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Le maître chanteur, visite des laboratoires.[& Miyuki]

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Artiste lunaire (Miyuki)

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MessageSujet: Re: Le maître chanteur, visite des laboratoires.[& Miyuki]   Mar 5 Juil 2016 - 15:18

En réalité le petit groupe s’éloigna peu. Du supermarché ils firent de petits allers-retours entre plusieurs rues, tout en ayant soin d’avoir le supermarché en vue. En marchant, ses compagnons lui racontaient des tas d’histoires. Le plus vieux, semblait posséder une mémoire extraordinaire et n’en finissait pas de se rappeler d’anecdotes plus ou moins farfelues. Miyuki comprit qu’il faisait cela pour la détendre, car elle était tremblante, sur les nerfs, le cœur battant à tout rompre. C’est cette atmosphère qui la gênait. Les rues se succédaient, comme des visions de fin du monde. Les immeubles étaient gris, tordus, d’étranges fils y étaient suspendus. La pierre tombait en miettes, et de grandes traces noires rappelaient l’image d’un immense incendie. Des structures métalliques étranges, comme des squelettes de quelque chose, se distinguaient, à moitié engorgés de sable brulant. Elles aussi étaient tordues, les parties détruites formant des dents acérées. Par endroits, le métal avait fondu. Miyuki ignorait ce qui s’était produit içi. Une bataille ? La phytos en avait vaguement entendu parler. Mais il était clair que toutes ces traces de feu et de déformation avaient été causées par une bombe…puissante. Une arme Unik sans aucun doute. Il n’y avait qu’eux pour pouvoir faire ça. Miyuki perdu dans ses pensées n’écoutaient plus leurs histoires. Revenant peu à peu à elle, elle continua d’écouter leurs anecdotes, et elle se rendit compte que quelque chose la frappait ; Elle, était mal à l’aise, mais eux, n’avaient même pas une pointe de tristesse dans la voix, ils parlaient de leur cité presque avec amour. La phytos avait du mal à comprendre, elle qui venait d’un endroit si riche de vie, abondant de cadeaux de Déesse nature, ici elle ne sentait que la mort et la destruction. Oui, mais elle oubliait un point important. Ici, ils n’étaient plus sous le joug des caprices unik, ils étaient considérés comme des êtres à part entière, ayant leurs idées propres. Miyuki se dit qu’ils partageaient au moins un point commun : l’importance de la Liberté.

Alors qu’ils revenaient au supermarché, Diya s’adressa à ses accompagnateurs l’air inquiet. Ils expliquèrent qu’ils n’avaient rien fait de mal et lorsque Diya lui demanda de confirmer, Miyuki répondit :

-Non, je n’ai rien, ils ont été très gentils et j’ai découvert des choses…intéressantes. En esquissant un sourire.

Diya lui dit que le Qantik allait bien, mais que maintenant il dormait. Il était sorti d’affaire, mais aurait besoin de rééducation, et que tout ne serait pas réparé. En entendant le verdict, Miyuki fut soulagée. Puisqu’ils ne verraient le Qantik que le lendemain, la phytos se rendit compte tout d’un coup que tous ces évènements l’avaient épuisé. La lumière baissait, et ses paupières devinrent si lourdes, ses membres si mous, qu’elle réussit à peine à articuler :

-Je…suis heureuse pour lui….alors, on le verra demain, hein ?....Pardon, je suis épuisée….je crois que je vais dormir…bonne nuit.

La phytos fit de drôles de mouvements pour ramper jusqu’à un coin du supermarché. Elle s’endormit d’un seul coup, en espérant que Diya ne serait pas trop vexée par ce « bonne nuit » trop rapide. Bientôt, elle n’entendit plus rien et plongea dans un sommeil profond. A son réveil, la lumière était assez faible, il devait être assez tôt. Tout le monde était endormi, sauf quelqu’un qui était assis à côté d’une caisse. Ne voulant déranger personne, Miyuki se déplaça jusqu’à lui à pattes de velours. Elle se rendit compte rapidement que c’était le fameux Qantik qui était réveillé.

