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La bonne âme [Diya]

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Invité


MessageSujet: La bonne âme [Diya]   Ven 16 Oct - 22:44


Quelques heures plus tôt, Chemistry Institute, Sidhe.

Ses cheveux blancs tombaient en masse devant son visage. Ils formaient un épais rideau qui l'isolait du reste du monde. Focalisée sur le livre et ses écritures manuscrites, Sahn parcourait avidement les lignes, son cerveau fonctionnant à vive allure, sa main gantelée griffonnant quelques signes sur une feuille. Elle était arrivée au matin, et n'avait presque pas pris le temps de s'arrêter tant elle se voyait aspirée par le gouffre du savoir. Le temps s’égrenait, chassé par la danse des aiguilles. Tic-tac, tic-tac, tic-tac.

Soudainement, elle s'interrompit et releva la tête. La grosse horloge qui ornait le mur en face d'elle indiquait déjà quatorze heures passées. Elle était si absorbée par l'ouvrage et sa prise de notes qu'elle en avait oublié de manger. Elle se redressa et poussa un soupir. Après tout, si elle ne s'en était pas rendu compte, c'était qu'elle ne devait pas avoir faim. Cela lui arrivait régulièrement. Elle avait bien conscience que ça ne constituait en rien une bonne idée – ou plutôt un bon oubli –, mais d'autres priorités s'offraient à elle. Elle tapota des doigts sur la table, se mordit la lèvre inférieure, comme indécise, puis ferma le livre de science dans un claquement sourd. Elle se releva et se faufila à travers les hautes étagères remplies de reliques, de merveilles recelant de connaissance. Se hissant sur la pointe des pieds, la scientifique reposa l'objet d'études à sa place.

Elle jeta un regard par la fenêtre minuscule. Dehors, tout était calme. Pas un bruit, pas un souffle, personne. La tranquillité. Elle aimait à venir en ces lieux simplement pour en goûter la quiétude, pour oublier l'existence humanoïde qui s'étendait partout ailleurs, piaillant et batifolant sans se soucier des véritables enjeux. Elle appréciait être seule ; quand il n'y a plus que vous, vous vous trouvez dans votre propre monde, et chaque chose a le sens que vous choisissez de lui donner, tout répond à vos propres codes. Pas d'ambiguïté, pas de folie, rien. L'onirique. Le danger résidait peut-être en ce point : le rêve, l'interprétation, l'irréel. Elle eut un violent frisson. Non, non, elle devait retrouver la réalité. Juste un pan de sa toile. La raison.

Rapidement, elle revint vers sa table et y saisit les notes qu'elle y avait laissées, avant de se diriger vers la sortie. Le son de ses pas claquant sur les dalles résonnait dans le bâtiment. Arrivée à l'extérieur, elle s'en éloigna vivement. Elle fourra sa feuille dans la poche de sa veste, puis fouilla dans l'autre et en retira un étui à cigarettes. Elle le tritura longuement, comme si elle hésitait à en prendre une. Elle avait bien conscience que ce genre d’addictions ne provoquait que destruction, mais elle avait perdu l’habitude de s’en passer. Elle avait perdu l’habitude de vivre comme avant. Tout avait changé. Elle tira un long tube de papier qu’elle coinça entre ses lèvres. Fouillant encore, elle tira d’une de ses poches une boîte d’allumettes. Elle en craqua une, porta la flamme vers l’embout de la cigarette, et inspira. La fumée emplit ses poumons. Après tout, il fallait bien mourir de quelque chose.

Milieu d’après-midi, Anathorey, Urban City.

Le soleil entamait déjà sa descente lorsque la scientifique parvint à Anathorey. C’était toujours avec un mélange d’appréhension, de dégoût et de satisfaction qu’elle mettait les pieds dans la capitale. Elle rappelait à sa mémoire trop de souvenirs douloureux, et lui tendait trop d’opportunités à la morale vaine. Elle agitait aussi  des objets de désirs : la vengeance, la mort… les retrouvailles. Elle craignait toujours de croiser son frère au détour d’une avenue, qu’ils fussent seuls à seuls, qu’ils se regardassent dans le blanc des yeux, qu’ils s’ignorassent, qu’ils se ruassent l’un sur l’autre. Qui savait ce que la fraternité pouvait engendrer ?

