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Le maître chanteur, visite des laboratoires.[& Miyuki]

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MessageSujet: Le maître chanteur, visite des laboratoires.[& Miyuki]   Mar 29 Sep - 15:48


Après avoir copieusement déjeuner chacun avait fait ses bagages, ils n'avaient pas de temps à perdre. Un mois, cela pouvait sembler court pour régler toute cette affaire, mais il fallait qu'ils y arrivent. Diya, accompagnée des jumeaux, de Miyuki, et de Mamoru, se dirigea vers Norkia. Après une longue discussion il avait été décidé que prendre un Aéronef leur ferait gagner un temps fou malgré le prix de la traversée. Grace à la bourse bien pleine que leur avait laissé Anna ils pouvaient se le permettre et ainsi s’éviter une longue marche pénible à travers le Sidhe. Après tout, la jeune femme aux cheveux de feu devait à peine commencer à se remettre de la balle qu'elle s'était prise dans la jambe et Merybel n’était sans doute pas habituée à faire de si long trajet à pied. Soupirant, la demoiselle sorti de ses pensées et désigna une sorte de quai où quelques appareils attendaient des ordres pour pouvoir décoller, charger de marchandises ou de passagers. 

" Nous sommes arrivés à destination. Allons voir si un Aéronef est disponible pour un trajet vers les labos."

Mathias resta en retrait avec le Fauvex tandis que Diya et Merybel se dirigeaient vers ce qui devait être le guichet, laissant le choix à Miyuki de les suivre ou de les attendre. Un homme mal rasé, les cernes assombrissant ses yeux globuleux, posa son regard lubrique sur la jeune Elite et un sourire malsain vint étirer ses lèvres craquelées. Sa voix grasse et mielleuse s’éleva :

" Qu'est ce que je peux faire pour vous mesdemoiselles ?"

Diya se retint de lui reprocher son comportement déplacé, ce n’était sans doute pas la meilleure idée si elles espéraient obtenir quelque chose de lui. D'un ton posé la Cyborg expliqué la situation :

" Nous cherchons à nous rendre au laboratoires, dans le Sidhe, nous avons eu vent que certains de vos appareils faisaient le trajet pour une modeste somme."

Elle avait volontairement appuyé sur le mot "modeste", et l'homme perdit son sourire avant de déclarer, perdant tout intérêt pour l'histoire :

" On a un Aéronef qui part dans une heure, il doit rester un peu de place entre les caisses de ravitaillement demandées, sinon faudra attendre demain. Ça fera deux cent cinquante pièces par tête."

Merybel posa ses mains sur le petit rebord devant le guichet et offrit son plus beau sourire à cet espèce de voleur pervers tout en minaudant :

" Il y surement moyen de faire baisser un peu ce prix, n'est ce pas ? C'est un peu excessif."

Le badaud bava presque sur le décolleté de la demoiselle avant de se ressaisir. Il sembla réfléchir et finit par lâcher, presque à contre cœur :

" L'équipe qui devait charger les caisses est absentes, si vous aider à entreposer la marchandise dans l’aéronef à leur place je peu descendre à deux cents pièces par personnes, pas moins."

Merybel sorti la bourse et posa la somme demandée devant l'homme en lâchant, dégoûtée et ayant retrouvé son air sérieux :

" Parfait."

Suite au paiement, le maître d'équipage vint leur indiquer de lourdes caisses avant d'en prendre une lui même. Il était musclé et dans ses mains le matériel ne devait pas peser plus lourd qu'un carton de plumes. Diya expliqua la situation à Mathias qui leur vint en renfort. Le Fauvex aida Merybel à pousser une caisse qu'un des aviateurs de l'engin alla ranger avec les autres. Au bout d'une demi-heure la cargaison etait enfin à sa place et l'appareil prêt à décoller. Le capitaine vint les remercier en personne et leur proposa de s'asseoir à l'arrière sur des bancs en bois. Peu confortables certes, mais c’était toujours mieux que rester debout. Il leur indiqua également de ne pas se tenir trop près du bord avant de finir en leur expliquant que si les vents leurs étaient favorables ils arriveraient en milieu d'après midi à destination. La Qantik alla s'accouder a la rambarde tandis que l’aéronef décollait, quittant le quai et prenant rapidement de l'altitude. Une fois que Nordkia commença a rapetisser sous la distance, la demoiselle rejoignit Miyuki et lui demanda, inquiète :

" Ta jambe va mieux ?"

Elle lui expliqua ensuite une idée qui lui était venue dans la matinée :

" Je pensais à un truc ... Tu crois que tu pourrais nous dessiner des pass de journalistes ? On pourrait rencontrer Loic Wallas plus facilement ainsi. En nous rendant à la taverne avant on aurait une chance d'obtenir des informations sur ses travaux et nous utiliserions cela pour faire semblant de l’interviewer. La sécurité ne devrait pas nous poser de problèmes si nous sommes envoyés par Anathorey, et même si c'est le cas je pourrais toujours leur faire changer d'avis facilement. Qu'est ce que tu en penses ?" 
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MessageSujet: Re: Le maître chanteur, visite des laboratoires.[& Miyuki]   Dim 4 Oct - 16:02

Miyuki ne connaissait pas vraiment ce qu’avait prévu Diya pour commencer leur nouvelle quête . Peut-être l’avait-elle mentionné, mais elle n’avait pas dû y faire attention. Ils feraient sans doute un voyage à pied, mais la jeune femme appréhendait d’avance le problème de les ralentir. Elle détestait par-dessus tout être un poids pour les autres et cela risquait d’être le cas, et ils n’avaient pas vraiment besoin de cela. Néanmoins, sa jambe allait beaucoup mieux, grâce aux onguents sacrés que lui avait passé un jour l’ancienne Shihoka, qui avaient agi sur sa jambe beaucoup plus vite qu’elle ne l’aurait cru. La phytos avait pris soin d’en mettre dans sa besace, ainsi, dès qu’ils s’accorderaient une pause, elle en remettrai. Mais il ne fallait pas qu’ils s’accordent trop de pauses…Sa jambe était presque guérie, mais Miyuki ne se sentait pas de marcher pendant des jours, surtout pas de courir, voilà où était tout le problème. Ne voulant pas paraître comme une chouineuse, elle les suivit sans dire un mot. Mais au lieu de prendre les chemins pour partir, Diya désigna un grand quai au loin , ou des appareils étaient posés à terre et des hommes faisaient l’aller-retour avec de grandes caisses et des sacs. « Nous sommes arrivés à destination » A destination ? Alors ils n’allaient pas marcher ? Diya confirma ses pensées en parlant d’un aéronef. Silencieusement, Miyuki fut soulagée. Le problème de la jambe était résolu.

Diya visiblement, sachant quoi faire se dirigea vers ce qui semblait être un guichet et échangea avec un homme à l’allure suspecte qui dégouta Miyuki. Elle lui demanda si un des appareils se dirigeait bien vers les laboratoires, pour une modeste somme. Heureusement que Diya s’occupait de ça. La phytos n’était pas très au courant de l’argent dans le monde Unik. Les hybrid en possédaient, mais peu. Dans son village, c’était surtout une affaire d’arrangement. En avait-elle suffisamment pour les emmener tous ? Le prix qu’annonça l’étrange type la fit déglutir. Deux cent pièces…C’était énorme. Elle ne possédait pas tout cet argent. Merybel intervint et le perturba. Ses yeux ne cessaient de vouloir fixer la poitrine de la belle Merybel . Beurk. Miyuki se retenait de lui asséner un bon coup de pied en pleine tronche. Mais elle se dit qu’elle apporterait des problèmes. Ce que ces Unik étaient écœurants parfois ! La phytos ignorait si ce genre d’être dégoûtant existait dans la sylva. C’était possible. En tout cas, si un jour elle en croiserait, cette fois ci, elle ne se retiendrait pas. Il était hors de question de laisser faire ce genre d’individu ternir la fierté Hybrid ! Miyuki fut en tout cas soufflée par le courage et la force de Merybel , car finalement il accepta d’abaisser son prix en échange qu’ils s’occupent des caisses. Mais cela restait tout de même très cher. Il eut tout de même son prix. Le badaud comptait en faisant sauter les pièces brillantes dans ses grosses mains. Il y en avait tellement !

La cargaison chargée , ils purent s’assoir et Miyuki fut soulagée. La phytos observa le grand appareil décoller. Elle était toute chamboulée, c’était la première fois ! Il y avait tant de vent soufflant dans son visage ! Et puis, au fur et à mesure, tout devenait si petit, si loin… La jeune femme était partagée entre l’émerveillement et la peur. Elle en tremblait de partout. Au moins, c’était une aventure qu’elle n’oublierait pas ! Diya vint vers elle pour lui demander à propos de sa jambe. Miyuki fut touchée de son inquiétude. Elle lui expliqua une idée qui lui était venu. Dessiner des pass de journalistes afin de tromper Wallas . L’idée était excellente. Comme les dessiner lui prendrait un peu de temps, il fallait qu’elle s’en occupe pendant le voyage.

-Je suis d’accord, je n’y aurai pas pensé moi-même. Ce ne sera pas très difficile à faire, il faut juste que je le fasse maintenant. J’ai même des calepins et de quoi noter pour faire plus « vrai ». En prime, je pense que j’aurai assez de temps pendant le vol de faire un appareil photo.. Il n’y verra que du feu. Par contre le seul problème auquel il faut faire attention est la durée…Mes dessins disparaitront au bout de deux heures et demi…Je ferai attention au temps et je vous ferai un signe si on arrive à la fin. Mais on aura surement pas besoin d’en avoir besoin pendant autant de temps . Ma jambe va mieux, les onguents qu’on m’a donné sont très efficaces, il faut juste que je patiente.

Miyuki se rappela d’en sortir un et de frotter la crème sur sa cicatrice encore rouge. Puis une fois cela fait, elle sortit son matériel à dessin et des aquarelles. La peinture était parfois mieux pour tenir, mais c’était un peu difficle d’en faire en vol. Elle s’attela donc au crayon, avant de passer à la plume. Elle dessina les pass plus vite que d’habitude sans pour autant gâcher le dessin, la maîtrise était de plus en plus meilleure. Plus d’une heure après, Le capitaine les prévint qu’ils arrivaient à destination, et les dessins étaient secs, prêts et rangés. Miyuki bercée par les vents et les mouvements de l’appareil s’était endormie. A terre, le capitaine leur souhaita une bonne continuation et leur indiqua la direction des laboratoires, avant de repartir. Il était sympathique.

A l’approche des grands bâtiments, la phytos aperçut des gardes bien armés. Miyuki s’était souvenu que la première fois qu’elle s’était retrouvée ici, il y en avait moins. La sécurité était renforcée pour une raison inconnue. Elle sortit ses dessins et les matérialisa et les donna à chacun avant d’aggrapher le sien sur sa veste. Elle avait rangé ses habits et laissé la robe blanche du bal en la raccourcissant un peu. Elle avait aussi emprunté une veste simple, au cas où , couleur violet-bordeaux pour mieux se déguiser dans la population Unik. Ses vêtements habituels la trahissaient trop. Diya et les autres n’auraient aucun problème. Les gardes aux lunettes noires les stoppèrent et Miyuki montra les pass. Ils s’écartèrent en hochant de la tête. Efrrayant. La phytos fut un peu perturbée par tous ces couloirs vitrés allant dans tous les sens. Il fallait vite trouver le scientifique, ils n’avaient pas tout le temps. La phytos stoppa un homme en blouse blanche , se passant la main sur le visage murmurant quelque chose . Quand la jeune femme le stoppa, il fut un peu perturbé comme réveillé d’un mauvais rêve.