-Bonjour, je me présente, je suis Miyuki, je suis l’une de celles qui t’on sauvé du laboratoire. Tu vas mieux ? Tu étais dans un sale état ….

La Qantik ne lui répondit pas tout de suite, l’air méfiant, puis finalement il ouvrit la bouche, mais en garde, comme si, au moindre mouvement suspect, il passerait à l’attaque.

-Excuse-moi, mais je méfie. Tu ressembles à Une Unik, et aucun Unik ne m’a accordé la moindre pitié. Cette réparatrice, hier, je lui fais confiance, mais si ça se trouve, toi, tu me tends un piège….Hum. Ceci dit, attends. Le Qantik fit un mouvement en avant, grognant de douleur pour la fixer du regard et lui prendre la main. Il sembla renifler à gauche et à droite. Hum… Tu es une phytos ? Donc vous existez vraiment ? Je n’en avais jamais vraiment vu.

Miyuki fronça des sourcils, suspicieuse. Comment savait-il ? Il avait très rapide à savoir tout cela, d’habitude, la plupart des gens l’ignoraient et la prenaient pour une Unik. Soudain, le Qantik roula des yeux et se mit à raconter tout ce qu’il savait sur les Hybrid. Au début, elle fut impressionné, croyant que le Qantik s’était informé dans les livres, mais bientôt les détails devinrent si précis… Miyuki paniqua. Personne ne savait autant de choses, même elle…D’un ton froid un peu tremblant, la phytos lui demanda d’où il tirait autant de choses.

-A la base j’avais été élaboré par ce scientifique minable… dans le seul but qu’il soit enfin reconnu par ses confrères. J’ai été fabriqué pour stocker une mémoire gigantesque. Aucun Unik ne peut rivaliser avec moi. On m’a fait stocker des données confidentielles, sur toutes les races, les technologies, l’histoire… Ce scientifique m’assurait que je serais extrêmement précieux à l’avenir pour les uniks, mais j’ignorais ses  plans. Les données sur les Hybrid, ce sont des souvenirs et des récits d’hybrid capturés. C’est ce qu’il m’a raconté en tout cas.

Miyuki fut horrifiée par ses propos, imaginant toutes les monstruosités si les Uniks l’avaient à nouveau sous la min. La phytos attendit que Diya se réveille pour voir ce qu’‘elles allaient faire par la suite. Mais maintenant qu’il était sur pieds et en sécurité, la phytos ne voyait plus de raisons de rester dans la Cité. Tout ce qu’elle désir ait maintenant c’était que les jumeaux aient cette chance aussi. Et le Dernier Paradis lui semblait encore tellement loin …

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MessageSujet: Re: Le maître chanteur, visite des laboratoires.[& Miyuki]   Lun 18 Juil 2016 - 0:59


Le soulagement inonda la visage de la demoiselle, le petit groupe n'avait pas causé d'ennuis cette fois, Miyuki affirmait même avoir découvert des choses intéressantes. Diya s'autorisa un sourire, se demandant comment la phytos percevait la Cité Neutre. La voyait elle telle qu'elle même l'avait perçu lors de sa première visite ? La Cyborg se souvenait de sa rencontre avec une jeune femme dont elle avait à présent oublié le nom. Peut être bien Joul en y repensant. De ce vieillard rouillé qui leur avait demandé leur histoire respective et de ceux qui les avaient pourchassé au milieu des ruines. Après avoir exprimé sa joie devant la future guérison de celui qu'elles avaient sauvé au Laboratoires, l'Hybrid déclara être fatiguée et alla s'isoler dans un coin calme du supermarché désaffecté avant de rapidement s'endormir. Les jumeaux revinrent un peu plus tard, eux aussi excédés par cette longue journée. Ils discutèrent peu, se contentant de raconter à la Qantik ce qu'ils avaient vu et leurs impressions sur tout cela. Le trio s'installa non loin de Miyuki et Morphée ne leur laissa guère plus d'une demi-heure avant de les enlever à leur tour à leur enveloppe charnelle.