Elle arpenta les rues menant à son quartier. Les maisons éclataient de splendeur, toutes plus impressionnantes les unes que les autres. Mais l’Erudite avait préféré quelque chose d’aussi discret que possible. Mitoyenne, pas très large, mais plutôt haute, comme une femme qui essaierait de rentrer le ventre pour cacher ses excès de gourmandise, elle donnait sur une petite ruelle. Sahn tâta l’arrière de son pantalon. Elle en tira ses clés, qu’elle introduisit dans la serrure. Elle allait ouvrir la porte lorsque, tout à coup, elle entendit un bruit sourd. Elle pivota vivement, aux aguets. Ses yeux verts scrutèrent les alentours. Plus rien. Elle fronça les sourcils. Non, ça n’était pas dans sa tête. « Qui est là ? » lança-t-elle.

Précisions sur le contexte :
 
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L'égarée (Diya)


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Âge : 18 ans
Groupe: Cyborg
Inventaire: Ses Trancheuses-de-vent, Kurokaze, un grelot, une arme laser, un sac de couchage imperméable, une cape d'invisibilité, une bague d'Eracléa, un pendentif en forme de lune, des lentilles d'acuité visuelle accrue,un TX-mini,un S.P.L.A.,un monocle spécial,une pierre de lave.

MessageSujet: Re: La bonne âme [Diya]   Sam 17 Oct - 2:24


Diya poussa la porte de la chambre de Merybel, la fillette qu'elle avait ramené de la Cité Neutre y avait élu ses quartiers. Cette dernière dormait encore, roulée en boule sous son drap. La Cyborg s'avança doucement et passa une main sur son front, écartant ses cheveux de cobalt avec délicatesse. Son visage refléta une soudaine angoisse, le front de l'enfant était brûlant et des plaques rouges couvraient sa peau. Inquiète, la jeune femme se précipita vers la porte et appela la douce Elite qui rappliqua rapidement en ayant entendu son ton pressant. S'agenouillant elle prit la température de l'enfant avant de relever sa chemise de nuit. Les zones écarlates se répandaient sur tout son corps et la fillette semblait plongée dans un sommeil si profond qu'il était impossible pour les deux femmes de la réveiller. Des pas rapides retentirent alors dans le couloir et Mathias entra dans la pièce, le visage blême :

" On a un problème ..."

En voyant l'air grave de sa sœur, la jeune homme s’était arrêté et son regard s'était posé sur la petite fille qui transpirait à grosses gouttes. Il reprit alors, fuyant le regard de sa jumelle :

" Les mêmes symptômes sont apparus sur tous les enfants qui ont été sauvés du laboratoire. J'ai reçu un message d'Ewos, lui et Lise ne savent pas quoi faire, l'infirmière à tout essayer mais les deux enfants chez qui les symptômes étaient apparus en premier sont déjà ... morts. Ils ont dû chopper ça durant leur séjour dans la mine, ça ne ressemble à rien que l'on connaisse ici."

Une larme silencieuse roula sur la joue de Merybel, cela ne faisait qu'une semaine que la fillette vivait avec eux, mais elle faisait partit de la famille de Dernier Paradis désormais et la perdre était inconcevable. Diya, qui ne pouvait se résoudre à regarder Lilith souffrir sans rien faire se releva d'un bond, une idée venait de germer dans son esprit. C'était peut être leur seule chance, mais ils devaient l'exploiter. Pressante, elle ordonna :

" Mathias, peux tu contacter Anna et lui demander de se renseigner sur les scientifiques étudiants ce genre de maladie ? Mery', on fait nos bagages, ils faut partir avant midi si nous voulons avoir une chance d'avoir un Aéronef avant la nuit."

