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Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]

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Soldat déchu - Sylver Likaas


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MessageSujet: Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]   Dim 25 Oct - 17:31

J ’ignore combien de temps s’est écoulé. On ne peut pas dire, que j’ai toujours été fort pour donner des estimations en ce qui concerne ce genre de détails. Alors là… C’est couru d’avance.
Toutefois, ce n’est pas bien important. Pour l’heure, ce qui compte c’est que ma traversée du désert est belle et bien terminée. Un profond soulagement s’empare de mon corps meurtri par la fatigue, quand la belle Anathorey daigne de se montrer au loin. Pas de doute, c’est bien elle qui, de son architecture parfaite, semble vouloir m’accueillir chaleureusement en me tendant grand les bras. Façon de parler, bien sûr. Les minutes qui succèdent à cette réjouissance se révèle être les plus pénibles pour mon corps qui, las de cette marche éprouvante, semble être arrivé à ses limites. A contre cœur, je ralentis.
Une fois arrivé à la hauteur de l’imposant portail, je m’assure que mon cache œil est bien en place avant d’enfiler mes gants en soie blanche. Et là, je redécouvre la ville comme si c’était la première fois que je m'y rendais. Ce qui est on ne peut plus faux, bien entendu. Un soupire s’échappe de ma gorge malgré-moi. La présence de ce morceau de tissus sur ma pupille droite n’est pas des plus agréables, et s’habituer à la vision réduite qu’il m’offre ne sera pas chose aussi aisé que ce que j’avais envisagé… Cela vaut toujours mieux que d’être borgne, j’en ai conscience. Enfin, c’est un mal pour un bien. Un prix bien maigre à payer, qui me permet de fouler à nouveau le sol de mes origines, tout en m’efforçant de rester le plus discret possible. Malgré ce détail, un sourire de satisfaction se dessine légèrement sur mes lèvres. Jamais je ne me suis senti aussi… Complet. Encore plus depuis mon réveil en tant que… enfin, vous voyez. Quand bien même je ne suis plus le même à cause de cette… chose. Mais il  ne faut pas y penser. Je suis née Ünik et le resterait quoi qu’il arrive, c’est aussi simple que cela.
Alors que mes pas s’engagent enfin au cœur de la banlieue résidentielle nord, personne ne fait attention à moi. Certes, j’ai passé le plus difficile car les rues sont moins peuplées qu’au cœur du centre ville. De plus, c’est avec grand soin que je m’assure à ce que ma cape ne s’éclipse pas du sommet de mon crâne… Car si quelqu’un aperçoit ne serais-ce qu’une mèche de mes superbes cheveux améthystes, la donne risque de changer du tout au tout. Téméraire oui, con, non. Il vaut mieux rester discret, du moins, tant que je ne sais pas ce qui m’attend réellement. Mais c’est une réalité que jamais, je n’aurais envisagé plausible à ce degré-là : revêtu ainsi, je parais aussi Ünik que n’importe quel autre citoyen de la belle Anathorey. Et ça… C’est plutôt bon pour les affaires.
Ainsi, j’arpente les rues depuis ce qui me paraît être une éternité. Il faut dire, que j’ai choisi de vivre au fin fond des banlieues résidentielles, là où le calme est reconnu à part entière comme un art de vivre. Ca et là, les hautes habitations, si familières, se dressent fièrement en éclairant les rues sombres de leur lueur chaleureuse. De tout ce qu’il m’a été donné de voir lors de mes balades sur le continent originaire, seul ce lieu accueillant me procure cette sensation agréable de sécurité.
Une vague de fierté m’envahit, quand je songe que cet endroit est mon berceau… Si bien qu’il me semble retourner en enfance chaque fois que mes pieds touchent ses terres. Un sourire niais traverse mon visage, mais je ne prends pas la peine de le chasser car…  Je suis de retour chez moi ! Un frisson d’excitation parcourt subitement mon échine, tandis que je ne me lasse pas de contempler la cité dans ses moindres détails.
Oui, j’ai refusé de l’admettre avec les derniers événements. Mais ce qui a été mon moteur durant cette terrible épreuve… C’est la peur. Celle-là même qui me terrifiait à la simple idée que je ne puisse jamais revoir la belle Anathorey. Cette perspective, qui est certainement ma plus grande peur est aussi une faiblesse très mal venue. Mais tout cela… C’est maintenant du passé. Je suis de retour, le reste importe peu. En revanche… Retourner chez moi, voilà ce qui me rend plus impatient que n’importe quel gamin pressé d’ouvrir ses cadeaux de Noël. Retrouver mes repaires, qui m’ont lâchement étés arrachés pour enfin tourner la page sur ma… Nouvelle réalité.
Je devrai d’ailleurs passer au plus vite à la demeure familiale pour rassurer mes parents. Mais je hausse aussitôt les épaules. Cela peut attendre. Au lieu de cela, j’accélère le pas quand j’aperçois mon quartier. Tout en ignorant les supplications de mon corps éreinté, je monte les escaliers quatre à quatre, jusqu’au septième étage d’un élégant bâtiment dont les formes font penser à un puissant Zeppelin. Plus encore que la ville, cet endroit m’a terriblement manqué. A tel point que je l’ignorai. Humant l’air au passage, je laisse le plaisant goût de l’impatience atteindre son point culminant. Mais refusant de perdre plus de temps, je laisse mes mains partir à la recherche de mes clés enfouies au fond de ma besace. Après avoir brièvement contemplé le panneton aux allures de labyrinthe, je glisse avec enthousiasme l’objet dans la serrure.
Mais rapidement, la clé se montre réticente. Je respire avec peine, essoufflé, mais n'y prête guère attention. Pire encore, elle ne semble pas vouloir remplir son unique fonction et tourne dans le vide. Un juron m’échappe sans aucune grâce, au moment où je réalise avec dégoût que je suis mis à la porte de ma propre demeure. Il ne manquait plus que cela !
Qu'est-ce que cette histoire, encore... ?!
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Naoki


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MessageSujet: Re: Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]   Dim 25 Oct - 21:36

L'ennuie ; voilà un mot qui résume assez bien ma situation actuelle, qui ressemble finalement a tout les autres jours qui l'ont précédé et qui ressembleront aux jours à venir. L'ennuie était quelque chose qui rythmait jour et nuit ma vie, rien ne m’intéressait sérieusement, ou alors pas assez longtemps pour quitter ce sentiment de lassitude qui me poursuivait depuis ma plus tendre enfance.
Je me tenait là, devant ma fenêtre, à "contempler" la ville d'Anathorey sombrant dans les ténèbres ; enfin ce qui était visible depuis ce point de vue, avec cette même expression de morosité envers tous ce qui m'entoure. Je ne comprends pas vraiment les gens lorsqu'ils parlent d'Anathorey avec tous ces adjectifs élogieux concernant cette ville, c'était simplement une ville point !

Finalement après m'être rendu compte que je venais de perdre une minute de mon précieux temps, je me mis alors dos à la fenêtre afin de contempler mon "précieux" appartement.

Cela faisait environ une semaine ou peut-être plus, en fait j'en sais rien, ça m'a parut à la fois long et rapide tous ces instants à rester enfermer entre ces murs ; qu'on m'a proposer d’emménager ici. L'ancien propriétaire était un chevalier, comme moi, mais légèrement mieux gradé, qui était mort lors d'une mission, on m'avait donné son nom : Sylver Likaas, étrangement ce nom me disait vaguement quelque chose, mais impossible de remettre un visage net sur cette identité; preuve qu'il devait être, a mes yeux, quelqu'un d'insignifiant ... ouais en fait comme a peu près toutes les personnes que je rencontre.
Enfin bref, au début je n'avais pas forcement envie de devoir déménager, j'avais mon chez moi, mes habitudes et je ne m'en plaignais pas. Cependant, mon supérieur semblait certain que cet appartement allait me plaire, j'étais bien évidement toujours pas emballer par la proposition.
Il commença alors a me sortir des avantages de "gain" de temps, notamment pour aller au boulot ; je suis peut-être flemmard mais aller au boulot me faisant chier j'aimais bien prendre mon temps pour y aller et donc la distance n'était pas une chose dérangeante. Il évoqua aussi d'autres raisons concernant l'immobilier, chose qui ne m’intéresse pas.
N'ayant pas vraiment eu le droit a une porte de sorti, ni même d'un quelconque réel choix concernant mon déménagement, j'avais donc décider de prendre une raison au hasard afin d'accepter son offre; et celle-ci fut l'emplacement.
En y repensant, c'est vrai que niveau emplacement c'était pas mal, la vie était passable comparé à ce que j'avais, je l'avoue. Mais alors l'agencement ... les pièces sont trop petites et mal proportionnées, sans compter les goûts de la décoration de l'ancien proprio ; bon le vrai point positif c'était que malgré la mort du type, ils avaient décider de laisser les meubles et même si certains étaient à jeter, d'autres étaient convenables.

Installé sur mon canapé à contempler ma table basse, j'entendis du bruit venant de ma porte, comme ci quelqu'un essayait d'entrer chez lui, sans se rendre compte qu'il s'était trompé d’appartement.