-Excusez-moi, nous cherchons Loic wallas, nous sommes journalistes et nous voudrions qu’il nous accorde une interview…Vous sauriez où nous pourrions le trouver ?

Le scientifique gloussa et Miyuki se demanda si elle s’était trompée et qu’elle avait lâchée une bêtise, mais elle se trompa sur la raison de son rire

-Wallas ? Vraiment ? Je ne vois pas ce qu’il a d’intéressant à raconter…Enfin bon, venez, je vais vous y conduire, sinon vous allez vous perdre.
Il continua de pouffer et les guida dans le labyrinthe de verre en saluant des collègues. Puis les dirgea dans une partie du bâtiment presque désert, quasi à l’abandon, où les lumières se faisiaent rares. Miyuki demanda pourquoi il avait ri.

..Oui, je m’excuse, mais voyez, ici Loic est très mal considéré, voyez, il a été recalé dans la pire partie des labos. Si il n’ a pas d’inondations, ce sera les champignons ou l’humidité…Pardon d’être franc, mais je ne voit vraiment pas ce que vous allez faire avec lui. C’est un raté. Il ne fait que copier le travail des autres, et même ses copies sont catastrophiques. Tenez, il y a deux jours il s’est emparé du cas d‘un cyborg d’un autre collègue…vous auriez du voir son état…Le pauvre a du tout rattraper ! et il y avait du boulot ! L’horreur… Ces cris de douleur, ces hurlements…Enfin, bon je suis peut-être trop sensible, ce n’est qu’un cyborg après tout. Notez tout ca, ce type devrait être ejecté d’ici. Il n’a pas sa place. Je vous laisse…Si vous voulez photographier le Cyborg, demandez à aller en salle F-68 !

Miyuki avait noté tout cela sur son calepin, après tout ces infos pouvaient être utiles. La jeune femme était un peu perturbée par l’hisyoire u cyborg. Encore une fois, elle ne savait pas trop réagir avec eux, mais l’histoire des cris lui retournait l’estomac.Elle était curieuse. Miyuki aurait voulu le voir. Jusqu’à quel point cette expérience avait-elle raté ? Et puis surtout cette phrase "Ce n'est qu'un cyborg" Quelle horreur....comme si ils n'étaient que des moins que rien. Le scientifique partit en riant, avant de se replonger subitement dans ses notes en murmurant des chiffres. Un écriteau avec le nom de wallas était accroché sur une porte rouillée, qui avait du subir des chocs violents. La phytos toqua à la porte, et Loic Wallas se présenta suspicieux

-Oui, qu’est-ce que je peux faire pour vous ?

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MessageSujet: Re: Le maître chanteur, visite des laboratoires.[& Miyuki]   Mer 7 Oct - 1:00


Miyuki approuva rapidement son idée, visiblement emballée. Elle prévint la demoiselle que ses dessins avaient une durée de vie de deux heures et demi, mais cela serait amplement suffisant pour régler cette affaire. La jeune femme aux cheveux flamboyant la rassura également quand à sa jambe, elle avait apparemment des connaissance en médecine et de quoi la pratiquer pour se soigner. Diya lui offrit un sourire et la laisser en pais pour se diriger vers les jumeaux. Ces derniers, assis sur un banc peu confortable, discutaient à voix basse.  Ne voulant pas les surprendre la Cyborg s'exclama alors qu'elle etait encore à quelques pas d'eux :

" Ça va tous les deux ?"

Merybel hocha la tête positivement en rougissant. Avait elle interrompu une discussion importante ? Penchant la tête sur le côté un instant elle remarqua à quel point les deux jeunes Élites étaient proches, malgré le fait qu'ils soient jumeaux un lien très étroit les liaient, bien plus proche de la romance qu'elle ne l'aurait cru. Ce n’était malheureusement pas le moment de jouer les curieuse et elle garda cette pensée pour plus tard en leur expliquant le plan d'action. Sans poser de question ils acceptèrent eux aussi cette proposition, ravissant la Qantik qui leur fit un signe amical avant de s’éloigner. Adossée à la rambarde, les yeux perdus dans l'immensité céleste elle se demanda alors comment allait se finir tout cela. Cette visite des laboratoires était le point le moins important de cette mission. Son esprit s'échappa, se tendant vers cette Alice dont elle ne connaissait rien. Avait elle grandis dans de bonne conditions sans mère ? Comment s'en était elle sortie en tant que Paria ? La Cyborg n'en avait jusqu'alors pas croisé, où n'en avait pas connaissance, car après tout cela ne se lisait pas sur le visage. L'homme en charge de l'aéronef vint les prévenir qu'ils allaient atterrir, obligeant Diya a quitter la spirale infernale de question dans laquelle elle était tombée.

Une fois à terre le capitaine eut la gentillesse de leur indiquer le chemin des laboratoires avant de leur souhaiter bonne route. Ils étaient en marge du village qui précédait les deux pyramides colossales, la demoiselle connaissait bien les abords pour y être venue plusieurs fois. Arborant une mine contrarié elle clipsa la barrette magique dans ses cheveux qui se raccourcirent de trois quart, lui arrivant à peine sous les oreilles, et en fit une queue de cheval. Elle ne pouvait malheureusement pas changer leur couleur ni porter un masque qui empêcherait les scientifiques qu'elle avait déjà croisé de la reconnaître. Elle espéra alors ne pas les rencontrer, tout simplement. Elle et Merybel avait imité Miyuki dans son style vestimentaire, utilisant la robe de bal raccourcie qui les mettait en valeur en y ajoutant gilet et veste de costume. Mathias avait également mit son smoking, et même si ce dernier lui donnait un air sérieux ses cheveux en bataille coiffés de ses lunettes d'aviateur rappelaient qu'il était tout sauf un gentilhomme. Les dessins de leur amie commune permirent au jumeaux et à la Qantik de passer la sécurité sans problèmes. Celle ci était en sur effectif et la demoiselle ne pu s’empêcher de se demander s'il s’était passé quelque chose. 

Une fois entré ils furent obligés de demander le chemin à un scientifique concentré sur ses notes. Ce dernier se moqua sans vergogne en entendant le nom de Wallas, déclarant qu'il n’était qu'un raté et n'avait sans doute rien d’intéressant à montrer. Diya haussa un sourcil, interpellée par sa vision des Cyborgs, mais se contint. Ainsi il ne manquerait à personne s'il était chassé du lieu, voilà qui arrangeait fortement leur affaire. L'Unik les avait mené dans une partie du bâtiment totalement différente des étages luxueux qu'elle avait déjà visité. Ici l'humidité se disputait à l'obscurité et la pancarte vieillie accroché à la porte rouillé offrit un premier aperçu de la personne se trouvant derrière. Leur guide improvisé s’éclipsa, encore amusé de leur présence en ces lieux et son rire se tut au loin quand la porte s'ouvrit après les coups prévenant de leur arrivée. Un petit homme, malingre, et vêtue d'une blouse qui mériterait un bon lavage leur ouvrit avant de leur demander ce pour quoi ils étaient là. Merybel s'avança et les yeux de l'homme s'écarquillèrent, peut être les traits de la demoiselle étaient ils trop semblable à ceux de sa mère, ou alors était ce sa beauté qui le mettait dans un tel état ? 

" Vous êtes bien Loic, Loic Wallas, n'est ce pas ? Nous somme du magasine science et développement, nous voudrions vous interroger sur certains de vos travaux si vous le permettez."

L'homme se recula, suspicieux :

" Je n'ai pourtant pas été prévenu de votre venue. Sans doute encore un mauvais tour de mes collègue. Ils ne savent pas apprécier le génie ici. Je vous en prie, entrez. Ne faites pas attention au désordre, j’étais en pleine expérimentation."

La Cyborg entra dans la pièce, séparée en deux par une baie vitrée couverte de moisissure par endroit. D'un coté se trouvait le bureau, de l'autre un petit laboratoire miteux, avec peu d'équipements. Wallas s'excusa de n'avoir que deux chaises à offrir et de ne pouvoir leur offrir que de l'eau, râlant sur ses supérieurs qui ne savaient reconnaître la supériorité de ses travaux. Las de cette comédie et ne voulant pas perdre son temps, la jeune femme vérifia qu'il n'y avait pas de caméra avant de déployer ses mains spirituelles. Luttant un instant contre l'attaque psychique le scientifique s'effondra sur son bureau en haletant. Il était plutôt résistant et la Cyborg qui était restée debout du s'appuyer sur un meuble pour se retenir tant elle était concentrée sur les défenses du scientifique. Celles ci volèrent bientôt en éclat et sa voix, essoufflée, déclara, faussement amicale :

" Et si vous nous racontiez tout sur Alice ?"
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MessageSujet: Re: Le maître chanteur, visite des laboratoires.[& Miyuki]   Mar 20 Oct - 18:31

Le scientifique d’abord très méfiant, finit par ouvrir complètement sa porte et les laisser entrer, sans doute persuadé qu’ils étaient bien des journalistes. Cet homme était si fier, et se sentait si incompris, que la simple idée d’être publié dans un magazine avait endormi sa méfiance. C’était un avantage pour eux, il délierai sans doute plus facilement sa langue, il n’y avait plus qu’a le flatter à bonnes doses et le brosser dans le sens du poil. Il excusa d’avance son désordre et commença à gémir sur le fait que personne ne réussisse à reconnaître son génie. « Désordre « était un mot faible. Alors que les couloirs qu’ils avaient déambulés précédemment brillaient de propreté, son laboratoire personnel était recouvert par endroits de tôle en fer gris sale, le blanc des murs jauni, et bondé de matériel à l’aspect miteux. Seule la pièce adjacente était dans un état plutôt correct, davantage éclairé et dégagé. Mais on voyait clairement que le pauvre homme avait dû faire face aux rongements successifs des moisissures et l’humidité. Des bouts de tôles cloués de façon approximative étaient dispersés un peu partout sur les murs de la pièce. Cet endroit était plus que glauque. Miyuki avait hâte de finir de questionner le type. Diya sembla vérifier l’absence de caméras et utilisa à nouveau son « Dzêta ». le type sembla lutter tout autant qu’elle, puis finalement il parut lâcher prise et elle lui ordonna de lui parler de la paria. Sans aucun problème ni lutte, il s’assit puis parla

-Alice…Alice…ah oui. Cette jeune idiote est venue jusqu’ici il y a un certain temps. A moi, elle me demandait un simple test pour connaître sa mère. Elle voulait absolument savoir me disait-elle. Bien évidemment, je n’étais pas très enthousiaste à l’idée de le faire. J’avais d’autres choses en tête que de perdre mon temps avec ça. Mais bon, je l’ai fait. Il y avait de l’argent à la clef quand même. Je l’ai donc fait et….Quel ne fut pas ma surprise lorsque j’ai découvert que sa véritable mère était la fameuse duchesse Draspery ! Non seulement cela, mais son analyse révélait qu’elle était également née d’un Hybrid. Une paria ! Une enfant illégitime, vous rendez vous compte de la chance que j’ai eu ? J’avais un des plus gros scandales entre mes mains !

Loic wallas avait les yeux hagards, mais ne bougeait pratiquement pas, comme à moitié anésthésié. Son excitation se traduisait par sa transpiration excessive. Miyuki était de plus en plus dégoûté, ce type profitait de la situation des autres. Mais Il l’avait vu. Il pourrait peut-être leur finir de plus amples renseignements. Des informations vitales pour la retrouver. Mais si ce type était aussi désespéré qu’il en avait l’air, faire chanter la duchesse l’aurait facilement tiré de sa situation. Après tout, il voulait par n’importe quel moyen se faire reconnaître, poursuivre ses recherches, et donc de l’argent.

