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La mécanique de Nolmë [Pv Fleya- Repise ft Lukas R.]

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MessageSujet: La mécanique de Nolmë [Pv Fleya- Repise ft Lukas R.]   Dim 12 Jan - 22:43




Je venais de recevoir une somme d’argent plutôt importante. Il est vrai que sauver et donner naissance à une vie était un service onéreux. Je n’avais pas voulu faire ça pour la richesse, juste pour acquérir de la notoriété. Je pensais qu’avoir un nom était plus important que tout. Le temps me dira si j’avais raison ou tort. Le comte Roxas était un homme juste, je lui avais demandé l’aide de ses valets pour faire exploser ma maison. Il ne fallait laisser aucune trace de ma présence. Ma mémoire n’était pas revenue entièrement, mais j’avais quelques flashs. Ce que j’avais fait à Naoki était une chose interdite, si les personnes du conseil des Princes venaient à le savoir je ne donnerai pas cher de ma peau.

Nous étions repassés à la maison pour récupérer plusieurs affaires afin que notre voyage se déroule sans encombre. J’avais toujours ce mot qui provenait de … de moi. Il était étrange de lire un papier qui était écrit par soi-même sans avoir le moindre souvenir. Je lisais les fonctionnalités de Naoki, il pouvait se déplacer, ce qui pour le moment marchait bien, transmettre ou enregistrer des informations. Cette fonction était très utile, surtout que sa base de données avait été préalablement constituée. Sa dernière capacité, et non des moindres, était de copier un mouvement. J’imaginais déjà tout ce que je pouvais lui faire faire. Mes pensées furent stoppées aussitôt par des prérequis. Il fallait pour ce faire, des conditions très précises et pénibles. Lui faire regarder trois fois la même chose, attendre qu’il analyse diverses caractéristiques et pour finir il ne pouvait enregistrer qu’une action au total.

Cette technique était inutile si une personne était amenée à me chercher des ennuis. Je ne devais pas penser à cela, après tout si on se dirigeait vers Anathorey c’était pour trouver un pigeon. J’avais assez d’argent pour monter mon propre laboratoire, mais je n’étais pas assez connu et quoi de mieux que de travailler pour l’élite pour gagner en réputation. Avant même de penser à cette cité, il fallait sortir de Nordkia, j’avais pris ma demeure parmi les maisons se trouvant dans les profondeurs de la ville. Je n’étais arrivé qu’au Docks bien que Naoki me portait dans ses bras, il est vrai que l’idée de marcher me déprimait. Il y avait beaucoup de monde, des dockeurs qui travaillaient, d’autre qui essayaient de faire voler leurs machines. Pour ne pas attirer l’attention, je décidais de me mettre sur mes jambes.

En m’étirant de tout mon corps, j’allais en direction de la sortie, suivi de près par mon cyborg. Certaines ruelles étaient bouchées alors nous étions obligé d’effectuer plusieurs détours. Etant donné que je ne sortais jamais, ces Docks me faisaient penser à un labyrinthe. Au bout de longues minutes j’apercevais une diligence tiré par six Kokobots, une rareté, une voiture de luxe. J’étais enthousiaste, c’était la première fois que j’allais prendre ce moyen de transport, d’autant plus qu’il est très rapide. J’allais voir la personne s’en occupant pour lui prendre deux billets. Comme je m’y attendais, le prix était élevé mais je pouvais me le permettre. En me retournant pour exprimer ma joie à mon ami, je m’apercevais avec horreur que Naoki n’était plus là. Ou était-il ? Comment avais-je pu perdre une personne qui ne peut agir seul ? Je posais ma main sur mon visage en fermant les yeux afin de réfléchir sur les endroits susceptibles où il pouvait être.  


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Qantik militaire (Fleya)


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MessageSujet: Re: La mécanique de Nolmë [Pv Fleya- Repise ft Lukas R.]   Lun 13 Jan - 19:36

Fleya errait dans les rues inconnues à sa base de données. Elle avait quitté son point de chute, poussée par l'application du protocole de gestion en autonomie de la vie active. Elle inaugurait ainsi cette nouvelle application, qui lui paraissait complexe, elle qui avait été habitué à recevoir des ordres directs de son créateur. Elle obéissait à présent à des ordres indirects. Bien sûr, elle savait qu'ils avaient été programmés par Hojo, mais la différence était tout de même notable selon son programme d'analyse et de comparaison. De plus, son générateur de sentiments lui faisait découvrir la vie sous tout un autre angle, bien difficile à gérer. Elle ne savait pas comment traiter cette multitude de nouvelles émotions qui l'assaillaient de tout part, et dont le surnombre et la nouveauté faisaient légèrement saturer son logiciel d'analyse et d'assimilation. La situation était délicate pour elle, surtout qu'en plus de cela, elle devait obéir à ce protocole de gestion qui résonnait en elle comme un instinct le ferait pour une créature organique. C'était une priorité, une nécessité contre laquelle elle ne pouvait aller. Et d'ailleurs elle ne s'en posait même pas la question, elle le faisait car elle devait le faire, elle était programmée pour ça. Et pourtant, elle commençait de manière intrinsèque à accorder de l'importance à des choses de son propre chef, sans qu'aucune application ne le lui commande. Mais elle ne s'en rendait pas compte. Elle avait tellement de chose à assimiler à présent....

Et pour l'heure elle s'attachait à répondre à cet instinct artificiel qui l'avait conduit jusqu'ici. Elle devait trouver le moyen de se procurer ce dont elle avait besoin pour se construire.... Une arme. Une arme qui lui était propre, telle la Vorpale qui sommeillait en elle. Une arme qu'Hojo avait songé et pensé pour elle. Elle n'était pas parvenue à réparer les dossiers traitant de l'évolution et des diverses formes de cette catégorie d'arme, mais pour l'heure, elle en avait déjà la version Beta et ce serait suffisant jusqu'à ce qu'elle puisse finir de réparer sa mémoire endommagé et décrypté les fichiers secrets et codés qui y reposaient. Elle vadrouillait ainsi dans les rues, dans sa tenue de poupée tout droit sortie d'un conte, son visage aux traits doux, attirants et paradoxalement inexpressif. Elle cherchait.... Du bois. Du bois lourd et sec, du bois résistant et robuste. Un bois étanche qu'elle pourrait tailler à sa convenance, à celle d'Hojo, pour qu'elle devienne l'arme convoitée.... Un Hobby Horse ! Enfin une masse d'arme en forme de poney quoi.... C'était ainsi que l'assistant temporaire d'Hojo avait décrit l'arme la première fois qu'il la vit. C'était aussi la dernière fois qu'il avait travaillé avec Hojo....

Fleya ne connaissait pas grand chose du monde qui l'entourait, pour ne pas dire quasiment rien. Elle sollicitait sa mémoire pour trouver le protocole à appliquer pour s'en procurer. Il lui étai bien venu à l'esprit l'option de couper un arbre, mais elle ne disposait pas du matériel nécessaire. Et elle n'avait pas trouvé de hache non plus.... L'endroit où elle se trouvait était rempli de monde et l'activité fourmillait. Le cerveau artificiel de la jeune Qantik ne savait plus quelle information traité et il laissait s'échapper les trois quart de toutes les données que les yeux lui renvoyaient. Puis il en vint à se focaliser sur un seul et unique objectif : le bois ! Car en plus de la vie qui y grouillait, ce lieux étrange regorgeait d'une multitude de denrées. Mais hélas, pour l'instant Fleya n'en avait repéré aucune qui lui permettrait de pouvoir satisfaire la raison de sa venue. Jusqu'à ce qu'elle repère un débarras de chute de bois. Il y avait de multiple taille, dans la longueur et des petits cubes voire des petits morceaux. Mais rien qui ne lui permettrait de faire de corps de sa masse.... Pour ce qui était du manche par contre, une longue chute d'un bois que les individu autour semblaient dénommer Gaïac..... Et tandis que les hommes s'éloignaient en parlant de "verre" et de "boire" la jeune Quantik s'avança vers les chutes sans leur prêter attention. Elle prit la chute qui lui semblait prometteuse bien que brute. Et elle décida de tester sa solidité. Son regard se porta sur le mur en pierre de le plus proche. Elle s'en approcha et frappa de toute ses forces contre avec la chute qu'elle avait entre les mains. Le fracas fut retentissant, mais le bois ne sembla pas souffrir outre mesure de ce mauvais traitement. Fleya sembla satisfaite de cette expérience, et enchaina avec plusieurs petits coups dans les airs pour tester sa résistance à l'air.... Et là, un BONK suivit d'une résistance plus ardue vint se faire connaître. La chute avait cogné par mégarde la tête de quelqu'un. Tournant son visage vers le pauvre homme en question, qui selon le calcul d'estimation des dégâts de Fleya risquait d'avoir une bosse, elle découvrit un jeune homme, l'air normal, avec des yeux bleus à la pigmentation singulière cela dit. Tout en l'observant, elle s'anima alors pour sortir de son mutisme.


-Initialisation du protocole de l'analyse contextuelle.... Chargement des données spontanées.... Résolution des équations d'interactions.... Veuillez m'excuser. Base de données d'interactions mise à jour.

Faisant appelle à un certain nombre de programme, Fleya venait d'apprendre à s'excuser lorsqu'elle maltraitait par inadvertance une tierce personne qui n'était pas affiliée à un ennemi. Un bon début pour un chemin qui allait s'avérer être trèèèèès long.
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MessageSujet: Re: La mécanique de Nolmë [Pv Fleya- Repise ft Lukas R.]   Mar 14 Jan - 13:25




Réfléchis abruti… Souviens-toi … Même si la mémoire n’est pas mon point fort je devais me rappeler, c’était une obligation. Je ne pouvais laisser dans la nature un Qantik de ma confection. Il ne suffisait que de très peu de temps avant de pouvoir remonter jusqu’à moi. Qu’en était-il de lui ? Etait-il vraiment mort ? Ne pouvait-il rien ressentir ? En même temps, sans organes et sans cerveau, il est extrêmement difficile, pour ne pas dire impossible, de vivre.  Je ne devais pas m’en faire pour lui, mais est-ce que je le considérais toujours comme mon meilleur ami ? Peu importait pour le moment, je devais simplement me souvenir du chemin que l’on a emprunté pour venir.

Ma main sur mon visage m’aidait à me concentrer, je n’étais pas susceptible de me faire distraire par l’environnement. Alors voyons voir, avant de venir ici, nous avons fait une succession de virage, le premier à droite. Qu’est-ce qu’il y avait dans  cette ruelle ? Rien du tout, des bars rien de plus. Plus loin, nous avons tourné à gauche, même chose que précédemment. Après plusieurs minutes de réflexions, il y avait seulement deux endroits où j’avais pu le perdre. Lors du premier détour, j’avais été assez surpris alors que notre objectif était droit devant nous. J’avais pu par inadvertance oublier de le faire tourner. Non il était impossible que je fasse ce genre d’erreur quoique...

La deuxième option était lors d’un croisement, je n’étais plus très sûr de savoir par où aller, j’avais donc envoyé Naoki vérifier le chem… Mais quel crétin congénital ! Je m’étais rendu compte d’un panneau qui était bien caché quelques secondes après. J’avais oublié de le rappeler, il devait toujours être là-bas. Pris d’une nonchalance incroyable, je marchais péniblement vers mon ami. Arrivé à cette fameuse intersection, je tournais dans l’autre direction et l’apercevais au loin. Il était debout, inerte. La connexion avec mon cerveau avait dû être coupé à ce moment-là, il ne fallait pas que je m’éloigne de lui.