La nuit pointe à peine le bout de son nez que les alcooliques trop bourrer pour reconnaître leurs chez-soi viennent frapper a ma porte ... Enfin, j'aurai peut-être droit à un peu d'animation avec ça ...

Je me relevai donc de mon précieux sofa, me dirigeant vers cette fameuse porte d'entrée ; je ne mis pas longtemps avant d'ouvrir la porte.

En cet instant, je me retrouvais alors sur le palier face a ce qui semlait être un jeune homme assez grand, surement dans mes âges, je ne pouvais pas distinguer son visage cela dit, car il portait une capuche.
Un voleur ?
Ce serai plutôt ridicule d'entrer chez quelqu'un de cette façon à moins d'être un très mauvais cambrioleur.

A première vu, celui-ci ne semblait pas ivre, il tenait debout, ne vassiyait pas et aucun relant d'alcool semblait émaner de lui. Cependant il avait l'air d'haleter, avait-il courut pour venir jusqu'ici ? Pour quelles raisons ? Et surtout la question qui me trottait dans le crâne ; POURQUOI CHEZ MOI ?

Je soupira donc tout en continuant de dévisager cette capuche sans âme, attendant une quelconque réponse ou réaction de cet homme.
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MessageSujet: Re: Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]   Mar 27 Oct - 15:04

Avant que je n’ai le temps de tenter quoi que ce soit, la porte s’ouvre soudainement. Et tout aussi rapidement, je me retrouve heurté face au fait accompli. Difficilement, j’essais de retrouver mon souffle, quand je réalise l’idée qu’une silhouette masculine vient d’apparaître nonchalamment de l’autre côté de la porte. La lumière intérieure, donne à contre jour sur un homme qui s’appuie d'un geste lent le long du mur. Comme agacé par ma présence, il ne cherche pas à dissimuler un profond soupire.
L’incompréhension, d’abord. Qu’est ce que cet homme fait chez moi ? Qui plus est, bien installé et posé, faisant de ma présence… Un élément indésirable. A cette pensée, je sens la colère monter le long de ma gorge sans que je ne puisse la réprimer. Mais que cela soit ainsi. Je n’ai pas l’intention de me montrer clément envers ce… parasite. S’il y a un intrus, c’est bien lui ! Je ne peux en être plus certain. Malgré la nuit fraîchement tombée, je sais pertinemment que je ne me suis pas trompé de seuil. Je suis un AS en orientation et un furtif regard vers la décoration intérieur ne fait que de me conforter dans cette hypothèse.
Lui, ne dit rien et me dévisage sans relâche. Il semble attendre. Reste à savoir quoi, car je n'ai aucunement l'intention de m'avouer vaicu. Alors, comme par défi, je le dévisage à mon tour. Malgré mes efforts, je ne vois pas bien les traits de son visage. Je devine toutefois qu’il doit porter des lunettes, et qu’on à certainement le même âge. Plus ou moins. Mais pris de surprise, j'interromps rapidement mon analyse. Son uniforme ! Un détail qui, aveuglé par ma colère intérieure, ne m’était pas venu aux yeux immédiatement. Soulagé, je constate que l’homme n’est pas une réelle menace. Après tout… C’est un camarade Chevalier. Mieux encore, il va pouvoir m’aider. A cette perspective, je relâchement dangereusement toute méfiance envers ce parfait inconnu... Jusqu'à que je me reprenne en main, réalisant mon égarement. Non. Un intrus reste un intrus ! Je ne peux me résoudre à tolérer qu’il foule sans aucune gêne mon doux foyer !
Si bien que ma colère, doublée par une fatigue de plus en plus difficile à encaisser, éclate.

« Qui es-tu ? Et que fais-tu CHEZ MOI ? »

Tout en joignant le geste à la parole, je me saisi de son col et rentre sans aucune sommation à l’intérieur, le plaquant aussitôt au mur de tel façon à ce qu’il ne puisse pas s’échapper.
Mais dans la précipitation, je ne peux retenir ma capuche qui à vite fait de glisser dans mon dos. Un instant, je sens l’assurance me quitter tandis que ma longue chevelure améthyste vient me trahir aux yeux de mon adversaire. Je n’ai plus qu’à espérer qu’il ne me reconnaisse pas… Malheureusement, ce genre de situation ne se conclue jamais de manière aussi idyllique.
Faisant abstraction de ce détail, je renforce ma prise sur son col à l’aide de mon bras gauche tandis que le plus discrètement possible, je laisse glisser ma main droite sur la garde de mon katana. Juste au cas où. On ne sait jamais… Quand bien même il est supposé être un camarade, il n’est pas censé savoir qui je suis.
Ne pouvant plus me contenir, je le regarde de mes yeux meurtriers. Je suis fatigué, tout ce dont j’ai besoin est de me reposer au cœur de mon nid douillet. Celui-là même dont j'ai tant donné pour le parfaire. C’est ce moment là qu’à choisi un parasite pour ce mettre en travers de mon chemin. Et bien… Soit.
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Naoki


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MessageSujet: Re: Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]   Mar 27 Oct - 17:39

Je restais donc là, en attente d'une quelconque réaction venant de l'inconnu qui était devant moi, mais rien ne semblait se produire. Il fini néanmoins par me regarder lui aussi, enfin "regarder" est un bien grand mot, car avec sa capuche il ne devait surement pas voir grand chose.

J'étais resté silencieux, après tout je n'avais pas grand chose a dire et lui non plus ne semblait pas bien bavard, autant dire que je commençais a me demander si j'avais bien fait d'ouvrir la porte. Moi qui me plaignais d'avoir perdue quelques instant de mon existence devant ma fenêtre, j'étais en train de me demander si ce n'était finalement pas plus productif que de rester ici, devant ce gus.
J'aurai pu rebrousser chemin, et fermer ma porte devant lui, terminant ainsi notre rencontre ; oui j'aurai pu le faire ... plusieurs fois même, mais en le dévisageant de haut en bas, j'avais l'étrange impression que l'étranger semblait s’énerver silencieusement, chose qui éveilla ma curiosité je dois bien l'avouer.

Après quelques instant d'attente supplémentaire, quelque chose d’intéressant fini par se produire.

« Qui es-tu ? Et que fais-tu CHEZ MOI ? »

Ces paroles étaient loin d'être amicale, surtout avec le ton qu'il employait, je crois que je l'ai UN PEU mis en colère, bien malgré moi, pourquoi avais-je un sentiment de satisfaction ?
L'homme agrippa mon col aussi violemment qu'il m'avait agresser verbalement, un sourire se dessina alors sur mes lèvres, tandis que la capuche de l'étranger tombait sur ses épaules ; mon sourire était toujours présent mais  la vue de sa longue chevelure violette me donna rapidement la nausée, je me souviens maintenant pourquoi ce nom me disait quelque chose ... Je ne suis pas très friand des gens, mais ceux que j'hais par dessus tout ce sont les chiens qui obéissent au doigts et à l’œil et Sylver en faisait partie.

Tsss

Je ne pouvais pas m'en empêcher, c'était plus fort que moi, moi qui pensait m'amuser avec un mec bourré, me voilà face à un "agresseur" et qui plus est, nez à nez avec lui ...
Sylver Likaas ... je ne l'ai jamais aimé et je pense que je ne le porterai jamais dans mon cœur ; on avait fait une partie de nos classes et avions été promu chevalier ensemble. Je me souviens de son caractère, le genre de type qui ferait tout pour sa race, quitte a y perdre sa vie sans trop se poser de question, à écouter au pied de la lettre le moindre ordre de la hiérarchie ... Le genre de type que je hais par dessus tout ... ceux qui ne me donne qu'une envie : celle de détruire leurs fiertés.
Alors qu'il continuait à me maintenir le col de sa main gauche, je suivais rapidement du regard sa main droite qui semblait vouloir atteindre sa ceinture ... son katana ...

Ooooh mais voilà quelque chose d’intéressant ...

Je repoussais alors mon assaillant, donnant une légère distance entre nous et posa ma main sur la garde de mon sabre.
Je me mis alors à sourire de plus belle, sadiquement bien sur.

Et bien, et bien .... On ne reconnait donc pas son vieil ami, Plating ? Et puis, tu n'étais pas censé être mort toi ?

Plating était un surnom que je lui avait très rapidement donné pendant mes classes à l'école militaire, quand je l'ai vu entrer en classe avec ses cheveux violet, chose qui il faut l'avouer, n'est pas très commun, je pensais qu'il serai l'un des seuls avec qui je pourrais m'entendre, enfin un type qui serait différent des autres près à enfreindre les règles comme moi je le faisais ... mais en fait ce n'était qu'une décoration, cachant le côté fade du personnage. C'était que de l'argenture, qu'on utilise pour recouvrir un métal quelconque ... afin de le rendre plus précieux.
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MessageSujet: Re: Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]   Mar 27 Oct - 19:34

Un sourire satisfait vient barrer son visage jusqu’en devenir malsain. C’est même pire que ça, comme sadique, il semble s’amuser de la tournure de la situation. Ce qui ne l’empêche pas d’exprimer de temps à autre son agacement.
Je réprime alors mon envie de vomir face à l’attitude complètement je-m’en-foutiste de ce squatteur en excellence. Malheureusement, je crois que je suis tombé sur le gros lot. Mais je ne me laisse pas impressionner pour autant, et m’équipe de ma carapace de soldat imperturbable. Ce n’est pas le moment de s’avouer vaincu, bien au contraire.