-Avez-vous fait chanter la duchesse à propos de ça ? Après tout, vus en auriez tiré un certain avantage…

Le scientifique, toujours le regard un peu vague, se massait la tête, puis ria nerveusement en entendant la question

-Non, j’en avait bien envie, mais je ne suis pas fou, j’ai bien trop peur. Si je me fais prendre, je serais certainement banni de la communauté scientifique. Mais il est vrai que j’ai besoin de cet argent. Il le faut. J’ai donc passé un marché avec quelq’un. Un maître dans son domaine. J’aurais bientôt la somme qu’elle me doit. Cette paria l’ignore mais elle est un vrai trésor à elle toute seule !

Il commençait à devenir agité. Miyuki essaya d’abréger l’entretien le plus tôt possible. elle ignorait la puissance et la nature du "Dzêta" mais craignait que celui-ci ne reprenne le contrôle de lui-même.

-Où est cette paria ? A quoi ressemble-t’elle ? Et le maître chanteur ?
- Alice ? Dès qu’elle a su qui était sa mère, elle a paniqué. Comme j’ai su que je mettais la main sur une véritable aubaine, je lui ai proposé quelques-unes de mes économies pour qu’elle se cache dans les ghettos de Nordkia et d’attendre là jusqu’à ce que je trouve un moyen de lui faire rencontrer sa mère. Tenez j’ai pris cette photo , par prudence, voyez. Quand au maître, c’est une femme, mais impossible de savoir à quoi elle ressemble. Je ne l’ai vu qu’une fois, recouverte de draps noirs opaques. Sa voix me paraissait appartenir à une femme entre trente et quarante ans...

La photo montrait une jeune femme , plus jeune que Mathias , le regard colérique et effronté, cheveux bruns chocolat, coupés au niveau du cou. Elle portait un signe au front et avait un petit nez, des yeux en amande couleur doré qui la rendait très jolie. D’apparence, rien ne laissait penser qu’elle descendait d’un hybrid…Mais les analyses avaient bien démontré le contraire et l’aveu de la duchesse.Pas de piste du côté du maître chanteur. Bon au moins ils en avaient une du côté de la paria. Le scientifique commençait à montrer des signes d’énervement. Ce n’était peut-être plus la peine de l’interroger et puis ce n’était pas bon de rester traîner trop longtemps içi. Rendez-vous donc à Nordkia . En plein territoire unik. Miyuki grinça des dents. Il fallait qu’elle prenne davantage de précautions, plus que d’habitude. Elle n’aurait aucune forêt pour la protéger cette fois çi. La phytos sursauta lorsque des coups violents retentirent à la porte. Un jeune scientifique, d’une apparence d’une trentaine d’années aux cheveux noirs, secoua furieux wallas

-Je peux savoir comment dans ta nullitude tu t’y es pris ? Ce maudit cyborg n’arrête pas de hurler maintenant, et il m’empêche de poursuivre mon travail ! Il se bat avec mes assistants et n’arrête pas de répéter qu’il veut être libre ! Les remarquant, le scientifique se redressa et Miyuki montra les badges Des journalistes, hein ? Vous pouvez écrire que ce type n’est là que pour ruiner le travail des autres ! Comment je vais m’y prendre moi, hein pour lui inculquer qu’il doit être au service des uniks ?

Un bruit assourdissant de verre cassé fit lâcher wallas de son emprise et il courut vers le couloir en lâchant des « merde » à tout va.
Miyuki était un peu ébranlée par les propos de cet homme. Même si c’était une machine, elle n’aimait pas l’idée que quelqu’un souffre. La phytos en profita pour se tourner vers Diya

-Est-ce que ça te va ou tu veux le questionner plus ? Au moins, nous savons où elle est, si elle a décidé d’obéir à ce type. Nous n’avons plus qu’à chercher dans ces ghettos et tenter de retrouver la piste de cette femme qu’il a engagé. Si seulement il avait la moindre piste, mais évidemment, ça aurait été trop simple.

Elle avait dit cela d'un rire amer. Elle avait l’impression qu’ils avançaient à petits pas. Miyuki sentait un malaise de plus en plus gros monter, se sentant coincée dans cet endroit si éloignée de son habitat naturel et surtout le centre de toutes les abominations unik qu’ils pratiquaient sans remords. La phytos sentait sa respiration accélérer petit à petit et des tremblements lui parvenir. Qu’arriverait-il si ces scientifiques découvraient qu’elle était une hybrid infiltrée ? Et des jumeaux et Diya ? Elle avait peur, ils se feraient peut-être tuer sur le champ…Le couloir devenait bruyant, on entendait crier des ordres et des injures. Miyuki espéra que la sortie soit aussi simple que l’aller. Ils avaient encore du temps avant que les dessins ne s’effacent, mais son attitude les trahirait peut-être.

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MessageSujet: Re: Le maître chanteur, visite des laboratoires.[& Miyuki]   Mer 21 Oct - 2:23


L'homme tomba presque sur sa chaise, sagement, sans se presser, il commença à dévoiler ce qu'il savait. Alice était bel et bien venue et avait demandé à Wallas de faire ce test d'identité contre un prix qu'il ne dévoila pas. Il avait donc découvert sa nature de Paria, ainsi que l'identité de sa mère, la Duchesse Draspery. L'excitation malsaine suintait de son corps quand il avança qu'il s’était retrouvé avec cet énorme scandale dans les mains. L'argent semblait être sa seule motivation. Compréhensible pour quelqu'un qu'on avait mis au placard. Miyuki lui demanda, sans perdre un instant, s'il avait utilisé ces informations pour faire marcher Anna. L'homme semblait anéantis, et même si la question ne venait pas de la Cyborg, l'obligeant à se soumettre à sa volonté, le scientifique y répondit. Moins rassuré tout à coup, son flot de parole se faisait plus dense, moins clair. Wallas avait fait appel à quelqu'un pour faire le sale boulot à sa place, de peur de se faire coincer et priver de son travail. Ce qui, de toute façon, finirait par arriver aux vues de ses maigres capacités et des dires de ses collègues. 

L'Unik se mit à gigoter sur sa chaise, mal à l'aise. Diya accentua son emprise, comme une petite tape sur son cerveau, mais cela ne durerait pas et la jeune femme ne voulait pas utiliser trop d’énergie. Après tout, elle n'avait aucune idée de ce qui les attendaient avant qu'ils n'aient pu rejoindre l’extérieur, voir même Nordkia. C’était leur prochaine destination, Wallas venait de confirmer qu'Alice s'y trouvait. L'enfant attendait quelque part que l'homme ai trouvé un moyen de lui faire rencontrer sa mère, et cela passait surement par la femme trentenaire que le scientifique avait engagé. Il avait dit ne pas avoir vu son visage, que le maître chanteur se masquait de vêtements sombres et opaques. Il ne paraissait pas non plus avoir de moyen de la contacter. Quel idiot. Il n'avait fait les choses qu'à moitié, au point de n'avoir aucun contrôle sur la situation. Cette femme ne lui rendrait surement aucune comptes, pas plus qu'une somme quelconque, il s’était fait duper, c’était certain. Mais quelqu'un d'aussi sûr de lui que ce Wallas ne devait absolument pas soupçonner qu'on puisse l'utiliser ainsi. La Qantik se posta devant la photo, qui tourna entre les mains des membres du groupe. 

Alice devait avoir seize ans, ses yeux étaient semblables à ceux des jumeaux, des billes d'ambre insondables dont seule la colère semblait s’échapper. Ses cheveux, plus clair que ceux des enfants légitimes d'Anna, étaient coupés court, en un carré régulier qui accentué cet air sérieux et froid. Elle avait sans doute grandis dans de dures conditions, élevée par son seul père. La Cyborg fut sortie de ses pensées par un vacarme suivit de l'irruption d'un homme dans la pièce. Ce dernier, bien plus imposant que Wallas, saisit son col et le secoua en passant sur lui ses nerfs, visiblement à vif. Quand il remarqua la présence du groupe, Miyuki lui montra son badge et il leur demanda de noter dans leur articles que Wallas ne savait que détruire le travail de ses confrères. Un des verres posé sur la table percuta le sol et éclata bruyamment. Le scientifique reprit alors tout contrôle sur son esprit et pris la poudre d'escampette sans demander son reste, pestant à voix haute dans les couloirs. 

Diya soupira, las d'avoir du rester concentrée si longtemps. La jeune femme aux cheveux roux lui demanda alors si les informations qu'elles avaient suffisaient. Faisant un bref résumé de leur destination et de ce qui les attendaient à présent. La demoiselle hocha la tête, il était trop tard pour rattraper Wallas sans attirer l'attention, il faudrait ce contenter de ce qu'elle avait déjà appris. L'autre homme, qui était resté un arrêt, se passant la main dans les cheveux, demanda alors, agacé :

" Vous voulez voir ? Au moins vous aurez le loisir d'observer son génie créatif dans toute sa splendeur. Si ça vous intéresse, suivez moi, sinon vous feriez bien de partir avant que d'autre crétins dans son genre vous tombe dessus et cherche à s'accaparer vos bonnes faveur. Les hommes qui cherchent à se faire connaitre, ici, il n'y a que ça."

La Qantik questionna les jumeaux et Miyuki du regard. Elle avait précédemment aperçu que cette dernière avait porté un intérêt flagrant pour cette expérience. Sa propre curiosité lui dictait d'accepter. Elle pourrait toujours tuer le sujet pour lui épargner un futur pire que les abysses infernales qui l'attendaient. 

" Nous vous suivons."

L'Unik quitta la pièce, Merybel et Mathias sur les talons. Diya en profita pour se rapprocher de Miyuki et poser sa main sur son épaule. La jeune femme semblait tendue et troublée, elle murmura pour que seule la rousse l'entende :

" Tout ira bien, ne t'inquiètes pas. Je veux jeter un coup d’œil rapide, ensuite nous quitterons les laboratoire rapidement, promis. Tu n'es pas obligée de nous suivre si tu ne veux pas voir."

L'homme les mena dans un labyrinthe de couloirs, les fit passer par un ascenseur et longea un long couloirs bien éclairé et spacieux. Enfin il s'arrêta devant un porte où était indiqué un nom. Ghrom. Ce devait être le sien puisqu'il était en charge de ce projet. il poussa la porte, aussitôt les cris emplirent l'espace, insupportables et l'Unik soupira, désespéré :

" Voyez par vous même."