Diya fit un drôle de rêve cette nuit là. Elle était presque certaine de se trouver dans une ruelle sale et mal fréquentée de Nordkia, Mathias, Merybel et Miyuki étaient là aussi, ils cherchaient Alice, la fameuse Paria, leur demi-sœur. Une ombre les suivait, avalant peu à peu la lumière incertaine qui éclairait faiblement les lieux. Cette dernière menaçait de les engloutir, immense et effrayante. La mâchoire aux dents immatérielles se refermait sur eux lorsque la demoiselle ouvrit les yeux, la sueur perlant à son front. Le cauchemar avait été prenant et elle avait beau fouiller les recoins de son esprit à peine éveillé, il lui semblait qu'aucun danger les pourchassait à ce jour. Elle se méfierait toutefois, ils n’étaient pas à l'abris de rencontrer un autre partisan de la race Unik pure, un chasseur de Paria, ou qu'en savait elle encore. Des paroles parvinrent à ses oreilles, basses et proches. Elle reconnu la voix de Miyuki, mais pas la deuxième. Grave et masculine, celle-ci interpella aussitôt la Cyborg, elle ne l'avait jamais entendue ici. Relevant discrètement la tête sans se faire remarquer, Diya en chercha l'origine. Elle vit alors son amie discuter avec le Qantik qu'ils avaient ramenés des Laboratoires. Il semblait aller mieux, mais son air méfiant ressemblait à celui de tout ceux qui avaient atterrit ici contre leur gré. La jeune femme craignit un instant que l'homme se montre violent lorsqu'il saisit sa main diaphane, mais il se contenta de la ... renifler ? Il énonça ensuite sa nature à haute voix, sans hésiter, comme si la réponse se trouvait dans les fragrances s'échappant du corps de la rousse. 

Stupéfaite, Diya resta muette, continuant d'observer leur discussion au milieu du silence endormi de l'infirmerie. Le Qantik laissa couler un fleuve de connaissances sur les Hybrids, ses mots et descriptions étaient précis. Chacun des faits énoncés d'une sûreté sans faille. Un véritable puits d'informations sans fin. Le bruit avait fini par réveiller d'autres résidents qui écoutèrent stupéfait la fin de la discussion. L'air se gonfla d'horreur, d'inquiétude, devenant lourd, et le silence qui suivit le dernier mot de l'inconnu devint presque surnaturel. Même Diya, à qui il en fallait pourtant pour la choquer, ne parvenait à prononcer le moindre mot. S'il disait vrai, alors sa simple présence était un danger pour tout ceux qui vivait ici. Même le Dernier Paradis ne pouvait l’accueillir, c’était trop risqué. Aucun endroit ne saurait le protéger, sa mémoire était bien trop importante. Si cela se savait il serait traqué nuit et jour. Un bruit métallique rompit la pesanteur, sèchement. Le bruit d'une arme qu'on charge, d'un cran de sûreté qui saute. La jeune femme n'eut que le temps d'entrevoir l’éclat du canon et de se jeter devant avant que le grelot s'active en tintant, repoussant la balle qui ricocha avant de se planter dans le mur opposé. 

Son regard glacial se posa sur la femme qui tenait l'arme, sa blonde chevelure relevée en un chignon désordonné, les yeux emplie d'une colère qui couvait depuis de longues années. Anabelle. Diya se releva et se plaça devant le Qantik, faisant rempart de son corps, ainsi son champ électromagnétique protégeait à la fois l'inconnu et Miyuki qui se trouvait juste à coté de lui. La tension dans la pièce était encore montée d'un cran, tous avaient les yeux rivés sur la cible de la blonde. Tous avaient compris ce qu'il représentait s'il tombait entre de mauvaises mains. La Cyborg réfléchissait à toute allure, au mieux elle pouvait modifier les pensées de cinq personnes. Mais sans compter Elly il en restait au moins dix dans la salle pour lesquels elle ne pouvait rien faire. Elle concentra son attention sur Anabelle dont l'arme pointait toujours dans sa direction. L'I.A. semblait furieuse, elle hurla, hors de contrôle :

" Écartes toi de lui ! Tu n'as pas compris ce qu'il a dit ! Il nous met tous en danger !"