« Ooooh mais voilà quelque chose d’intéressant... »

Tout en gardant son attitude provocatrice, il continue de sourire. Toujours plus, aussi improbable que cela puisse paraître. Son sadisme ne semble pas avoir de limites. Aussi, il me décontenance l’espace d’un instant. Il lui suffit d’un seul mouvement pour me repousser et me faire perdre légèrement l’équilibre. Ensuite, comme pour répondre à mon geste, il pose la main sur la garde de son sabre. Méfiant, je reprends mes appuis et ne quitte pas mon katana de la main, prêt à le dégainer si les circonstances viennent à l’exiger.
Un instant, j’hésite à enlever mon cache-œil mais me ravise juste à temps. Si handicapant son port soit-il, je serai toujours à temps de m’en débarrasser dans l’éventualité où la situation venait à empirer. S’il par malchance il voit mon iris de substitution, cela risque de compromettre grandement mes projets d’avenir. Et ça... Je ne peux me le permettre. Rapidement, comme pour me conforter, j’embrasse la pièce du regard. De plus, je suis beaucoup trop mal en point pour envisager une nouvelle décoration.
De nouveau, il brise le silence de sa voix insupportable. Voilà maintenant qu’il affirme me connaître. Il ne manquait plus que cela ! Mais j’ai beau chercher tout en le regardant attentivement grâce à l’éclairage artificiel de la pièce... Cela reste sans succès. On ne peut pas dire que j’ai une mémoire infaillible en ce qui concerne les gens qui m’entourent. Comme je ne m’attache pas, ils ont vite fait de passer à l’oubli. Cependant, au moment où il achève sa phrase, une sensation de déjà vu me tire de mes pensées.
Plating ? Cet étrange surnom et le ton provocateur qui l’accompagne... Oui. Ils se révèlent être, à bien y réfléchir, familier. Il est vrai qu’au temps de l’académie, un camarade s’amusait à me surnommer ainsi. Je peux même dire, qu’il était persistant de ce côté-là. Comme pour répondre à sa provocation, je hausse les épaules avant de me prononcer de manière on ne peut plus indifférente.

« Ah c’était toi ? En fait, j’ai jamais vraiment fait attention à l’idiot qui trouvait marrant de me dénigrer ainsi... Mais... Enchanté. »

Lui accordant un petit silence de répit, je ne lui laisse pas le temps de répliquer. C’est plus agacé que jamais, que je poursuis d’un ton légèrement plus provocateur et impatient.

« Ne te fais pas d’illusions sur cette politesse, c’est juste que j’ai été élevé dans l’art de la bienséance... Maintenant dégage Le Nuisible, c’est l’heure de dormir ! »

Vite, que j’en finisse ! Je n’en peux plus. Si je ne fais pas quelque chose immédiatement, je vais m’effondrer -tôt ou tard- de fatigue face à lui... Ce qui est inconcevable. Et puis, il est temps qu’il sorte de chez moi. On dit que les blagues les plus courtes, sont les meilleures ! C’est donc à la limite de l’implosion que je commence à le pousser de force vers la porte qui est toujours grande ouverte. Fort heureusement, ce détail m'est d'une aide précieuse dans l'accomplissement de ce pénible nettoyage.
Mais machinalement, je repense au dégoût qu’il a ressentit l’espace d’un instant en découvrant mon identité. Toutefois, je ne parviens pas à comprendre sa dernière phrase, si bien que je ne peux réprimer mon interrogation en la dissimulant derrière un sarcasme.

« D’ailleurs, ne t’a-t-on jamais appris qu’il est très malpoli de souhaiter la mort à quelqu’un ? »
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MessageSujet: Re: Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]   Mer 28 Oct - 22:04

Plating ne semblait pas vouloir ce laisser faire après que je l'ai gentiment repousser ... tant mieux, cela rendait les choses que plus intéressante ; et dieu sait que j'aime lorsque les choses tournent de cette façon. C'était incontrôlable, un moindre geste pouvait tout faire changer, la situation était tendue et la fin de cette rencontre, indéterminée. Que demander de plus a cette ennuie qui semblait légèrement s'évaporer.

Mon "camarade" d'armé était vraiment prés à en découdre, il avait sa main sur son katana, prés a dégainer, l’énervement et la méfiance se lisait sur son visage ; tandis que moi je gardais également ma main sur ma garde, l'air amuser. Je n'avais pas plus envie de me battre dans un endroit aussi réduit, ça réduisait les choix offensifs ; d'un côté cela rendait le pari plus gros, et donc un intérêt plus grand ; mais de l'autre cela demandait de s'accorder un peu plus de réflexion sur les possibilités à faire ou non certaines attaques, sans avoir à se retrouver bloquer dans son élan par l'un des meubles occupant l’appartement.

Finalement, sans changer de position, Sylver me reconnu ; je fus bien évidement soulager ; si ce n'était pas le cas, j'aurai gaspiller ma salive pour ce type plus que ce que j'aurai aimé faire.

« Ah c’était toi ? En fait, j’ai jamais vraiment fait attention à l’idiot qui trouvait marrant de me dénigrer ainsi... Mais... Enchanté. »

Son ton sentait l’indifférence et cela me fit claquer la langue une nouvelle fois, je n'aime pas trop qu'on me parle sur ce ton ; bon ok, moi je le fais souvent ; mais ce n'était pas une raison.
Finalement il opta pour un ton plus plaisant à mon gout, la provocation ... aaah voilà quelque chose que j'aime beaucoup.  Cela voulait dire que je l'avais quelque peu toucher et donc qu'il n'était pas aussi indifférent qu'il voulait le laisser croire au début.

« Ne te fais pas d’illusions sur cette politesse, c’est juste que j’ai été élevé dans l’art de la bienséance... Maintenant dégage Le Nuisible, c’est l’heure de dormir ! »


"Le nuisible" ? Je crois qu'il m'avait déjà appeler comme ça autrefois ... m'enfin qu'importe.
Je me retins de rire, c'est vrai ; la tentation était tellement forte, je voulais lui rire au nez, mais je ne sais pour quelle raison je laissait à Plating le temps de s'exprimer un peu avant de reprendre mon rôle de dominant.
Après tout c'était peut-être chez lui, mais légalement, c'est CHEZ MOI maintenant. Et quoi qu'il dise, le nuisible n'était pas moi mais lui.

Alors que je continuais d'attendre la suite des opérations, Plating se rapprocha de moi l'air fatigué et commença à me pousser en direction de la porte toujours ouverte. C'est vrai qu'aucun d'entre nous n'a eu la bonne idée de fermer cette porte, laissant alors à nos, enfin mes voisins le loisirs d'entendre tout ce qui venait de se passer ; personnellement je n'en avais que faire et l'idée qu'un voisin fasse son apparition m'amusa d'avantage.
Je me laissais alors gentiment pousser en direction de la sortie, oui parce que je vais vous l'avouez je n'attends qu'une seule et unique chose, qu'il me mette dehors, que j'attende quelques instant, le temps qu'il s'endorme avant d'ouvrir la porte à l'aide de MA clé et lui faire une magnifique surprise à son réveil. A cette simple idée, mon visage se retrouva alors de nouveau avec un rictus sadique sur mes lèvres.
Sylver ajouta alors.

« D’ailleurs, ne t’a-t-on jamais appris qu’il est très malpoli de souhaiter la mort à quelqu’un ? »


arrivant presque au niveau de la devanture de l’appartement, je fis un léger pas sur le côté, me défaisant alors de sa poussée. Puis m'installa à nouveau dos contre le cadran de la porte.

Mmmmmh .... nan jamais !

Je lui dit ça alors tout naturellement, sourire aux lèvres.

Ahahahahah ! Tu devrais voir ta tête ! Je n'avais jamais vu une personne avec à la fois une expression de fatigue aussi importe et cette colère qui émane de toi. C'est assez divertissant je dois te l'avouer.

Je sortis alors un de mes couteaux de lancer avant de m'amuser avec en le faisant tourner dans ma main, le lançant en l'air en le laissant faire quelques tours avant de le récupérer puis recommencer à nouveau.

Pour information, on m'a annoncé ta mort en me donnant les clés de ton appartement. Ce sont tes chères supérieurs hiérarchiques qui en sont à l'origine.

Je fini par pousser légèrement Sylver, me rendant de nouveau dans mon chez moi, au niveau de la cuisine.

J'étais en train de me faire un thé ? Tu en veux un ? Je t'en pris fais comme chez toi !