Diya s'approcha de la vitre donnant sur le laboratoire, approcher d'avantage pourrait griller sa couverture. L'horreur la frappa, coupant net ses réflexions. Le Qantik étendu sur la table d'opération, harnaché par de solides liens, était un Hubot, son corps était fait à la fois de chair et de technologie. Mais on ne pouvait louper son épaule déboîtée et sa jambe tordue en une position impossible. Cela n’était sans doute que la partie robotique, mais comme les nerfs y passaient, se déplacer devait être particulièrement douloureux pour l'homme. Diya remarqua alors le numéro de série tatouée sur le dos de la main du sujet. Elle avait déjà vu ça, les Érudits marquaient certaines de leurs créations pour pouvoir les tracer et les retrouver s'ils s’échappaient. C’était surement un Qantik destiné à un usage privé ou militaire, même si, dans son etat actuel il ne serviraient sans doute pas à grand chose. La Qantik se détourna et lâcha, dépitée, les yeux emplis d'une tristesse difficilement contenue :

" J'en ai assez vu. Partons."
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MessageSujet: Re: Le maître chanteur, visite des laboratoires.[& Miyuki]   Sam 7 Nov - 20:27

Diya avait donc conclu en hochant la tête qu’ils avaient les informations nécessaires. Un type en retrait leur proposa pour compléter leur article, devait-il penser, à voir de leurs propres yeux tout le génie de Wallas. Il semblait être quelqu'un qui était dégoûtée de ceux profitant des autres, et surtout des journalistes, pour faire grimper leur renommées. Miyuki ignorait si le "résultat" intéressait les autres, et puis vu la description qu’avait été faite par son confrère furieux, ce ne devait pas être un des spectacles les plus agréables à voir. Mais Diya accepta et lui emboîta le pas, à la suite des jumeaux. Cependant, avant de quitter la salle, elle mit la main sur son épaule en lui murmurant que tout allait bien se dérouler et qu’elle n’était pas obligée de le voir. Bien que La jeune femme ne répondit rien, elle fut touchée par la sollicitude de Diya. Néanmoins, étrangement, elle n’avait plus cette sensation d’angoisse et d’étouffement qui la poussait à vouloir fuir ces couloirs d’acier. La curiosité avait pris le dessus, se demandant à quoi pouvait-il bien ressembler, et jusqu’à quel point avait-il raté son expérience. Pourquoi étaient-ils si en colère contre lui ? Et puis elle avait fait face à plus monstrueux. La vision des expériences de Neizhen la hantait toujours, il était difficile de faire plus atroce…

Encore des couloirs. Il lui sembla marcher sans fin dans une lumière de plus en plus blanche, effleurant des murs impeccables sentant l’odeur de propreté. Ascenseur , puis couloir, ascenseur…Dans ce monde où elle se retrouvait complètement perdue, croyant ne jamais en voir le bout, leur guide ralentissa enfin le pas pour se placer devant une porte. Un nom était écrit en gros sur un écriteau « Ghrom » Drôle de nom…Mais la suite le fut beaucoup moins. Sans doute la porte était-elle insonorisée car à peine le battant poussé, ses oreilles furent agressées par des cris stridents. Tandis que Miyuki les bouchait de ses deux mains, Diya s’approcha d’une vitre et la phytos ayant cru apercevoir un tressaillement, en fit de même et contempla à son tour l’horreur du tableau. Bien qu’elle avait du faire face à bien plus terrifiant, cette vision lui fit monter une violente nausée, ses yeux tressautant d’un point à un autre, tant elle était incapable de déterminer ce qui était le plus insupportable à regarder. La folie Unik ? Leur travail contre nature en mixant des éléments de métal avec un être vivant ? L’expression de souffrance intense sur son visage ? Où la catastrophe qu’avait créé wallas en voulant faire son génie ? Miyuki supporta l’image, mais elle fut soufflée, bien que connaissant mal ce travail insensé, des expériences rajoutées de wallas. Entre sa jambe et son épaule, et puis tous ces tuyaux…La phytos était écœurée non pas à cause de ce qu’elle voyait, mais du fait que les Uniks encourageaient ce genre d’expérience, mixant des armatures qu’ils avaient créés eux-mêmes sur des êtres qui souffraient sous leurs yeux…Et pour s’en servir pour leurs armées ! Quels êtres vaniteux…Ils avaient vite oubliés Mère nature. Comment pouvaient-ils continuer à faire cela ?
Tandis que Miyuki rageait en gardant un visage le plus neutre possible pour ne pas se faire remarquer, Diya avait dû être elle aussi secouée par le spectacle et voulut partir. Miyuki ne lui répondit pas tout de suite. Elle était en pleine réflexion. Elle était en colère contre cet endroit, cette folie, l’état de cette étrange créature…Mais en même temps, elle éprouvait une immense pitié pour lui, et d’un côté, ne demandait qu’à fuir ces maudits labos, de l’autre, un désir ardent de le sauver de leurs griffes. Plus elle réfléchissait, plus dans ses expressions de souffrance elle oubliait le côté machine et se refusait de le laisser içi. Qu’allaient-ils lui faire ? Et s’ils le tuaient ? Et s’ils le programmaient pour tuer des gens de son peuple ?Non, c'était surtout qu'elle était incapable de repartir tranquillement en ayant assisté à ça...Il fallait qu'elle agisse... Allez, il fallait trouver le moyen d’éloigner ses gardiens…Miyuki fit un brusque pas en avant et toqua à la barrière vitrée :

-Excusez-moi, J’aimerais que notre équipe puisse s’entretenir avec le directeur des labos. Devant le regard suspicieux de leur guide, Miyuki posa ses mains sur les hanches et poursuivit avec un grand sourire : J’aimerais acheter votre création. Ici et maintenant. Tout de suite.

-Mais c’est impossible….hoqueta-il. Il n’est pas viable...Il est encore incapable d’obeir, que comptez vous faire avec ça ? Et puis de toute manière avec quel argent ?prenant un air hautain.

Miyuki qui avait peu d’expérience en ce domaine, essaya de s’inventer une histoire pour gagner du temps. Elle avait à peine réagi à ce refus. Rien ne lui faisait plus peur. Elle ignorait comment allait réagir cette machine, mais maintenant leurs comportements la révulsait plus qu’autre chose , et n’avait qu’un objectif : le sauver. Elle décida d’afficher un grand sourire: Hé bien, si cela peut vous rassurer, je peux faire la transaction de suite, mais il me faut de rencontrer votre supérieur. J’ai des relations haut placées, si je leur en rapporte du bien, ils pourront vous donner des compensations, des aides qui sait…Mais j’ignore ce qui se passera si je leur apprend que vous êtes de véritables incompétents quand je vois….ceci. La phytos abaissa son regard d’un air sévère vers la machine et croisa de nouveau ceux des assistants et du scientifique. Elle essaya de faire transparaitre toute sa colère et son mépris. Comment les Elites arrivaient ils à faire plier les esprits à leur moindre désir ? Et si cela ne fonctionnait pas ? Comment allait-elle faire pour les éloigner ?

Mais par pure chance, le scientifique avait l’air d’avoir quelque chose à se reprocher et repartit vers la sortie du laboratoire en grognant « Je vais chercher un haut responsable… » . Mais par manque de pot, ses assistants étaient restés. Pour surveiller la pauvre machine. Tant pis. Il fallait improviser. Miyuki leur demanda avec douceur si elle pouvait approcher son futur achat. L’un d’eux, hésitant, lui ouvrit toutefois la porte de la baie vitrée et la mena sur la table. La machine avait surement été assommée par leurs produits, car elle ne bougeait plus, figée dans une expression d’intense tristesse. La phytos s’excusa intérieurement auprès de Diya et les jumeaux. Par pur caprice, elle allait les entraîner dans des ennuis. C’était trop tard à présent pour reculer…Miyuki vit une caméra et ne sachant comment l’éteindre ou la brouiller, la couvrit de papier blanc qui traînait en dessous, pendant que les deux assistants avaient le dos tourné. L’un d’eux voyant son geste, se précipita vers elle, l’attrapant par la jambe. La phytos reprit sa nature sauvage? et sauta sur lui en le plaquant par terre avant de sortir un dessin d’un objet ovale qu’elle pressa sur son front. Il resista à peine quelques secondes, son corps fut pris de convulsions avant de relâcher. Son collègue ayant vu son attaque, et croyant qu’elle l’avait tué, se précipita vers un téléphone. Miyuki ne le laissa pas faire. Comme chassant une proie, elle bondit pour plaquer son poignard sous sa gorge et l’emmener de toutes ses forces vers l’arrière, avant de lui presser l’objet sur le front à son tour. Il émit un fable cri et s’écroula sur le sol. Son dessin s’effrita et disparut. N’ayant pas le temps de s’inquiéter de la suite, elle prit un grand chariot médical et y fourra la machine encore endormie. De toutes ses forces, elle sortit le chariot du labo, puis, se remémorant le chemin, Miyuki commença à emprunter le chemin inverse, le cœur battant à tout rompre, craignant qu’on ne les arrête. Pauvre Diya…Que devait-elle penser de sa folie ?

-Excuse-moi, je ne sais pas ce qui m’arrive, mais….Je ne peux pas le laisser là. C’est trop cruel…Je veux le sauver. Il faut trouver le moyen de sortir d’ici…Ma carte de journaliste commence à disparaître…le temps est presque écoulé…Il faut faire….Vite.

Miyuki tremblait des bras, toute l’adrénaline montant en puissance d’un coup. Sa respiration en prenait un coup et commençait à être essoufflée. Si elle voulait le sauver, il fallait l’éloigner de cet endroit. Mais comment ne pas remarquer l’attention avec des journalistes transportant un grand chariot ? Ils allaient forcément faire l’objet de suspicions…

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MessageSujet: Re: Le maître chanteur, visite des laboratoires.[& Miyuki]   Sam 7 Nov - 23:37


Alors que Diya s'apprêtait à quitter la pièce, Miyuki s'avança vers la vitre et s'adressa aux scientifiques chargés du malchanceux Qantik. Demandant à s'entretenir avec un de leurs supérieurs, la rousse fit savoir qu'elle voulait acheter la création. Les yeux de Diya s’agrandirent sous la surprise et l'incompréhension. A quoi jouait elle ? C’était pourtant la jeune femme qui les avait mis en garde contre le temps d'action de ses dessins, si elles traînaient trop la situation allait devenir délicate. Jetant un bref regard aux jumeaux tandis que le Docteur Grohm tentait de raisonner son invitée de toute les façons possibles, elle leur fit comprendre qu'ils allaient surement devoir improviser. Tout en utilisant de jolis mensonges visiblement suffisant pour faire douter l’Érudit, la demoiselle parvint à le convaincre d'aller chercher quelqu'un digne de cette affaire. L'Unik sorti donc rapidement de son bureau, les laissant seuls avec son équipes et Miyuki demanda à s'approcher du Cyborg drogué au point de ne pouvoir réagir. Alors que les deux assistants du Docteur Grohm étaient penchés sur des graphismes, la femme à la chevelure de feux s'en prit à la caméra de surveillance, la masquant avec du papier. Ce n’était évidemment pas passé inaperçu et les employés du laboratoire cherchèrent à l'arrêter, puis à prévenir la sécurité. Miyuki ne leur en laissa pas le temps. Dévoilant des talents de combattantes que Diya ne lui connaissait pas, elle se débarrassa de ses adversaires avant de s'emparer du Qantik. 

Tout s’était passé si vite ! La Cyborg n'avait même pas eut le temps d'intervenir qu'ils parcourraient déjà les couloirs, encadrant le chariot contenant leur nouveau membre. Tout ceci était stupide et insensé. Une caméra finirait par les repérer, ou pire encore, des vigiles armés effectuant une ronde. Tandis qu'elle courrait dans le boyau immaculé éclairé de néon pâle, Miyuki s'excusa pour son acte, lui expliquant qu'elle ne pouvait se résoudre à l'abandonner à son sort. La demoiselle aux cheveux émeraude ne put la contredire, elle avait hésité à faire la même chose. Un seul détail l'avait toutefois retenu : Les jumeaux. C’était pour eux qu'ils étaient là, si cela se passait mal leur aventure s’arrêterait ici, ils auraient échoués. Les dessins de la rousse commençaient également à s'effacer, le temps leur manquait. Le cerveau remuant à toutes vitesse chaque solution envisageable, Diya poussa violemment la table à roulette sur la droite, dans un couloir plus étroit et comportant moins de portes. Là le groupe tomba sur un ascenseur dont Mathias pressa le bouton d'appel. Comment allaient ils le sortir d'ici sans attirer l'attention ? Il faudrait peu de temps pour que le Docteur Grohm regagne son bureau et s'ils n’étaient pas sortis d'ici là ce serait un fiasco. La fin de leur promenade. La Cyborg appuya sur le bouton "-1" et l'habitable se mit à descendre sous le ronronnements des machines. Si elle ne se trompait pas, ils allaient atterrir dans le sous sol où elle avait autrefois combattus une horrible création Qantik avec Iro. L'immense hangar était un lieu de stockage et de rangement des appareils d'entretient, mais surtout, il donnait sur l’extérieur par une porte dérobée. 