Diya secoua la tête négativement en rétorquant :

" Je ne m’écarterais pas d'un millimètre, tu entends ? Baisses ton arme tu sais qu'elle est inutile contre moi."

La blonde ne cilla pas, son front se plissa d'avantage, la colère déformait ses traits, l’incompréhension transparaissait dans ses yeux, alors Diya ajouta :

" Il ne porte aucune puce, Elly l'a vérifié à son arrivée. Si tu ne me fais pas confiance je sais que ce n'est pas le cas de notre infirmière préférée. Les scientifiques ne savent pas où nous l'avons emmenés, tant qu'il reste ici, sous contrôle, il n'y a aucune raison de s'en faire."

La Qantik avait insufflé toute sa volonté dans ses paroles, aussi la plupart des présents se détendirent tandis qu'un homme lançait :

" Et comment comptes tu le garder "sous contrôle" nous ne pouvons pas assigner quelqu'un à le surveiller jour et nuit, il y a trop à faire !"

Elly s'avança, écartant les malotrus réticents qui s'étaient amassés, poings sur les hanches, derrière Anabelle. Se plaçant aux cotés de Diya elle posa sa main sur son épaule et appuya ses propos calmement :

" Je me porte garante de notre nouveau venu comme je suis portée garante de la plupart d'entre vous. N'oubliez pas que vous êtes tous arrivés ici dans des circonstances différentes mais que chacun portait le poids d'un passé qu'il ne pouvait changer. Il en va de même pour lui, si ces scientifiques lui ont implantés cette base de donné ce n'est ni de son fait ni de sa faute. Laissez lui au moins une chance de s’intégrer, de gagner votre confiance avant de chercher à l’exécuter de sang froid. Ou peut être oubliez vous qu'il s'agit de notre frère ? Ces données pourraient nous êtres utiles ici."

Elly, qui était suffisamment respectée pour avoir imposé le calme, observait chacun de ceux soutenant la blonde, les défiants de la contredire. Un léger regard vers les jumeaux permis à la demoiselle de vérifier qu'ils allaient bien. Malgré leur yeux hagards et leurs traits fatigués et étonnés, ils paraissaient tenir le coup. Diya se tourna ensuite pour observer l'expression de Miyuki, que pensait elle de tout cela ?
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MessageSujet: Re: Le maître chanteur, visite des laboratoires.[& Miyuki]   Sam 13 Aoû 2016 - 13:11

Plus le Qantik parlait, plus la jeune femme se sentait tétanisée, bouillonnant d’une rage destructrice et d’une panique qui lui faisait perdre tous ses moyens de réflexion. Trop de choses, trop de savoir, trop d’informations. Jamais elle n’aurait cru tomber sur une mémoire pareille. Sitôt qu’il s’embarquait sur un sujet qu’il en enclenchait un autre, avec une facilité et une décontraction déconcertante. Jamais il n’hésita ou l’interrogea du regard, elle, qui aurait dû mieux savoir que lui ! Les rituels, les chefs, les esprits, même les lieux cachés des Hybrid , points stratégiques en cas d’attaque. Non, c’était trop. Miyuki sentit monter des larmes brûlantes, qui était le signe qu’elle allait bientôt craquer et briser sa belle façade. Pacifique comme elle était, la jeune femme détenait aussi une part sombre, très sombre au fond d’elle-même, qu’elle tentait d’effacer, d’oublier. Mais il y avait ces moments où le contrôle des émotions n’avait plus lieu. Ses dessins étaient là, prêts dans sa sacoche, son poignard était encore plus proche, collé contre sa peau. Elle ne réfléchissait plus. Qu’il se taise, qu’il se la ferme ! Il était trop dangereux…. Elle aurait dû le laisser mourir. Ce salopard allait finir en petits morceaux ! Et si sa famille allait être décimée à cause de lui ? Tuer…Tuer…il fallait qu’elle le…

