage plein de poussière et les cheveux dans les yeux. Un peu de sang coula de son nez qu'elle avait cogné sur le sol, et elle sentit le sel des larmes venir lui piquer les yeux.
Elle tourna la tête en jetant un regard circulaire, et remarqua qu'elle avait chuté juste devant une jeune femme aux très longs cheveux noirs et à la peau très pâle. Peut-être pourrait-elle l'aider à récupérer ce qu'elle avait perdu ? A l'évidence elle ne se rendait pas compte de la futilité de son tracas... Elle se leva péniblement, un peu engourdie, et se dirigea à pas hésitants vers l'inconnue, sans avoir pris soin de nettoyer sa figure ni son nez.
« P-pardon de vous déranger... (il lui semblait que c'était ainsi que l'on s'adressait aux gens que l'on ne connaissait pas mais à qui on voulait demander un service) Vous avez vu passer le chat qui m'a prit mon ruban ? Il courait très vite et je n'ai pas réussi à le rattraper... »  

Nul doute que l'inconnue aurait vu passer ce que Sally croyait être un chat. Il s'était agit, en réalité, d'un rat d'une grosseur absolument monstrueuse, répugnant et sale à souhait, qui avait emmêlé ses grosses pattes dégoûtantes dans les cheveux châtains de la jeune femme avec la ferme intention de ronger ce qui les nouait.

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Petite pinocchio (Anya P.)


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MessageSujet: Re: Rencontre au milieu des rats (Pv Sally Sullivan)   Sam 2 Jan - 16:22

Tom mettait un temps fou à revenir…Je n’avais pas l’heure sous mes yeux, mais je pariais que cela faisait au moins une demi- heure que j’attendais là. J’étais patiente, certes, mais je commençais à trouver le temps long et rien sous la main pour me distraire. Je recommençais alors à compter les pieds des passants…j’espérais avoir un peu de chance, car parfois, le vent ou les mouvements de foule faisaient chuter sur le sol des journaux, des bibelots…parfois même des livres. En tout cas, quelque chose à me mettre sous le nez pour me faire oublier ce temps si interminable. Mes tracas aussi. Malgré ma confiance aveugle en Tom, une peur au fond ne cessait de revenir. Et s’il ne revenait jamais ? Et si il avait eu des problèmes ? Et si ce n’était qu’une énième sale blague pour m’humilier davantage ? Alors j’occupais mon esprit à autre chose, sentant que j’allais céder à la panique si je me laissais envahir par mes doutes. Des douleurs et des fourmillements aux cuisses me rappelèrent que j’étais cramponnée à ce banc sans bouger depuis que Tom était parti. Je n’avais pas très envie de me lever, craignant de me faire remarquer, mais mes cuisses refusèrent l’idée, et des fourmillements encore plus violents me firent lever de mon siège non sans tibuter. Je dus faire des allers et retours car ces foutus chatouillis ne partaient pas. Un regard rapide dans l’allée me rassura. La foule était impassible, mon numéro de danse improbable était passé inaperçu…ou presque. Un homme en salopette sale et au bide énorme, vint se coller à mon banc où je m’étais rassise. Les yeux hagards et l’haleine chargée, il sembla trouver que j’étais un nouveau passe-temps amusant.

-Ha bah ma jolie, faut pas rester seule comme ça ! Tu fous quoi hein ? Tu devrais aller bosser non ? ah, je sais ! Tu pêches des jeunes hommes en manque en fait ? Tu veux pas venir chez moi plutôt ? On dit que chui un homme très doué ! Je ne savais pas quoi répondre. Je me sentais agressée dans tout mon corps et j’essayais de regarder ailleurs pour ne pas croiser son regard, espérant qu’il me trouve trop chiante pour continuer de me parler. Mais le bougre ne décollait pas, et son bide faisait un bruit de liquide que l’on remue trop. Je ne savais quoi faire, ni répondre pour m’en débarrasser. Je n’avais jamais su. Si je n’étais pas assez ferme, il verrait ma faiblesse et continuerait. Si j’étais trop violente, il le prendrait mal, et pourrais même se défouler sur moi. Dis,tu réponds hein ? Je t’ai vexé c’est ça ? haha, mais non t’en fais pas, je plaisantais, je suis pas méchant tu sais…Au fait tu…