Restait à espérer que les scanners visuels ne soient plus en fonction et leur sortie serait toute désignée. Mais comment transporteraient ils le Qantik une fois dehors ? Le chariot ne roulerait pas dans le sable du Sidhe et il faudrait trouver un endroit où l'emmener pour que quelqu'un s'occupe de lui correctement. Diya se passa la main sur le visage avant d'être interrompue par le chuintement annonçant l'ouverture des portes. La lumière de l'habitacle s'étala sur l'asphalte obscur, ils se trouvaient exactement là où la Cyborg voulait et avec un peu de chance personne ne les avait vu, ils pourrait donc rester ici pour trouver une solution avant de quitter les Laboratoires définitivement. Merybel interrompit ses pensées, révélant tout haut ses préoccupations :

" Tu sais où nous sommes Diya ? ... Comment allons-nous le transporter une fois dehors ?"

La jeune femme sortit le cube laser de sa sacoche, la luminosité qu'il produisait suffisait tout juste à éclairer l'immense pièce plongée dans le noir d'un halo bleuté, mais ils devraient s'en contenter. Des poutres de fer venaient fendre le sol ici et là, soutenant le bâtiment. Par prudence, la demoiselle poussa le chariot derrière l'une d'entre elle, suffisamment épaisse pour les masquer si quelqu'un descendait. Elle leur expliqua ensuite à voix basse :

" Nous nous trouvons dans les sous sol du bâtiment, c'est l'endroit où ils rangent tout ce dont ils n'ont besoin que de temps en temps. On y trouve également le matériel et les appareils d’entretiens. Il y a une sortie plus loin, en espérant qu'elle existe toujours. Pour ce qui est de lui ..."

Diya posa son regard sur le malheureux qui paraissait souffrir malgré son état comateux et ajouta :

" Il va falloir qu'on le porte. Nous sommes quatre, en le plaçant sur une toile et en en prenant un coin chacun, cela devrait être jouable. Malheureusement il n'y a qu'un endroit où nous puissions l'emmener afin qu'on le répare dans son intérêt."

La Cyborg lâcha le nom du lieu dans un soupir, consciente que les autres s'y opposeraient surement :

" La Cité Neutre."
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MessageSujet: Re: Le maître chanteur, visite des laboratoires.[& Miyuki]   Dim 8 Nov - 14:05

Diya avait trouvé la solution et les amena à un ascenseur en gardant un incroyable sang-froid. Celui-ci descendit, puis arrivé en bas, Miyuki fut effrayée par le noir si intense qui régnait sitôt les portes ouvertes. Où étaient-ils ? C’était impossible de savoir ce qu’il y avait. Un labo, des couloirs ? Comment allaient-ils avancer dans ce noir total ? C’était comme se retrouver aveugle…Merybel commençait aussi à paniquer, mais elle se préoccupait également du sort du…Cyborg une fois sorti. Oui, elle avait pensé à cette difficulté là….Mais bon il fallait le sauver… Diya sortit un cube luminescent. Miyuki fut soulagée intérieurement car au moins ils auraient une source de lumière. Elle essayerait de rester proche le plus possible pour éviter de se perdre. Diya leur expliqua qu’ils se trouvaient dans les sous-sols, et qu’elle connaissait une sortie. Alors elle était déjà venue ici ? Mais comment ? Heureusement qu’elle était là se dit la phytos, car elle aurait facilement perdu pied et fait courir ses compagnons à leur perte, tant ce monde lui semblait étouffant et incohérent. Quel labyrinthe ! Mais le savoir de son alliée ne s’étendait pas seulement à la configuration de ces grands laboratoires, à la surprise de Miyuki, mais au moyen d’aider le pauvre évanoui. Diya en effet, lâcha l’endroit auquel elle pensait : la Cité neutre. Miyuki frissonna puis déglutit. Ouh…Elle avait entendu vaguement parler de cet endroit, certains le lui avait décrit comme un cimetière, une « cité » qui n’aurait jamais dû exister. A vrai dire, chez les hybrid, ce sujet était plutôt évité, voir tabou. Elle savait seulement que même le contourner serait extrêmement dangereux pour elle. Cela grouillait de machines révoltées…D’après ce qu’on lui avait conté également. La phytos se mordit les doigts, hésitante à sauver ce…Cybrog…au point de se fourrer dans une situation aussi risquée. Il y avait de grandes chances pour qu’elle meurt...

Mais le temps pressait, Miyuki préférait réfléchir plus tard. Elle s’engagea donc dans cette abysse où seul le halo bleu était leur lumière. Plusieurs fois, la phytos se buta aux imperfections du sol bétonné, surement les tuyaux qu’elle avait vu depuis l’ascenseur. Pour ne pas céder à l’affolement, elle s’accrocha à Diya et respirait régulièrement. Le bruit du chariot résonnait en écho dans cet endroit où le silence était roi. Ils avançaient bien. Miyuki se disait qu’ils pourraient s’enfuir en un rien de temps. Mais c’était aller vite en besogne. Au bout d’un certain temps, la phytos s’arrêta net, coupant jusqu’à sa respiration. Des bruits de pas provenant de leur direction opposée s’avançait tout droit vers eux. Il ou elle sifflotait joyeusement, et la jeune femme se rappela tout d’un coup de leur lumière. Cet inconnu allait la voir ! Trop tard. Il avait sûrement eu la même pensée. Il y eut un bruit de claquement et les lumières se rallumèrent une à une dans une blancheur si violente qu’elle ferma les yeux et fut à moitié étourdie pendant quelques secondes.

-C’est mieux là, non ? ria une voix mature et masculine. C’était donc un homme. Pleurant de douleur en essayant de rouvrir les yeux, elle ne put réussir qu’après plusieurs tentatives. Lorsqu’enfin ses yeux s’étaient à nouveau conditionnés à l’éclairage, la phytos put enfin voir le propriétaire de cette voix. A travers un trou dans le chariot elle put observer tout en restant cachée. Effectivement c’était bien un homme. Un quinquagénaire visiblement ou plus peut-être…Il portait une blouse blanche un peu salie. Il possédait des yeux rieurs, plus encore à présent car l’inconnu semblait s’amuser de sa découverte, et fumait sa pipe tranquillement. Sa drôle de moustache et ses bouclettes blanches paraissaient danser, agités par les courants d’air. Ils étaient pourtant bien cachés par le chariot, comment avaient il deviné ? La lumière ? Non, en réfléchissant à nouveau, c’était juste un halo dans le noir… et puis le chariot le cachait en partie. Comment alors ? Miyuki toujours tapi derrière le chariot serra son poignard contre elle .

-Allons, sortez, je sais bien que vous êtes là. Vous n’avez rien à craindre, je ne vous dénoncerais pas.

Il ria de nouveau. Miyuki sortit alors brusquement, vu qu’il était trop tard et brandit son poignard en signe de menace. L’air un peu surpris, il s’avança tout de même les mains en l’air, fumant toujours sa pipe amusé. Il pencha sa tête au-dessus du chariot et vit ce qu’il y avait dedans.

-Ah, je vois, vous êtes les voleurs du hubot…il y a un sacré tintamarre la haut. Vous avez bien fait de venir içi…et de tomber sur moi. Vous n’auriez surement aucune chance de sortir. Bon, ce n’est pas tout ça, mais il va bien falloir que vous déguerpissiez au plus vite, sinon vous finirez par vous faire attraper, venez avec moi la sortie c’est par là.

Miyuki fut déroutée par sa réaction. Qu’est-ce qu’il faisait ? Pourquoi les aidaient-ils ? Il ne semblait posséder aucune arme. Miyuki le suivit, toutefois toujours en position de défense. Il les guida dans le long corridor gris, puis montra une porte cachée dans un autre couloir.

-C’est par là. Vous allez faire face au désert avec lui…Désolé, je n’ai pas meilleur chariot. Vous allez devoir vous débrouillez. Quant à moi, je vous ai vu, mais je vous ai pris la machine…et par un énième accident je l’ai réduit en morceaux. Comme ça on reportera la faute sur moi et vous n’aurez pas d’ennuis. Miyuki lui fit les gros yeux, ne comprenant toujours pas ce qui se passait, ni même si tout cela était bien réel. N’essayez pas de me comprendre…J’ai mes raisons soupira-t-il. Allez filez, je vous souhaite bonne chance. Je récupère le chariot pour donner du crédit à mon histoire.

Toujours méfiante, La phytos ouvrit la porte en se plaquant au mur, s’attendant à un piège. Au lieu de cela, un vent chaud et sablé souffla sur son visage. Elle sortit, et dehors, il y avait bel et bien le désert. Miyuki couvrit comme avait suggéré diya le….hubot ? Décidément elle ne faisait pas la différence…de toile. Elle se proposa comme la première à le porter, et plia un peu sous le poids de la machine heureusement encore inconsciente, puis enfonça ses pieds dans le sable un peu brûlant. Maintenant qu’ils étaient sortis des labos, la phytos reporta ses espoirs sur Diya. Elle ne connaissait que peu cet endroit et bien sûr elle ignorait où était cette cité. Pour l’instant, Miyuki décida de se concentrer sur l’intérêt du hubot, et d’aviser ensuite. De toute façon, au moins dans le désert ils seraient tranquilles.
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MessageSujet: Re: Le maître chanteur, visite des laboratoires.[& Miyuki]   Mar 10 Nov - 0:00


Tandis qu'ils avaient repris leur prudente progression, des bruits de pas résonnèrent soudain dans l'immense entrepôt. Des sifflements joyeux emplirent le lieu et Diya se crispa, prête à se jeter sur la personne pour préserver leur chance de sortir sans encombre. Un crépitement précéda une violente lumière. Tout les spots venaient d'illuminer l'espace d'un coup, les éblouissant. La main devant les yeux, la Cyborg tenta d'identifier le responsable qui venait de s'adresser à eux d'un ton trop sympathique pour être ennemi. Un vieil Unik en blouse s'avança vers eux, tranquillement, en sifflotant comme si de rien n’était. La main de la Qantik avait glissé vers sa cuisse, caressant la garde de sa dague au travers du tissus. Il assura qu'il ne leur ferait pas de mal en leur demandant de se montrer. Son rire chaleureux emplissait l'espace, encourageant, mais fallait il s'y fier ? N’était ce pas qu'un piège de plus pour les empêcher de fuir ? Miyuki s’était levée, se plantant au milieu du passage en dressant sa dague devant elle, et la demoiselle la suivit, accompagnée des jumeaux qui observaient l'homme avec méfiance, collé l'un à l'autre. L'inconnu s'approcha du chariot et Diya cru qu'il allait alerter ses collègues d'une façon ou d'une autre. Ses doigts se crispèrent sur le manche de sa Trancheuse-de-vent, sa respiration commença à se poser, son esprit à calculer trajectoire et force nécessaire...