Bien évidement, inutile de vous préciser qu'à ce moment la je m'étais "assis" sur l'un des plans de travail, lui faisant face et arborant mon plus beau des sourires, le défiants d'autant plus.
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MessageSujet: Re: Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]   Sam 31 Oct - 9:53

Dans un dernier élan de courage, je continue de pousser l’indésirable vers la sortie. Une tâche pénible, qui s’est toutefois révélée plus simple que ce que j’avais envisagé. Et pour cause : il se laisse faire. Reste à savoir pourquoi, la réponse n’étant certainement pas à mon avantage ni pour me faire plaisir. C’est donc en restant méfiant, que je constate mon objectif... J’y suis presque !
C’est ce moment qu’il choisi pour faire un léger pas sur le côté, manquant par la même occasion de me faire chuter face à ce vide soudainement mal venu. Tout en me rattrapant maladroitement à la poignée de la porte, je peste intérieurement. L’homme quant à lui, ayant pris appuis sur le cadran de la porte me regarde d’un air risible. Son sourire mielleux ne le quittant pas, il choisi cette occasion visiblement parfaite pour répondre à ma dernière question par la négative.
Il enchaîne tout aussi rapidement, en n’omettant pas de se moquer de ma tête, qu’il qualifie même rapidement de divertissante. Complètement à bout, je grince des dents. C’est bien ma vaine... Pourquoi me suis-je fait avoir aussi facilement ? Comme un véritable débutant, je l’ai sous-estimé. La fatigue n’arrangeant rien, aucune solution ne me parvient. Que vais-je bien pouvoir faire de lui ?
Alerté, je saisi la garde de mon katana mais de mes deux mains cette fois-ci. Une réaction logique, quand en face de moi, monsieur Insolence s’est emparé d’un couteau de lancé. Ce qui est ridicule quelque part, un katana ne pouvant pas faire grand-chose contre des armes de longue distance. Cependant... C’est la seule arme que j’ai avec moi, aussi, devrais-je m’en contenter. Mais tout aussi rapidement, il commence simplement à jouer en faisant tournoyer son arme dans la main. Honteux mais pas totalement idiot, je me ravise en libérant une main.
Et là... Vient la nouvelle qui fait l’effet d’une bombe à l’intérieur de moi-même. Interloqué face à ses révélations, je lâche aussitôt toute méfiance, me rendant totalement vulnérable l’espace d’un instant. A-t-il bien dit... Que mes supérieurs m’ont fait passer pour mort ? A cette idée, un frisson glacial parcours mon échine. J’hoche violement la tête. Non, bien sur que non. Tout ca ne fait que partie de son stratagème pour me faire quitter cet endroit qu’il s’est approprié comme étant chez lui. Ce ne peut qu’être ça. Aussi, il ne faut peu de temps avant que la haine vienne se manifester, ce à quoi je raffermie ma prise sur la garde de mon katana.
Il ne tique pas. Pire, il me pousse pour rentrer à nouveau dans le logement, me tournant sans aucune méfiance le dos. Ne craint-il donc rien de moi, pour qu’il m’offre ainsi sa vie aussi ouvertement ? Un sourire de satisfaction, à la limite du malsain, se dessine sur mes lèvres tandis qu’il arrive à hauteur de la cuisine. Au moment même où il se tourne pour me faire face, mes mains décident de parler pour moi et dégainent soigneusement l’arme de son fourreau. Le métal brille de mille feux avec son aura bleutée. Toute neuve et soigneusement aiguisée, elle ne demande qu'à être inaugurée...
Je ne peux plus supporter cette fatigue, qui est visiblement arrivée à son point de non-retour. Mais mon interlocuteur, qui a pris place assise sur le plan de travail, me dévisage plus défiant que jamais. Ce à quoi il s’empresse de me proposer un thé. En un coup d’œil, je remarque la tasse posée sur le comptoir à ses côtés... Celle-là même, que mon père m’a offerte le jour de ma remise de diplôme en tant que Chevalier. Je me mords la lèvre inférieure, et le défie à nouveau du regard. Croit-il sérieusement que je vais accepter de bon cœur et sans broncher ?
Fais comme chez toi, me dit-il. Je vais me gêner, tiens !
Face à sa proposition, je lui fais comprendre que j’ai horreur de ce  qu’il me propose. De plus, on ne peut pas dire qu’il soit de bonne compagnie pour un met qui en général, est synonyme de partage et de convivialité. Irrité, je ne peux plus me contenir.

« Tu ne m’as pas répondu, qui est-tu réellement ? »

J’ignore tout de lui... Ce qui est extrêmement agaçant, quand je constate que lui semble savoir pas mal de choses à mon sujet. Patiemment à l’extérieur mais bouillant à l’intérieur, j’attends sa réponse. Complètement à bout, je le menace de mon arme tout en faisant abstraction de son amusement. Cela, ce n’est pas bien difficile : j’en ai tué un bon nombre, des idiots dans son genre. Et s’il faut recommencer, et bien qu’il en soit ainsi. Je n’aime pas en venir là, mais il ne me laisse guère le choix. J’espère juste que son sang n’est pas trop tâchant... Simple point de vue décoratif.
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MessageSujet: Re: Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]   Dim 8 Nov - 0:09

J'observais avec attention les réactions de Sylver qui m'offrait un magnifique spectacle, en effet, même si j'espérais le voir s’énerver ou me traiter de tout les noms, le voir se demander si oui ou non nos supérieurs avaient officiellement annoncé la mort de ce dernier.
Evidemment, il fallait sans douter, Sylver ne cru pas en mes mots, choses qu'il faisait déjà à l'époque et qui avait don de m’énerver ; sauf que dans le cas actuel, je n'étais pas énervé, bien au contraire c'était assez amusant de le voir secouer énergiquement sa tête afin de réfuter mes mots qui étaient pourtant bien réels ... pour une fois que j'avais envie d'être gentil et de lui dire la vérité.

Le point culminant de ma satisfaction fut au moment ou mon chère ami ce décida à dégainer son katana, la lame était brillante et semblait neuve, tandis que Sylver avait l'air de vouloir enfin repeindre les murs de son ancien appartement, qui est maintenant le mien, moi je continuais à le regarder l'air amusé.
Irrité, je dirai même pas mal irrité par mon comportement, chose qui n'est pas là pour me déplaire, Sylver s'adressa à moi.

« Tu ne m’as pas répondu, qui est-tu réellement ? »

Je ne pouvais m'empêcher de sourire, encore, même si en même temps cette question m'agaçait. Il ne se souvenait donc pas de moi, ce n'étais pas une "mauvaise blague" de sa part ? Même si dans mon souvenir, Sylver n'était pas du genre à faire des blagues, il était trop sérieux pour ça.

Tch !

Je fis de nouveau claquer ma langue, beaucoup pense que c'est un toc ou une mauvaise manie mais en fait je m'en foutais. Je suis ce que je suis, point barre.
Sylver me dévisageait, beaucoup plus qu'à l'accoutumer, et je remarqua quelque chose, avait-il un bandeau sur l’œil à l'époque ? ... Je ne crois pas, sinon cela m'aurait marqué.
Je me releva de mon "siège" afin de m'approcher de nouveau de Sylver qui tenait toujours son katana vers moi, prêt à en découdre. J'élevais mes mains et mes épaules, avant de mettre ses mêmes mains dans mes poches, avant de hausser de nouveau les épaules tout en soufflant.

Aaaah ... Tu me déçois vraiment Plating ... tu ne me reconnais même pas, alors que nous avons partagés tant de bons moment tout les deux.

Bien évidement c'était faux, tout ce qu'on avait partagé lui et moi c'était de nombreux accrochages, pas physique ; chose qui est plutôt dommage quand on y pense, j'aurai aimé croiser le fer avec lui au cours de nos classes, mais je n'avais jamais vraiment réussi à le mettre assez en colère pour ça. Nos accrochages étaient plus dans le sens "je te provoque, tu me réponds et donc je te provoque encore plus" .... aaaaaaaah que de souvenirs ennuyeux.
A croire que je me suis amélioré depuis ces quelques années, maintenant j'arrivais à le faire assez sortir de ses gonds pour qu'il veuille me tuer avec son katana.

Je m'amusais bien jusque là mais tu commences vraiment à m'ennuyer Plating.

J'hésitai à faire moi aussi à faire usage de mes armes, mais finalement je m'étais dit que si il voulait vraiment en découdre, rien ne nous empêchait de descendre et de nous donner en spectacle devant toute la population.
Finalement je me contenta seulement de poser mon doigt sur sa lame afin de la descendre.

Je dois avoir une preuve .... quelque part ... si je ne l'ai pas jeter .... hmmmm .... mouais en fait j'en sais rien.

Un papier restait un papier, aussi important soit-il c'était que des morceaux de papier qui n'avait aucune valeur à proprement dit. Et puis bon si il voulait vraiment une preuve, le mieux était d'aller voir directement les supérieurs.

Finalement, après être passé à côté de lui, je m’arrêta avant de poser ma main sur mon sabre avant de le dégainer à mon tour. J'hésitai cela dit à utiliser mon Dzêta, est-ce qu'il valait vraiment la peine d'en faire usage ?

Au fait, avant d'y aller sérieusement, et aussi pour que tu te souviennes de celui qui te mettra une raclée ; moi c'est Naoki Tsunemichi !