Il voulut ajouter autre chose, mais la chance me sourit. Il gémit, et sans aucune raison, dévala la queue entre les jambes, tout blême, comme si il avait vu quelqu’un ou quelque chose qui lui avait fichu la frousse de sa vie. Quoi ? Peu importait, j’étais soulagée. A peine l’ivrogne parti, une énorme chose noire et velue aux yeux rouges sang me passa au-dessus comme un éclair. Sans savoir pourquoi, cette chose me révulsa si violemment que je poussais un petit cri et me plaqua contre le mur en tôle derrière le banc. Qu’est-ce que c’était que ça ? C’était énorme, ses pattes crochues, et ces yeux…le monstre se glissa dans les jambes des passants affolés, tenant entre ses dents …un ruban ? Je sursautais à nouveau. Une jeune femme essayait de dire quelque chose au monstre qui s’était enfui, puis s’adressa à moi en me demandant si je n’avais pas vu le chat qui avait volé son ruban. Tout tournait très vite dans ma tête. Elle s’était adressé à moi si poliment... Cela me déroutait… Un ruban ? Oui c’était bien cette chose qui la tenait…Mais comment avait- elle pu la prendre pour un chat ? C’était tout sauf un chat. La vision de cet être noir me fit frissonner de la tête aux pieds. Qu’est ce que je devais dire ? Et puis, elle avait beau tenir à son ruban, elle avait le nez en sang ! il fallait faire quelque chose !

-euh…oui je crois que je l’ai vu. Cette chose s’est enfuie tout droit avec lui. Euh…Vous allez bien ? Vous avez l’air bien amoché euh…tenez j’ai un mouchoir.

Heureusement, j’en ai toujours dans mes poches. Je lui donnais en tremblant un peu des mains, alors qu’il n’y avait aucune raison. Le contrecoup d’avoir vu cette chose ? Je n’osais pas faire grand-chose de plus que de la laisser s’essuyer, je ne savais pas comment m’adresser à elle. C’était étrange ce que je ressentais avec cette inconnue. D’habitude, je me braquais immédiatement, le visage froid, tentant de calculer mon interlocuteur. Là, je me sentais anormalement à l’aise. Etait-ce cet air innocent ? Mais ce n’était peut-être qu’une apparence …Pour briser le silence et éviter de paraitre mal à l’aise, je lui fis une proposition;

-ce…truc qui vous a volé…si vous voulez, je peux vous aider…Je connais suffisamment bien cet endroit, alors, nous partons tout de suite ou préférez-vous faire cela seule ?

Qu’elle refuse ma compagnie, ca ne vexerait pas, même ceux qui ignoraient qui j’étais déclinaient l’invitation. Je ne devais pas paraitre agréable, ou alors avoir la tête de quelqu’un en qui on aurait totalement confiance. Mais au fond, elle dégageait quelque chose de si positif, que j’espérais qu’elle dise oui.


Spoiler:
 
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Jeune fille traquée (Sally S.)


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MessageSujet: Re: Rencontre au milieu des rats (Pv Sally Sullivan)   Lun 1 Fév - 21:47


Les larmes aux yeux et le nez endoloris, Sally se tenait debout, bras ballants, devant la jeune fille aux cheveux noirs qu'elle avait abordé. Elle n'avait pas l'habitude de s'adresser aux autres femmes, car Cecil faisait toujours en sorte de la tenir éloignée des inconnus et parce qu'elle avait connu dans sa vie davantage d'hommes que de femmes – bien qu'elle n'en fut pas du tout une spécialiste. Elle observait l'inconnue assise sur le banc d'un air curieux, la tête un peu penchée sur le côté d'un air un peu niais. Outre ces immenses cheveux noirs comme les plumes d'un corbeau, cette fille avait un teint pâle, si pâle qu'elle en était éclatante sous la lumière du jour. Quelqu'un d'un peu moins ignare que Sally se serait cependant davantage inquiété de cette pâleur maladive qu'il ne l'aurait admirée, pourtant la jeune femme était comme captivée par ce portrait aux grands yeux sombres et aux longs cils, qui lui faisait songer à ces belles poupées qu'elle avait pu voir plus avant dans la vitrine d'une quelconque boutique de jouet. Elle n'avait pas les cheveux frisés ni une belle robe pleine de dentelles et de froufrous mais cette jeune femme avait le visage le plus atypique que Sally avait jamais croisé à Nordkia.

