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Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]

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Naoki

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MessageSujet: Re: Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]   Ven 10 Juin - 22:34

Je ne connais pas les joies de la vie en couple, mais j’avais la nette impression que ce n’était surement pas ce que pouvait vivre un couple marié, ou non ; dommage ça aurait pu me donner une motivation de trouver une femme… Mais bon, il était hors de question de me voir en couple avec un tel homme et un homme tout court d’ailleurs.
Où je voulais en venir déjà ?…. Ah oui ! A ce moment précis, je ne faisais que m’amuser, à tester les limites de Sylver qui étaient bien faible, ça se voyait, il ne savait absolument pas cacher ses émotions, le pauvre ça lui jouera surement des tours au court de sa vie … bien que je ne m’en soucis comme de ma première chemise, bien que cette dernière soit, à mon avis, largement plus intéressante que mon ex-camarade-de-classe.
L’homme aux longs cheveux violet cherchait à me provoquer, bon il faut dire que j’avais quelque peu commencé les hostilités, mais je pense qu’il a oublié une chose essentielle : le meilleur moyen de se débarrasser d’un gêneur c’est de l’ignorer … même si personnellement ça ne me donne qu’une seule envie, continuer, en pire.

Mon acolyte me renvoya alors mon couteau, de la façon la plus épique qui soit, cela faisait bien longtemps que je n’avais pas vu quelqu’un lancer un couteau ainsi, en même temps on ne peut pas vraiment dire que je connais beaucoup de personne maniant le lancer de couteau. De plus j’avais ma propre technique, ce qui la rendait inimitable.
Le couteau vint alors se planter dans un meuble, situer à deux mètres de moi, d’une hauteur a peine plus haute que mon genoux ; ce qui, provoqua un rictus sur mon visage. C’était loin d’être son point fort, tant mieux, ça me faisait un avantage certain. Il avait beau dire, le spectacle qu’il m’offrait me donnait de la bonne documentation sur le personnage, il suffit d’observer quelqu’un pour comprendre ses habitudes, ses manies, ce qui l’ennuie, ce qu’il aime, etc. De plus vivre dans l’appartement de la cible permet d’obtenir encore plus d’informations. Alors, certes je n’étais pas au point de le connaitre, mais toutes les informations que ses affaires et ses actions ont pu me donner son largement plus enrichissante qu’une dizaine d’années à ses côtés. Et dieu merci que j’aurai exécuté Plating avant la fin de la décennie.

Après m’avoir provoqué en me menaçant … Ahem … avec un lancer de couteau, Sylver m’insulta, pour changer. Qu’elle originalité … Est-il au courant que j’ai surement un QI supérieur au sien ? J’ai terminé ma scolarité militaire bien avant l’âge supposé, j’ai des facilités que lui n’a pas et n’aura surement jamais, enfin bref, j’étais loin d’être l’idiot qu’il pouvait bien s’imaginer. Mais bon, si cela l’amusait de croire à ses histoires … laissons le rêver.

Sylver attrapa un carton qui trainait sur une armoire avant de la jeter de ma fenêtre, j’entendais des cris venant de plusieurs étages plus bas, puis mon camarade sortit de la pièce en ce pressant d’atteindre la sortie.
Je m’empressai alors d’atteindre cette fenêtre où quelques instant plus tôt, Plating avait jeté le contenu de cette boite sur les habitants qui se trouvaient alors sur la place, je fis bien évidement exprès d’hausser le ton de ma voix.

Veuillez pardonner ma compagne, elle a du mal à gérer sa colère !

Peu importe s’il avait ou non entendu, ça m’amusait un point c’est tout. Je réfléchissais alors au contenu de la boite, puis me souvenu qu’elle contenait des documents que m’avait fournis un supérieur afin de trouver diverses pistes pour une enquête dans laquelle j’avais été assigné.
Bien évidement cela me fit bien rire, car, Sylver voulait absolument retourner au Quartier Général, c’est-à-dire là où se trouve ce fameux supérieur, qui est de plus celui qui est de garde aujourd’hui et donc ? Une bonne occasion d’enfoncer d’avantage mon cher ami.