La douce Elite s'écria alors en sanglotant, paniquée :

" Et si elle mourrait pendant qu'on était absentes ? Tu y as pensé ?!"

La Qantik baissa les yeux et murmura à son amie :

" Je ne laisserait pas cela se produire, crois moi. Je n'ai pas sortit Lilith de cette galère pour l'abandonner maintenant. Chaque seconde compte, si tu ne veux pas venir avec moi je comprendrais, bien que ta présence me sera surement précieuse. Mathias gardera l'auberge avec Khansy, il n'y aura aucun problèmes."

L'Elite renifla et se redressa, filant droit dans le bureau au rez-de-chaussée. Une partie de ce dernier avait été aménagé en dressing. Il ne fallut qu'une demi-heure pour que les deux jeunes femmes quitte le Dernier Paradis, prêtes pour leur voyage. Grâce au Sigma des jumeaux, elles pourraient obtenir des nouvelles de l'enfant en temps réel. Durant leur traversée du Sidhe Mathias les contacta, leur indiquant un nom et une adresse à Anathorey. Une Érudite y résidait apparemment et cette dernière aurait travaillé sur les maladies qui se développaient dans les mines. Exactement ce qu'il leur fallait. Une fois au Laboratoires, le duo embarqua sur un Aéronef, direction la capitale d'Urban City. Ce n'est qu'en milieu d'après midi qu'elle arrivèrent dans la ville. Commença alors un marathon où il fallut slalomer dans la dense population richissime de la ville. Heureusement pour la Cyborg, Merybel connaissait bien les rues et raccourcis et elles gagnèrent un temps précieux. Arrivée devant une maison bien plus discrète que certaines de ses voisines, le duo se dissimula dans l'ombre de la masure accolée à celle qui les intéressait, attendant d'apercevoir la scientifique qui ne semblait pas chez elle. Il fallut attendre moins d'une heure pour qu'une Unik aux longs cheveux immaculés se présente, dévoilant ses clefs et confirmant qu'elle était celle que la demoiselle cherchait. Cette dernière s'étant rendu compte de leur présence, les deux femmes s'avancèrent. Vêtue de tenues de voyages simples de tons beige et ocre, le duo aurait pu faire penser à des voleuses. 


" Navrée de vous avoir fais peur. Je n'y comptais pas. Vous êtes bien Sahn Alcurth, la scientifique dont les recherches se concentrent sur les maladies émanant des mines ?"

Le ton était curieux, loin d'être imposant, mais légèrement pressant. Merybel, dont la patience légendaire disparaissait pour laisser place à l’inquiétude, s'avança et ajouta, presque suppliante :

" Nous sommes venues requérir votre aide..."
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MessageSujet: Re: La bonne âme [Diya]   Dim 25 Oct - 23:50

Deux inconnues se détachèrent de l'ombre. Elles portaient des vêtements aux teintes neutres et à l'aspect pratique. La plus petite arborait d'étranges cheveux verts, et des yeux d'une couleur tout aussi intense illuminaient son visage gracile. L'autre paraissait plus banale ; brune. Le regard de Sahn se reporta vers la fille à la chevelure atypique. Ses iris embrassaient la lueur de curiosité qui baignait dans ses pupilles. A l'inverse de sa partenaire, il lui aurait semblé incongru qu'elle pût être une Ünik. Hybrid plutôt végétale ? Qantik dont le créateur se serait amusé avec l'apparence ? Paria ? Elle la dévisagea longuement, sans aucun doute de manière très impolie, tandis qu'elle prenait la parole d'une voix claire. « Navrée de vous avoir fais peur. Je n'y comptais pas. Vous êtes bien Sahn Alcurth, la scientifique dont les recherches se concentrent sur les maladies émanant des mines ? » La scientifique ressentit l'impatience qui vibrait dans sa voix, l'impatience de l'urgence, l'impatience qu'elle avait entendue si souvent, et dont elle avait elle-même pu faire preuve. Elle ne savait pas, plus, elle préférait oublier qu'elle avait été comme ça.