Alors que je m’avançais je voyais une jeune femme prendre la route perpendiculaire à la mienne. Elle ne semblait pas faire attention aux choses qui l’entouraient. J’en avais marre de marcher alors j’appelais Naoki par la penser pour lui dire de se ramener, ce qu’il exécuta tranquillement. Je me retournais pour être prêt à partir, j’entendais ses pas se rapprocher de moi. J’avais eu beaucoup de chance qu’il n’avait pas attiré l’attention. Perdu dans mes pensées, j’entendis un BONK, ce genre de bruit n’est pas très courant, comme si quelqu’un s’était fait frapper… Comment ça BONK ?!

En me mettant en face de la scène, je pouvais constater que Naoki était au sol. Le coup ne devait pas être très fort mais il est vrai que je ne faisais plus attention à lui, il était primordial que je reste concentré. Je commençais à courir vers eux, la demoiselle était à peu près de ma taille, au fur et à mesure que je me rapprochais je l’observais. Ce n’était pas sa chevelure sombre, ni son corps sportif et encore moins son visage agréable, mais quelque chose me chiffonnait sur elle. Je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus, peut-être parce que je n’avais vu que très peu de personne du sexe opposé.

J’arrivais à proximité quand deux hommes étaient intervenu, l’un passa une branché à la fille alors que l’autre essaya d’aider mon Qantik. Si jamais il devait poser sa main dessus il comprendrait tout de suite qu’il n’était plus humain. Me pressant aussi vite que possible j’ordonnais à Naoki de s’assoir doucement avec des gestes qui montraient qu’il était sonné. Il était difficile d’imaginer toutes ces choses en même temps que de courir.

« Naoki ! Attends moi je suis là ! »


Les deux dockers ressemblant à des catcheurs se retournaient. Je leur avais dit qu’il s’agissait de mon frère, qu’il avait une grave maladie mentale qui l’empêchait de parler et qui pouvait lui faire perdre sa concentration. Je ne voulais pas que cette fille ait des ennuis par ma faute, alors j’avais tout fait pour que ces deux-là partent rapidement. On était seul à présent, je voulais m’excuser et partir aussitôt, mais Naoki en avait décidé autrement. Je ne savais pas comment il avait fait, mais il m’avait envoyé des données, il s’agissait des mots qu’elle avait prononcé avant que j’arrive.

Initialisation ? Base de données ? Le message n’était pas très clair et pas entier. Quand il a reçu ce coup, sa fonctionnalité a dû s’activer tout seul. Cette fille devenait très intéressante, il fallait que j’en sache plus, je lui tendais la main pour la saluer. Je n’étais pas habitué à faire la bise, et vu les circonstances de notre rencontre, une poignée de main était plus approprié.

« Désolé pour Naoki, il est souvent dans la lune mais il a la tête dure. Je suis le Docteur Stein, et vous, qui êtes-vous ? »


Je devais faire mon plus beau sourire, en plus d’examiner quelqu’un il s’agissait d’un test. Si je pouvais obtenir quelque chose d’elle, je pourrai facilement piéger des membres de l’élite à Anathorey.

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Qantik militaire (Fleya)


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MessageSujet: Re: La mécanique de Nolmë [Pv Fleya- Repise ft Lukas R.]   Ven 17 Jan - 14:36

Fleya avait à peine fini de présenter ses plates excuses que les deux dockers revinrent en courant sur les lieux de l'accident. Pendant que l'un se chargeait de la malheureuse victime, l'autre réprimandait la jeune fille par un sermon dans les plus noble règle de l'art. L'apparence douce et jeune de Fleya l'avait très certainement induit en erreur sur sa condition de jeune femme, car il semblait plus houspiller sévèrement une enfant qu'une jeune femme. Fleya l'observait parfaitement impassible, ce qui perturba un peu son interlocuteur. Aucune émotion, ni expression, absolument rien ! Normalement, dans ce genre de situation, les gens normaux avait toujours une attitude. Qu'ils n'en mènent pas large, ou qu'ils s'insurgent, voir même qu'il expriment une indifférence du genre "cause toujours tu m'intéresses". Mais là rien. Définitivement rien. Comme si elle ne l'entendait pas alors que ses yeux étaient plonger dans ceux de l'homme. Et pourtant Fleya l'écoutait attentivement même. Son programme de mémorisation enregistrait les propos et griefs de l'homme, les analysant pour établir une base de donnée sur les sujet pouvant provoquer la colère des individus biologiques. En même temps le programme d'analyse contextuelle prenait un soin tout particulier à établir des mesures en tant réelle du taux d'agressivité pour parer à d'éventuelles représailles ou autres manifestations hostiles.

Mais heureusement pour tout le monde, rien ne dégénéra, le docker se contentant de gronder la jeune fille jusqu'à ce qu'un troisième homme n'intervienne. Il calma les tensions, rassurant les dockers et agissant de manière à ce qu'ils quittent rapidement les lieux. Toujours aussi stoïque, Fleya observa la scène se dérouler sous ses yeux comme si elle était étrangère à ce qui se passait. Pourtant elle était belle et bein là. L'homme présenta ses excuses lui aussi. Ce qui engendra une sources d'inconnues dans la base de données de la jeune Qantik. Pourquoi un individu s'excuser pour les actes de quelqu'un d'autre ? Une nouvelle équation que Fleya inscrit dan sa base de registre et qu'il lui faudrait résoudre. Ce n'était pas logique, c'était contraire à sa logique, l'ordre des responsabilité n'était pas respecté. C'était elle qui avait nuit involontairement. Alors pourquoi quelqu'un qui n'avait rien à voir avec l’énoncé du problème venait s'excuser pour quelque chose qui lui était étranger. Une bête phrase qui devint un véritable mystère pour la Qantik, qui dut cependant mettre sa résolution d'équation en attente. L'individu identifié comme "Docteur Stein" lui demanda de décliner son identité. Ça c'était facile ! Cette procédure était déjà codée en elle. Dans un geste calculé à la perfection elle vint serrer la main de l'homme, de manière bien énergique avec sa force de Qantik, avant de.... se présenter....


Identité : Fleya, Quantik de catégorie A, version d'utilisation 7.8.9. . Bonjour Dr. Stein.

Si son interlocuteur avait pu avoir des doutes sur l'identité de la jeune fille, là au moins il était fixé. Mais pour la demoiselle en question, voila qui était fait, et bien fait. Fleya avait répondu à la demande de l'homme, et un nouveau sentiment se fit sentir en elle. Elle se sentit satisfaite, et que son travail avait été correctement réalisé. Son programme enregistra un nouveau sentiment identifié comme de la fierté. Fleya était fière d'elle ! Elle observa sa chut de bois et chercha cette fois un morceau de bois bien plus gros qui pourrait lui servir à faire la tête de son arme. Elle pourrait user de sa vorpale pour pouvoir tailler le bois dans la forme qu'elle voulait et il lui faudrait pouvoir aussi faire les finitions. Pendant ce temps ses systèmes continuaient leur analyse des données envoyées par le système de reconnaissance et d'identification auditive. Et c'est ainsi que tout en cherchant de quoi finir son arme, elle répondit à Stein.


-Étude de probabilités de véracité des équations.... Analyse en cours.... Confrontation des données enregistrées.... Analyse terminée, le rapport d'analyse communique une probabilité de 0.00025% de chance que le sujet Naoki soit originaire ou situé sur le satellite lunaire de manière régulière. Nécessité de mettre à jour votre base de connaissance ou source de renseignements estimé à 98%.

Toujours pratique de savoir à quel point on peut se tromper dans une déclaration, sauf lorsque les propos de base sont une métaphore à prendre au second degrés. Mais pour l'heure le programme de Fleya ne lui permettait pas encore ce petit luxe. Au moins si Stein avait un doute sur l'origine de sa créature il pouvait à présent être sur qu'il ne venait pas de la lune, et qu'il ne pouvait pas y aller régulièrement. Sa chute d'une main, elle se dirigea vers les chargements de bois qui eux disposaient de pièces plus grosses et plus adéquates à ses exigences. Ce qui allait surement être assez ennuyeux. Car elle ne pouvait pas non plus se servir où elle pouvait et ou elle voulait. Mais il lui manquait encore tellement de notion à intégrer, de principes et de codes de vie.... La jeune Qantik avait l'innocence d'un nouveau née, mais les traits de son enveloppe ne lui permettait pas de pouvoir agir de la sorte. Et sa programmation au combat et à l'assassinat n'aiderait certainement pas....
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Prince de rien (Lukas R.)


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MessageSujet: Re: La mécanique de Nolmë [Pv Fleya- Repise ft Lukas R.]   Jeu 28 Aoû - 15:21

Lukas ouvrit les yeux soudainement dans son lit. Immobile sous ses draps, il n’avait rien bougé d’autre que ses paupières. Alors qu’il dormait d’un sommeil très profond, ses yeux avaient décidé de s’ouvrir brutalement, l’arrachant au repos d’une fin de nuit calme. La fatigue ne pesait pas sur son crâne comme lorsqu’on se réveille bien trop tôt. C’avait été un déclic sec, qui s’était abattu sur Lukas sans crier gare. Il était très rare qu’il se réveille aussi rapidement, et que son organisme réponde immédiatement à l’appel de la journée qui commence. Comme il ne se sentait pas reposé ni fatigué, Lukas avait l’impression de ne pas avoir dormi. Il s’assit sur le rebord de son lit, le regard vague et les cheveux ébouriffés. Il attrapa le paquet de cigarettes qui trônait sur la table de chevet, et alluma l’une d’entre elles pour commencer à la fumer lentement. C’était là son premier réflexe du matin, qui était mauvais en tous points : mauvais goût, mauvais pour la santé, mauvaise habitude. Pourtant cela réchauffait Lukas bien plus qu’une bonne tasse de café.

Par la fenêtre aux volets qu’il ne fermait jamais, Lukas vit le Soleil monter peu à peu dans le ciel d’Anathorey. Il allait faire beau. A peine s’était-il fait cette remarque que le jeune homme réalisa qu’il n’en avait rien à faire. Il réfléchit à comment occuper sa journée… Il fallait acheter des meubles pour la chambre de Fleya. La pensée de ce nom serra l’estomac de Lukas une petite seconde. Mais oui, il n’était plus seul chez lui à présent. Il l’avait rencontrée la veille, cette petite Qantik à l’intelligence artificielle, dans une rue d’Anathorey où elle avait pleuré toutes les larmes de son corps car elle était perdue. Il l’avait consolée, incapable d’ignorer une jeune fille en proie à un chagrin si fort. Après une conversation de quelques heures avec lui, elle avait décrété que Lukas était devenu son nouveau maître, et lui avait fait serment d’allégeance. Qu’en penser, se demandait-il sans cesse depuis. Où est-ce que tout cela allait le mener ? Cela faisait dix ans qu’il vivait seul, et pour lui-même, car il n’avait plus personne. Et voilà qu’elle était arrivée, elle aussi seule au monde et qui avait décidé de se raccrocher à lui pour donner de nouveau du sens à son existence. Semblable à une enfant, elle avait encore tout à apprendre. Quelle drôle d’histoire. Lukas ne parvenait pas à envisager ce que l’avenir lui réservait à présent qu’il était en charge de Fleya. Il tira une dernière bouffée de tabac avant d’écraser son mégot dans un cendrier froid. On verra bien, se disait-il.