Le sourire aux lèvres, m’habillant en tenue de civile, car étant de repos, je descendais les étages un a un avant de rejoindre la place où était éparpiller tous les fameux documents. Ramassant alors ce qui pouvait encore exploitable, avant de ranger tout ça dans une petite sacoche, je me mis alors à suivre Plating jusqu’au Quartier Général.
Je passai les portes facilement, après tout j’étais un peu chez moi, même si mes collègues n’étaient pas forcement heureux de me voir pour la plupart, puis me dirigea vers mon chef.

Lieutenant Naoki Tsunemichi … Que me vaut cette visite si matinale ? Durant un jour de congés en plus. Cela ne vous ressemble pas.

Ce dernier souriait, après tout il était toujours content de pouvoir me balancer une pique lorsqu’il en avait l’occasion.
Je me grattai l’arrière du crâne avant de soupirer et de répondre.

Vous avez raison, mais disons que quelqu’un a quelque peu écourté ma pourtant très courte nuit…

Je regardai derrière moi vérifiant si Plating avait pu passer la sécurité sans problème, ce serait dommage qu’il ne puisse pas accéder au bureau, je n’aurai ainsi donc pas l’occasion de l’humilier devant un de ses supérieurs qu’il aime tant.
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Soldat déchu - Sylver Likaas

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MessageSujet: Re: Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]   Sam 11 Juin - 18:05

Sans me retourner un instant, et la tête rentrée dans les épaules, je poursuis sur ma lancée en direction du centre ville. En vain, j’essai de chasser le désagréable souvenir de cet échange matinal que je veux absolument oublier. J’ai fuis, et de la manière la plus lâche qui soit. En réagissant ainsi, j’ai une nouvelle fois fait preuve de faiblesse face à cet idiot qui se plait à avoir réponse à tout… Et cette idée me laisse aussitôt un arrière-goût plus insupportable encore que lui-même. Voilà que je commence à regretter d’avoir presser le pas, si bien que j’en viens à espérer qu’il se décide à me rejoindre…  Non pas que j’ai besoin de lui ou qu’il me manque, mais l’ignorer était la pire des choses à faire. Bien sûr, il est interdit de faire marche arrière, car il est hors de question que je laisse transparaître quoi que ce soit sur ce sujet. Celui-là même que je ne m’étais jamais pleinement laissé le luxe de m’en préoccuper. Après tout, la cause pour laquelle je me suis engagé n’à aucunement la place pour ce genre de distraction futile, encore plus quand on pense que cela peut rapidement se transformer un gros point faible. Non merci. Il n’y a rien de pire que de se laisser guider par ses sentiments… Ils sont un piège à eux-mêmes. C’est vrai, cela à toujours été mon crédo et je m’y suis jusqu’alors toujours tenu. Alors… Pourquoi cet état d’esprit semble-t-il comme révolu depuis ces derniers temps ? Pourquoi je n’arrive plus à les réprimer, comme je le faisais il n’y a encore pas si longtemps ? Depuis quand suis-je devenu aussi faible ?
Une nouvelle fois, je jure, tout en serrant les poings. Qu’importe qu’on puisse m’entendre ou que je passe pour un fou… Le binoclar a une nouvelle fois réussie à m’embrouiller l’esprit, et il ne faut pas que je me laisse prendre dans ses filets. Il n’attend que ça, et je ne pourrais jamais me débarrasser de lui si mes pensées restent aussi confuses.

Tout en m’efforçant de respirer profondément pour évacuer ces interrogations sans fondements, je réalise que je ne suis plus qu’à courte distance de mon objectif. Il n’en faut pas moins pour me redonner du courage… Et c’est ce moment que choisi mon acolyte pour refaire surface. Fort heureusement, je parviens à rester impassible au moment où nos regards se croisent. Il a revêtit une tenue civile, j’en déduis donc qu’il ne travaille pas aujourd’hui. A mon tour, je le suis à l’intérieur du Quartier Général non sans lui lancer un regard méfiant.