Mais au moment où Miyuki glissa sa main pour attraper le dessin auquel elle pensait, elle fut brutalement tirée de sa torpeur par le bruit sec d’une balle qui se planta dans un mur. Miyuki avait complètement oublié les autres. La blonde…. C’était celle de l’autre fois. La rage la dominait, son arme pointée vers le Qantik, mais Diya faisait rempart. Elle le défendait farouchement. Miyuki admira son courage de se dresser contre tous ses compatriotes qui, vu leurs regards ne partageaient pas le même avis, et qui, tout comme elle, rêvait de le réduire en pièces. Il n’avait pas de puce affirma Diya. Heureusement, car Miyuki se glaça en se rendant compte des risques qu’il y aurait pu avoir, même une bataille, un massacre…. Ils avaient une véritable bombe entre les mains. A la surprise de la jeune femme, la réparatrice du Qantik prit la défense de Diya. Elle clama avec vigueur que chaque nouveau venu avait les mêmes droits. Ses paroles étaient belles, et la Phytos savait que si elle était dans un autre état, elle se serait jointe à la scientifique. Mais la rage ne la quittait pas… Et Elle ? Qu’allait-elle répondre ?

Comme Miyukli s’y attendait, Diya la chercha du regard, comme pour lui demander si elle partageait leurs convictions. Miyuki se sentit déchirée. Ce qu’elle pensait vraiment, c’était qu’il était bien trop dangereux, qu’elle ne voyait là qu’un ennemi, qu’une arme destructrice qui pouvait réduire son peuple en cendres, sa famille à néant si sa mémoire tombait entre de mauvaises mains. Elle se mordait pour se canaliser, mais elle allait exploser, faire ce que toute l’assistance désirait. C’était insupportable, la jeune femme ne parvenait plus à se contenir. Mais soudain Miyuki se rendit compte des conséquences. Qu’allait-elle en penser ? Elle verrait ce visage qu’elle-même hait tant. Cette violence qu’elle refoule et qu’elle interdit aux autres. Les jumeaux aussi. Ils garderont en tête l’image d’une tueuse sans pitié. Une sauvage. Ils partiront l’abandonneront, et adieu leur amitié, le Derniers paradis. Elle, repartirait chez elle, en ayant assouvi son désir et son devoir, mais avec l’image d’elle- même ayant participé à un massacre, en cédant à sa part bestiale, et cela resterait imprimé dans sa conscience à vie.

- Je préfère être honnête. Je trouve ce type dangereux, et je rêve comme Annabelle de le tuer. Le Qantik à ses mots, comprit enfin que Miyuki n’étais en rien une allié, et se cacha dans un coin pour ne plus être à la portée de personne. Il lui jeta un regard amer de déception. Qu’y pouvait-elle ? Elle se reprit rapidement, consciente d’avoir jeté un froid. Mais finalement je ne peux pas…je refuse de le tuer. Je suis d’accord avec elle deux. Il peut vous être utile. S’il a tant d’informations sur les autres peuples, il peut en avoir sur les Unik logiquement. Stratégiquement il peut être un futur atout. Et puis on l’a enlevé du laboratoire avant qu’il ne puisse parler à grand monde. Donc à part ceux qui ont implanté des informations dans sa mémoire, finalement il est très probable qu’il ait beaucoup d’Unik qui soient au courant pour lui… Et puis son créateur était humilié régulièrement. Je pense qu’il n’y a pas trop à s’inquiéter, même si il faut rester prudent . Gardez le, faites ce que vous en voulez. C’est un être vivant c’est vrai. Tout ce que je souhaite c’est partir d’ici, et permettre à mes jeunes amis d’être en sécurité et tranquilles.