Il se leva pour se rendre dans le salon, et s’étonna soudain du calme qui régnait dans son appartement. Hier matin encore il était très calme, tout comme la veille, et les jours précédents. Mais Lukas ressentit une différence dans le silence de cette fois-ci. Il avait changé de teinte, il était plus creux que jamais. Prise de conscience. Où est Fleya ? Lukas regarda dans toutes les pièces de son appartement, et ne la trouva nulle part. Il l’appela une, deux, trois fois. Aucune réponse. Où pouvait-elle bien être ? Lukas finit par se dire qu’elle avait finalement décidé de s’en aller de chez lui. C’aurait été une parenthèse bien étrange dans sa vie… Lukas regarda par sa fenêtre les rues blanches d’Anathorey. Cette cité si belle et calme était pourtant presque aussi dangereuse que Nordkia, quand on savait observer les activités de la noblesse dite « obscure ». Lukas imagina Fleya, seule dans ces rues, en train de déambuler en ne comprenant pas ce qui l’entoure… Seul le diable savait ce qui pourrait lui arriver. Une boule dure palpitait douloureusement dans le ventre de Lukas. Il était inquiet. Il n’aimait pas imaginer Fleya seule dans les rues – et ça, c’était dans la meilleure des hypothèses. L’inquiétude grandit. Plus le temps de se poser des questions. Lukas décida d’aller chercher Fleya. Il enfila ses vêtements habituels (chemise blanche, pantalon noir) et passa son grand pardessus sombre avant de sortir dans les rues. Son précieux Archive Book, bien entendu, prit part au voyage, logé dans une poche intérieure du manteau.

Quand il arriva au bout de sa rue, Lukas tourna sur la gauche pour se rendre dans la ruelle où il avait percuté Fleya la veille. Elle avait peut-être fait un tour là-bas ? Il questionnerait aussi les passants, s’ils avaient croisé une jeune femme aux cheveux noirs, robe bleue et yeux clairs. « Tiens, Monsieur Lukas Rainforth ! Il y a longtemps que je ne vous avais vu dans le quartier ! » Lukas se retourna, intrigué par la voix familière qui le hélait. Un vieil homme fringuant vêtu comme un militaire le saluait de l’autre côté de la rue. « Sir Lawrence… » fit Lukas, en l’apercevant. C’était un vieux voisin, qui vivait toutefois dans une somptueuse demeure à quelques pas de l’adresse du jeune homme. Il portait avec fierté son uniforme d’infanterie, ses décorations de vétéran et une grande moustache blanche qui le vieillissait de dix ans. Lukas appréciait peu cet homme, qui était plein de préjugés contre tous ceux qui n’appartenaient pas à l’Elite, et de surcroît à la race des Üniks. Toutefois l’éthique et la bienséance lui imposaient de faire preuve de  politesse avec lui. Quelle fortune que Lukas fut une personne si patiente. Ils échangèrent quelques mots banals pendant un instant. « A vrai dire mon jeune ami, je vous ai aperçu hier soir – vous deviez être sur le chemin de votre domicile. Vous étiez, si je ne m’abuse, en fort charmante compagnie. Quelle belle jeune femme vous aviez au bras ! » Lukas se racla la gorge légèrement, gêné et ne sachant que répondre. Qu’est-ce qu’il s’imaginait, ce vieux Lawrence ? « Allons, aucune inquiétude Rainforth, j’ai moi aussi eu votre âge… » Le vieil homme ponctua ses propos d’un clin d’œil inopportun. Lukas répliqua avec humilité : « Non, il ne s’agit pas de ce genre de choses, Sir Lawrence, cette histoire est compliquée… » - «  Je vous crois, est-ce à cause de ‘’complications’’ que votre demoiselle est partie aux aurores de chez vous ? Je l’ai croisée alors que je me rendais… » - « Comment ? Où l’avez-vous vue ? » le coupa Lukas avec empressement. « Ma foi, aux portes Sud de la cité. Si elle a suivi la route, elle a pris la direction de Nordkia » répondit Lawrence, un peu surpris.
A Nordkia ? Que diable pouvait-elle bien faire à Nordkia ? Lukas remercia Sir Lawrence, et s’en alla à la hâte, tandis que ce dernier bougonnait des reproches sur la capitale des Dockers, et conseillait à Lukas de surveiller ses fréquentations. Arrivé aux portes, Lukas chercha une diligence de Kokobots qui prendrait la direction de Nordkia, et grimpa dans la première. Il arriverait sur les Docks, et c’était à partir de ce point que les amusements allaient commencer. Retrouver une jeune femme dans tout Nordkia, cet immense dédale ne serait pas une partie de plaisir. En regardant ses mains sur ses genoux, Lukas remarqua qu’il était vêtu comme un noble. *Bon sang… quel idiot !* pensa-t-il, agacé par sa propre bêtise. Sa tâche serait particulièrement ardue. Il se ferait repéré en un rien de temps, et il était certain qu’on ne l’accueillerait pas à bras ouverts.

La diligence arriva à Nordkia une heure plus tard, et s’arrêta au sommet des Docks de Nolmë, point de communication entre la cité et le monde extérieur. Lukas fit quelques pas sur le large pavage de pierre, et se pencha un peu en avant pour contempler le diamètre grandiose de la ville. Sa profondeur de plusieurs centaines de mètres était tout à fait vertigineuse. Des galeries qui faisaient le tour du grand cercle formaient les rues complexes et abritées. Elles contenaient habitations, commerces, ateliers de mécaniciens et centre de réparation de Vanships. Tout au fond, on voyait un parterre de maisons ainsi que de ruelles commerçantes. On y trouvait principalement de la nourriture à peu près saine, ainsi que de l’eau classée par catégorie de salubrité. Lukas reporta son regard sur les Docks, où les autres passagers de la diligence se disséminaient peu à peu. Ils étaient au nord de la cité. Plusieurs entrées à cet endroit pouvaient être empruntées. Des hangars de mécaniciens et des pistes de décollage de Vanships l’attendaient d’un côté. De l’autre, il y avait des grands containers qui formaient l’entrée d’une rue, descendant doucement dans la ville. Lukas jeta son dévolu sur cette entrée, et commença à rechercher Fleya, en tachant d’être le plus discret possible…
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Qantik militaire (Fleya)


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MessageSujet: Re: La mécanique de Nolmë [Pv Fleya- Repise ft Lukas R.]   Ven 29 Aoû - 15:35


Fleya avait une longue chute de bois en main et se dirigeait vers une aire de chargement et déchargement des docks. Depuis qu'elle s'était éveillée ce matin, ses processeurs lui avaient dictée de se mettre immédiatement à la recherche des composants pour pouvoir créer sa seconde arme, son Hobby Horse. Pour la Qantik militaire qu'elle était, être en possession de ses armes de base était une question de survie. C'était donc avec ce qui pouvait être comparé avec un instinct de survie qu'elle s'affairait à remplir sa mission, véritablement obnubilée par cette dernière. Elle chercha partout autour d'elle, trouva bien des bons blocs de bois, mais aucun n'avait le diamètre qu'il lui fallait jusque là. Elle devait se tailler ni plus ni moins que la tête de sa masse, et la fantaisie d'Hojo commandait que cette tête soit à l'image d'une tête de cheval. Il fallait quelque chose d'assez gros... Les tronçons de bois qui étaient entreposés non loin pour la construction des navires étaient intéressants, mais bien trop gros. Et elle trouva son dévolue sur un imposant morceau de bois qui servait de cale.

Et sans la moindre autre forme de procès, Fleya s'en approcha et commença à l'observer sous toutes les coutures. Comportement pour le moins très étrange surtout lorsqu'on l'observait de l'extérieur. Et d'ailleurs les dockers ne s'y trompèrent pas. Qu'est-ce qu'une poupée grandeur nature faisait là, à s'extasier autour d'une cale ? Mais le plus surprenant fut lorsqu'elle se mit à tirer la cale vers elle pour ensuite la retourner sur plusieurs face. Après un petit temps de stupéfaction -parce qu'un petit bout de femme comme elle qui vous manipulait un tel morceau sans sourciller ça surprenait-, trois dockers vinrent à son encontre, bien décidés à comprendre ce qu'il passait par la tête de cette petite caille à la frimousse d'arbre en fleur. Fleya très absorbée par les calcules qu'elle faisait, et à programmer la manière dont elle allait tailler le bloc, ne fit guère attention à eux. L'un des dockers encore un peu perturber l'interpella alors.


Hey la ptite caille, qu'est-ce que tu fa... ?!?!


Les trois hommes s'interrompirent lorsqu'il la virent s'empoigner de sa Vorpale, sortie de nul part, et commencer à donner des coups ravageurs dans le bois. L'un resta abasourdi par ce spectacle, l'autre se demandait quoi faire et le dernier finit pas réagir, chacun étant perturbé de voir une petite poupée manier de la sorte une lame et surtout tailler le bois avec une régularité et une méthodologie aussi inquiétante. Elle ne semblait même pas fatiguée par l'exercice. Le plus courageux s'exclama alors en tentant de garder sa contenance.

Hey la ptite demoiselle ! On taille pas les cales !

Fleya s'interrompit finalement et tourna lentement son visage d'ange impassible vers l'homme. Celui se renfrogna, essayant de garder la face bien que cette gosse la déstabilisait franchement. Il se tenait prêt à tout ! Sauf à ce qui allait suivre...


-Pourquoi ?


Elle avait posé la question avec un aplomb et une candeur complètement désarmante, laissant bouche bée les trois gaillards. Elle se payait leur tête, c'était pas possible autrement ! Mais lorsqu'ils regardaient le regard de la jeune fille, il n'y avait pas une once de mépris, de malice ou tout autre indice qui aurait pu justifier le fait qu'elle se moquait d'eux. Non... Elle était sérieuse dans sa question. Bordel mais elle avait quelle âge ?! Était-elle stupide pour poser ce genre de question ?! L'un des hommes perdit patience et lui rétorqua sèchement.

Parce que c'est pas à toi idiote ! Tu nous prends pour des billes ?!

-Analyse en cours.... étude comparative physiologique.... Confrontation de la base de données avec l'équation.... Retranscription du résultat....  Votre ressemblance avec des billes est estimée à 0,000000001 %. Classification du pourcentage en catégorie nulle.

Quoi ? Mais... Hein ?!


Cette fois-ci ils étaient complètement perdus, et l'un était sur le point de lui en retourner une. Il avait pas compris un traître mot de ce qu'elle avait dit, donc c'est que c'était surement une insulte. Fleya avait anticiper le mouvement reconnaissant les contractions musculaires initialisant un coup à venir. Son poing s'était resserré sur la garde de sa Vorpale, prête à se défendre. Mais ce ne fut guère nécessaire car l'un des dockers retint son compagnon. Il se pencha vers se dernier, qui le regardait ne comprenant pas son geste, et lui dit alors.