Alors que nous franchissons les différents couloirs, nous croisons quelques collègues qui semblent rapidement partagés face à notre passage. Tandis que certains ne cachent pas leur lassitude à la simple vue de Naoki, d’autres ne parviennent pas à retenir leur surprise –voir parfois leur crainte- lorsqu’ils me voient surgir de son ombre. Aussitôt je repense à la nouvelle que le Nuisible m’avait annoncé avec grande fierté, comme quoi j’étais apparemment déclaré mort. C’est vrai que si on se place de ce point de vue, leurs réactions sont totalement légitimes… Quoi que peut-être un peu exagérée pour certains. N’en tenant plus rigueur, je chasse ces visages sans noms de ma mémoire avant de rejoindre mon « camarade » qui vient d’entrer dans une pièce.
Le temps que j'entre à mon tours, il y eu un bref échange entre Naoki et celui qui semble être son chef que je ne connais pas. Du moins, c'est ce que j'ai pensé avant qu'il ne sorte de son ombre. Car, a la vu de ce quinquagénaire aux cheveux grisonnants et à la cicatrice barrant son sourcil gauche, mon sang ne fait qu’un tours. Immédiatement, je sens mes muscles se tétaniser. Puis, il brise le silence dans une interrogation feignant la fausse surprise.

« Tiens… Mais qui voilà ? »

Il s’approche d’une démarche lente et menaçante, comme pour mieux me rencontrer. Je ne bouge pas, alors qu’il continue ses sarcasmes.

« Que me vaut l’honneur de cette visite ? La mort n’était-elle pas à votre goût ? »

Je ferme les yeux un instant, pour mieux retenir les larmes qui me montent aux yeux. Les souvenirs, ça aussi c'est un fardeau... Me retrouvant complètement pétrifié, je ne peux lui répondre bien que je sache que ce n'est pas ce qu’il attend.
De tous nos supérieurs… Pourquoi faut-il que ce soit LUI ?

« A moins, qu’elle ne convenait pas à votre teint ? »

En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, il arrache mon cache-œil.
Je déglutis, quand je vois remonter les extrémités de ses lèvres en un grand sourire. Il fait une longue pause pendant laquelle je sens la panique monter crescendo. Après m’avoir longuement dévisagé, il rompt une nouvelle fois le silence.

« Enlevez-moi ces gants, vous êtes ridicules. »

J’hésite un cours instant, avant que l’horreur vienne se loger au creux de ma gorge. Bien sûr, je ne peux pas les enlever, et pourtant, un ordre reste un ordre… Si je veux revenir, je ne peux continuer à renier cette réalité. C’est bien plus facile à dire qu’à faire, il est vrai. Mais si seulement il ne s'agissait que de cela... A contre cœur, j’ôte la paire de tissu blanc recouvrant jusqu’alors mes mains, laissant le tout tomber au sol.
Je me refuse de regarder mes mains quand elles sont ainsi, avec ces anneaux brillant de disgrâce. Aussi mon premier réflexe est de détourner le regard.

« Je ne vous reconnais pas, Sous-Lieutenant Likaas… Enfin, si je peux encore vous appeler ainsi. Vous qui étiez autrefois un monstre sanguinaire, auquel rien ne pouvait résister… C’est décevant. Vous étiez pourtant un sujet prometteur… »

Malheureusement, mes yeux, trahissant mon malaise et surtout mon impuissance, ne tardent pas à croiser les pupilles bleus de Naoki.
J’en avais oublier sa présence, et alors, vient le moment ou mon corps tout entier se crispe davantage. Il ne manquait plus que cela : me faire humilier de la sorte devant celui qui ne demande que ça…
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Naoki

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MessageSujet: Re: Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]   Lun 13 Juin - 17:48