Un nouveau sourire se dessina sur mon visage.
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MessageSujet: Re: Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]   Mer 9 Déc - 23:32

Le chevalier fait claquer sa langue, toujours avec cette même nonchalance. Mais je n’y fais pas plus attention alors que mon cerveau commence à bouillir d’impatience. Qu’attends-t-il pour répondre à mon invitation ? Ce n’est pourtant pas compliqué ! Quand quelqu’un invite à croiser le fer, accepter rapidement est reflet d’une bonne éducation !
Mais il ne faut pas perdre espoir car il ne tarde pas à se lever pour me rejoindre. Enfin ! Raffermissant ma prise, je ne le quitte pas du regard ; et ce, malgré l’insupportable sourire mielleux qu’il arbore comme un masque. Qui toutefois ne me fait plus rien, tant il sonne faux. Non, c’est bien plus que ça. Rien n’est visiblement bon à tirer de cet homme qui se dit soldat… Je ne le connais pas, mais je ne crois pas m’aventurer en terrain glissant en arrivant à de telles conclusions.
Pour toute réaction, il se contente seulement de hausser les épaules. Une longue plainte vient accompagner sa lente démarche, à laquelle je ne fais guère attention… Si ce n’est à l’évocation d’éventuels bon moments qu’on aurait en commun. Un discret rire nerveux m’échappe malgré-moi, mais je ne relève pas et continue d’ignorer ses propos aussi inintéressants que ridicules.
Heureusement que ma question nécessitait uniquement son identité. Quel aurait été son monologue si je lui avais demandé de déballer son CV ?… Comme une réponse parfaite, je ne peux réprimer en cet instant un gracieux bâillement. Et, fait assez intéressant, il choisi ce moment pour me qualifier d’ennuyant. Me moquant intérieurement de lui, mon impatience est telle que je maintiens ma position et reste impassible face à ses provocations. D’un simple geste de la main, il vient aussitôt baisser la lame de mon katana en direction du sol.
Il enchaîne en parlant d'un papier où je ne sais trop quoi. Ce n’est pas bien important, d’autant plus qu’il ne semble pas savoir ce qu’il en a réellement fait… Enfin, toujours ce même refrain ennuyeux qui n’a pour réel but que de me faire perdre d’avantage de temps. Et on peut dire que Monsieur est un champion dans le domaine.
C’en est assez ! J’ai beaucoup trop attendu. Aussi, qu’importe qu’il ne veuille pas prendre son arme… Je vais l’y obliger. Instinctivement, je lève mon katana au-dessus de la tête, quand il décline enfin son identité, je me retrouve aussitôt coupé dans mon élan.
Tout devient clair en une fraction de secondes.  Un rire, cette fois-ci franc mais surtout mauvais, sort de ma gorge non sans laisser un désagréable arrière-goût d’amertume. Comment contenir cette rage grandissante, dont je pensais avoir atteint la limite ? J’essais de ne pas laisser paraître mon trouble, quand je réalise que je suis lamentablement tombé dans son piège ! Comme un vulgaire débutant ! Depuis le début, son unique but est de me pousser à bout. Tout ce qui intéresse ce sauvage, c’est de se battre. Comment un type pareil est-il parvenu a devenir Chevalier ? D’autant plus qu’il est issu de ma promo… Cela me donne envie de vomir. Maintenant, tout me revient. Naoki Tsunemichi, cet élève à problèmes qui n’avait que pour vocation de provoquer et de s’attirer des ennuis. Je n’ai jamais pu le supporter, et jusqu’à aujourd’hui, j’avais complètement oublié son existence. Hélas, c’est avec dépit que je constate qu’il n’a pas du tout changé.
C’est ce genre d’énergumènes qui pourrissent la réputation de notre belle armée… Et ceux-là, je les déteste plus que tout autre. Mais aussi difficile soit-elle, la meilleure des réponses est d’adopter son inverse. C’est pourquoi, je ne dis rien. Il ne vaut pas la peine que je gâche ma salive. Et de toute évidence, ça ne servirait à rien.
Péniblement, je prends sur moi et rengaine doucement mon katana sans le quitter du regard. Lui, au contraire, vient tout juste de dévoiler la lame brillante de son sabre sous la lumière artificielle du plafonnier. Un nouveau sourire me fait face, qui j’espère pour celui-ci, sera de courte durée.
A mon tour, je hausse les épaules. Que dire ? Que faire ? Continuer à m’énerver contre lui ne le satisferai que davantage, mais l’ignorer mènerait au même résultat... J’ai tellement l’habitude de me jeter sur mon adversaire dans ce genre de situations.
Inconsciemment, je pose ma main au niveau de la garde de mon katana. Et puis, je songe à ses dernières paroles.  
Il ne faut pas plus pour que la colère remonte, incontrôlable.

« Espèce de… »

Je me retourne vers mon interlocuteur qui n’a pas bougé.

« Tu t'es assez foutu de moi comme ça. Finis de jouer ! Admettons que ce que tu affirmes est vrai... Qu'as-tu réellement fait du document ? »

Inutile d’attendre une quelconque réponse de sa part, j’en ai conscience. Pourquoi se montrerait-il subitement coopératif ?
Furieux, je monte la mezzanine et commence à fouiller parmi les feuilles du bureau. Les premiers tiroirs donnent sur MES documents, qui sont toujours soigneusement classés et à leurs places. Survolant brièvement du regard ces derniers, je me résigne à chercher cette preuve dans le lieu le plus logique qui soit. En supposant qu’il dit vrai et qu’elle existe réellement, elle ne peut être qu’en bas. Ni une, ni deux, je déambule sans aucune patience les escaliers pour poursuivre mes recherches dans le salon. Et là… Au premier tiroir ouvert, je tombe sur un assortiment de document et dans un désordre parfait.
Il en faut plus pour que je me laisse abattre. Je commence à les feuilleter un à un, aussi rapidement que mes gants me le permettent. Un instant je m’arrête en jurant, avant de contempler mes mains. Ils me ralentissent considérablement –tout comme la fatigue que j’accumule depuis trop longtemps… Mais les enlever serait une erreur plus grave encore. Tout en reprenant ma course, je continue à trier les papiers, laissant s’envoler à travers la pièce ceux qui ne m’intéressent pas.
Jamais, mes nerfs n'ont été aussi à vif.

« Ne t’en fais pas pour le dérangement, je nettoierai tout efficacement quand j’aurai réussi à te faire dégager... »

Cordialement, Sylver.
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MessageSujet: Re: Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]   Ven 11 Déc - 15:36

Au vu de la réaction de ce cher plating, je pense qu'il m'avait finalement reconnu lorsqu'il s’apprêta à abattre sa lame sur le sommet de mon crâne ; je restais toujours en face de lui sans m^me bouger le moindre cil. Même si son katana venait à s’abattre sur ma tête j'aurai eu largement le temps de le contrer avec mon propre sabre voir même à l'aide de l'un de mes couteaux de lancer. Ses mouvements étaient "rapide" mais lent à la fois, la fatigue semblait être présente ce qui rendant ses coups prévisibles, donc même sans le contrer j'aurai pu l'esquiver également.
Je fut néanmoins surpris lorsque mon ami s’arrêta dans son élan pour ensuite ranger son arme dans son fourreau ; je pensais qu'il voulait croiser le fer, mais en fait ... nan, il avait décider de "faire demi-tour" dans son choix, de changer de tactique. Après tout, je crois que c'est l'un des types avec qui j'ai eu le plus de fréquentation depuis toutes ces années même si à chaque fois ce n'était pas forcement de mon plein grès, ni même du sien je suppose. Depuis tout ce temps, il devait connaitre un minimum mes habitudes et mon fonctionnement, que ce soit sur le terrain ou à son égard. A combien de reprise, nos instructeurs de l'époque nous avait mis en binôme car on faisait partie de "l'élite" de notre promotion ... Me rappeler de cette époque me donnais envie de vomir, c'était chiant à souhait, que ce soit les cours, qui étaient trop simple, les "missions" qui l'était tout autant, les profs qui n'étaient pas intéressant ou mes camarades de classe qui étaient bon à se sacrifier en premier si un combat devait survenir.

A mon tour je rangea mon sabre dans son fourreau, avant de contempler avec plaisir Plating qui semblait à la fois surpris, dépiter, énerver et même hors de lui lorsqu'il s'adressa de nouveau à moi. C'était marrant de voir qu'après toute ces années il n'avait toujours pas changer ... ouais c'était aussi extrêmement ennuyant, car je savais donc exactement comment l’énerver encore plus et donc provoquer notre fameux duel. Mais si je faisais ça, je prouverai donc mes dire, ce qui signifierait que tout ce déroulerai selon mon plan et que donc, cela n'avait AUCUN INTÉRÊT ! J'aime lorsqu'il y a ce petit quelque chose inattendue qui se passe dans une situation quelle qu'elle soit. C'est finalement ce qui se produisit, Sylver, toujours énervé, ce mit alors à gravir mes escalier en quête de ce que je pensais être le papier qui affirmait que l’appartement m'appartenait.
Après un court instant, Plating redescendit apparemment bredouille, car même si je ne savais plus trop où je l'avais posé, il y avait peu de chance pour que je l'ai mis là-haut, d'une part parce que ... j'en sais rien, parce que j'ai pas le souvenir d'avoir poser quoi que ce soit dans la mezzanine surement. Il commença alors à fouiner dans le salon, s'amusant à répartir mes papiers soigneusement balancer dans les tiroirs dans toute la pièce. A le regarder, il devait être encore plus énervé que ce qui l'était précédemment.