Attends, tu vois pas qu'elle est simplette ? Il lui manque une case à cette fille... Mais elle est mignonne quand même non ? Tu vois ce que je veux dire....

Fleya observait toujours les trois hommes, stoïque. Le taux d'agressivité semblait être retombé chez celui qui s'avérait menaçant. Leur comportement avait changé du tout au tout....


Et sinon mon petit chat, et si tu laissais tomber ce bout de bois pour aller dans un endroit plus sympa ? Un coin pareil c'est pas fait pour les jolis demoiselles, on ne sait pas sur quoi tu pourrais tomber.... On connait un coin bien mes potes et moi, tu vas voir je suis sûr que ça va te plaire !


-Impossible, je n'ai pas fini la fabrication du Hobby Horse. Je dois terminer mon travail avant de réfléchir à une nouvelle mission. Cette tâche est de priorité A+, je ne peux la déléguer ultérieurement.

..... Bordel je comprends rien quand elle ouvre la bouche ! Allez on l'embarque, suffit qu'elle crie pas et personne ne fera attention....


Sauf que lorsque l'homme s'empara du poignet de Fleya qui tenait l'arme, il eu la surprise de constater que malgré sa force, elle ne bougea pas d'un millimètre ! Il avait beau forcé, quitte à lui faire mal il s'en fichait, mais rien. Qu'est-ce que c'était donc que cette fille au juste ?! Elle l'observait toujours impassible, comme si elle attendait quelque chose. Elle attendait en effet qu'il amorce un acte de violence ou considérable comme dangereux pour pouvoir riposter et se défendre. Il devenait difficile de décrire qui était le plus en danger dans cette situation... Surtout que pour un observateur en hauteur, le spectacle était parfaitement visible !
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Prince de rien (Lukas R.)


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MessageSujet: Re: La mécanique de Nolmë [Pv Fleya- Repise ft Lukas R.]   Mer 3 Sep - 23:48

Lukas marchait depuis une vingtaine de minutes déjà, sans trouver aucune trace d’une petite jeune femme brune à la robe bleue. Il n’avait croisé très peu de monde, et les seuls regards qui s’étaient posés sur lui étaient intrigués, interrogateurs et malveillants. Il n’était pas vêtu comme un prince, mais son élégance ne laissait aucun doute sur la ville d’où il provenait. Il se maudit de ne pas avoir pris le temps de retourner chez lui pour au moins revêtir des habits plus modestes. Il était si gêné qu’il avait l’impression que les mots « Élite ambulant » étaient écrits en grosses lettres sur son front. Ses recherches seraient grandement compliquées par sa gêne et son allure. Et rien ne prouvait que Fleya se trouve quelque part dans la grande Nordkia.
Lukas était un homme très ouvert, qui travailla un esprit critique dès son plus jeune âge. Enfant, il était sceptique face aux reproches que faisaient son père à tous ceux qui étaient différents de l’Elite, voire même de la communauté des Ducs. Adolescent il apprit à aimer la diversité et s’intéressa aux différences de plus près, pour se défaire des préjugés et de l’orgueil des Üniks. Encore adulte, il cultivait cette ouverture d’esprit. C’est pourquoi, même peu à l’aise dans les rues de Nordkia, il se dit que s’il faisait preuve de politesse et d’amabilité, tout se passerait très bien. Haut les cœurs, aurait dit Alvis.

Alvis… Et il y avait Ethan aussi. Docker de naissance, il avait grandi en compagnie des enfants Rainforth avant de prendre la tête d’un groupuscule terroriste, qui faisait des grandes familles d’Anathorey les cibles de leurs attentats. Son amertume et sa haine envers l’Élite n’avait fait que s’accroître au contact des Rainforth, bien qu’il fût l’amant de sa sœur. Tous deux étaient morts dans l’attaque qui visait la maison dans laquelle ils avaient tant de souvenirs. Leurs âmes partirent très loin, et Lukas demeurait seul, blessé mais bien vivant sous les décombres de son manoir. Il n’aurait pu dire si ce jour-là si ses blessures physiques étaient aussi douloureuses que les blessures de son cœur. En une heure à peine, il avait essuyé l’amère trahison de son ami, avait perdu sa sœur, et sa maison. Ç’avait été une grotesque cascade de catastrophes, qu’il n’avait réalisé que quelques temps après le drame. Et voilà qu’aujourd’hui, il marchait dans les rues de Nordkia, qui avaient vu naître celui qui lui avait tout pris, mais qu’il n’avait jamais pu détester. Lukas sentait un pincement lui serrer la poitrine et la gorge. Ces mauvais souvenirs étaient très désagréables, et tout à fait inutiles à sa tâche. Il était temps de chercher Fleya sérieusement.

Il passa à côté d’un établissement creusé dans la paroi rocheuse de la ville, dont les portes et les fenêtres étaient habillées de rideaux rouges. On entendait des rires et de la musique à l’intérieur. L’une des fenêtres était entrouverte, laissant passer au travers de son cadre une odeur désagréable de chair moite et mise à nue. Mal lui prit de lever les yeux vers l’établissement, car une jeune femme l’appela depuis la fenêtre. « Salut mon chaton ! » lui lança-t-elle, d’une voix joyeuse en se penchant en avant, pour mettre son décolleté en avantage. « Si tu veux voir du pays, y a qu’à ouvrir la porte ! » Lukas lui adressa un sourire un peu gêné, et lui répondit : « N-non merci, mademoiselle, je ne fais que passer… » Il s’en alla derechef alors qu’il entendit la jeune femme éclater de rire – sans doute amusée par sa pudeur. Il y avait sans doute de quoi rire de lui dans tous les cas.
Lukas dirigeait ses pas vers l’intérieur des rues, et s'accouda à la balustrade de fer qui bordait le centre béant de Nordkia. Ainsi perché au-dessus de la ville, il ne put que regarder tout ce qu’il y avait sous ses pieds, et tout ce qu’il n’avait pas encore visité. Quelle incroyable cité, se dit-il. L’architecture de la cité des Dockers étaient bien plus complexe que ne l’était celle d'Anathorey. En face de Lukas se trouvait une plateforme d'embarquement pour les appareils aériens. Nordkia était un lieu où les machines volantes étaient reines, c'était un fait. Des hommes travaillaient déjà à transporter de grandes planches de bois. Lukas les observa un par un. Ils transpiraient à grosses gouttes dans leur vêtement de toile salies par les matériaux manipulés. Des tissus lâches et moites, qui sentaient le labeur durement accompli. L'un d'eux portait cependant une robe bleue et des bas.

Quoi ? Lukas plissa les yeux, et remarqua que la personne qu'il observait n'était autre que Fleya, qui l'air étourdi marchait parmi les Dockers embarquant les pièces de bois. L'estomac de Lukas se serra encore une fois. Il l'avait retrouvée, quel soulagement ! En glissant son regard le long de la balustrade où il était accoudé, il remarqua un passage qui le mènerait directement sur la plateforme. Sans perdre un instant, le jeune homme y courut, sans plus prendre garde à ce qu'on le remarque ou non.
Lorsqu'il arriva sur la plateforme, Lukas était essoufflé. Son point de vue était plus loin qu'il n'y paraissait. Il s'épongeait un peu le front, et tâcha d'aller retrouver Fleya. Il l'imagina seule sur ces docks, à se demander quel était cet endroit, qui étaient ces gens, quelle était leur vie... Elle reprendrait ses calculs étranges, pour tenter de comprendre par elle-même. Lukas sentait qu'ils allaient avoir une petite conversation tous les deux. Peut-être qu'elle ne voudrait pas revenir chez lui, peut-être qu'elle lui poserait beaucoup de questions auxquelles il aura du mal à répondre, qui savait ce qu'il allait arriver à présent.

Lukas aperçut enfin Fleya, droit devant lui. Plusieurs hommes l'entouraient, sans doute intrigués par une telle présence sur leur lieu de travail. Ils l'entouraient et l'observaient comme si elle était une bizarrerie de la nature. Le jeune homme put remarquer en s'approchant qu'un long poteau de bois trônait juste devant Fleya, et semblait avoir été un petit peu sculpté. Que pouvait-elle bien faire avec un objet pareil ? La suite ne fut pas totalement du goût de Lukas : un des hommes attrapa la jeune femme par la main, et tenta de l'attirer à lui. Lukas pressa le pas. Pourvu qu'on ne veuille pas la signaler aux forces de l'ordre de la cité ! Son allure bizarre pouvait tout à fait être perçu comme une forme de menace. Dans un lieu où tout n'était que persécution de la part des hautes sphères, il était facile d'éveiller la méfiance des gens.

« Fleya ! » appela Lukas, lorsqu'il arriva à la hauteur du petit monde. Les Dockers se tournèrent vers cette voix inconnue, et furent surpris de se trouver face à un homme aussi fringant. Ils s'approchèrent de Lukas, en hochant la tête d'un air intéressé. « Bonjour, messieurs... » dit Lukas, le plus poliment du monde. « Pourriez-vous lâcher la main de cette jeune femme, s'il vous plaît ? » demanda-t-il au garçon qui essayait d’entraîner Fleya vers lui vainement. Il était curieux qu'elle n'ait absolument pas bougé d'ailleurs. Elle était donc capable de résister à la force d'un homme ! Lukas allait de surprise en surprise avec elle, et ce malgré le fait qu'ils ne se soient rencontrés que la veille. Le Docker s'exécuta, et lâcha Fleya, en bougonnant quelques phrases incompréhensibles. Lukas ne releva que « tarée » de tout son discours. Il préféra ne pas relever, et s'approcha de Fleya pour lui parler plus discrètement. « Que fais-tu ici ? Tu m'as fait peur, à disparaître d'un coup... » dit Lukas à voix basse. « Il ne faudra pas recommencer, d'accord ? » poursuivit-il gentiment. Il adressa un sourire à la jeune femme.

Un Docker derrière eux lança : « Hé, t'es qui toi ? Qu'est-ce que tu fais sur les Docks ? » Lukas se retourna vers l'intéressé. « Mon nom est Lukas. Et je suis venu chercher cette jeune femme, qui s'est égarée jusqu'à Nordkia ». Le Docker toisa Lukas quelques instants. « C'est ta domestique ? T'es fringué comme un dandy, comme un empaffé d'Anathorey ! » - « Je vis effectivement là-bas.» répondit Lukas, d'une simplicité si tranchante que le Docker demeura interdit quelques secondes. « Attends, là... Tu débarques de nulle part, et tu nous balances, à nous , que tu viens d'Anathorey ? Tu te fous de nous ou quoi ?! » - « Je n'ai fait que répondre à la question que vous avez posée, monsieur » répliqua Lukas, toujours d'un calme exemplaire. Le Docker dévisagea Lukas. C'était qui ce rigolo ? Il respirait Anathorey, mais il ne puait pas l’Élite comme ceux qu'il avait pu voir auparavant ! Lukas lui adressa un sourire discret, et se tourna de nouveau vers la jeune femme : « Dis-moi, qu'es-tu venue faire à Nordkia, Fleya ? Avais-tu une... tâche à accomplir ? » ce disant, il observa avec suspicion cet espèce de rondin de bois qui avait été sculpté de façon assez difforme, pour le moment...
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MessageSujet: Re: La mécanique de Nolmë [Pv Fleya- Repise ft Lukas R.]   Jeu 4 Sep - 15:45

Les hommes commençaient à perdre patience tout en étant très perturbés. Un petit bout de femme comme elle qui tenait en respect des gaillards comme eux, eux qui passaient leur journée à tracter des charges qui faisait surement trois fois son poids ! C'était fort quand même. Elle n'était pas déstabilisée, ni effrayée ou en colère. Elle résistait simplement. La situation allait dégénérer, lorsque quelqu'un prononça un nom qui fit réagir la jeune fille. Elle tourna immédiatement la tête vers cette voix qu'elle aurait pu reconnaître entre mille. Son maître était là ! Le son de sa voix et sa présence semblait avoir donné la vie à la jeune femme dont le regard s'était soudainement animé. Finalement elle avait peut-être des sentiments cette donzelle ? Les insultes qu'on avait proféré à son intention ne lui firent ni chaud ni froid. D'ailleurs elle ignora pendant quelques secondes la présence des Dockers pour ne plus écouter que son Ünik. Si au début elle était tout sourire à le voir, lorsqu'il lui dit avoir eu peur à la voir disparue, la jeune femme se déconfit sur place. Elle était partie pour se confondre en excuse....