Mais le scientifique continua à rire, en leur apprenant que ce vol faisait jaser bien des personnes à l'étage supérieur. Se proposant pour les guider vers la sortie tout en leur assurant qu'ils avaient de la chance d'avoir atterri ici et d'être tombés sur lui, il prit la direction d'où il venait. Pendant qu'ils le suivaient, sur leurs gardes, Diya écouta attentivement son explication. Ainsi il voulait porter le chapeau pour eux ? Sans vouloir leur en  révéler plus, l'Unik assura qu'il avait ses raisons tout en leur désignant la porte de secours. La Cyborg la reconnue, c’était la même, elle existait toujours, les Érudits avaient été trop sûr d'eux, tant pis, ils s'en mordraient les doigts. Tandis que Miyuki faisait coulisser le battement, dévoilant l'ocre éclatant du Sidhe, Diya se tourna leur bienfaiteur et déclara, ne sachant que trop dire :

" Je n'oublierais pas votre geste. Merci."

Voyant la femme aux cheveux roux envelopper le Hubot dans une pièce de toile pour pouvoir le tirer, elle fit un dernier signe de tête et gagna la chaleur brûlante du désert. Il n'y avait personne aux alentours, ils auraient tout le temps de s’échapper. Merybel donna un coup de poing affectif dans l'épaule de son frère qui se hâta d'aller aider Miyuki à porter le Qantik. La demoiselle pouffa et alla également prendre un coin de tissus, aux cotés de Miyuki, afin de les guider. S'adressant à l'ensemble du groupe, elle déclara :

" On peut dire que cet homme nous sauve la mise. J'aurais aimé connaitre ses raisons mais nous n'avons pas le temps. La Cité Neutre se trouve à deux heures de marche rapide d'ici mais je pense qu'il nous en faudra légèrement plus avec lui. Il faut que nous arrivions avant la tombée de la nuit, je n'ai pas trop envie de croiser des bébêtes en pleine obscurité, même si je ne doute pas de leur bonne intentions."

Mathias approuva en resserrant sa prise sur la toile et Merybel insista pour l'aider, insistant devant son refus sans parvenir à le raisonner. Le groupe se mit en mouvement et la jeune femme grands yeux émeraude profita de sa proximité avec Miyuki pour répondre aux excuses qu'elle avait émise plus tôt :

" J'aurais fait pareil tu sais alors ne t'en veux pas pour ça. Simplement les circonstances ne sont pas idéales, le temps nous est compté pour réussir notre mission et nous sommes loin d'avoir touché au but."

Diya soupira et changea le chargement de bras afin de ne pas trop se fatigue, elle se demandait si la rousse s’inquiétait pour leur destination. Une moue tordit ses lèvres et elle s'exclama, se voulant rassurante :

" Ne t'inquiètes pas pour la Cité Neutre, nous y passeront brièvement pour le déposer entre de bonnes mains. Si tu crains d'y entrer, toi et les jumeaux pourraient m'attendre à l’extérieur. Je sais que Merybel n'ai pas vraiment rassurée non plus, et je vous comprends."

La demoiselle attendit sa réponse et une soudaine curiosité s'empara d'elle lorsqu'elle se repassa la scène durant laquelle Miyuki s’était débarrassée des coéquipiers du Docteur Grohm. Ne pouvant y résister et ayant besoin de se changer les idées pendant qu'ils avançaient, elle fini par céder :

" Pardonnes moi d'être indiscrète, mais... Tu as grandis dans la Sylva, n'est ce pas ?"
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MessageSujet: Re: Le maître chanteur, visite des laboratoires.[& Miyuki]   Mar 19 Jan - 17:14

La chaleur torride du désert la faisait suer par tous les pores. Il faut dire qu’elle n’était pas habituée à ce climat. L’Hybrid regrettait les températures de la sylva, les vallées gorgées de forêts, les rayons lumineux atténués par les feuilles, les herbes un peu trempées par la rosée …. Si elle continuait comme ça, elle n’allait pas tenir jusqu’à la Cité qui semblait tellement loin. Même si la jeune femme en ignorait totalement l’emplacement, ce qui était tout à fait logique. Ne pouvant plus le supporter, Miyuki retira brusquement la jambe du qantik et enleva à la hâte son surplus de vêtements, pour ne plus que laisser sa robe rose courte en dessous et ses chaussures. Elle ne voulait certainement pas risquer sa peau fragile sur le sable qui semblait avoir mariné dans un immense feu. Reprenant la marche avec les autres, Miyuki se rappela gênée qu’elle n’avait toujours pas répondu à la question de Diya ni par rapport à ses inquiétudes quant à la Cité neutre. Elle avait fait preuve de bienveillance et Miyuki ne voulait pas qu’elle interprète mal son silence. Pour rattraper sa gaffe, la jeune femme décida d’être honnête, car elle trouvait à présent cela stupide de cacher sa nature, maintenant qu’elle faisait totalement confiance en ses partenaires

- Oui je suis une Hybrid, une phytos plus exactement, je viens du côté de Nemoto … Tu comprends pourquoi je veux essayer de ne pas m’approcher de la cité. Ils doivent me haïr …

Le corps inanimé du Qantik tressailla un peu au moment où elle avait dit le mot Hybrid. Lui qui avait été créé dans les laboratoires, avait- il été conçu pour haïr lui aussi les habitants de la Sylva ? Etait-il une machine de guerre ? Mais l’être de métal sembla retomber dans un espèce de sommeil et ne bougea plus.

-Je peux comprendre que Merybel ne veuille pas non plus s’approcher de la cité …Tu représentes toi aussi ce qu’ils détestent à mon avis. Mais maintenant que je vous ai dit qui je suis, est ce que vous me détestez, vous aussi ? Après tout, nos peuples sont ennemis…

Elle regarda un peu gênée Diya et les jumeaux. Tout le monde savait bien que malgré qu’il n’y ait aucun conflit, les Uniks et les hybrid ne supportaient pas. Merybel et Mathias en bons élites bien éduqués devaient la voir en sauvage maintenant, un animal dangereux. Elle aussi avait eu des préjugés sur eux, mais après toutes ces péripéties, elle les voyait différemment, et les considérait comme des alliés et compagnons de voyages. La marche s’avérait longue, et le soleil le confirma. Descendant lentement, il disparut à travers les collines de sable, et la chaleur suffocante se transforma en un froid glacial.

Cela lui faisait peur. Voyager de nuit dans un endroit inconnu, même bien entouré, la mettait la à l’aise. Comment trouver des repères quand il n’y avait rien ? Même pas une roche ou un arbre pour marquer un endroit. Mais Diya ou les autres devaient s’y connaître, car à peine quelques minutes plus tard, un ensemble sombre de ce qui paraissait être des immeubles en ruine apparut entre deux collines de sable. La masse grandissait, grandissait, jusqu’à ce qu’ils se trouvent à vingt mètres de « l’entrée ». Là, Miyuki se stoppa et s’assit sur le sable. Elle n’avait pas la force d’aller plus loin, cela lui faisait bien trop peur. Elle n’était pas une trouillarde, mais savait pertinemment ce que mettre un pied la dedans, en tant qu’hybrid voulait dire. Elle se rappela alors ce qu’avait dit Diya .Soucieuse, Miyuki lui posa la question.

-Je sais que tu es courageuse et que tu sais te défendre mais… Ca va aller ? Enfin, je veux dire que tu es une unik non ? Ce n’est pas risqué pour toi d’entrer-la-dedans ?

En pensant à cette possibilité, Miyuki oublia sa propre peur et se tenait prête à lui enjamber le pas pour offrir son aide . Hors de question qu’elle aille se faire attaquer seule, et puis c’est à cause de sa bêtise qu’ils s’étaient retrouvés dans cette mouise. La jeune femme se remit debout, faisant face à la cité neutre. Comme cela, si elle avait besoin de son aide, elle n’aurait plus qu’a se remettre en marche.

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MessageSujet: Re: Le maître chanteur, visite des laboratoires.[& Miyuki]   Sam 23 Jan - 19:14


Lorsque Miyuki lui révéla ses origines, la demoiselle lui offrit un sourire encourageant, elle n’était pas là pour la juger, au contraire. Après tout ce qu'elles et les jumeaux avaient endurés ensemble il n'en étaient plus à se reprocher de telles futilités. La Cyborg aurait mis sa vie entre les mains de Miyuki sans hésiter, elle avait confiance en elle et elle espérait que cela soit réciproque. Mais peut être brûlait elle les étapes ? Après tout, elle ne lui avait pas encore révélé être une Qantik. Devait elle le faire dès à présent ? Et ainsi répondre à sa sincérité ? Ou attendre ? Diya remarqua le regard de l'Hybrid tourné vers le pauvre inconscient. La jeune femme écouta la rousse lui faire part de ses craintes. Soupirant, elle décida qu'il était temps de mettre la situation au clair. Quels mots devait elle utiliser ? Elle pressa le pas, sans répondre, perturbée par ce soudain manque de courage. Tout allait il s'effondrer si elle dévoilait sa nature maintenant ? 

La nuit était tombée sans qu'aucun d'entre eux n'y fasse attention et le froid commençait à s'installer. Le manteau obscur n’était pas vraiment source d'assurance, surtout dans de telles plaines désertiques ou le danger pouvait surgir de sous leurs pieds. Nombre de voyageurs avaient fini dans l'estomac de Vers des sables, la demoiselle ne compta pas ajouter quatre nouvelle tête aux compteur. Alors qu'ils s'approchaient enfin de l'entrée de la ville, la jeune femme ressenti un certain malaise s'installer parmi ses compagnons de voyage. Quand Miyuki s'arrêta, se laissant choir sur le sable, et faisant part à la Qantik de ses inquiétudes, Diya fut contrainte de lui répondre.

" En vérité, si Merybel et Mathias sont bien des Élites, ce n'est pas mon cas."

Ses yeux émeraudes se posèrent à leur tour sur l'I.A. endommagée avant de reprendre, craignant tout à coup la réaction de la demoiselle :

" Ce pauvre être à autant en commun avec moi que je l'ai avec toi. J'étais Hybrid, jusqu'à mes neufs ans, puis j'ai été broyée par un arbre. Pour me sauver ma mère à fait jouer son contact aux laboratoires et ... ils m'ont transformé en Qantik. Si je lui en ai beaucoup voulu autrefois, ce n'est plus le cas aujourd'hui. J'ai appris à accepter mon nouveau corps et ma nouvelle famille avec le temps."

Diya s'arrêta un instant de parler pour observer le visage semi-perplexe de Mathias qui se passa la main dans les cheveux gêné, en remarquant son regard. Merybel libéra une de ses mains pour la poser sur la sienne en disant :

" Pour moi cela ne change rien. On ne se connait pas vraiment tous les trois, mais avec tous ce qui s'est passé, je pense que nous pouvons mettre nos préjugés raciales de côtés."

Elle tourna son sourire vers Miyuki et ajouta :

" Cela vaut aussi pour toi, tu sera toujours la bienvenue chez nous, du moins tant que notre mère n'est pas là. Ce n'est pas vraiment la même limonade avec elle."

La jeune Elite pouffa avant de franchement éclater de rire, entraînant son frère, plus discret mais imaginant très bien la scène, et la Cyborg qui se sentait à présent libérée d'un poids. Mathias lâcha, comme pour donner son petit mot personnel :

" Je rejoins ce qu'a dit ma sieur, même si je me méfie de toi Diya, tu serais bien capable de nous avoir retourné le cerveau !"