Surprise par sa demande un peu cavalière, la fille eut la gentillesse de lui tendre un mouchoir de tissu alors que la Paria reniflait bruyamment le sang qui s'écoulait de son nez, embarrassée par sa texture épaisse et moite – elle n'avait d'ailleurs pas eu l'idée de se le nettoyer. Elle s'empara doucement du petit carré blanc qui lui était tendu et essuya tant bien que mal les plaies de ses petites narines et de son menton, engorgés de poussière et de tout ce que l'on pouvait trouver d'inélégant sur un visage après une chute tête la première sur le sol.
« Merci... » souffla Sally quand elle eut terminé de se refaire une tête convenable, sans omettre de se recoiffer à l'aide de ses doigts maladroits. Elle voulut rendre le mouchoir à l'aimable jeune fille qui le lui avait tendu mais après une minutieuse inspection des substances rougeâtres et grises qui l'avait souillé, elle jugea que ce n'était sans doute pas une très bonne idée.

Au lieu de reprendre son bien désormais sale, la fille lui proposa de l'aider à récupérer son ruban. Elle lui affirma qu'elle connaissait bien les lieux et qu'elle pourrait l'aider dans son entreprise. La mine endolorie de Sally laissa entrevoir un petit sourire timide :
« Vous allez m'aider à retrouver ce chat ? Comme vous êtes gentille ! »
C'était bel et bien un rat qui lui avait dérobé son ruban et nul doute qu'à l'heure où les deux jeunes femmes discutaient il n'en restait sans doute pas la moindre fibre.
« Moi je ne connais pas très bien ''les Docks'', dit la Paria en nommant un endroit par pur mimétisme – elle n'aurait su indiquer dans Nordkia où ces fameuses Docks se trouvaient. Je connais un peu mieux les Ghettos. Mais ce chat était si petit et rapide que je ne sais pas si nous le retrouverons dans les Ghettos... ! »
Sally commençait à réfléchir à voix haute, ce qui pouvait donner des scènes très curieuses si elle allait jusqu'à s'oublier. Mais elle qui était si timide d'ordinaire se montrait bien plus ouverte en compagnie de la jeune fille, peut-être parce qu'elles étaient proches en âge.
« Mais j'ai sali votre ''un mouchoir'', poursuivit-elle un peu gênée. Si nous retrouvons le chat, je pourrais retrouver Cecil et il pourra vous en trouver un nouveau ! »

A supposer que l'inconnue ait suivi le sinueux raisonnement de Sally, elle aurait compris qu'elle avait l'intention de lui offrir un mouchoir propre pour remplacer celui qu'elle venait de rendre inutilisable. La jeune Paria joignit les mains sur sa poitrine et attendit, les yeux brillants, que sa sauveuse la mène à leur cible : ce méchant chat qui lui avait volé son ruban. Nul doute qu'elles tomberaient bientôt sur l'affreuse vermine qui faisait tomber Nordkia comme un château de cartes.
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MessageSujet: Re: Rencontre au milieu des rats (Pv Sally Sullivan)   Ven 19 Fév - 13:52