-Fleya est.... Je suis vraiment désolée ! Je ne voulais pas inquiéter mon maître en partant. J'aurai dû calculer l'équation de mon temps d'action en fonction du temps de sommeil du maître ! J'aurai dû finir ma tâche plus rapidement pour être là au réveil du maître ! Je suis navrée !


Il ne lui avait pourtant fait aucun reproche, ni même houspillée, pas même levé le ton par rapport à son escapade. Et visiblement il n'en aurait pas besoin avec elle. Elle était réellement désolée et découvrit une nouvelle sensation. Celle de s'en vouloir pour quelque chose. De se faire des reproches sur sa conduite. Mais elle n'eut pas le temps de continuer son mea culpa auprès de Luka, que ce dernier fut pris à quelques explications avec les hommes qui l'avaient encerclé. Machinalement, Fleya s'était alors dressée entre eux et Lukas, en véritable garde du corps. Là elle ne plaisantait plus. S'il y en avait un qui essayait ne serait-ce que de prendre le poignet de son maître, elle lui trancherait la main sans autre forme de procès ! Elle dit d'ailleurs d'une voix calme et posée.

-Soyez aimable avec mon maître.

En effet la jeune Qantik n'était pas indifférente aux intonations, et ses circuits avaient clairement identifié une animosité croissante à l'égard de son maître. Et rien que lui parler pas très gentiment n'était pas acceptable pour elle. La main toujours resserrée sur sa Vorpale, elle était prête à leur sauter à la gorge ! Qu'on lui parle méchamment, ou qu'on lui prenne le poignet, elle s'en moquait. Mais on ne touchait pas à Luka, alors là, jamais ! Cela dit, le brave Ünik désamorça une fois de plus la situation en distrayant l'attention de la jeune femme par des questions, auxquelles elle se fit un devoir de répondre promptement.


-Je suis partie à la recherche de matériaux pour la fabrication du Hobby Horse. Hojo a scellé dans ma mémoire les plans nécessaires à sa construction. Il me fallait trouver de quoi réaliser mon projet. J'ai chercher partout la matière qui me permettrait d'y parvenir. J'ai trouvé une chute de bois suffisamment longue pour faire le manche. Il me fallait un bloc plus imposant pour faire la tête.

Elle se tourna alors vers le bloc qu'elle avait commencé à sculpter.


-Au bout de plusieurs heures j'ai aperçu ce bloc de bois qui reposait seul au milieu de paquets emballés. Il dispose des dimensions requises, d'une densité suffisante, bien que sa solidité me semble un peu légère pour son utilité. J'ai estimé son risque d'usure et de brise à 40 % pour une utilisation en milieu sec, 47 % en utilisation en milieu mixte. Des statistique classifié comme faible, mais ce ne sera que temporaire. J'espère trouver mieux ailleurs.

Elle se tourna de nouveau vers Luka et ajouta.

-Cette chute et ce bloc suffisant pour l'instant, j'avais commencé à sculpter la tête. Mais ces hommes sont intervenus pour interrompre mon programme, justifiant que ce bloc ne m'appartenait pas. Après étude visuel sur le bloc, il n'y a aucune identification permettant de pouvoir affilier son appartenance à une personne physique ou morale. Et personne n'est venu clamer son droit de propriété sur ce bloc.... Je ne sais donc pas comment classer ce bloc.


L'un des dockers commençait à avoir mal à la tête à l'entendre parler. Plus elle discutait avec l'autre pouponné d'Anathorey, plus ça devenait une langue extra-terrestre ! Déjà qu'ils n'avaient même pas eu le temps de répondre à l'exigence de cette donzelle de tout à l'heure lorsqu'elle leur avait intimé l'ordre de se montrer courtois avec son maître. Son "maître", mais qu'est-ce que des bourgeois des hautes sphères venaient faire ici, franchement ?! Ils venaient chez eux, l'autre écervelée à jupe bleue n'étant même pas fichue de comprendre qu'elle pouvait pas utiliser ce qu'elle voulait, et maintenant elle leur demandait d'être poli avec ces êtres méprisables ? Elle était vraiment dérangée celle là !

Le second était frustré. Lui qui avait prévu une partie de plaisir avec la bleuette, l'arrivé du précieux avait tout mis par terre ! Il lui aurait bien fait la peau, juste pour lui apprendre à venir trainer ces fringues scandaleusement cher par ici ! Déjà il avait rien à faire là ! Et elle n'ont plus d'ailleurs. S'ils leur arrivaient des bricoles, ils l'auraient cherché non ? Ouais ! C'était ça ! Ils avaient cherché eux même les ennuis en venant ici ! Il n'avait besoin que du renforts de ses potes ! Bon, le premier était largué donc pas la peine de lui demander de réfléchir, il suivrait la majorité, restait son dernier camarade.

Sauf que ce dernier lui était blasé. Il lui en aurait fallu de peu pour sauter à la gorge de Luka, mais... Il était différent. Il ne les avait pas méprisé du regard comme ils le faisaient tous. D'ailleurs il ne leur avait pas parlé comme des chiens. A cause de leur supériorité numérique ? Nan, ce genre de mec plus orgueilleux les uns que les autres, ça se moquait bien du nombre. Et puis même avec ce qui était bel et bien sa domestique, il était très prévenant et plutôt gentil même. Une fois encore l’Élite ne se cachait pas de toiser et mépriser leur subordonné, voire même de les maltraiter. Il était curieux cet homme là... Non, ils étaient curieux ces deux là ! Ils avaient l'air complètement paumés, dans leur monde. Dans un sens ils l'énervaient et de l'autre, c'était si rare de voir du gratin non dédaigneux... D'où le fait que la situation le blasait ! Voyant le regard de son confrère désireux d'en venir au main, il préféra ne pas en venir là.


Baaaaah ! Filez donc de là tous les deux, vous n'avez rien à faire là, et laissez les honnêtes gens travailler !

Il avait commencé à tourner les talons. Il n'y avait plus qu'à espérer que le plus vindicatif des trois se ravise et le suive sans faire plus d'histoire. Et Fleya n'en loupa pas décidément pas une seule, et se tournant vers Lukas, elle lui demanda avec une innocence désarmante.


-Ce territoire nous est interdis ? Je n'ai pas vu de frontière ou de barrage.


Pauvre Lukas.... l'avenir s'annonçait long et compliqué ! Ce fut la question de trop pour le premier Docker qui avait mal à la tête, et il s'en retourna rejoindre son camarade. Cette nana était complètement toquée de A à Z ! Ils étaient fous à Anathorey !
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Prince de rien (Lukas R.)


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MessageSujet: Re: La mécanique de Nolmë [Pv Fleya- Repise ft Lukas R.]   Dim 19 Oct - 17:14

La fugitive Fleya se confondit en humbles excuses, la mine très peinée. Elle ne chercha pas à se faire pardonner et démontra que son comportement était blâmable à tous les points de vue – c'est du moins ce que crû comprendre Lukas, et ce qu'il put déduire au vu du caractère de la Qantik. Lukas leva les mains l'air un peu perdu : « Non, non, tout va bien à présent que je t'ai retrouvée ! Ce n'est pas un mal que tu sois sortie de promener, mais je ne pensais pas que tu serais capable de venir à pieds aussi loin d'Anathorey... » dit-il, en regardant l'immense Nordkia qui les engloutissait comme un grand monstre mécanique. A bien y réfléchir, c'était effectivement incroyable que Fleya soit parvenue jusqu'à la Cité des Dockers en si peu de temps, et simplement armée de ses petites chaussures. Cela tenait même de l'exploit ! Lukas posa son regard sur le visage blême de la jeune fille. Elle avait l'air si réservée qu'on sentait bouillonner en elle une force silencieuse. Lukas était impressionné avant même qu'il ne l'ai vue jaillir d'elle.

Le noble n'était pas au bout de son étonnement. Fleya lui décrivit la curieuse tâche qu'elle avait cherché à accomplir en ces lieux. Elle était partie, selon ses dires, à l recherche de matériaux pour construire un « Hobby Horse ». Lukas n'avait pas la moindre idée de ce que cela pouvait bien être, mais il comprit la raison de l'éloignement de Fleya. Il n'y avait aucun matériau facilement accessible à Anathorey. Fleya avait donc poussé ses recherches plus loin, et s'était retrouvée sur les quais de débarquement des Docks.
Fleya avait besoin d'un manche, puis d'un bloc de bois présentant certaines caractéristiques prédéfinies par le Pr. Hojo pour confectionner ce Hobby Horse. Fleya avait fini par trouver quelque chose de satisfaisant,  et avait commencé son œuvre, jusqu'à ce que les Dockers la trouvent. Fin de l'histoire. Le plus intrigant était de savoir quelle serait l'utilité de cet objet, dont le Scientifique avait été jusqu'à gravé les plans dans la mémoire de Fleya. Était-ce une arme ? A l'évidence ce serait un bien précieux pour elle. Peut-être quelque chose qui lui permette de se protéger, si l'on tenait compte du fait que Hojo considérait la petite Qantik comme sa propre fille...

Fleya s'inquiétait de savoir pourquoi les Dockers l'avaient empêcher de construire la tête de son Hobby Horse, car elle ne voyait aucune trace d'un propriétaire identifiable sur le bloc qu'elle avait choisi. On lui disait de ne pas y toucher, mais personne ne se manifestait pour réclamer la pièce de bois. Quelle terrible énigme pour l'IA qu'elle était. Lukas étouffa un rire, amusé par la candeur de la jeune femme. Qui se torturait donc l'esprit à ce point ? « Eh bien... Je suppose que ce bloc est ce que l'on appelle une ''chose sans maître''. Mais si ces hommes sont venus t'interrompre, c'est sans doute parce qu'ils voulaient l'utiliser pour leur travail. ». Lukas se demanda s'il n'allait pas devoir leur payer ce bloc de bois en dédommagement. L'un des Dockers cependant l'empêcha de leur en poser la question : il leur ordonna de filer en vitesse. Lukas acquiesça calmement, et leur adressa une mine souriante un peu gênée : « Veuillez nous excuser pour ce dérangement, messieurs... ». Et il obéit aux Dockers, en prenant la direction de la sortie de l’embarcadère aux côtés de Fleya.