Là, elle se tut. Miyuki avait à peu près tout dit. La phytos espéra que Diya ne la jugeait pas trop sévèrement. Elle avait tout de même entendu que Miyuki désirait le tuer… Soudain la phytos prit les mains de la scientifique.

-Oh j’oubliais…j’ai tout de même une faveur à vous demander. Avant que l’on parte, j’aimerais que vous retiriez de sa mémoire les informations sur mon peuple. Je sais que je peux vous faire confiance, mais si ça tombait par hasard sur quelqu’un de mal intentionné… tout peut arriver, comprenez je ne suis pas tranquille. Je veux protéger ma famille c’est tout.
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MessageSujet: Re: Le maître chanteur, visite des laboratoires.[& Miyuki]   Sam 3 Sep 2016 - 22:46


Les yeux de la Cyborg s’écarquillèrent devant la déclaration de Miyuki, devant la haine qu'elle sentait émaner d'elle. Alors qu'elle l'avait cru si pacifique, voir l'Hybrid souhaiter la mort de quelqu'un aussi clairement brisa quelque chose en elle, et même les mots que son amie prononça ensuite ne suffirent pas à l’apaiser. Même si chacune de ses paroles sonnait juste et que les arguments était clairement crédibles, il restait comme un arrière goût amer dans la bouche de la Qantik, bien qu'elle ne laissa rien transparaître. La rousse attrapa les mains d'Elly, l'implorant presque de supprimer les informations sur les Hybrids contenues dans la mémoire du rescapé. Une grimace tordit les lèvres de Diya, et la brune lui demanda son aide du regard. La demoiselle s'avança alors jusqu'à la Phytos, posant sa main sur son épaule tout en tentant de lui expliquer :

" Cela n'est pas si simple. Il est aisé d'ajouter des souvenirs à un Qantik dont le cerveau est mécanique, mais ... enlever des connaissances, des souvenirs, ou toute une partie de la mémoire sans la détruire entièrement ou l'abîmer est presque impossible. Il serait moins risqué de le tuer mais je veux que tu comprenne que cela n'arrivera pas de mon vivant."

Sa dernière phrase avait été plus dure. La jeune femme avait vu trop de morts, de sang inutilement versé, de vies brisées. Il était hors de question qu'elle laisse un innocent dont le seul mal avait été de naître dans le mauvais camp mourir si elle pouvait l’éviter. S'éloignant de la rousse, la Cyborg alla tendre la main au Qantik, l'aidant à se relever en lui souriant pour le rassurer. Tout son être suintait la crainte, une peur viscérale, celle d'avoir était arraché à une vie peu envieuse pour finalement mourir prématurément quelques jours après. La demoiselle posa sa main sur sa joue, pour le calmer, l'apaiser grâce à son Sigma. Elle inséra en lui une certitude, celle que personne ne lui ferait de mal tant qu'il serait ici. Elle le sentit se détendre progressivement, sans qu'elle ai besoin d'utiliser de mots, et finalement ce fut lui qui s'avança pour leur parler, Diya se contentant de rester à ses cotés pour l'appuyer.

" Je sais que vous me voyez comme un monstre, que vous craignez ce qu'on m'a offert, ce puits de connaissances dont même moi je ne soupçonne pas les limites. Mais vous vous trompez, je ne l'utiliserais jamais contre vous. Ni contre ton peuple."