« Nous sommes venues requérir votre aide... » L'Erudite tourna la tête vers la seconde jeune femme. L'inquiétude perçait ses yeux noisettes. Elle redressa légèrement le menton, l'action faisant tomber quelques mèches blanches devant ses épaules. Son aide ? Il y avait longtemps que personne ne l'avait demandée. Elle retira les clés qu'elle avait insérées dans la serrure. Dans un cliquetis, elles rejoignirent le creux de sa paume. Qu'est-ce qui lui disait qu'elles n'allaient pas la voler ? Voler des années de travail ? Elle se mordilla la lèvre un instant, avant de répondre, après avoir reporté son regard sur la première femme : « Oui, c'est bien moi. Mais il y a longtemps que j'ai arrêté mes recherches de ce côté. » Longtemps ; subjectivité de la longueur des secondes qui s'égrènent, des années qui s'étiolent. En réalité, elle avait dû mettre en pause ce projet, pour se consacrer à d'autres objets d'étude. Et peut-être n'avait-elle pas spécialement envie d'accorder de son temps à ces femmes ? Après tout, elle avait probablement autre chose à faire, ou tout du moins, elle pourrait trouver autre chose à faire.

Pourtant, la curiosité lui brûlait les entrailles. Que se passait-il donc dans les mines de Nordkia ? La maladie de son père avait-elle encore frappé ? Ou une autre s'était-elle immiscée dans leur quotidien sombre et poussiéreux ? Elle les observa encore un peu : elles n'avaient en rien l'air de mineuses. Filles ou femmes paniquées et terrifiées ? Etrangères altruistes qui, à son contraire, n'avaient pas - encore - perdu la fibre de l'espoir, de l'égalité, de l'aide ? Sahn passa une main nerveuse sur sa natte. Peut-être ferait-elle mieux de côtoyer plus souvent les autres ? Le malaise s'insinuait trop rapidement en elle, lorsqu'elle n'était pas seule. Un léger soupir s'échappa de ses lèvres, puis elle finit par les questionner : « Comment m'avez-vous trouvée ? Et qu'est-ce que vous voulez ? Un remède miracle ? Parce que si c'est ce que vous chercher, je ne suis pas sûre de pouvoir faire quoi que ce soit. »

C'est toujours ce que l'on a à l'esprit : une touche de magie. Seulement, nous vivons dans un monde sans magie. On espère juste, de cet espoir fou et insatiable. C'est cet espoir qu'elle vit se glisser dans les prunelles des deux inconnues. Alors, elle s'empressa d'ajouter : « 'Croyez pas que j'ai promis de vous aider. Je demande juste ce que vous cherchez. C'est tout. » Elle se sentait presque obligée de le leur préciser, sans doute pousser par une quelconque sympathie, une sympathie envers un soi ancien, qui avait espéré jusqu'à la mort de l'autre. Un soi qui avait finalement disparu dans les décombres déséquilibrés d'un renouveau. Il se terrait, dans l'attente de resurgir, sûrement. L'adolescente, la gamine qui voulait voir son papa revivre, celle qui voulait aider, prêter ses capacités aux justes. Celle qui avait des idéaux. Maintenant, il n'y avait plus que cette carcasse vide et ce cerveau trop plein pour laisser place aux valeurs. L’Érudite croisa les bras sous sa poitrine.
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L'égarée (Diya)


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Inventaire: Ses Trancheuses-de-vent, Kurokaze, un grelot, une arme laser, un sac de couchage imperméable, une cape d'invisibilité, une bague d'Eracléa, un pendentif en forme de lune, des lentilles d'acuité visuelle accrue,un TX-mini,un S.P.L.A.,un monocle spécial,une pierre de lave.