Sylver fini par enfin entrer dans le bureau dans lequel je me trouvai. Moi qui avait déjà prévue un plan machiavélique pour le rendre ridicule face à nos supérieur lorsque celui-ci pointerai le bout de nez ne fut alors que spectateur d’un spectacle auquel je n’aurai jamais imaginé assister un jour, ni même en faire part d’ailleurs. C’était à la fois une bonne surprise mais également un moment d’incompréhension totale où je ne pouvais qu’observer les différents mouvements des deux acteurs qui étaient en place sans même pouvoir réellement agir sans risque de couper cet élan déjà bien entamé du chef.
Je regardai alors Plating, qui pour le coup c’était décomposé en voyant le visage de mon responsable qui venait de se tourner vers lui. Le jeune homme au teint déjà clair, devint encore plus pâle comme s’il venait de voir un fantôme ; bien que dans l’histoire le fantôme devrait être Sylver … mais qu’importe.

J’étais maintenant un peu en retrait de la scène qui se déroulait devant mes yeux, mon camarade et le chef se trouvait au niveau de la porte tandis que moi, j’étais dans un coin de la pièce, les bras croisés m’installant sur le fauteuil du chef en attendant qu’ils finissent.
Je les observai donc, sans vraiment comprendre quoi que ce soit de l’intrigue, bien qu’apparemment la « disparition » de Sylver ne semblait pas une surprise pour notre supérieur qui semblait bien étonné de voir le chevalier revenir ici ; de plus il semblait connaitre des informations que Plating essayait de dissimulé, car le chef lui avait arraché son cache œil, qui pour moi était inutile, mais passons, mais il lui avait également demandé de retirer ses gants. J’avais beau être quelque peu éloigné d’eux, cela ne m’empêchai absolument pas de voir la scène et de voir ce que cachait les gants blanc tout juste au sol. Les mains de Sylver étaient bien différentes de ce à quoi je m’attendais, en effet des anneaux métalliques se trouvaient sur ses doigts, sur le coup j’avais pensé à des bagues, mais cette idée me parut très vite fausse, pourquoi caché des mains uniquement parce-que l’on porte des bagues ? Il y avait autre chose, une chose dont je ne connaissais pas l’origine mais qui, pour le coup semblait avoir un rapport avec la disparition du chevalier pendant ces derniers jours.

Je jetai alors un coup d’œil au visage de Sylver qui, n’arborai plus du tout son air supérieur qu’il essayait de se donner lorsqu’il m’avait adressé la parole quelques instants plus tôt, au contraire il n’osait pas regarder le chef dans les yeux, ni même croisé mon regard.
Je dois bien avouer que le voir dans cette situation ne me déplaisait pas, mais de l’autre côté il y avait quelque chose qui me dérangeai, j’avais l’impression d’être témoin de quelque chose où je ne devrais pourtant ne pas l’être, ne pas être à ma place, une sensation d’inconfort qui était présente en moi et dont je n’arrivai pourtant pas à me débarrasser. Je voulais ridiculiser Sylver, sa oui, je voulais le voir ainsi, soumis, dans l’incapacité de se sentir supérieur d’une quelconque façon, le voir accablé … mais je voulais être responsable de toute ces choses, ne pas juste être spectateur.

Je me levai alors de ma chaise, enfin celle du Commandant, puis croisai le regard de Sylver, qui semblait s’être souvenue de ma présence en ces lieux car je pouvais presque voir ses pupilles se contracter de surprise en me voyant, repérant ainsi les deux iris de couleurs différentes. Il baissa alors de nouveau le regard comme si il se sentait d’autant plus humilié du fait de ma présence.
Je me raclai alors la gorge puis mis mes mains dans les poches avant de hausser les épaules.

Désolé de devoir interrompre vos retrouvailles si touchantes, mais je pense que je suis de trop ici. Le fait de voir Plating ainsi humilié n’est pas déplaisant mais je ne me sens pas à ma place dans ce bureau tout à coup.