Je me retournais donc pour prendre ma tasse de café et commença à le boire tout en observant le chevalier s'amuser à chercher un papier qui n'y était peut être pas.
Le liquide étant encore brûlant, je soufflais sur la surface afin de le refroidir avant de m'installer sur l'accoudoir de l'un des canapés de ce même salon.

Alors pour ta gouverne, oui je dis vrai ! Mais en ce qui concerne le papier je ne peux pas te dire ... As-tu jeter un œil dans la poubelle ? Après tout c'est dans celle-ci que finisse les trois-quart des papier du commun des mortels, tu devrais peut-être commencer par là.

Je posais alors ma tasse sur la première table qui me faisait fasse avant de continuer.

En tout cas je te remercie pour ce futur rangement, je n'aurai jamais imaginé que tu deviennes ma femme de ménage un jour.

Aaaaaaah y'a pas à dire jouer avec ses nerfs avait le don de me détendre, je ne sais pas pourquoi mais même si actuellement c'était avec lui, le fait de provoquer les gens qui m'entourent ne m'apportait que de la satisfaction.
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MessageSujet: Re: Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]   Mar 22 Déc - 17:00

Garder son calme et ne pas perdre de vue son objectif. Voilà une chose plus facile à dire qu’à faire... Ce qui est d'autant plus désagréable quand la situation ne s'y prête pas.
Le plus naturellement du monde, le dénommé Naoki vient s’asseoir sur l’accoudoir du canapé... A cela, ce détail n’est pas très important. Si ce n’est la tasse de thé qu’il tient dans les mains et qui à l’air visiblement très chaude. Il suffit d’un simple geste maladroit et... Je m’efforce de ne pas y penser pour mieux poursuivre mes recherches.
Derechef, il me déstabilise en me confirmant qu’il ignore ce qu’il a réellement fait du document. Très satisfait de lui-même, il enchérit en mentionnant la poubelle et me suggère de l’analyser. Je ravale cette nouvelle provocation, très agaçante. En admettant cette logique implacable qui s’avère plus que plausible, il ne faut pas négliger pour autant que c’est éventuellement une des premières –si ce n’est pas LA première— choses qu’il a réglé en "s’installant". Il est de ce fait certainement trop tard pour s’en inquiéter, mon absence ayant été suffisamment longue pour lui permettre ce genre de folies.
Pourtant, la perspective de la corbeille venant dire bonjour à son fier visage avant de l’enrober dans une danse gracieuse... Et bien, je dois avouer que cela est terriblement tentant. D’autant plus que l’image que mon imagination débordante s’en fait est très convaincante. Mais je refuse de rentrer dans son jeu. Qu’est-ce que cela m’apporterait hormis encore plus de cette satisfaction malsaine dont lui seul semble en avoir le secret ?... Et le risque de tâcher au passage mon précieux canapé. Un frisson m’envahit. Je dois arrêter de me faire du mal ainsi...
Péniblement, je m’efforce de penser à autre chose. Je remarque alors que totalement décontenancé par l’attitude désinvolte de mon "camarade",  ma colère s’est transformée en inquiétude. Mon corps plus serein d’une certaine manière, je ne me sens plus la force de m’énerver ou d'extérioriser mon exaspération. Il en faut de la volonté pour ne pas répondre, quand il me traite de... Femme de ménage ? Sentant une gène à la gorge sur le coup, j'inspire longuement tout en essayant de me convaincre que c’est mieux ainsi... Il n’en vaut pas la peine.
Las de son comportement, je ne réponds pas. Je prends d’ailleurs le soin de finir mon tri, l’air de rien, avant de me retourner vers lui de la manière la plus nonchalante possible. Comme je le craignais, les recherches n’ont rien donné... Cependant elles m’ont permises d’évacuer cette colère que je ne pouvais plus contenir, même si je n’aurais pas dit non à une bonne bataille dans les règles de l’art. Mais il faut toujours qu’il complique tout. Haussant les épaules, je rétorque à ses paroles dissimulant avec peine mon agacement.

« Je sais, tu es jaloux de mon organisation exemplaire et je ne t’en veux pas. C’est légitime ! Il suffit de regarder l’état déplorable de cet appartement aussi brouillon que le Nuisible qui se l’est revendiqué... Heureusement que nous n’avons pas la même vision de ce qu’est le commun des mortels, comme tu le dit si bien. Le monde serait en proie à une telle agonie... »

Déterminé, je me dirige vers la table basse pour enlever la tasse qu’il vient de déposer. Vite ! Avant qu’elle ne tâche le meuble ! Toutefois je m’efforce de ne pas laisser paraître ce trouble et en profite même pour le bousculer au passage, l’incitant par la même occasion à se lever.

« Demain, on règlera ça une bonne fois pour toutes. »

Une fois dans la cuisine, je fais volte-face laissant s’échapper un nouveau bâillement.

« Sur ce, c’est l’heure de dormir... Petit. Ne te fatigues pas, je prends le canapé. Par contre je te laisse la lourde tâche d'éteindre la lumière sur ton passage... En sera-tu seulement capable ? »

Joignant le geste à la parole, je m’approche de lui afin de comparer nos tailles. Sans surprises, je le bats à plate couture d’une tête supplémentaire.  Ce a quoi, je lui fais un grand sourire provocateur avant de m’étaler sur ma couchette de fortune. Cela fera l’affaire pour cette nuit... Mon bon canapé moelleux, ça au moins, il a eu le bon goût de ne pas y toucher.
Pour parfaire mon installation, je me couvre de ma cape en guise de couverture. Celle-là même dont j’ai pris le soin de me défaire avant de m’installer, tout en m’assurant de ne pas emporter mon cache-œil ou mes gants au passage.  D’ailleurs, je prends un risque énorme que ceux-ci bougent durant mon sommeil, mais je ne peux plus lutter contre la fatigue. J'ai conscience que si je ne peux plus lui cacher mon identité passée, il ne faut surtout pas qu’il découvre ma nouvelle nature... Mais je sais que je ne risque rien en imposant une telle pause, et il me suffira juste de me réveiller avant lui. Au cas où.
Néanmoins, comme je l’avais pressentit, la lumière tarde à s’éteindre. Je n’y fais toutefois pas attention, tandis que je me sens partir pour la lointaine contrée des rêves. C’est ainsi. Je m’endors quand je le décide, rien n’y personne ne peut m’en empêcher ; et pour ce qui est de mon sommeil, il est en béton.
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MessageSujet: Re: Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]   Mer 24 Fév - 21:33

Sylver ... aaaah mon très cher Sylver si tu savais à quel point j'avais envie de te pourrir la vie encore plus que ce que je faisais déjà actuellement. C'est dingue, mais j'adorai et j'adore toujours d'ailleurs, embêter mon monde, rendre leur vie impossible, provoquer toutes les personnes que je croise, etc. Mais le fait de faire subir ça à Sylver n'était que pur jouissance, peut-être parce que c'est la personne avec qui j'ai passé le plus de temps dans toute ma vie, ma famille mise hors course bien évidement.

J'avais bien évidement tiqué lorsqu'il se mit à parler de "jalousie" en son égard, et cette simple remarque n'avait eu comme "simple" effet de me faire rire au éclats. Moi ? Jaloux de lui ? A d'autre. Il n'avait rien qui pouvait succiter ma convoitise, de plus le fait de devoir m'imaginer le jalouser d'une manière ou d'une autre me donnait la nausée.

Ça me fait mal de l'admettre mais tu n'as pas tord, un seul Naoki suffit, ça me dérangerais tellement de devoir éliminer des personnes avec un tel charme ...

Bien évidement ma remarque bien qu'intérieur me fit sourire, j'en avais que faire de mon charme, bien que il m'arrivait d'en profiter le temps d'une nuit afin de faire passer le temps avec des filles qui ne cherchaient pas forcement plus non plus.

Me bousculant afin de se diriger vers son ancienne cuisine, embarquant par la même occasion ma tasse que je n'avais bien évidemennt pas fini, je me relevais donc suivant Plating du regard.
Il voulait règler nos problèmes demain ? Mais pourquoi attendre lorsque l'on a toute la nuit devant nous, de plus étant deux jeux hommes de bonne constitution, nous n'aurions aucun mal à tenir toute la nuit si cela venait à s'eterniser ; même si je savais très bien qu'il ne tiendrait surement pas la distance et que je le tuerai bien plus facilement qu'il ne pouvait se l'imaginer.

La suite de son petit monologue, m'avais supris je dois bien l'avouer, le voir bailler puis s'installer confortablement dans mon canapé, peut-être anciennement le siens, certe, mais MON canapé ; afin de se préparer un petit lit douillet avec sa cape sur le ventre afin de ne pas prendre froid. Cette vision me fit rire, je dois bien l'avouer, le voir lover dans ce qu'il utilisait comme couverture afin de passer une bonne nuit de sommeil, enfin, en tout cas c'est ce qu'il espérait ; cette scène, je la trouvais tellement ridicule.