L’inconnue, en réponse, jubila et afficha un visage rayonnant, comme si elle passait le plus merveilleux moment de sa vie. A nouveau, je nota le mot « chat ». Décidément, elle y tenait !Mais ça ne me posait aucun problème. A l’avenir, je lui parlerai du rat en tant que « chat » la conversation serait plus facile, quitte à me faire passer pour une idiote. De toute façon, tout cela me semblait minime à côté de la joie intérieure que je ressentais de me trouver en compagnie d’une inconnue qui me semblait si adorable et pleine de bonté. J’espérais que notre aventure continuerait longtemps, j’avais besoin de ce petit soleil, moi qui étais depuis si longtemps, plongée dans la solitude. Et puis elle me faisait rire, son côté naïf, enfantin et maladroit renforçait encore son image bienveillante. D’ailleurs, elle se mit à parler seule et faire des mimiques au milieu de la rue, ce qui intrigua quelques passants. Moi je l’écoutais attentive, un sourire commençant à se former, presque pour la première fois depuis longtemps sur mon visage si froid, ses moindres gestes pour essayer de suivre ses pensées. Je ne compris pas tout, mais elle me parla d’un certain Cecil , et du fait qu’elle voulait absolument à me rembourser mon mouchoir . Je voulais lui répondre qu’il n’avait aucun besoin, mais elle avait l’air d’y tenir, je m’abstenus donc de l’interrompre:

-Hé bien euh…allons traquer ce maudit chat et retrouver Cecil !

Je me mis en route, ma destination en tête, car bien que l’affreuse bête avait disparu à une vitesse folle, j’avais eu le temps de l’apercevoir s’engouffrer dans la ruelle gauche. Or, d’après mes connaissances, cela menait à une grosse taverne connue, souvent fréquentée. Quelqu’un devait soit avoir aperçu la bestiole, soit réussi par miracle à l’attraper. Il y aurait sûrement des indices en tous les cas. La ruelle était longue, étroite et sale. Des détritus traînaient de partout, et je zigzaguais et sautais pour éviter d’en écraser un. Qui sait dans quoi ils avaient mariné ? Je faisais attention à ce que sa nouvelle compagne la suive, il ne manquait plus que la perdre dans les docks !

Vu les odeurs, la taverne n’était pas loin, mais quelque chose me tracassait. Cet endroit était connu pour être mal famé. Il y avait beaucoup à boire, et surtout des jeux. Les habitués devaient être de gros buveurs aux idées malveillantes, et moi, je n’étais pas l’aide idéale pour se défendre. Je frissonnais, ayant soudain peur autant pour moi que pour elle. En plus, d’après ce que j’avais constaté, elle était dotée d’un superbe physique, si parfait… je voyais déjà la scène, leurs yeux porcins, leurs mains affamées… brr. Parvenue à la porte, je la poussais sans trop faire de buit pour faire une entrée la plus discrète possible. Mais j’eus une surprise. Moi qui m’attendais à un lieu aux lumières tamisées, bruyant, aux chaises entassés de soûlards, l’endroit était désert, et j’eus un mouvement de recul lorsque je vis ce qui semblait être le patron pointer un fusil sur nous:

-Les mains en l’air beugla-t-il les mains en l’air !

Il tremblait de partout, le visage inondé de sueur. Je m’exécutais, ayant trop peur des représailles.

-C’est vous ? Vous vouliez admirer votre œuvre ? C’est vous cette bande de monstres ?

Que bégayait- il ? Il était fou ? Comment ça leur oeuvre?

-Nous passions là par hasard dis- je le plus clairement possible, le voyant paniqué… nous cherchions seulement un…une grosse « bête » aux yeux rouges qui a volé un ruban…nous ne sommes pas au courant de ces …monstres.
L’homme nous considéra, et jugeant certainement que nous ayons l’air trop innocent pour lui mentir, il rangea son arme et vint vers nous, tremblant:

-je suis désolé…je me suis emporté…la peur voyez…c’était horrible. On l’a attrapé vot’ bête, mais tout à coup, le plancher s’est effondré et il y a tout une centaine qui ont envahi la salle et sauté sur les clients ! C’était la panique…les coups de feu…je me suis caché ici, avec quelques clients…

Il était dans tous ses états, mais j’essaya tout de même de lui poser la question :

-Et la bête ? Et les autres monstres ?
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Jeune fille traquée (Sally S.)