Alors que j’arrivai au niveau de Sylver, prêt à passer la porte, j’entendis alors un rire venant de derrière moi.

Détrompez-vous Lieutenant vous êtes parfaitement à votre place … De plus ce serai dommage de vous êtes déplacer de si bon matin en ce jour de repos pour rien ne croyez-vous pas ?

Je jetai un regard en arrière vers mon interlocuteur qui arborait un grand sourire, comme si le fait d’avoir retrouvé Sylver l’avait mis de bonne humeur mais que de m’avoir sous le coude à cet instant n’avais fait qu’accroitre sa joie.

Tchh …

Je me retournai donc, me retrouvant alors face à lui, à côté de Sylver cherchant à comprendre la suite des évènements.

Comme vous le savez Lieutenant Tsunemichi, vous êtes l’un de mes meilleurs éléments, en plus d’être le plus perturbateur et celui que tout le monde aimerai ce débarrasser. Mais savez-vous pourquoi vous êtes toujours parmi nous ?

Je vis alors les yeux du commandant se poser brièvement sur Sylver avant qu’il ne reconcentre son attention sur moi en riant.

C’est que contrairement à des éléments comme votre ancien camarade, vous n’en fait qu’à votre tête, vous n’hésitez pas à désobéir à vos supérieurs, à enfreindre le règlement des chevaliers ainsi que toutes les codes de l’éthique pour arriver à votre fin. Vous êtes un électron libre, c’est pour ça que, malgré toutes les cours martiales auxquels vous avez assisté, vous êtes encore ici à vous tenir dans ce bureau.

Je ne voyais pas du tout où est-ce qu’il voulait en venir en parlant de ça maintenant, selon moi, il n’y avait aucune raison ni même aucun rapport entre le sujet Sylver et le mien. En quoi est-ce que mon comportement pouvoir avoir un lien avec le comportement du commandant envers l’ex-mort-mais-revenu-par-on-ne-sait-quel-moyen.

Sauf votre respect, je crois que votre âge ne vous fasse dire des âneries. Je suis flatté à l’idée qu’on me fasse des compliments sur ma façon d’être, mais je doute réellement que ceci implique ma présence en ces lieux à ce moment précis.

Je savais très bien que mon chef avoisinait seulement la cinquantaine et avait encore de bonnes années devant lui avant de nous quitter, mais je ne pouvais pas m’en empêcher c’était plus fort que moi.

Je vais donc faire ce que vous semblez apprécier de moi, c’est-à-dire ne pas vous obéir et quitter le quartier général de ce pas. Nous avions des affaires à régler Plating et moi, mais au vu de votre discussion je crois que cela peut attendre.

Alors que je venais tout juste de passer la porte, deux chevaliers vinrent alors sous l’ordre du commandant qui n’avait juste eu le temps de dire « une petite minute » avant que ces deux imbéciles viennent pointer le bout de leur nez.
M’empêchant ainsi de sortir me forçant même à retourner là où je venais, je ne put m’empêcher de leur jeter un regard noir auquel j’avais ajouté un mouvement rapide vers mes dagues au cas où, l’un des deux sursauta, il devait surement connaitre mes antécédents.

Ne jouez pas à ça lieutenant ! Il vaudrait mieux pour vous.

Tchh !…

Je pestai alors une seconde fois avant de ranger mes deux couteaux de lancer puis rebroussa chemin, la porte se ferma alors dans mon dos, nous laissant alors tous les trois, le Commandant, Sylver et moi-même dans la même pièce.
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Soldat déchu - Sylver Likaas

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MessageSujet: Re: Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]   Sam 25 Juin - 19:28