Le Qantik s’était tourné vers Miyuki, et même si la déception se lisait encore dans son regard, il tenta d'insuffler à sa voix autant de conviction que de volonté :

" Je sais que tu auras du mal à me croire, mais si je reste caché ici ces informations ne parviendront jamais à personne. Et même si l'on me torturait je ne dirait rien qui puisse causer du tord, je ne suis pas ce genre d’individu. Crains moi autant que tu veux, mais c'est toi qui est venu me sauver dans les laboratoires, je te dois au moins cette promesse : tant que je vivrais ces connaissances demeureront prisonière de mes pensées et n'apporteront aucun malheurs ni aux Hybrids, ni aux Qantiks. Tu peux me faire confiance."

Anabelle foudroya la demoiselle aux cheveux émeraude avant de se retirer, cette histoire ne la préoccupait sans doute pas d'avantage que l'odeur des pièces neuves. La pluparts des Qantiks attroupés dans la pièce prirent par ailleurs également congés après que le ton soit redescendu. Diya saisit la main de Miyuki dans les siennes et déclara à voix basse :

" Il sera constamment avec Elly, ce qu'il t'a dit est vrai, c'est le fond de sa pensée, il ne cherchera pas à faire de mal à qui que ce soit qui fasse partie de ton peuple ou du mien. Pour les Uniks ... c'est une autre histoire. Mais cela est compréhensible que tu sois inquiète. Nous devrions nous éclipser à présent qu'il est entre de bonnes mains. Notre présence à suffisamment perturber Ishval ces deux derniers jours."
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MessageSujet: Re: Le maître chanteur, visite des laboratoires.[& Miyuki]   Mer 7 Sep 2016 - 14:20

Malgré ses supplications, Diya la ramena à la réalité. Impossible de faire cette opération sans l’endommager, elles qui avaient risqué leur peaux pour lui sauver la vie. Quelle idiote, la phytos était une grande ignorante de ces nouveaux organismes, ces mécaniques et machineries. Elle avait pensé naïvement qu’il serait simple de lui faire oublier ce qu’il avait appris. Hélas non, rien ne serait fait, et la jeune femme devrait se contenter de cela, sachant qu’elle laissait derrière elle un danger futur. Miyuki fut cependant touchée par les paroles de Diya « Cela n’arrivera pas de mon vivant ». Son ton sonnait glacial à ses oreilles, et la jeune femme sentit que son amie lui en voulait d’avoir déclaré de telles paroles. Son visage s’embrasa et les larmes lui montèrent, lui brûlant méchamment les yeux. Voilà qu’elle se mettait à dos quelqu’un avec qui elle avait partagé des aventures, et dont elle y était attachée. Son amie avait vu son autre face, et en ressentit une honte douloureuse. Mais elle avait beau faire, la phytos ressentait toujours une peur pour le Qantik, pour son savoir. Diya était de son côté , cela se comprenait. D’où la colère qu’elle avait dû ressentir pour Miyuki.

Après avoir été rassuré par Diya, le Qantik s’adressa à elle pour la rassurer quand à ses informations qu’il détenait. Il jura ne jamais les divulguer, même sous la torture et en fit la promesse. « Tu peux me faire confiance » . Il était sincère, très sincère. Miyuki qui avait baigné dans une culture du pardon et de la seconde chance, se détendit un peu, touchée par ses paroles. Diya la rassura davantage, et lui fit comprendre qu’il n’y avait plus rien à craindre ni pour elle, ni pour lui. Il était temps de partir. Diya avait raison, et Miyuki la trouva bien gentille de ne pas la rabrouer davantage, elle qui était prête à tuer l’un des siens. Peut-être que sur la route réussirait-elle à trouver les mots pour se faire pardonner, car elle avait peur que quelque chose se soit brisée dans leur confiance et leur amitié, et la jeune femme ne voulait surtout pas perdre ça. Miyuki serra quelques mains et fit de petits gestes de salut. Elle fut plus généreuse lorsqu’elle trouva le groupe qui lui avait offert une petite visite de la ville. La phytos regretta ces adieux car ils avaient l’air très sympathique, et la jeune femme était sûre qu’ils seraient devenus de bons amis avec le temps. En se dirigeant vers la sortie du supermarché, elle regarda d’un air triste cette cité aux immeubles à l’abandon abriter une race rejetée, et se rendit compte à quel point elle était admirative devant tant de courage. C’était des gens biens, et qui méritaient mieux. Miyuki se demanda ce que la Déesse en pensait.