La jeune femme lui demanda si Nordkia leur était interdit, et s'étonna de ne pas avoir rencontré dans ce cas-là de frontière. Cette fois-ci Lukas ne retint pas son rire. Elle avait le chic pour le prendre au dépourvu. Sa candeur d'enfant combinée à son pragmatisme scientifique était aussi désarmant qu'amusant. Il espérait ne jamais s'y habituer !
Pour se lancer dans ses explications, Lukas pris soin de ne pas parler trop fort. Le mot « Élite » était gravé sur son front de sorte qu'il soit lisible à des kilomètres à la ronde, et il ne souhaitait en rien irriter les habitants de Nordkia. « Les barrières qui séparent Anathorey et Nordkia ne sont pas visibles. C'est dans l'esprit des gens qu'elles se trouvent ». Lukas jeta quelques coups d’œils discrets autour d'eux. « Je ne sais pas si tu as pu faire la différence, mais les habitants de Nordkia sont bien plus pauvres que ceux qui vivent à Anathorey, là où j'habite. Et mes semblables ne veulent pas aider ceux qui se trouvent dans le besoin. A peine le strict nécessaire ne leur est octroyé par les Princes, les chefs Üniks. De ce fait, riches et pauvres se détestent et se font des reproches depuis des décennies, et ne veulent plus se mélanger ». Lukas se retourna. Les Dockers vaquaient à leurs occupation sans prêter attention à leur passage. Si leur regard était mauvais, il était très discret, et le jeune Duc tâchait de ne rien faire de trop audacieux. Il était inutile de déclencher une esclandre ici. « Ces hommes, que l'on appelle ''Dockers'', ne m'ont pas accueilli à bras ouvert parce que je suis un ''Élite'', un habitant d'Anathorey. Ils se sont tout de suite souvenu de cette vieille haine qui sépare tous les Üniks, et nous l'ont fait comprendre. Mais tout s'est bien passé. C'est pour cela qu'il nous a demandé de partir : pour que nous ne causions aucun ennui. Ou plutôt pour que ma présence n'en cause pas... ». Lukas adressa un sourire rassurant à Fleya. Il n'était pas très serein, mais il préférait être optimiste et se dire que rien ne leur arriverait s'il se montrait courtois et attentif. C'était peut être un souhait un peu utopique...

« Tu poses des questions très pertinentes. Tu as beau dire que tu ne sais pas beaucoup de choses, je te trouve très vive d'esprit. » dit Lukas, au carrefour entre plusieurs rues de la cité. Il cherchait son chemin, et ne savait plus vraiment par où aller. Il était plus concentré sur la conversation que sur leur itinéraire. « Ce qui me fait dire qu'il faut absolument que les choses changent. On ne pourra pas tous se tourner le dos indéfiniment... » Le jeune homme savait que par son statut, il pouvait réformer le système de l'intérieur. Il lui faudrait d'abord récupérer son domaine, et s'entourer de précieux alliés pour qu'il parvienne à se hisser dans les hautes sphères, pour ensuite affirmer la démocratie et rétablir l'équilibre parmi la société Ünik. Idéaliste qu'il était, ce jeune duc...
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MessageSujet: Re: La mécanique de Nolmë [Pv Fleya- Repise ft Lukas R.]   Sam 25 Oct - 14:13

Lukas rassura Fleya ce qui eut le mérite de la calmer immédiatement. Sa simple présence suffisait à enchanter son petit monde. Elle resta très étonnée par les révélations qu'il lui fit. Une chose sans maître, mais qui appartenait quand même à quelqu'un, et dont d'autre avait des droits de réclamation dessus. Tout cela lui paraissait si compliqué dans sa conception simple et mignonnette des choses. L'idée de personne physiques et de personnes morales commençait à peine à se créer dans sa base de données. Mais elle était déjà mise en place. Le maître et la Qantik s'éloignèrent promptement, les dockers ne cherchant pas plus querelle, et les ayant invités très vivement à ne pas rester là. Fleya ne lâchait pas son Ünik d'une semelle. Puis au détour d'une question, elle vit le jeune homme se mettre à rire de bon cœur. Elle fit un retour sur ces dernières paroles, et ne comprit pas son hilarité. Elle trouvait sa question tout à fait pertinente, pleine de bon sens. Elle observa son maître, toute penaude, complètement prise au dépourvu. Cependant elle eut droit à une réponse. Mais cette dernière souleva un problème d'une complexité nouvelle pour Fleya. L'esprit pouvait ainsi créer lui même des barrière ? Dans un consensus général ? Ce qui lui fit faire la remarque suivante.

-Les gens..... Dockers comme Élites. Ils sont capables de tous se mettre d'accords pour instaurer un.... un clivage entre eux. Sans barrière matérielle, ni physique. Tous dans un même mouvement se sont unis pour établir une distinction et des rancœurs. Pourquoi n'utilisent-ils pas ces capacités... Ce pouvoir, pour au contraire essayer de vivre ensemble ? Pour essayer de se comprendre ?


Ironie du sort que celle qui ne partageait pas leur côté organique, leur côté vivant, soit celle qui prônait le plus le respect de la vie. Une Qantik vierge, une I.A dont l'intelligence n'était pour l'heure encore corrompue d'aucune sorte, avait plus de considération pour la vie qui l'avait engendrée, que cette vie n'en avait pour elle même. Mais la jeune fille n'en avait pas fini dans ses réflexions qu'elle poussa encore plus loin. Tandis que ses processeurs se laissaient aller à des résolutions d'équations et de situations complexes et abstraites, sa propre pensée naissante commençait sa course folle vers son évolution et sa maturation. Pour la première fois, elle exprimait cette pensée personnelle.

-Dans une machine, chaque pièce a son rôle à jouer et son importance. Certaines ont une utilité plus prioritaires que d'autres, d'autres sont échangeables. Mais il n'empêche que si l'une de ces pièces venaient à manquer ou à ne pas être correctement entretenue.... A long terme c'est toute la machine qui est vouée à la destruction. D'après mes programmes.... Les sociétés Üniks fonctionnent de manière similaire à une machine. Les fourmis sont très semblables à ce type de fonctionnement également. Pourtant il n'a jamais été fait mention d'une fourmi nourricière ou soldat méprisant une fourmi ouvrière ou autre. Le travail.... la vie de chaque individu dans une société apporte quelque chose à cette société qui lui permet de fonctionner. Certains produisent, certains consomment, certains inventent et créent.... Chacun à besoin de l'un à un moment ou à un autre. Je ne comprends pas pourquoi des individus d'une même société, qui ont besoin des uns des autres, se déchirent. Ça n'a aucun sens....

Les futilités de l'existence Üniks étaient encore si abstraites et lointaines pour la jeune Qantik. Bien que conçue pour faire la guerre, Hojo ne l'avait cependant pas programmé pour être cruelle. Du moins, pas de manière innée en tout cas. Fleya demeurait pour l'heure simple, observant le monde qui l'entourait d'un regard candide et en même temps profondément pragmatique. Elles connaissaient les termes vanités, mépris, haine et rancœur. Mais elle ne parvenait pas à s'expliquer leur apparition. Elle ne comprenait tout simplement pas la naissance de la méchanceté dans le cœurs des Ohm. Eux qui étaient capables des plus grands prodiges, eux qui avaient vu naître dans leur sein le professeur Hojo, et son maître Luka. Eux qui étaient capable de donner la vie, et même de la créer artificiellement. Eux qui pouvaient si bien faire, pourquoi faisaient-ils tant de mal ? Fleya ne parvenait pas à répondre à cette question. Après tout, elle était si jeune....

Néanmoins sa vivacité d'esprit semblait être au goût de Luka, qui illumina le visage de la jeune I.A. d'un franc sourire lorsqu'il lui dit qu'il la trouvait très pertinente dans ses remarques. Son maître lui avait fait un compliment, c'était donc une magnifique journée ! Fleya était toute fière, et lorsque Lukas vint lui dire que la situation ne pouvait pas durer éternellement, elle l'acquiesça et lui demanda.


-Mais que pouvons nous faire pour réparer les problèmes engendrés ? Je suis prête à vous aider dans toutes les tâches nécessaires à votre entreprise ! Vous n'avez qu'a ordonner !

Toujours aussi pleine d'entrain et de bonne volonté, elle était prête à suivre son maître jusqu'au bout du monde et même en enfer tant qu'elle était avec lui. Cela suffisait à son bonheur. Ou presque.... Le sourire de Fleya s'évanouit brutalement tandis qu'un rapport vint lui rappeler une réalité plutôt dure pour la jeune Qantik.

-Je.... j'ai échoué à ma mission.... Je ne suis pas parvenue à me confectionner un Hobby Horse....

Il était vrai qu'avoir fait tout ce chemin, en inquiétant son maître en prime, pour au final renter bredouille, ce n'était pas la situation la plus victorieuse que Fleya ait connue. Elle recommença à se sentir mal à l'intérieur d'elle-même. Elle détestait ce sentiment. Et pourtant elle n'avait jamais échoué dans une seule des missions dont Hojo l'avait programmé pour. La seule fois où elle avait connu l'échec, c'était lorsque Hojo fut assassiné sous ses yeux. Elle n'avait pas su le protéger à ce moment là.... Et son échec lui avait coûté très cher.... Tellement cher.... Elle avait appris que trop durement le principe de trahison. Et aujourd'hui, échoué de nouveau à un mission, bien moins vital cela dit, la plongeait dans un profond malaise. Elle ne voulait plus jamais échouer, et pourtant, malgré sa volonté, cela semblait recommencer.

[Voilaaaaa après avoir perdu ma réponse après une sale blague de mes fenêtres internet, enfin une réponse ! Enjoy ♥]
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Prince de rien (Lukas R.)


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MessageSujet: Re: La mécanique de Nolmë [Pv Fleya- Repise ft Lukas R.]   Mer 14 Jan - 21:23

La candeur de Fleya lui permettait d'aborder les situations difficiles de la société Ünik d'un regard frais, et simple. Il n'y avait pas à procéder à de pompeuses masturbations intellectuelles pour comprendre ce qui n'allait pas à Anathorey, et à Nordkia. Il en allait de même pour saisir ce qui faisait que finalement, les deux cités étaient déchirées comme une peau blessée par une balafre profonde. En quelques mots, elle était parvenu à dire que si tout le monde était d'accord pour se tourner le dos, pourquoi ne pas tout simplement se retourner et se faire face ? Lukas ne put que lui faire un sourire approbateur. Il n'avait rien à ajouter sur le sujet, car il était entièrement de cet avis. Même si les clivages et déchirures sociétales étaient issus d'un processus lent plutôt que d'un consensus général, Fleya n'avait pas tort. Il était temps de consacrer leur énergie à tous pour faire la paix. Dans le cas contraire, les horizons des peuples d'Urban City seraient pour toujours bouchés par des murs crasseux.