Le temps semble s’être figé. Respirer devient de plus en plus difficile, dans cette pièce maintenant close. Mon corps tout entier se retrouve comme en proie à une apnée soudaine, rendant la situation plus déconcertante qu’elle ne l’est déjà.
Tous les trois. Seuls. Sans aucune échappatoire. A côté, la perspective de partager mon appartement avec le Nuisible, n’était pas si désagréable que cela…
Me voilà que je commence à perdre la tête. Comment puis-je accepter pareille absurdité ? L’un se trouvant être légèrement moins atteint que son supérieur, il ne faut pas oublier que ces deux spécimens appartiennent à la même espèce. Il est donc tout autant naturel qu’ils puissent avancer aussi fièrement l’un à côté de l’autre… Salissant la belle image des Chevaliers au passage, mais qu’y peut-on ?
Et pourtant… Malgré le florilège de compliment que le Commandant a déversé à l’attention de son très cher Lieutenant, Naoki eu un instant du mal à dissimuler sa surprise. Il se sentait clairement mal à l’aise face à la tournure que prenait la situation, pourtant à son avantage. Pourquoi n’en profitait-il pas pour se comporter comme il ne s’en est jamais privé avec moi ? Cela n’était-il pas l’occasion rêvée pour me lancer davantage de piques ? Pourquoi avait-il choisi la fuite, lui qui n’attendait que de me voir ainsi ? Tant de questions qui me traversent l’esprit. Toutefois, cela ne m’avait pas dérangé le moins du monde quand, il y a tout juste quelques instants, sa tentative de fuite s’est vue vouée à l’échec… Je n’avais jamais ressentit un tel soulagement. J’étais en proie à l’horreur, face à la perspective de me retrouver pris au piège avec cet homme à la satisfaction encore plus malsaine que son Nuisible de Lieutenant. Jamais je n’aurais osé envisager la présence de Naoki comme réconfortante, et pourtant, force est de constater que ma panique s’en trouve amoindrie et que respirer ne m’est plus tout aussi douloureux.

« Comme c’est touchant… »

Le commandant, auquel rien de la scène n’a naturellement échappé, semble s’être aperçu –non sans grande joie- de mon changement de comportement. Bien que je sois toujours emprisonné par cette crainte que lui seul m’impose par sa présence, et qui me ronge dangereusement, je m’efforce de ne rien laisser paraître. En vain.

« Voyez-vous, Lieutenant, votre camarade a très lamentablement échoué à son dernier test. Il nous a prouvé qu’en plus d’être incapable de mener une petite escouade, il l’a d’autant plus abandonné à une mort certaine… Un carnage. »

Les souvenirs, tous plus douloureux remonte en un frisson désagréable le long de mon corps. De quoi parle-t-il ? Ce ne peut être…

« Et oui, Sous-Lieutenant. Je parle bien de cette embuscade qui par vos magnifiques compétences –ou plutôt devrais-je dire incompétences ?- vous à coûté la vie à vous, et tout vos camarades qui avaient une confiance aveugle en vous… »

Une nouvelle fois, je sens un souffle cours, me privant de tout élan de parole. Ne quittant toujours pas le sol des yeux, je ne peux aussitôt réprimer un mouvement de recul tout en recouvrant mes oreilles de mes mains.
Dans un grand effort, je parviens à hurler.

« Arrêtez ! »

Comment la situation peut-elle être pire, désormais ? Ayant cédé, j’ai atteint les profondeurs de la faiblesse en suppliant cet homme qui n’aurait jamais du être ce qu’il est aujourd’hui. Je n'ose pas le regarder, mais je peux très bien imaginer ses lèvres grandement retroussées sur son visage suffisant face à ma réaction.

« Et pourtant, je te dois la vérité… Ce n’était pas des parias, que tu as immédiatement accusés sans preuve. On te l’a laissé croire, parce que c’était ce qui faisait ta force… Et puis, ce n’était pas si important, non ? »

Voyant que je ne bronche pas, et malgré mon refus de l’écouter, il désigne Naoki avant de poursuivre.