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MessageSujet: Re: Rencontre au milieu des rats (Pv Sally Sullivan)   Jeu 2 Juin - 23:00


L'inconnue aux cheveux noirs et au teint d'albâtre, dont la finesse des traits faisait songer Sally à une jolie poupée, déclara qu'il fallait se mettre en route, pour retrouver le chat et Cecil. Sally acquiesça fortement et trottina derrière sa compagne jusqu'à une ruelle qui tournait sur la gauche. Une grande taverne se trouvait au bout de la rue, mais les seules vapeurs d'alcool qui flottaient dans l'air auraient suffit à un aveugle pour la repérer. Lorsqu'elles arrivèrent devant la porte de l'établissement, elles l'ouvrirent doucement. Elle grinça comme une vieille armoire et laissa paraître une salle complètement vide, ce qui avait de quoi surprendre lorsque l'on connaissait la réputation de l'endroit : toujours plein à craquer d'ivrognes pas spécialement farouches, quelle que fut l'heure de la journée. Elles entrèrent à pas de loup dans la salle silencieuse, en proie à un capharnaüm tout à fait impressionnant. C'était à croire qu'une tempête était passée par là!
Soudain, derrière le bar surgit un homme hirsute, aux cheveux en l'air et aux vêtements défais ça et là, qui pointait un fusil dans leur direction. Il beugla « les mains en l'air » si fort que Sally sursauta et s'exécuta immédiatement, tandis que sa compagne eut un mouvement de recul digne du bond que venait de faire son cœur dans sa poitrine. L'homme les tenait en joue, tremblant comme une feuille et haletant comme s'il venait de courir dans toute la cité. Il ruisselait de sueur et serrait les dents d'un air sauvage tout à fait effrayant.
« C'est vous ? Vous vouliez admirer votre œuvre ? C'est vous cette bande de monstres ?! » vociféra-t-il en agitant son fusil.
Il semblait en plein délire, comme si quelque chose de terrifiant s'était abattu sur lui si subitement qu'il en avait perdu ses idées claires. Sally était sur le point de pleurer, mais sa courageuse nouvelle amie pris les devant et expliqua qu'elles ne faisaient que passer par là, car elles étaient à la recherche d'un gros animal aux yeux rouges.

L'homme les considéra quelques secondes, puis il reprit son souffle en baissant son arme. Il la posa dans un coin avant de s'approcher des deux jeunes femmes, tout chevrotant. Il semblait sous l'emprise d'un immense choc, qui ne laissa pas Sally indifférente. Pourquoi parlait-il de monstres ? Elle trouva l'idée effroyable.
Le patron de la taverne – car c'était lui – s'excusa auprès des visiteuses. Il leur confia qu'après avoir effectivement attrapé la bestiole qui s'était introduite chez lui, toute une armée d'animaux similaires avaient surgit du parquet et avaient tout retourné dans la salle. Lui s'était caché derrière le bar, avec quelques clients, qu'il désigna alors qu'ils relevaient des têtes timides derrière le comptoir. Tous étaient très pâles, et semblaient au bord de l'évanouissement.
« Et la bête ? Et les autres monstres ? demanda la jeune femme aux cheveux noirs, afin d'en savoir plus sur les événements.
- J'lai lâchée dès que la smala s'est ramenée en trombes, vous pensez bien ! s'écria le tavernier, en s'épongeant le front. J'ai aucune idée de par où sont parties toutes ces créatures. En fait j'ai à peine eu le temps de voir ce que c'était que ces machins !
- Des rats... » fit une petite voix derrière le bar.

C'était celle d'un jeune homme qui émergeait de derrière le comptoir. Il s'appuya contre le bar et dès qu'il put se dresser sur ses jambes, il tituba jusqu'à une chaise et s'y laissa tomber, l'air complètement choqué lui aussi. Les yeux rivés vers le sol, il poursuivit ses explications d'une voix blanche :
« Toute une colonie de rats énormes. J'ai jamais vu ça. Ils sont sortis d'un seul coup d'en d'ssous les lattes, et ils se sont tirés par là-bas »
Sa main désigna une petite porte de service, normalement réservée au personnel de la taverne.
« Si vous aviez entendu leurs cris, c'était affreux, affreux. Strident, droit sortis de nos pires cauchemar... Et leur taille, bon sang, leur taille... On aurait dit des p'tits Fauvex ! J'ai jamais vu ça, jamais vu ça »