Sylver ne mit cependant pas longtemps avant de s'endormir, juste avant il me demanda d'éteindre la lumière. Pour qui il me prenait au juste ? Pour sa bonne ? Si il avait tant envie de se coucher avec la lumiére étteinte, il n'avait qu'à aller dans le placard par exemple, là-bas au moins il ne m'ennuyerai pas avec sa lumiére et je n'aurai pas eu besoin de devoir supporter cet idiot en train de dormir dans mon salon.
...
Attendez une minute ... Il dort ?
Je me mis alors à éclater de rire, cachant mon visage avec ma main, avant de dégager progressivement cette dernière laissant apparaitre un sourire d'un pur sadisme.

Ne me sous-estime pas comme ça Plating. T'endormir alors que je suis dans la même pièce que toi n'est peut-être pas la meilleure idée que tu es eu jusqu'à présent ...

Je m'approchai doucement de là où se trouvait mon très vieil ami, toujours le sourire aux lèvres et mes mains sur mon sabre, que je ne mis pas longtemps à dégainer.

Tu devrais pourtant le savoir que le fairplay c'est loin d'être mon fort ... Rien ne m'empêche de mettre fin à ce conflit ici, dans l'instant.

Levant mon sabre au niveau du cou, ce dernier se mis à luire, si bien que bien que même si les lumières étaient encore allumées dans l'appartement, les reflets bleuté de l'aura étaient visible sur la pâle peau de Sylver.
Plus j'approchai ma lâme de sa chair, plus mon sourire ne faisait que de s'agrandir.
Finalement, au dernier moment, je fis disparaitre mon Dzéta et rengaina mon arme.

Tch ... A quoi bon ... S'il n'est même pas éveillé pour pouvoir se défendre ne serai-ce qu'un petit peu, ça n'aurait rien d'amusant.

Laissant l'une des lumières allumées, et bien évidement celle qui était le plus proche de Plating, je me mis en marche vers mon lit, bien que je n'allais pas m'endormir tout de suite.
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MessageSujet: Re: Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]   Jeu 3 Mar - 22:56

Un bon sommeil réparateur. Un vrai !
Voilà ce qui impose d’emblée la bonne humeur, et ce, malgré l’heure matinale. C’est donc émergeant sans peine, que je me réveille plus déterminé que jamais. L’atmosphère rassurante de mon nid douillet en prime, facilite d’autant plus l’abstraction de tout le reste. Cela fait bien longtemps que je n’ai pas fait preuve d’un tel enthousiasme !
Tout est parfait. Peut-être trop même, tellement cette obsession maladive me hante... Comme si je m’étais absenté des années durant. Qu’il y a-t-il de plus satisfaisant que de retrouver enfin tous ses repères ? Impossible de me retenir davantage, je bondit les escaliers quatre à quatre afin d’aller revêtir ma tenue d’apparat. Cela peut paraître exagéré mais... Non, je pense que c’est de circonstances. C’est donc emporté dans mon élan que je franchis le seuil de ma chambre le cœur empli d’une fierté sans failles, et avec cette impatience digne d’un gamin auquel on a promis une glace... Et bien, non. La réalité vient effondrer ce moment idyllique, de la manière la plus terrible qui soit. Sans prendre le soin de prévenir.
Le dégoût est tel qu’il ne peut être que réel... Pour mon plus grand malheur.
Alors,  à la vue de cette silhouette indésirable, tout reviens subitement faire place dans ces souvenirs que j’avais tant pris de soin à dissimuler. Cette nuit qui avait si bien commencée, avant que ma gorge sèche décide à se manifester. Admettons, ce détail n’est pas bien important. Je me suis simplement levé pour aller me chercher un verre d’eau, et cela aurait pu se terminer ainsi. Mais non. Le Nuisible polluait l’air de son ronflement aussi agréable que lui-même ; et sur le coup, je me félicitais d’avoir un sommeil profond. Aussi, cela ne m’avait dérangé le moins du monde et j’avais pu continuer ma nuit sans encombres. En n’oubliant pas d’éteindre la lumière au passage, naturellement. Mais quand même... Il faut toujours qu’il trouve le moyen d’embêter autrui, même lorsqu’il n’est pas conscient. Diantre ! Qu’est-ce que le subconscient est bien fait... C’est d’ailleurs pour ces raisons, que je me suis aussitôt promis de garder ces faits pour moi. Encore un élément qui, connu du principal intéressé, ne ferait que de flatter davantage son égo. Ce qui est inenvisageable ! Enfin... J’avais raison, il n’est pas aussi mauvais que ce qu’il prétend. La preuve, je suis toujours là, et rien n’a été tenté à mon insu. Du moins, pas assez pour que cela ne me réveille. Mais quelle importance ? Aujourd’hui, tout cela ne sera que lointain souvenirs avec le départ du Nuisible vers ses contrées originelles.
Le cœur revigoré face à cette pensée, je ne me laisse pas abattre et, uniforme en main, je me retire de la pièce pour l’enfiler. Rapidement satisfait, je prends le temps de m’attarder sur les moindres détails. Cela fait tellement longtemps, que je ne m’étais pas senti aussi... Complet. Comme s’il m’était à nouveau permis d’être moi-même. Et ce bonheur... Personne ne pourra me l’arracher. Pas même la présence indésirable de ce dit "camarade".  Sur le départ, je fais aussitôt volte-face en pensant à ce dernier. Quand bien même la perspective est plutôt tentante, je ne peux pas me résoudre à partir sans lui.
Malgré moi, un soupire d’exaspération m’échappe. Si je l’omets volontairement, il sera toujours là quand je reviendrai. Logique. Qu’importe la durée de mon absence, il ne se lassera pas, bien au contraire.
C’est donc le plus nonchalamment du monde que je retourne sur mes pas, jusqu’en haut de la mezzanine. Et là, un nouveau problème s’offre à moi... Comment vais-je m’y prendre pour le réveiller ? Non pas, que je désire y mettre les pincettes, bien au contraire. Mais je déteste faire ce genre de choses. Après tout, si il ne veut pas se réveiller, c’est son problème. De nouveau irrité, je m’agace encore plus à l’idée qu’il réussi une nouvelle fois à m’insupporter alors qu’il n’est même pas conscient. Deux fois en quelques heures, cela commence à faire beaucoup. Autant le tuer immédiatement.
Soudainement, je retrouve l’enthousiasme que j’avais si facilement perdu. C’était une simple boutade... A la base. Mais à bien y réfléchir, c’est l’occasion rêvée de régler tous mes problèmes. Simplement, sans prises de tête et autres fioritures cachées ; surtout avec lui. Décidément, cette journée est plus prometteuse encore que je ne l’avais envisagée. Cet instant dont j’ai tant rêvé... Le voilà qu’il est a porté de main, offert sur un grand plateau en argent. Il serait bête de ne pas saisir une opportunité aussi soigneusement présentée. Quand bien même ce n’est pas éthique, on ne peut pas dire que c’est mon crédo. Je ne m’en suis jamais soucié, alors pourquoi je commencerais pour... lui ?
Suivant mon instinct, je dégaine silencieusement mon katana tandis qu’un grand sourire de satisfaction barre mon visage. En une fraction de seconde, je l’armais déjà, et sans que je ne m’en rende réellement compte, le voilà qu’il frôle de très près la nuque de ce cher Lieutenant Je-m’en-foutiste. Alors que je mets plus de force dans mon poignet pour faire pression sur la lame, un râle semblable à un grognement vient briser le silence.
Frustré, je lâche de joyeux jurons avant de rengainer mon arme. J’étais tellement près... Si je ne m’étais pas attardé à imaginer sa plaisante agonie, le savant sous la merci de ma lame... Si je l’avais abattu sans y mettre la forme... L’échec est insupportable. Cela ne m'était jamais arrivé, alors, pourquoi avec lui ?...
Quittant la pièce dans cette même rage incontrôlée, je ne fais aucun effort pour dissimuler mon agacement.

« Magne toi ! On n’a pas que ça à faire... »

La simple idée d’être enfermé dans un espace étroit, à respirer le même air que le Nuisible me donne aussitôt envie de vomir. Aussi, je m’empresse de sortir pour l’attendre aux pieds de la bâtisse.
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Naoki


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MessageSujet: Re: Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]   Mer 9 Mar - 21:58

Ma nuit comme à peu près toute les nuits fut mouvementée, j'avais tendance à me lever de nombreuses fois pendant mon sommeil à cause de mon sommeil léger, le moindre petit bruit avait le don pour me réveiller bien que parfois même en étant bien éveiller ce même son ne m'aurait strictement pas déranger... Je haïs mon sommeil ... D'autant plus quand celui-ci vous rappelle que vous héberger un "ami proche" qui ne devrait pas être là et qui à la fâcheuse tendance à se croire chez lui, bien que dans son cas ce ne soit pas très loin de la vérité ... sauf que maintenant cet appartement m'appartient, qu'il le veuille ou non cela ne changera pas.

Cette nuit me parut courte pour plusieurs raisons :
- la première parce que comme je l'ai indiqué plus haut, j'ai eu un sommeil extrêmement léger cette nuit là ;
- la seconde parce que je m'étais couché tard, comme à peu près toutes les nuits finalement ;
- la troisième et non des moindres, parce qu'un certain Plating avait eu la bonne idée de me menacer dès le petit matin pensant que je n'aurais rien remarqué et qui donc m'avait réveillé.
Détaillons ensemble ce réveil quelque peu ... mouvementé et pleins d'action.