MessageSujet: Re: La bonne âme [Diya]   Lun 26 Oct - 22:58


La femme la dévisageait sans ciller, comme si quelque chose la dérangeait chez la Cyborg. Était son apparence ? Le manque de détails visant a confirmer son appartenance ? Ses cheveux d'une blanc laiteux comportaient une mèche tressés de tissus et ses yeux, d'un vert profond, observaient les deux inconnues. Rompant son geste pour récupérer ses clefs, l'Unik confirma son identité avant de préciser qu'elle avait arrêté ses recherches sur les maladies minières depuis un certain temps. Le visage de Diya se crispa, cette scientifique était peut être son seul espoir. Mathias avait bien envoyé Kansy à Nemoto pour chercher Aenaelle mais si la belle Anemos ne parvenait à trouver ce qu'avaient les enfants ils seraient alors perdus. Et cela, la Qantik ne pouvait l'accepter. Elle devait convaincre cette femme coûte que coûte. Celle ci commença alors à lui poser des questions, avant de raviser en déclarant qu'elle ne promettait rien. Merybel repoussa ses cheveux derrière ses épaules, ses yeux d'or brillaient d’inquiétude lorsqu'elle s'avança d'un pas en expliquant :

" Nous avons des contacts à Anathorey, ce sont eux qui nous ont indiqués cette adresse. Nous voulons simplement que vous auscultiez certains enfants qui ont développés une sorte d'infection après avoir passé du temps dans une mine du Sidhe."

Diya, voyant la détresse de la jeune Elite, reprit la conversation là où elle avait été laissée, calme mais se voulant convaincante :

" Nous n’attendons pas de résultats miraculeux. J'ai conscience que cela n'arrive que rarement, voir jamais, et ce n'est pas ce que je vous demande."

La demoiselle passa sa main dans ses cheveux émeraude et réfléchit rapidement. Comment devait elle susciter son intérêt, par quel moyens ? La Cyborg reprit, fronçant les sourcils, de sa voix calme et claire :

" Une forte fièvre, des plaques rouges sur l'ensemble du corps qui ne provoquent pas de démangeaisons. Il a fallut moins d'une semaine aux enfants qui avaient développés en premiers les symptômes pour perdre la vie. L'infirmière sur le coup n'a rien pu faire. Ils étaient retenus dans de mauvaises conditions dans une ancienne mine contenant une forte concentration de souffre avant d'en être libéré et nous pensons que le virus, ou la maladie, quelle qu'elle soit, viens de là bas."

L'image de la petite Lilith fiévreuse, geignant face aux cauchemars que la maladie l'obligeait à supporter, lui fit serrer le grelot d'argent de toute ses forces. Faisant face à l’Érudite, la Qantik fit une proposition d'un nouveau genre, allant contre ses principes :

" Je suis prête à vous payer une certaine somme, uniquement pour que vous alliez voir ces enfants. Même si vous ne trouvez rien et que vous ne parvenez pas à les sauver, vous aurez au moins essayé ! C'est tout ce que je vous demande."

La Qantik devait elle annoncer qu'elle avait fait appel à un autre médecin ? Non, dans le pire des cas, l'Unik s'en rendrait compte si elle les suivait. Le principal était que Diya parvienne à sauver la petite fille de la maladie. C'est tout ce qui lui importait et pour cela la demoiselle était prête à tout. Même à kidnapper cette scientifique s'il le fallait.
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MessageSujet: Re: La bonne âme [Diya]   Sam 21 Nov - 18:55