Il s'interrompit, pris d'un haut-le-coeur soudain qu'il réprima en plaquant sa main sur sa bouche. Sally s'élança vers lui et posa sa main sur son épaule, comme pour le rassurer. Comme elle était sensible, elle se sentait très peinée de voir ces pauvres personnes terrifiées par ces créatures qui avait surgis de nulle part. Le garçon se calma un peu et la remercia pour sa gentillesse. Un autre client s'approcha, plus nonchalamment – lui avait déjà vomi tripes et boyaux lors de l'arrivée des nuisibles. Il alluma une cigarette et la fuma pour calmer ses nerfs.
« Vous savez, y avait des rumeurs ces derniers temps, comme quoi y avait prolifération de ces saloperies. Les autorités ont pas pris les habitants au sérieux, résultat ils sont partout dans la Cité. Ceci dit, j'crois que les attaques comme celles qu'on a subi aujourd'hui sont récentes. Tout c'qu'on a a espérer, c'est qu'ils ne s'en prennent pas aux gens »

Sally plaqua ses mains sur sa bouche, horrifiée par cette perspective. Cecil était seul dans Nordkia, et désormais elle avait perdu sa trace. Et s'il tombait sur un de ces monstres et qu'il s'en retrouvait gravement blessé ? Elle ne se le pardonnerait jamais !
Le patron saisit son fusil, et quelques hommes parmi les clients saisirent également leurs Dzêtas.
« Bon, c'est l'heure de la chasse aux rats ! » dit le tavernier, désormais bien énervé face à l'état misérable auquel avait été réduit son établissement en quelques secondes. Il était déterminé à dégommer le plus de ces saletés possible.
« Emmenez-nous ! » s'écria Sally soudainement, sans même se rendre compte de ce qu'elle leur demandait. Chacun lui lança un regard interrogateur. Elle réalisa ses paroles, rougit, et se tourna vers son amie en désespoir de cause :
« Vous ne pensez pas que nous devrions aider ? En plus, il faut que je retrouves Cecil pour votre mouchoir. Et s'il lui arrivait malheur... Je... »
Sa voix s'éteignit dans sa gorge tant la panique commençait à l'étreindre. Elle espérait du fond du cœur que sa compagne comprenne et accepte de se joindre à la chasse.

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MessageSujet: Re: Rencontre au milieu des rats (Pv Sally Sullivan)   Sam 20 Aoû - 14:19

La tension était à son comble. Les clients chuchotaient entre eux les yeux rouges de colère. Ils massaient leurs gros poings comme pour signifier qu’ils n’allaient pas hésiter à tout casser. Leurs poings si énormes….Il était vrai que quasiment tous ceux qui fréquentaient ce lieu étaient des miniers, réputé pour leur carrure musclée. On voyait que l’alcool ne les empêchait pas de se battre. Ils n’en étaient que plus enragés. Je vis bien que cela touchait ma pauvre amie. Mais cela encore plus lorsque le jeune homme déclara qu’il espérait que ces créatures ne s’en prennent pas aux gens. Je vis Sally paniquer à cette perspective, elle avait l’air horrifié, comme si elle venait de se rendre compte de quelque chose. Avait-elle peur pour elle ou bien quelqu’un d’autre ? Connaissait-elle quelqu’un ici qui puisse être en danger ? C’était mauvais… vu le comportement des rats, et ce qu’en disait e jeune inconnu, les autorités ne les aidait pas, et il semblait que cela empire  chaque jour. Mais oui…Et s’ils s’en prenaient aux gens maintenant ? Cela ne devrait pas trop tarder, ils avaient la taille et le nombre pour attaquer efficacement ! En plus je savais bien que dans les Docks, les familles n’avaient pas de quoi lutter contre la vermine, ils fallait déjà qu’ils placent leur argent dans la nourriture. Je me sentis tout à coup très mal. Il y allait avoir des morts en masse, peut-être une épidémie ! Mais oui, qu’allait-il se passer si ils transmettaient des maladies dans les cadavres ? Rien n’est plus facile ici que de faire des ravages avec des virus !