Je dormais, tant bien que mal dans mon lit, ce qui en soit parait logique en soit, surtout que je suis chez moi. Tout allait bien jusqu'à ce que j'entende un abrutit escalader les marches comme une horde de kokobot courant en même temps dans un stade ... une vrai cacophonie à vous casser les oreilles, surtout lorsqu'une plume sur le sol suffit à vous faire ouvrir les yeux.
En plus de faire un bruit monstre, celui-ci alla jusqu'à franchir le pas de ma porte de chambre tout aussi discrètement que son arrivée à l'étage, j'avais ouvert mes yeux mais ne voulant par faire attention à Plating je préférai les refermer en essayant, tout en sachant que cela serai absolument impossible, de me rendormir. Apparemment, pour une raison que j'ignorai et que de toute façon ne m'était d'aucune réelle utilité, il rebroussa chemin, après avoir pris grand soin d'aller fouiller dans mes affaires, d'un pas qui était beaucoup moins décidé et plein d'entrain. Vous allez me dire : "Comment peux-tu savoir cela si tu avais les yeux fermés ?", à cela je n'ai qu'une seule réponse : l'ouïe ! J'ai une ouïe fine, trop fine même la nuit, du coup je peux entendre facilement où se trouvait mon colocataire de la veille dans mon appartement.

Alors que je pensais m'être débarrasser de mon jouet, en tout cas dans ma chambre, Plating se décida alors de remonter après un court temps, il n'y avait qu'une seule destination à la monter des escalier : ma chambre. Qu'avait-il prévu de faire au juste ? Il avait peut être simplement oublier un truc, bien que la grande majorité des éléments présent dans cette pièce soit à moi, car j'avais jeté toutes les choses qui agressait ma pauvre vue.
Le temps nous le dira bien ...
C'est donc avec cet état d'esprit que je patientai dans mon lit, faisant semblant de dormir afin de connaitre les raisons de son demi-tour.
Après un court instant, je entendis se rapprocher de ma position, s’arrêtant à mon niveau, il y eu un temps d'attente, comme s'il était hésitant, puis j'entendis, bien que le geste devait être lent afin de minimiser le bruit, une épée sortir de son fourreau. Pour un habitué des combat au sabre, ce bruit était reconnaissable bien que très étouffé.
Il m'a entendu cette nuit ? Et essaye de ce venger d'une quelconque manière ? A voir ... j'attends la suite avec impatience.
Me retenant alors de sourire afin de ne pas trahir le fait que j'étais bel et bien réveiller alors que on "camarade" pensait que j'étais en compagnie de Morphée, j'écoutais la suite des événements.
Quelques secondes, qui m'ont parut une éternité en vu de mon impatience concernant ses décision, je sentis le métal froid de sa lame sur ma nuque, plus le temps passait plus je pouvais ressentir la lame de son katana sur ma pauvre peau qui n'avait pas demandé à ce qu'on l'agresse de bon matin.
Préférant ne pas me mettre à éclater de rire, bien qu'intérieurement c'était ce qui était le plus proche de la réalité ... ça et l'envie de voir ses yeux s'écarquillés en me voyant parer sa lame au dernier moment grâce à mes petits bébés qui ne sont jamais bien loin ; je feignis mon réveil avec un petit râle montrant que quelque chose me gênait et que cela allait bientôt me faire ouvrir les yeux. Quelle joie de l'entendre jurer à cause de son échec tout en entendant sa lame retourner à sa sieste, cette fois-ci il n'essayait même plus d'être discret, je venais de gâcher son plan. Parfais !
Si seulement il savait que j'étais au courant de tout ... il me tuerait. Bien qu'il n'est pas réussi alors que j'étais "sans défenses".

Finalement engageant sa fuite, il "m'insulta" afin que je me réveille.
Je ne pouvais pas m'en empêcher, alors qu'il s’apprêtait à passer à côté de la porte d'entrée, du haut de la mezzanine, je lançais un de mes couteaux qui se trouvait dans mon oreiller. Comme je l'avais prévu, celui-ci frôla son visage trop parfait.
Descendant nonchalamment les escaliers, après tout je venais "à peine" de me réveiller, je fis un petit sourire, avant de me rendre compte que je ne portais quasiment rien sur le dos ... A oui c'est vrai j'ai la fâcheuse tendance à me détrousser des 3/4 de mes vêtements pendant la nuit, ayant trop chaud, je me retrouvais généralement avec un simple caleçon comme "pyjama". A voir j'étais assez rachitique presque trop maigre, pourtant malgré les apparences, j'étais loin d'être facile à brisé.
Reconcentrant alors mon attention sur Sylver je lui adressai mes salutations.

Je ne savais pas que tu étais du genre à t'introduire dans les chambres de jeunes hommes la nuit ... Je ne me doutais pas de ce genre de penchant je dois bien l'avouer. Mais sache que bien que je ne te jugerai pas, je ne suis pas de ce bord.

Je marquais une courte, faisant mine de réfléchir puis continua.

Quoique. En y réfléchissant, je ne t'ai jamais vu en compagnie féminine ... en y repensant cela permet d'expliquer cela.

Je me grattais l'arrière du crane, me déplaçant vers la cuisine afin de me servir  un café ou thé, qu'importe, un truc chaud qui me permettrai de me réveiller un peu plus.

Contrairement à toi, sache que j'ai travaillé cette nuit ! J'avais des dossiers à inspecter, je n'ai donc pas eu la liberté de me coucher à l'heure des poules. Alors tes remarques tu peux te les garder.

Je n'étais pas du genre à être de bonne humeur le matin, comme toute la journée en fait, mais bon comme tout les jours à toutes les heures et à n'importe quel moment, j'aimais lancer des piques au gens. Mon plus bel hobby.
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Soldat déchu - Sylver Likaas


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MessageSujet: Re: Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]   Sam 4 Juin - 16:57

Alors que j’arrive à hauteur du seuil de la porte et que je pose enfin un pied sur la passerelle du couloir, un léger sifflement se fait entendre. Il m’est à peine donné le temps de réaliser sa signification, que je me trouve immédiatement interrompu dans mon élan. Et de justesse. Celui-là… Je n’aurais pas songé qu’il émerge aussi rapidement. Décontenancé mais ne le laissant pas paraître, je tourne furtivement les yeux sur la poutre me faisant face et qui abrite désormais un des couteau de lancer vacillant légèrement avant de se stabiliser. Toutefois, il en faut bien plus pour m’impressionner. Alors qu’imperturbable, j’entreprends de reprendre ma marche pour l’attendre en bas –en quête d’air pur-, je l’entends descendre nonchalamment de la mezzanine. Le Chevalier de pacotille, Nuisible en chef, profite de ce moment pour rompre le silence, avec cette voix toujours plus insupportable. Surtout au petit matin. Refusant toujours de me retourner, je peux sentir son air narquois traduisant son immense fierté, que je m’efforce aussitôt d’ignorer. Je préfère centrer mon attention sur le ciel dégagé de cette nouvelle journée qui –je veux le croire- me tend grand les bras. Il n’est pas pressé de me rejoindre, à ça non. Au contraire, il joue sur mes nerfs. Aussi, je fais volte-face avant d’appuyer mon dos contre la poutre ; mais sans quitter un œil envers mon "camarade" à travers le cadre de la porte.
Un petit rire nerveux m’échappe, à la suite duquel il me devient difficile de réprimer un grand sourire provocateur.

« Tu veux jouer à ce jeux ? Très bien... »

M’efforçant de contenir mon irritation quand à ses dernières remarques, je saisi le couteau se trouvant au-dessus de mon épaule. Un instant, je le contemple avant de le renvoyer à son propriétaire.
Là, j'adopte un ton détaché afin de lui imposer mon point de vue.

« Tu peux dire tout ce que tu veux à mon sujet, tu ne sais pas de quoi tu parles. Si ça te fait plaisir de brasser du vent, alors soit, je ne peux t'en empêcher. Mais arrête de prétendre que tu me connais... Je n’ai pas à me justifier. Encore moins à quelqu’un d’aussi pathétique que toi. »

Pour la première fois depuis ce début de journée, je lève la tête afin de le défier du regard.

« J’ai mieux à faire que perdre mon temps avec un énergumène comme toi. Tu es loin d’être aussi indispensable que tu veux t’en convaincre. Je t’attendait juste pour la forme. Mais soit, si tu le prends ainsi… Profite de mon absence pour commencer tes cartons. L’heure du déménagement est proche. »

Trônant sur une armoire du salon, j’avais la veille repéré une boîte remplie d’effet personnels du binoclar. Ni une ni deux, j’entre un instant pour la récupérer avant de revenir sur mes pas. Là, je joins le geste à la parole, en balançant l'intégralité de son contenu du haut des sept étages par dessus la passerelle. En bas, des cris indignés fusent aussitôt.
Sans même prêter attention à mon interlocuteur, je continue de l’ignorer avant de me précipiter une bonne fois pour toutes en bas de la bâtisse. Enfin, surtout vers le Quartier Général. Il est temps d’en finir avec cette blague de mauvais goût, et cela sera d'autant plus aisé sans cet arapède dans le dos !
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Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]

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