La Qantik leva une main en signe de reddition, ne pouvant se retenir de rire :

" Qui sait !"

Puis, plus sérieusement, la jeune femme reprit :

"Je n'oblige aucun de vous à m'accompagner, vous pouvez attendre ici que je revienne, je n'en aurais pas pour longtemps et tant que vous ne représentez pas une menace vous ne craigniez rien. A vous de choisir."
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MessageSujet: Re: Le maître chanteur, visite des laboratoires.[& Miyuki]   Jeu 25 Fév - 14:25

Tout se bouleversa dans l’esprit de Miyuki à partir de l’instant où Diya émit ces mots:

« En vérité, si Merybel et Mathias sont des Elites, ce n’est pas mon cas » .

Puis elle lui raconta brièvement son histoire, si horrible, si cruelle…Comment la vie pouvait-elle être si injuste ? En fait, Mère nature était-elle la cause de cette injustice ? Pourquoi ? Diya possédait un grand cœur. Miyuki fut complètement chamboulée. Elle n’avait jamais rencontré, enfin plutôt fait amitié avec une …cyborg. La phytos ne savait plus où donner de la tête. On lui avait répété maintes fois d’éviter cette amitié, car il n’y en avait pas . Les cyborgs, les Qantiks, étaient des êtres de métal qui avaient perdu leur âme. Ils ne faisaient qu’essayer de charmer l’âme des Hybrid, pour espérer rentrer dans les bonnes grâces de la Déesse. Miyuki paniquait. Avait été elle trop naïve ? Pourtant, cela faisait des semaines qu’ils voyaient ensemble, avaient fait connaissance, vécus les mêmes dangers. Non, si Diya lui avait voulu le moindre mal ou « pervertir « son âme, elle l’aurait fait depuis longtemps. Elle avait eu tant d’occasions ! En fait, plus ses rencontres se multipliaient, plus Miyuki devenait persuadée que les croyances Hybrid et leurs craintes étaient bien mal fondées, sur des visions réductrices. Son peuple ratait des choses.

Miyuki s’étonnait elle-même. Elle aurait cru, en tant que bonne Hybrid, laisser l’aventure là, et refuser l’amitié de Diya. Mais son cœur l’emporta. Tous ces ressentis de doute et de haine S’évaporèrent, et elle se reconcentra sur l’objectif. Ainsi Mathias et Merybel le savait déjà. C’était évident. Mais Diya devait être courageuse. Après tout, elle aurait pu le cacher pendant tout ce temps. C’était ce peuple qui les avait fait naitre et tourné en esclave. Deux Elites ayant adopté une Qantik, qui maintenant étaient coéquipiers avec elle, une Hybrid... C’était beau quand on y pensait. Si seulement le monde était si simple…

Diya proposa de rentrer seule dans la Cité neutre, et assura qu’il n’ y avait rien à craindre. Miyuki rréfléchit alors. C’était bien beau d’accepter Diya comme une amie, et non d’une race rejetée par les siens. Mais maintenant, un nouveau but s’offrait à elle. Entrer dans le royaume de ces êtres de métal. C’était comme un symbole, une nouvelle façon de se faire violence pour avancer, et se prouver à elle-même qu’elle pouvait être quelqu’un de bien et accepter Diya. Miyuki préféra ne pas se mentir. Elle avait peur, et un dégoût intérieur lui rongeait le cœur. Après avoir baigné dans une culture soudée avec la vie, la nature, le respect de la vie et la mort, les cycles naturels, comment pouvait elle s’en vouloir de rejeter ces êtres ? Mais Miyuki s’en voulait. Elle découvrait tout à coup, en prenant conscience de son amitié avec Diya, qu’elle pouvait être un être écœurant dont la gentillesse apparente n’était qu’une façade. Elle en retenait ses larmes. La phytos avait du mal à regarder Dson amie. Elle était si horrible ! Si seulement elle pouvait se frapper, là, tout de suite. Mais ça ne suffirait pas. D’une voix tremblante Miyuki regarda Diya :

-C’est bon, je te suivrais dans la Cité neutre. Je veux m’assurer que tout se passe bien et qu’on puisse rentrer ensemble.

Miyuki fit les premiers pas . Elle se sentait un peu plus légère, bien qu’encore avec ce sentiment de culpabilité. S’enfonçant entre deux tours en ruine avalées par le sable, elle découvrit une cité déserte, aux couleurs grisonnantes, dont on voyait bien qu’elle avait été le sujet d’une arme destructrice. La phytos frissonna. Des visions d’horreur et de mort s’imposèrent à elle. Elle eut presque envie que quelqu’un se manifeste. Son souhait fut exaucé. Une armure endommagée qu’elle n’avait jusqu’alors pas remarqué, sauta d’une pile de cadis et leur fit un geste de salut :

-Hello… quelle voix enrayée ! il grinçait de partout celui-là.

Soudain, huit autres personnes firent leur apparition. Petits, grands, à l’apparence humaine ou couverts de mécanismes. Ils souriaient tous d’un air sympathique. Sauf une jeune femme blonde aux jambes chair jusqu’aux genoux, et riches de fils et mécanismes complexes jusq’aux pieds. Elle avait l’air hautain, la poitrine en avant, poings sur les hanches. Ce devait être la chef. D’instinct, Miyuki se retira derrière Diya . Elle était incapable de savoir quoi faire pour la suite.

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MessageSujet: Re: Le maître chanteur, visite des laboratoires.[& Miyuki]   Ven 26 Fév - 20:02


Diya avait mis quelque minutes à constater que Miyuki ne les avait pas suivit dans leur hilarité. Inquiète elle se tue soudainement, suivi par les deux Élites. Mathias se passa la main dans les cheveux, mal à l'aise, et Merybel chercha l'approbation de la Cyborg pour parler mais celle ci la convainc d'un signe négatif de lui laisser le temps de digérer l'information. Elle avait redouté cet instant, craignait même que l'Hybrid choisisse de faire demi-tour dans la minute pour regagner les forêt et ainsi rompe à jamais cette amitié naissante. Mais la vérité devait être exposée avant qu'ils ne deviennent trop proche, c’était le seul moyen de savoir si celle-ci était réellement possible. Une pensée pour un certain loup gris qu'elle n'avait pas revu depuis bien longtemps hanta son esprit. Ses rêves de voir le peuple Originaire uni avaient fini par déteindre sur elle. Un sourire étira ses lèvre, rêveur, avant de se transformer en encouragement envers leur amie qui se décida à répondre. Sa voix tremblante témoignait du malaise qu'avait causé la révélation mais elle avait apparemment choisi, tout comme la Qantik, que leur race n'avait aucune importance. Le visage de Diya s'illumina en entendant que Miyuki souhaitait l'accompagner et Merybel sauta sur l'occasion, littéralement, en attrapant les épaules de la demoiselle, lui criant à demi dans les oreilles en laissant de côté toutes les bonnes manières enseignées par sa mère :

" Comme si tu pouvais te passer de nous !"

Diya pouffa, soulagée et lâcha une pichenette sur le front de la jeune Elite pour la faire reculer. Ajustant sa sacoche sur son épaule, l'ex Hybrid rejoignit la rousse en lâchant :

" Ne perdons pas de temps dans ce cas, ce petit monsieur à besoin de soins."

Soulevant la pièce de tissus sur laquelle reposait toujours le Qantik dans les vapes, la demoiselle attendit que Mathias saisissent les deux autres bouts pour reprendre sa marche. Ils ne fallut pas longtemps pour que le groupe franchissent les portes de la Cité en ruine. Les rues étaient inchangées, amas de pierres et de poussière côtoyant des bâtiments qui attendaient inlassablement qu'on daigne leur porter suffisamment d’intérêt pour les réparer et leur fournir de nouveaux habitants. Ils n'avaient pas franchit le premier patté d'immeubles que des silhouettes se profilèrent à l'horizon. Une I.A. masculine en piteux état leur fit signe, les saluant de sa voix grinçante. La jeune femme aux cheveux émeraude ne le reconnu pas immédiatement, mais l'Hubot qui apparu derrière lui l'éclaira autant qu'un phare en pleine nuit. Anabelle et le groupe de recherche de pièces détachées. Elle n'avait jamais vraiment eu à faire à eux, mais Elly les avait désignés comme des personnes plutôt sympathique tant qu'on empiétait pas sur leur territoire. La Cyborg avait sentit ses amis se tendre, ce qui était une réaction normale compte tenu de la situation. Leur groupe faisait la moitié de celui de la blonde, et ce n’était pas le blessé qui allait leur filer un coup de main, il ne devait même pas être capable de se tenir debout. Soupirant, Diya posa son fardeau au sol et s'avança vers la femme calmement avant d'engager la conversation :

" Salut Anabelle, tu sais si Elly est en ville ?"

La blonde fronça les sourcils avant de se pencher de côté pour observer le corps de l'Hubot avant de minauder, soudain intéressée :

" Mais ce sont des pièces toutes neuves qu'il y a là ! Et vu son état je dirais qu'il n'en a pas pour très longtemps. On peut peut être s'arranger. Je te laisse passer si tu me file son synthétiseur vocal. Celui d'Alfred à besoin d'être changé depuis longtemps et tout ceux qu'on à trouvé jusque là n'ont fournis que des résultats médiocres !"

Diya émit un rire amusé, plus pour se donner une contenance et rassurer ceux qui comptaient sur elle que par véritable amusement. Désignant le futur patient de la brune connu de tous au sein de la Cité Neutre, la Cyborg déclara, implacable :

" Aucune de ses pièces ne finira dans les mains de charognards comme vous."

Les Qantiks accompagnant Anabelle s'avancèrent vers eux, certains sortant déjà barre de fer et autres armes ramassées dans les décombres sur lesquels ils se tenaient. La demoiselle se hâta donc d'ajouter fermement :

" Toutefois, si tu nous laisse passer sans encombres je pourrais te ramener quelques petits trucs utiles de mes prochains voyages. Pour l'heure je suis pressée d'emmener cette victime d'un scientifique fou à Elly."

La blonde haussa les épaules et ses gars se détendirent sur un signe de sa part. L'Hubot sorti un petit carnet d'une pochette qui pendait à sa taille et y notta quelque chose avant de reporter son attention sur l'étrange groupe qui se tenait là et de lancer nonchalamment :

" Très bien, je te laisse tranquille pour cette fois, mais j'attend avec impatience tes présents. Je n'oublis jamais rien tu sais, et si tu ne me ramène pas ce que tu as promis je te dépouillerais de ce que tu possède en compensation. J'espère que c'est bien clair ?"

Elle marmonna ensuite, faussement désespérée :

" C'est dommage, ces pièces sentent encore le neuf, certains de mes acheteurs seraient prêts à donner une petite fortune pour l'une d'entre elle. Mais bon, je vais attendre avant de renoncer. Elly à beau être compétente, on ne peut pas sauver ce qui ne peut pas l'être."

Puis sur un grand sourire pervers Anabelle fit demi-tour, encadrée de sa troupe, et disparu au détour d'une ruelle. Diya se tourna alors vers ses amis et lâcha d'un air désolé :

" Je ne pensais pas tomber sur elle ici. Ils ne sont pas tous comme ça, mais les temps sont durs, cela peut pousser n'importe qui à devenir comme Anabelle ..."