Ils marchaient toujours dans les galeries de Nordkia, d'un pas lent comme deux promeneurs. Au détour d'une rue, Fleya expliqua à son maître qu'une société était selon elle comme une machine. Chaque pièce avait sa fonction, et son importance. Partant de cela, le moindre petit boulot qui se dévissait pouvait avoir des conséquences monstrueuses sur la cohésion entière de l'appareil. Lukas se dit que le corps humain fonctionnait exactement de la même manière. D'une petite coupure pouvait se développer une infection mortelle. Fleya conclut que si une société était composée d'individus variés aux rôles différents, qui rendaient service à la communauté entière, faire du mal à son prochain n'avait aucun sens.
Lukas était surpris. Jusqu'alors, les conversations qu'il avaient eues avec Fleya étaient toujours issues de quelque chose qu'il avait dit. Elle lui posait alors des questions, ou lui faisait part de son expérience avec le Professeur Hojo. Aujourd'hui, c'était une grande première, car elle avait exprimé d'elle-même une pensée. C'était là une des premières choses qui lui avait dit lorsqu'il l'avait rencontrée. Elle qui était si perdue de ne pas savoir quoi faire, puisqu'elle ne savait qu'obéir aux ordres, s'était fait dire par Lukas qu'elle devrait développer son libre arbitre. Cela avait tant bouleversé Fleya sur le moment qu'on aurait dit qu'on lui demandait de se transformer en quelque chose d'abominable en quelques secondes. Mais aujourd'hui, et sans doute sans qu'elle ne s'en rende compte, elle avait fait d'énormes progrès. De plus, elle s'interrogeait sur les possibilités de changer les choses. Elle avait compris que le changement tenait à ceux qui se rendaient compte des difficultés de ce monde, et qu'il fallait réunir les forces de chacun pour reconstruire un système plus juste.

Dans un cri du cœur, la jeune femme jura à Lukas qu'elle ferait tout pour l'aider dans sa périlleuse entreprise, ce qui lui arracha un sourire amusé et attendri. Lui qui se posait des questions sur Fleya, telles que de savoir si elle avait vraiment conscience de ce qui l'entourait, si elle avait des rêves et des envies... Il avait désormais compris que la réduire à l'état d'esprit artificiel était bien trop réducteur. A l'évidence, l'intelligence scientifique n'était qu'une base, qu'ensuite le Qantik développait pour cristalliser son propre caractère. Comme un enfant découvrirait le monde, dans un corps d'adulte. Assister à ce développement était magnifique. Lukas n'était pas admiratif de la science du Professeur Hojo, mais impressionné par la façon dont Fleya captait avec toujours plus de sensibilité tous les vecteurs de savoir qui flottent et filent autour d'elle.

Affectueusement, Lukas posa sa main sur son crâne, comme il avait pris l'habitude de le faire. « Tu as vraiment gagné en maturité ces derniers temps... » lui dit-il d'une voix douce. « Le mieux que nous ayons à faire, c'est de rassembler nos idées et de les utiliser à bon escient pour atteindre notre objectif. Sans se perdre en chemin, en faisant toujours preuve d'intégrité ». Alors qu'ils arrivaient sur une route aérienne qui les mènerait en dehors de Nordkia, Lukas s'arrêta un instant et se retourna vers l'immense cité cratère qui ouvrait des lèvres béantes juste sous leurs pieds. « Il est vrai que j'ai à cœur de poser ma pierre dans ce monde. Si je peux aider mon prochain grâce au titre dont j'ai hérité sans le savoir, je serais un homme heureux... » Lukas demeura pensif quelques instants. « Mais j'ignore ce que je ferai si... dans mon entreprise j'en venais à faire souffrir quelqu'un. » Lukas savait qu'un monde où personne ne souffrait du changement n'existait pas. Mais il ne pouvait s'empêcher de songer à Ethan, et à Alvis. Eux aussi avaient voulu changer le monde, et leurs intentions étaient louables. Mais leurs méthodes meurtrières et terroristes étaient abominables. A cause de cela, ils avaient tous deux perdu la vie sans que leur rêve n'ait jamais pu se réaliser. Lukas s'était promis de réaliser leur rêve, mais en réformant le système de l'intérieur, petit à petit en gravissant les échelons, autant que faire se pouvait, et jamais il n'abandonnerait cet objectif. Mais il n'était pas prêt à être confronté de nouveau à un bain de sang...
Le jeune homme releva un sourire triste vers la Qantik et poursuivit à voix basse : « Nous en sommes encore très loin. Mais j'apprécie ta dévotion Fleya. ». Il s'approcha d'elle de quelques pas. « Tu m'es très précieuse. Sache que si tu as juré de toujours être à mes côtés, je serai là pour te protéger moi aussi...». Qui de Fleya ou de Lukas avait le plus besoin de l'autre, finalement ? Ils étaient deux solitudes complètes ayant vécu des périodes froides et tristes, puis ils s'étaient rencontrés. Il n'y avait sans doute rien de plus à comprendre.

Face à la mine dépitée de Fleya qui n'avait pas pu mener à bien la construction de son Hobby Horse, Lukas émis un petit rire. Il leva son index devant son nez baissé et lui assura d'un ton plus jovial qu'à l'accoutumée : « Voyons, il n'est jamais trop tard pour bien faire ! Que dirais-tu qu'une fois rentrés à Anathorey, nous allions acheter du bois ? Tu prendrais celui que tu préfères. Je pensais aussi t'acheter des affaires personnelles, tels que des meubles pour ta chambre et quelques robes pour que tu puisses te changer... » A vrai dire Lukas ignorait si Fleya était intéressée par la mode féminine, mais peut être qu'une fois son Hobby Horse fabriqué elle voudrait s'adonner à quelque distraction, comme des emplettes en ville ? « Tu peux absolument tout me demander. Je suis votre homme, mademoiselle ! » ajouta le noble, en souriant sincèrement.

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MessageSujet: Re: La mécanique de Nolmë [Pv Fleya- Repise ft Lukas R.]   Jeu 29 Jan - 17:37

Fleya fut initialement surprise du contacte de la main sur sa tête. Elle n’était pas habitué et pourtant ce geste lui était ô combien agréable. Un contact simple et sincère qui dégageait une certaine affection de son maître pour elle. Et ces petits témoignages d’affection et de complicité étaient autant de petites étoiles qui venaient illuminer le ciel de la jeune Qantik. Que n’aurait-elle pas fait pour qu’il répète inlassablement ce geste, encore et encore. Le plaisir qu’il lui procurait été électrisant et doux à la fois, et il dessinait à chaque fois un sourire radieux sur son visage. Elle aurait été un chat qu’elle aurait ronronné sous les douces caresses de Lukas. Il l’appréciait, et la suite n’allait que lui confirmer. D’abord parce qu’il lui fit un compliment. Selon lui elle gagnait en maturité, elle devenait plus intelligente et plus autonome. C’était la fête pour Fleya qui irradiait de plaisir. Et enfin l’apothéose arriva. Son cher Maître qui lui disait qu’elle lui était précieuse, et qu’il serait là pour elle. Fleya avait atteint ce qu’elle désirait, être importante pour quelqu’un. Il y avait un être sur cette terre pour qui son existence comptait et qui était heureux d’être avec elle. Elle n’était plus une simple machine comme pouvait l’être d’autres Qantik, elle n’était plus une pièce qu’on pouvait simplement remplacer. Elle était devenue « quelqu’un ». Un sentiment qui contrairement à ce qu’elle pensait, était on ne pouvait plus Ohms. Combien d’Ohms, toutes créatures confondues vivaient dans l’espoir de trouver une autre personne pour qui ils auraient de la valeur ? Certains cherchait cela à travers l’amour, d’autre la célébrité et la gloire, d’autre encore dans la famille et les amis….. Mais ce qui était sûr, c’était qu’ils étaient nombreux. C’était donc dans un bonheur non feint que la jeune fille lui répondit en riant doucement.

-Hi hi hi mais voyons, c’est moi qui dois vous servir et vous protéger ! Tous les Qantik doivent être en mesure de protéger leur Maître, et encore plus quand leur Maître leur est cher.

Fleya avait amorcé un geste pour prendre la main de son Maître mais elle se ravisa au dernier moment. Avait-elle le droit d’avoir un contact spontané avec lui ? Elle en avait envie mais peut-être cela ne lui plairait pas. Préférant ne pas froisser Luka, elle se contenta alors d’ajouter.

-Fleya est contente que le Maître aime sa présence. C’est…. Merveilleux de sentir ce que ça fait comme émotion. J’espère que le Maître aussi est heureux. Aussi heureux qu’il rend Fleya heureuse.

Fleya exprimait ses sentiments sans pudeur, avec une sincérité et une ferveur touchante. Son Maître comptait pour elle, et des fois qu’il l’aurait oublié ou qu’il ne l’aurait pas compris, il était maintenant fixé. Au moins jusqu’au prochain rappel…. Une fois son élan d’amour déclaré, elle réfléchit à la problématique de son Maître. Autant la centralisation des idées lui paraissait une procédure tout à fait pertinente et logique, pour ne pas dire incontournable. Autant ses craintes de faire souffrir quelqu’un étaient plus délicates à traiter. Et après un instant de réflexion elle finit par conclure.

-Fleya pense que ce sera inévitable. Car s’il y a des privilèges, ceux qui les détiennent se battront pour les conservés, tout injustifiés soient-ils. Il y aura donc forcément des personnes mécontentes si nous accomplissons notre objectif. D’après mes calculs des probabilités, il y a 97 % de risque que nous ayons à faire à des oppositions violentes, armées ou terroristes…. C’est curieux d’ailleurs. Nous désirons corriger des erreurs du système pour le rendre meilleur. Mais pour améliorer les choses nous devrons certainement passer par des mesures radicales en termes de protection. Je suppose qu’on ne peut pas opérer de changement sans occasionner de dommages collatéraux….. Si le Maître le souhaite, je pourrais m’occuper de traiter les épisodes pénibles de notre tâche. Fleya n’aime pas voir son Maître chagriné.

Fleya, toujours prête ! Une fois encore son choix n’était plus seulement motivé par sa programmation pour être serviable, mais aussi et surtout dans une volonté de préservé Lukas d’un sentiment potentiellement négatif. Elle voulait préserver ce qui lui était cher. Et comme si son Maître n’était pas suffisamment épique, il lui proposait à présent d’aller chercher de quoi fabriquer son Hobby Horse ! Fleya acquiesça vivement ne cachant pas son entrain et son enthousiasme.

-Avec de bons matériaux et de bons outils Fleya pourra faire un très joli Hobby Horse ! J’ai bientôt fini de restaurer le programme d’utilisation du Hobby Horse pour savoir à quoi il me servira exactement. Grâce au Maître, il sera prêt pour ce moment-là ! Mais Fleya ne sait pas qu’est-ce qu’il convient d’acheter pour une chambre, ni les vêtements qu’il lui faut porter. Je n’ai pas d’affaire à ranger…. Donc je n’ai jamais eu de meuble. A vrai dire je n’ai jamais eu de chambre non plus. Il semble à Fleya qu’elle avait des choses dans le laboratoire…. Mais tout a été détruit, tout a brûlé…. Peut-être que le professeur Hojo avait conçu des vêtements pour moi. Mais je ne me souviens plus à quoi ils ressemblaient…. Comment choisir de bons vêtements ? Fleya aimerait que le Maître la trouve belle.