Une grande bourrasque l’accueilli gentiment à la sortie de la Cité. Le sable emporté par le mouvement lui gifla le visage, et elle ne vit rien pendant quelques secondes, ses yeux larmoyant occupés à enlever les grains incrustés. Deux nouvelles bourrasques faillirent faire envoler sa cape qu’elle tenu fermement de ses deux mains, tandis qu’une nouvelle traînée de sable claqua ses joues. Le désert avait l’air mouvementé, comme si une tempête se préparait. Miyuki était en terrain inconnu, mais cela ne lui disait rien de bon. Il fallait se dépêcher de sortir de là. Et puis il faisait si chaud… Comme il n’y avait plus d’immeuble sous lequel se protéger, il n’y avait pas d’ombre, juste une fournaise qui était extrêmement pénible pour l’Hybrid habituée à l’humidité. Il n’y avait plus qu’a espérer que la sortie soit proche. En attendant, ayant peur pour ses compagnons, elle sortit un vieux dessin, et le matérialisa. C’était un immense parapluie en caoutchouc solide et transparent. Sa couleur était teintée pour protéger des rayons. Il était certes un peu plus lourd qu’un parapluie ordinaire, mais au moins il pouvait protéger largement tout le groupe des rayons brûlant et du vent qui fouettait durement. C’était bien agréable d’être protétégé par le parapluie, car il faisait un peu plus frais, et ses yeux ne pleuraient plus, épargnés du sable. Mais le dessin n’avait pas une durée de vie très longue. Miyuki accéléra le pas. Une boussole qu’elle avait désigné également une autre fois lui servit de repérage car il devait être facile de se perdre. Mais c’était juste un repère. La jeune femme faisait confiance en Diya . Elle devait plus s’y connaitre qu’elle.

A sa grande surprise, la chance lui sourit, car la fin du désert arriva plus rapidement qu’elle ne l’aurait cru. Petit à petit, une ville émergea à l’horizon. Elle devint de plus en plus grosse, bruyante, animé. Quelques minutes plus tard, Miyuki se retrouva au d’une cité inconnue, mais qui ressemblait vaguement à celle dans laquelle elle avait combattu pendant la guerre. Une mauvaise image lui traversa l’esprit et la chassa immédiatement. Ce n’était pas le moment de ressasser les traumatismes. Cette ville y ressemblait, mais de très lin. Les gens n’étaient pas habilles pareils, et puis ici les rues étaient étroites, pleines de ponts et de passerelles en fer qui montaient sur plusieurs étages. Il y avait un monde fou. Hommes, femmes enfants de tout âge en vêtements grisonnants faisaient un incessant chassé-croisé, transportant pioches, sacs, outils. On entendait des hommes héler des ordres de toute leur force, tandis que certains sifflotaient joyeusement en grattant leurs mains puissantes et noires de charbon. A bien y regarder, Miyuki ne vit pas une ruelle ou passerelle qui ne soit vide. C’était si animé…. L’Hybrid n’y était pas habitué. Quel monde…. Quel boucan. La jeune femme ressenti à nouveau ce malaise lorsqu’elle était à la Cité neutre. Le rappel qu’elle était une étrangère, et certainement pas la bienvenue. Et puis avec la guerre… Il ne faisait pas bon d’être Hybrid. Malgré que certains comme elles ai voulu arrêter cela à Némoto, ils devaient être si hais…. Pourvu que personne ne s’en aperçoive.

Miyuki regarda désespérément les Docks, se rappelant qu’ils cherchaient la paria….Alice . Elle avait l’impression d’enquêter dans une fourmilière.

-Alors….Comment trouver Alice maintenant ?
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