Désignant un carrefour au loin qui débouchait sur deux artères plus large, la Cyborg ajouta :

" Nous allons continuer jusque là bas et bifurquer sur la gauche, il nous faudra ensuite encore une dizaine de minutes pour gagner l'ancien super marché. C'est là où se trouve le plus souvent la personne que je veux vous présenter. Si Elly ne peut rien faire pour lui alors personne ne le peut."
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MessageSujet: Re: Le maître chanteur, visite des laboratoires.[& Miyuki]   Sam 7 Mai - 16:57

Beaucoup d’informations d’un coup. Miyuki était à nouveau complètement perdue. Diya connaissait donc du monde ici, et elle avait passé un espèce de marché…Cette blonde, en tout cas cette Anabelle lui paraissait antipathique. Mais connaissant un peu Diya, elle devait sûrement avoir de bonnes raisons de marchander avec elle. A l’entente de cette bande avide de pièces fraîches, Miyuki avait failli se mettre en garde. La jeune femme avait beau peu connaitre le cyborg, l’idée qu’il puisse être cassé en morceaux juste pour satisfaire des gens comme eux la mettait en colère. Il n’était pas encore fichu ! N’avaient-ils pas la moindre âme ? Mais Diya lui avait expliqué que les temps étaient durs… Elle ignorait complètement ce qui se passait ici, il était facile de juger sans savoir… Miyuki se promit de lui demander des précisions plus tard.  Devant un carrefour, Diya lui indiqua la route et mentionna un nouveau nom « Elly «  qui semblait avoir une figure de salvatrice. Miyuki avait un peu plus envie de la rencontrer que revoir cette blondasse. Au fond, elle était un peu curieuse. On lui avait dit que seuls les scientifiques pouvaient les réparer. Etait-ce vrai ? où  avait-il d’autres génies ? Tout cela la dépassait un peu, ses connaissances en science étaient limitées, en dehors de son monde végétal.
Après avoir contourné des habitations à l’allure grise et étrange, elle vit en effet un endroit entouré de verre, où il était marqué « Supermarché » . A ‘intérieur, c’était un véritable fatras, où se baladaient pleins de cyborgs, enfin elle le supposait, dans tous les sens. Miyuki ne savait plus où poser le regard, tellement tout cela lui semblait nouveau. Une femme interrompit ses rêvasseries :

-Je peux vous aider ?

C’était une femme à l’allure svelte, très jolie, qui portait tout un amas de pièces détachées avec elle, des outils, et d’autres objets curieux. Ses vêtements étaient couverts de taches noires et de graisse. Elle semblait sûre d’elle, et regardait avec curiosité leur cyborg. Par chance, la femme se présenta d’elle- même, engageant la conversation lus facilement :

-Hein hein…. C’est pour le réparer j’imagine ? Va falloir m’expliquer d’où il sort, il est tout neuf au moins lui ! Je vais faire de mon mieux, mais c’est pas gagné d’avance, je vous préviens ! Miyuki supposa que ce devait être elle, Elly. La supposé Elly la renifla, lui faisant faire un mouvement de recul. Une Hybrid…Phytos j’imagine…On aura tout vu… Tu es courageuse de venir jusque-là. Bon écoutes, va te balader en attendant, j’aimerais discuter avec ta…coéquipière.

Elle qui arborait un visage sympathique beaucoup plus tôt, lui jetait des regards froid, un visage amer. Miyuki lui obéit sans plus tarder, préférant éviter les ennuis. Elle s’engouffra derrière une pile de cadis, s’éloignant le plus possible. De loin, la jeune femme vit que Diya et elle semblaient se connaitre, elles échangeaient des rires. Miyuki se sentit mal de se retrouver dans un endroit où tout le monde pouvait ressentir du dégoût ou de la haine à son égard. Elle l’avait bien cherché. Arès tout, c’est ce que devait ressentir les  Qantik en terrain Hybrid. Recroquevillé derrière une étagère cassée, un petit groupe vint l’observer. Elle trembla comme une feuille. Que voulaient-ils ?

-C’est toi l’hybrid ? demanda un garçonnet qui tenait en équilibre sur une jambe, l’autre n’ayant plus que des fils suspendus. Salut, moi c’est Oliver, je suis un cyborg, là derrière le vieux, c’est Jeff, un hubot, et mes trois potes des I.A Je te le dis, je suppose que tu dois pas trop faire la différence… Miyuki secoua la tête, muette, ayant peur de faire une bêtise. Excuse Elly, c’est une super réparatrice, mais elle n’aime pas trop les étrangers. Regardes, c’est un Anémos qui m’a fait ça à la jambe. Y’a plus rien en ce moment, si ça se trouve, je resterais unijambiste, et Elly, ça la rend furieuse.

Miyuki ne savait pas trop où se mettre. Elle n’arrivait pas à croire que quelqu’un de son peuple ai été aussi cruel avec ce petit garçon. Etait-ce par vengeance, ou de la pure défense ? Quoi répondre ? Mais le vieux Qantik la prit par la main et l’entraîna dans une autre sortie du supermarché.

-Allez, ça sert à rien de ruminer comme ça, Elly va en avoir pour un bout de temps, Diya viendra te chercher quand ce sera fini, viens on va te faire visiter notre cité, comme ça, tu jugeras si nous n’avons vraiment « pas d’âme »

Miyuki le suivit sans broncher, tout en ayant une appréhension, avec Diya qui n’était plus là. Non, c’est bon, elle n’avait rien à craindre, elle ne voyait pas pourquoi ils lui voudraient du mal. Et puis elle savait se défendre au cas où ! La jeune hybrid espérait que ce cyborg s’en sorte bien, pour qu’ils puissent repartir vers leur but initial l’esprit tranquille.

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MessageSujet: Re: Le maître chanteur, visite des laboratoires.[& Miyuki]   Ven 13 Mai - 13:25


L'absence de monde dans les rues permit au petit groupe de gagner le supermarché sans encombres. Ce dernier n'était toutefois pas aussi désert que les rues l'ayant précédé et l'air y était lourd et chargé d'odeurs huileuses et nauséabondes. Le lieu n'avait pas bougé, les lits de camps côtoyaient des personnes couchées à même le sol sur de grands morceaux de tissus plus ou moins propres. Certains Qantiks étaient réellement mal en point, d'autres là pour avoir quelqu'un à qui se plaindre de tout les maux du monde, c'était l’éternel problèmes de la Cité Neutre, ils étaient bien peu pour qui tout allait bien. Diya repéra enfin la chevelure châtain qui voletait en tout sens tant l'I.A. ne tenait pas en place, et Elly s'avança jusqu'à eux, demandant si elle pouvait leur apporter son aide. Bien vite, son regard se posa sur le pauvre homme que Miyuki avait sauvé et elle comprit instantanément la situation et prévint qu'il ne fallait pas s'attendre à des miracles non plus. Puis ses yeux émeraudes s'ancrèrent à ceux de l'Hybrid avant qu'elle ne s'avance d'un pas en déclarant après avoir humé l'air que leur compagne de route avait bien du courage de s'être aventurée jusqu'ici aux vues de son appartenance raciale. Suite à cela elle lui demanda de les laisser et bien que la demoiselle trouve sa façon de faire un peu dure, elle décida de ne pas intervenir. Il y avait trop de tas de ferraille de mauvais poils ici pour faire quelque chose qui aurait pu les contrarier et la Cyborg se refusait à mettre ses amis en danger.

Peu après le départ de Miyuki, Elly fit également décamper les jumeaux, les prenant pour un couple en leur conseillant d'aller roucouler ailleurs. Après un dernier regard à la jeune femme aux cheveux exotiques, le duo d'Elite s'éloigna, légèrement perplexe. Alors seulement la guérisseuse sembla se détendre. Elle expliqua à Diya que la veille une ancienne bombe avait explosé lors de l'aménagement d'une maison par des nouveaux arrivants et que cela avait causé de nombreux blessés, d'où le monde présent dans la salle. L'I.A. paraissait exténuée mais après quelques échange des éclats de rires leur échappèrent et la demoiselle su que les choses n’étaient pas si graves qu'elles en avaient l'air. L'infirmière fit porter l'inconnu sur une table par un gros bras et l'examina méticuleusement. Après avoir écarté le pan de tissus qui l'enroulait, la femme grimaça et leva vers Diya des yeux contrarié tout en demandant une explication à tout ceci, une nouvelle fois. La Qantik prit une grande inspiration et entreprit de raconter le récit de ses aventures, parlant d'abord des jumeaux, puis de Miyuki et enfin de l'inconnu, précisant à son sujet :

" On ne pouvait pas le laisser là bas dans cet état, à moins de donner raison au Hybrid quand à notre absence de sentiments, voir de conscience. Le pauvre, ces Érudits sont fous, ils mériteraient de mourir mille fois."

Diya serra les poings pour contenir sa colère tandis qu'Elly tentait de remettre l'épaule de l'Hubot en place. Elle expliquait calmement chacun de ses mouvements, comme si cela la canalisait, et il était véritablement impressionnant de la regarder œuvrer. Après plus de deux heures de travail méticuleux et pénible, Elly essuya ses mains graisseuses où venaient se mêler quelques tâches de sang avant de les tremper dans une bassines de désinfectant en les frottant activement. Puis enfin elle se tourna vers son amie et lui confia qu'il ne pourrait jamais utiliser sa main droite, les ligaments ayant été mal raccordés aux nerfs et la réparatrice étant incapable de modifier cela, quand à sa jambe il faudrait sans doute de longs mois et d'innombrables efforts et réarrangement pour qu'il puisse l'utiliser. Mais cela demeurait possible grâce aux mains de fées de l'I.A.. Diya la remercia et après avoir appris que l'Hubot ne se réveillerait pas avant le lendemain et qu'il était entre de bonnes mains, s'éloigna en quête du reste de son groupe. En sortant de l’hôpital de fortune elle retrouva les jumeaux assis sur un muret. Ces derniers levèrent la tête à son approche et comprirent à son sourire que le Qantik était tiré d'affaire. 

L'absence de Miyuki inquiétait toutefois la demoiselle, espérant que cette dernière n’était pas tombée sur des lascars peu recommandables. Ce n’était pas ce qui manquait dans la ville désertique. En remontant la rue principale d'Ishval elle finit cependant par reconnait la chevelure flamboyante de Miyuki au détour d'un bar restaurant hôtel, ou quelque chose qui s'en approchait. Prudemment, la Cyborg s'approcha, méfiante quand au groupe de Qantiks qui encadrait son amie, l’empêchant de voir si elle allait bien. Préférant ne prendre aucun risque, Diya bondit brusquement au milieu du groupe, se plaçant devant Miyuki en déclamant :

" Je peux savoir ce que vous faîtes ?"

Le plus petit, dont l'une des jambes était en piètre état, leva les mains en signes d'apaisement et lui lança :

" Hola ! Doucement mademoiselle, on est pas des méchants nous. Elly nous a demandé de rester avec ton invitée pour ne pas qu'elle cause de problèmes et qu'elle puisse visiter notre merveilleuse cité."

La jeune femme haussa un sourcil, mettant clairement en doute la parole du gamin dont le groupe n'était guère en meilleur état que lui. Se tournant vers Miyuki, elle abaissa la voix pour s'enquérir de la vérité :

" Ces garnements disent vrai ? Ils ne t'ont rien fait ?"

Puis elle ajouta, pour rassurer la rousse que le mal de l'Hubot avait atteint plus qu'elle encore :

" Il va bien, il pourra marcher après une longue rééducation, sans doute douloureuse, mais c'est mieux que rien. Malheureusement sa main droite est perdue, il ne pourra jamais l'utiliser à moins de persuader un scientifiques de le réparer gratuitement. Il dort pour l'instant, on pourra lui parler demain."
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Le maître chanteur, visite des laboratoires.[& Miyuki]

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