Un début de coquetterie ? Il semblerait bien. Elle avait vu beaucoup d’Ünik habillée très richement, avec des tenues sophistiquées. Elle n'était pas Ünik mais son Maître oui, et il préférait peut-être ce genre de tenue. Cela dit, elle ne se sentait pas le cœur à se séparer de sa robe actuelle. C’était un des rares souvenirs d’Hojo qu’elle possédait…. Elle n’était pas contre l’idée de changer de temps en temps, mais elle garderait à jamais et avec affection cette drôle de petite robe bleu et blanche de poupée. Fleya marchait d’un bon pas. Elle était endurante et également un peu impatiente. Passer du temps en compagnie de son Maître était un programme très attractif. Encore plus depuis qu’il lui avait dit qu’elle lui était précieuse…. Des mots qui n’étaient pas prêts d’être effacés de sa mémoire.

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MessageSujet: Re: La mécanique de Nolmë [Pv Fleya- Repise ft Lukas R.]   Ven 6 Fév - 16:49

Fleya émit un petit rire léger, comme un tintement de clochette aigu, et assura son maître que ce n'était pas à lui de faire quoi que ce soit pour elle. Lukas répondit par un sourire désarmé. Elle avait une logique encore bien rationnelle, contre laquelle il ne pouvait pas lutter. Mais c'était tout charmant. Peut-être qu'un jour, il pourrait lui apprendre que toute relation suppose une réciprocité... Mais les Qantiks étaient depuis si longtemps traités comme des objets que certains devaient ne vivre qu'au travers de leur propriétaire. Lukas ne voulait pas que Fleya soit un pion entre ses mains. Il était sans doute un peu prétentieux, mais il souhaitait offrir une existence propre à cette jeune femme, tel un tuteur responsable et aimant.

Fleya ajouta qu'elle était heureuse que sa compagnie soit agréable à Lukas. Elle lui avoua être touchée – bien qu'elle ne l'ait dit en ces termes – et voulait que Lukas ressente autant de bien-être qu'elle en ressentait actuellement. Lukas sentit quelque chose de doux se répandre dans son cœur, comme si quelqu'un qui lui était très cher était venu l'enlacer sans qu'il ne s'y attende. Cela faisait des années qu'il n'avait eu ce sentiment de chaleur réconfortante. Dans le passé, il éprouvait cela en voyant sa jeune sœur sourire, et lui lancé qu'il ferait un « super Duc, autant qu'un super grand frère ». Lui qui était resté interdit quelques instant, adressa un sourire tendre discret à la jeune Qantik. Elle n'avait sans doute aucune idée de l'effet de ses mots sur le noble. Pourtant elle avait su le toucher là où cela faisait du bien, où cela soulageait son fardeau qui s'était fait si lourd pendant ses années de solitude.

Revenant à la crainte de Lukas, Fleya exposa sa théorie  sans doute suite à de nombreux calculs de probabilité. Elle lui affirma que malheureusement il était inévitable de causer des dommages collatéraux dans l'entreprise du rétablissement des égalités. Lukas ne put que confirmer ce qu'elle venait de lui démontrer, car il le savait pertinemment. La question était celle de savoir quelle serait sa réaction, s'il voyait de ses yeux ce que son projet causerait comme malheur ? Pour l'heure, il n'avait pas la réponse. Ce n'était sans doute pas quelque chose que l'on pouvait prévoir à l'avance. La jeune femme affirma qu'elle était prête à faire ce que l'on qualifiait généralement de « sale boulot ». Cette idée répugnait Lukas.
« Non, Fleya » dit-il, avec sérieux. « Si mes actions venaient à engendre des choses déplorables, c'est moi qui en prendrait la responsabilité... Tu n'as pas à subir les conséquences de mes décisions. » Ceci dit, Lukas n'avait pas paré avec dureté. Sa voix étant naturellement très douce, il avait du mal à hausser le ton lorsqu'il s'adressait à quelqu'un. Tout particulièrement lorsque ce quelqu'un se nommait Fleya.

La Qantik, toujours très enthousiaste à l'idée de construire son « Hobby Horse » (mais que diable pouvait-ce bien être ?), elle ajouta que ses programmes bientôt restaurés pourraient lui indiquer ce qu'elle avait à faire d'ici peu de temps. Lukas acquiesça, toujours un peu en marge de toutes ces histoires de technologie. Il faisait confiance à Fleya pour la suite des événements. L'idée de posséder des effets personnels de jeune femme la mettait davantage dans l'embarras car c'était un problème auquel elle n'avait sans doute jamais fait face. C'était assez mignon... Lukas sourit d'amusement lorsqu'elle s'inquiéta de comment choisir de bons vêtements. Il était vrai qu'elle avait tout perdu dans le drame de son laboratoire, sa seule et unique maison.

Fleya ajouta qu'elle souhaitait que Lukas la trouve belle. Cette fois, le jeune homme ne put retenir un petit rire. Il ne se moquait pas d'elle le moins du monde, au contraire. Il aimait la voir se développer sous ses yeux, et se sentait tantôt père, tantôt ami, c'était une drôle de situation. Il ne savait comment appréhender sa relation avec Fleya parfois. Il avait peur d'être trop distant vis-à-vis d'elle, mais aussi d'être trop envahissant. Il ne voulait pas devenir sa seule et unique raison de vivre. Il fallait qu'elle ait une existence propre, à laquelle il serait heureux d'appartenir. Mais s'il lui arrivait un jour malheur, il ne faudrait pas que Fleya se retrouve démunie de toute perspective d'avenir.

Lukas tâcha de retrouver son sérieux : « Ne t'en fais pas, je ne suis pas non plus un spécialiste des chambres de jeunes filles» Fleya n'allait-elle pas au contraire s'inquiéter ? Pour Lukas, c'était plutôt une bonne chose que de ne pas connaître par cœur l'intimité d'une chambre de femme, mais la Qantik serait peut-être paniquée à l'idée que ni elle, ni son maître, ne sachent que faire. Il s'empressa d'ajouter : « Toutefois je sais quel mobilier est nécessaire au confort d'une pièce privée. Quant aux vêtements, je connais une couturière à Anathorey qui fait un travail fabuleux. Particulièrement quand ses clientes sont des femmes... » Le souvenir de cette couturière excentrique et particulièrement sensible au charme féminin l'amusait, mais cela lui faisait un peu peur aussi. Il était difficile de freiner ses passions... Dès qu'elle voyait une jeune femme qu'elle trouvait « mignonne », elle était inspirée comme si le grand esprit de la Couture s'emparait d'elle, et taillait des vêtements tout à fait divins. Ils iraient sans doute la rencontrer, un jour.
« Je te trouve charmante Fleya » ajouta Lukas, en toute sincérité. « Tu plairais à beaucoup de personnes. Peut-être à un jeune amoureux... » Un jour, peut-être. Ce n'était pas impossible, et enthousiasmait Lukas, mais toujours avec pudeur. Peut-être qu'un jeune homme viendrait un jour lui enlever sa chère Fleya, comme dans les contes les plus romanesques ? Un petit sourire s'afficha sur son visage.

Au détour de leur chemin, ils se retrouvèrent face à un entrepôt qui avait l'air abandonné. Pourtant, de nombreuses pièces de bois épaisses se trouvaient là, sans personne pour les surveiller. Lukas observa un peu les alentours. Qui avait bien pu laisser tous ces matériaux ici ? Peut-être qu'il n'y avait pas à aller acheter des pièces de bois à Anathorey, finalement...
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MessageSujet: Re: La mécanique de Nolmë [Pv Fleya- Repise ft Lukas R.]   Sam 7 Fév - 16:38

Fleya fut surprise du refus de son maître. Pourquoi vouloir s'infliger volontairement quelque chose de désagréable ? Il disait vouloir prendre ses responsabilités, et la jeune Qantik savait que c'était tout à son honneur. Cela dit elle ne pouvait pas s'empêcher de ne pas vouloir le voir triste. Mais elle ne pouvait s'opposer à sa volonté, elle n'était pas encore capable de vouloir le contre dire ou imposer ses envies. Mais pourtant elle aurait bien voulu lui prouver qu'elle était capable de tout encaisser pour lui. Elle était forte et résistante. Et pourtant il persistait à vouloir la protéger. Une conclusion qui arracha un sourire à Fleya. Oui, Lukas devait vraiment tenir à elle pour vouloir ainsi la préserver. Mais ce n'était pas tout, il souhaitait également s'occuper d'elle, il trouvait des solutions pour qu'elle soit belle, ayant des contactes utiles à cela. Et également de quoi lui prodiguer des meubles tout indiqués pour une chambre d'une personne normale. Elle allait devenir une personne à part entière ! C'était une fois encore très gratifiant de voir qu'elle n'était pas seulement un modèle unique de Qantik mais qu'elle allait avoir droit à une identité égale à celle des créatures organiques. L'avenir s'annonçait radieux pour elle.

Et comme pour confirmer sa bonne voie, les deux compagnons trouvèrent un hangar visiblement abandonné et depuis longtemps. Et parmi les pièces échoués, des chutes et bloc de bois. Fleya observa son maître un instant, et elle découvrit pour la première fois une notion qu'elle ne connaissait que par écrit. Être sur la même longueur d'onde. Il s'étaient compris sans même communiquer.Une marque de complicité supplémentaire qui n'en fut que plus appréciable pour la jeune fille. Elle s'élança un large sourire aux lèvres vers les matières en bois. Elle prit le bois entre ses mains et l'examina. Sa bonne étoile était généreuse car elle avait entre les mains de l’acacia, un des bois les plus durs et résistant, en bref idéal. Elle avait trouvé son bonheur. Immédiatement elle se mit au travail. Elle sortit sa vorpal et commença à entaillé avec force et vigueur le bois. Elle ne ménageait pas ses efforts le bois étant dur, elle était contente de pouvoir compter sur sa force de Qantik. Au bout d'un certain temps, assez rapidement au vue de la tâche, elle avait taillé grossièrement la tête qui restait assez cubique. Fleya l'examina et se tournant vers Luka elle lui dit.


-Il me faudrait un autre outil pour pouvoir poncer le bois et rendre sa texture lisse. Ma vorpal ne me permet pas de faire les finissions.... Où pourrait-on trouver cela ?


Les travaux étaient ceci-dit bien avancés. Le manche et la tête étaient séparés, mais on devinait déjà la tête de cheval et la forme finale du tout. Un jouet..... Hojo avait programmé Fleya pour la faire construire.... Un jouet. Il était toutefois curieux comme jouet, car il était définitivement trop lourd et trop grand pour qu'un enfant puisse l'utiliser. Seul un adulte -et plutôt costaud- pourrait s'en servir.... Le mystère s'épaississait. Mais Fleya ne se posait pas de question. Et pour l'heure, ni elle ni Lukas ne pouvait se douter que ce qui avait l'apparence gentillette d'un jouet inoffensif était en fait destiné à être une arme destructrice.... Pour l'heure Fleya était fière et satisfaite. Son projet avait bien avancé et en plus un programme amusant s'annonçait. Ils étaient d'ailleurs repartis sur la route d'Anathorey qui se dessinait au loin. Il avait été décidé de déposer "l’œuvre" de Fleya avant de partir en mission commission. Ce qui allait promettre.... Fleya était certaine qu'elle aillait bien s'amuser !

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La mécanique de Nolmë [Pv Fleya- Repise ft Lukas R.]

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