Alors que je paniquais complètement, je n’avais même pas remarqué que tous les clients s’étaient rassemblés pour se passer des armes et des ustensiles tranchants, sûrement leurs Dzêtas. « C’est l’heure de la chasse aux rats «  annonça le patron. Aussitôt après cette annonce, Sally cria de sa douce voix s’ils pouvaient les emmener. Si j’avais eu un siège, je serais tombée avec fracas. Ça alors ! Je ne m’attendais pas du tout à cela de sa part ! Elle prononça alors un nom qui confirma ma crainte. Je ne comprenais pas cette histoire de mouchoir, mais elle avait bien quelqu’un qui pouvait être en danger. J’avais secrètement peur de le rencontrer, avec ma méfiance habituelle des gens, mais là, il s’agissait de Sally, cela changea tout. Elle était si douce, si pure, si gentille, je ne me pardonnerais jamais si il en venait à mourir, ce Cecil… Comment pourrait-elle le supporter ?

-Je viens aussi! clamais je.Vous ne serez pas de trop… je glissais alors à Sally : Je ne peux pas laisser ton ami se faire du mal, il faut le retrouver, tu as raison.

Les ouvriers voulaient refuser, râlaient car nous étions trop fragiles. Le patron coupa court aux mécontents

-Ecoutez, moi tout ce que j’veux, c’est que c’est sales bêtes retrouvent leur place : dans les ordures ! Alors que tous ceux qui veulent se joindre à notre chasse viennent ! pas de chichi les gars ! y’ a urgence, alors bougez-vous ! la troupe des râleurs musclés partirent alors, armes en l’air et criant « A mort «  Le patron, finalement bien plus baraqué que ses clients, me regarda de haut en bas: T’as de quoi taper du rat au moins ? je baissai les yeux rouges, comme pour dire non. Pressé, il ne chercha pas d’explication et me lança une pioche, ainsi qu’a Sally.

Le patron parti, je le suivis anxieuse. La rue était marquée par le passage de la vague de rats. Il y avait des débris partout, des habitas en bois à moitié renversés sur le chemin, d’autres dont les fondations n’allaient pas tarder à céder. J’entendis des cris. Des cris de rage de notre troupe, mais aussi des cris apeurés. Avaient-ils commencé à attaquer des gens ? Je tremblais, mais j’étais honteuse d’afficher ma faiblesse.  Alors  que je m’apprêtais à pénétrer dans une ruelle où j’avais cru voir une masse poilue, une voix m’arrêta.

-Ne partez pas si vite ! Je viens moi aussi ! Je devais finir ce cigare….

Je restais interdite. C’était le jeune homme, plutôt joli visage d’ailleurs. Lui par contre était gringalet, rien à voir avec les muscles de ses collègues. Pourquoi n’étais il pas parti ? Il était resté là à fumer ? C’était quoi ce type ? Il était très calme tout de même, dans une situation aussi urgente.

- Nous ne sommes pas des gros bras n’est-ce pas ? faisons autrement hein ? Et puis ,ils sont déjà assez forts...

En fait son calme était trompeur, il était encore sous le choc de l’attaque, blême, pris de hauts le cœur. D’ailleurs, un nouveau l’empêcha de continuer à nous parler et il se précipita vers un coin tout proche pour vomir sans doute. Tremblant comme une feuille il revint mal à l’aise

-Il y a plus urgent pour vous non ? Vous devez retrouver un ami si j’ai bien compris. Je vais vous aider.  Il s’enfonça dans une ruelle dites-moi où vous avez vu votre ami pour la dernière fois, je connais bien cet endroit, ça va aller plus vite.

Était-ce de la gentillesse ou un moyen d’éviter à se battre ? Non, il devait être un peu sincère, sinon il serait rentré chez lui tout simplement. Le jeune homme se retourna vers nous l’air grave.

-En réalité, je voulais rester avec vous, car je suis sûre que vous m’aiderez plus que ces gros bras… Je suis au courant de quelque chose, mais je ne dois pas le révéler à n’importe qui. Vous m’inspirez confiance… c’est un peu difficile à expliquer, mais je crois savoir pourquoi les rats agissent comme cela. Ce n’est pas naturel. Jusqu’à présent, ce n’était qu’une légende, mais, j’ai fait une drôle de rencontre et…cette légende se révélerait être vraie.


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Rencontre au milieu des rats (Pv Sally Sullivan)

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