La jeune femme brune, à l'inquiétude perçante, s'avança, et expliqua qu'elles avaient trouvé cette adresse auprès de gens qu'elles connaissaient, et qu'elles avaient besoin, ou plutôt que des enfants avaient besoin, qu'elle les auscultât. Mais le message sous-jacent résonnait clairement aux oreilles de Sahn : « Sauvez-les. » Une transmission fortuite que l'autre femme s'empressa d'atténuer ; elle était peut-être moins idéaliste que sa partenaire, ou plus réaliste. Puis elle fronça les sourcils, et d'un air décidé, les ramena rapidement au cœur du sujet. Elle énuméra les symptômes qu'elle avait déjà pu constater : une fièvre prenante, des plaques rouges non dues à des démangeaisons, la perte de la vie en une semaine, voire moins. C'était pour le moins fulgurant. La scientifique ignorait si cela était forcément dû à l'enfermement dans une mine à l'air asphyxié de soufre. Il était possible, et presque certain, qu'à forte dose, cet élément vital eût causé cette maladie, ou qu'il n'eût tout au moins pas arrangé l'état de santé des victimes.

Alors qu'elle s'enfonçait dans sa mémoire à la recherche d'une maladie semblable, vint la question fatidique de l'argent. Elle eut de la peine à réprimer un semblant de sourire narquois. Ce que ces femmes requéraient, c'était son savoir, son travail ; heureusement qu'elles comptaient payer quelque chose. Depuis que le noble qui finançait son laboratoire était décédé, Sahn ne pouvait se permettre de faire la charité à qui la quémandait, au risque de se retrouver dans une situation similaire. Sans compter qu'une autre menace planait sur elle...

En tant qu'érudite, elle se trouvait liée aux nobles. Elle était censé faire ce qu'ils demandaient, et obéir à leurs ordres, suivre leur politique. Et tous les peuples savaient à quel point ils se fichaient, pour la majorité, de la condition des mineurs ! Alors, des enfants infectés dans une mine... C'était gaspiller du temps et de l'argent. Le monde tournerait très bien sans eux ; il ne s'en porterait pas plus mal. Des enfants, il y en avait pléthore, et si d'aventure on n'avait plus assez de dockers, on avait encore des Qantiks, qui se révélaient autrement plus efficaces. Parce que pour eux, les vies avaient un prix. Tout s'achetait.

Ils l'avaient même achetée, elle, la gamine qui croyait posséder des valeurs. Ils l'avait engloutie dans leur système. Alors, elle ressortit ses clés, les enfonça dans la serrure, et ouvrit la porte. Sans un mot de plus, elle entra et referma derrière elle. Le palier désormais désert faisait face aux deux inconnues, comme un affront tacite. Il protégeait celle qui le foulait chaque jour de ses lourdes bottes, la conservait à l'abri de leurs idées folles. S'il avait eu conscience de ce qui se passa quelques instants après son retour dans la maison, il se serait probablement effondré : elle ressortit. Idiote !

Sahn descendit les petites marches et se dirigea vers le binôme d'étrangères. « Je ne peux pas vous aider. J'ai des obligations et je me dois de les respecter. Vous ne devriez même pas être ici, c'est compromettant. Personne ne voudra ni ne pourra vous aider. Tout ce que je peux faire, c'est vous conseiller ce type, il habite à Nordkia, alors ça sera probablement plus simple... » Elle leur tendit un bout de papier qu'elle tenait entre ses doigts. « Bonne fin d'après-midi, mesdames. » Sur ces mots, elle tourna les talons et retourna dans son petit logis.

Pourtant, le morceau de feuille déchirée ne comportait aucun nom, aucune adresse précise ; juste ce qui semblait être un lieu, et une heure. Ghettos 22:00.

Réunissant les ustensiles et documents dont elle avait besoin, l'érudite espérait que les deux femmes penseraient à emmener un enfant avec elle. Les ghettos de Nordkia ne constituaient certainement pas l'endroit le plus rassurant et le plus sain en de telles circonstances, mais elle connaissait les lieux et savait qu'elle risquait peu de choses en s'y rendant. Elle savait où aller, à quel moment, quels passages éviter. Il y avait peu de chance que quelqu'un ne les prît en flagrant délit alors que là, dans la rue, à découvert... Accepter dans de telles conditions aurait été un trop grand danger, presque un suicide.

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