« Voyez par vous-même à quoi vous avez échappé, Lieutenant. Ceci vous concerne tout aussi bien… Car, lorsqu’un élément se montre décevant, il lui est laissé une chance de faire ses preuves. En quand ces dernières se relèvent insuffisantes, il faut s’attendre à des sanctions en conséquences. »

Retenir mes larmes face aux souvenirs douloureux de ma transformation devient tout aussi difficile que de réprimer les tremblements nerveux qui me parcourent entièrement. Je ne fais guère plus attention à mon interlocuteur qui s’est retourné face à son Lieutenant favori. Mais cela est de courte durée, car il centre aussitôt toute son attention vers moi.

« Ne vous mettez pas dans un tel état, Sous-Lieutenant... Vous n’étiez pas un cas si  désespéré, et cela aurait été dommage de vous abandonner ainsi. A votre triste sort… Puisque la suite, vous la connaissez. »

Il appuie ses paroles en n’omettant pas de désigner à Naoki d’un simple geste mon regard vairon, puis ma poitrine et enfin, mes mains.
Peu à peu, je sens une brûlure grandissante prendre possession de ma poitrine. Profitant de cet élan, je me relève. Le jeu du commandant a assez duré. Ce dégoût que je retiens envers moi-même depuis ces derniers temps… J’ai toujours renié cette nouvelle nature. Ce n’est pas acceptable, c’est aussi simple que cela. Aujourd’hui, tout n’est plus que haine. Je me déteste, tant je ne me reconnais plus. Je déteste celui que je suis devenu, mais que puis-je faire pour y remédier ? Si il y a une chose en laquelle je suis persuadé, c’est qu’il est inutile d’essayer de me ramener à la réalité. Elle ne fera que d’attiser davantage ma colère…

« Au diable ce que vous pensez de moi ! JE NE SUIS PAS UN QANTIK ! Ca, jamais ! Jamais je me rabaisserai ni ne me rangerai aux côtés de ces déchets ambulants… Et ce, même si vous me l’ordonnez ! »

Prenant le temps de respirer face à cet excès de colère soudaine, je laisse une pause s’installer malgré les regards qui, je le sais, me dévisagent entièrement. Je peux sentir leurs yeux, déversant leurs reproches sur le pauvre être que je suis… Mais cela ne me fera pas reculer. Surtout pas, alors que j’ai fait le pas le plus difficile.
Tout en ravalant le dégoût que j’éprouve envers moi-même, je relève fièrement la tête face à mon commandant. Les larmes sèches, je croise son regard et, sans ciller, le défi de mes yeux hétéroclites.

« C’est le seul ordre que je ne peux accomplir. Plutôt mourir, que de l’accepter ! »
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Naoki

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MessageSujet: Re: Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]   Mer 20 Juil - 23:59

Après m’avoir recouvert d’éloges, bien que cela me paraisse étrange, surtout avec les « qualités » que l’on mettait en avant, qui généralement, étaient plus mis en avant comme étant des défauts ; le Commandant retourna alors s’acharner sur Sylver qui n’était visiblement pas bien du tout. Il refuser de quitter le sol des yeux.
Aurais-tu eu le coup de foudre pour une lame de parquet ?
C’était ce que j’aurai aimé lui dire, avec mon ton moqueur et hautain habituel, mais pour une raison qui m’était étrangère, bien que cette pensée fût fortement présente dans mon esprit, elle ne sortit pas de ma bouche et resta bloquée dans un coin de ma tête. Je savais très bien qu’une fois toute cette histoire terminé, lorsque nous sortirons tout deux du bureau, il sera trop tard pour lui lancer cette pique, mais rien à faire, j’en étais incapable et je me détestai pour ça. Je pestai alors de nouveau, non pas contre la situation, ni même contre mes « camarades » mais bel et bien face à ce blocage que je ne savais expliquer.

Notre supérieur commença alors à nous expliquer les raisons de la mort de Sylver et de son escouade, j’en avais entendu parler également, mais mis à part les mots « embuscade », « Sous-Lieutenant Sylver Likaas et « aucuns survivant », je n’avais fait guère attention aux détails, j’avais entendu le strict nécessaire et c’était bien suffisant.
Mais cette fois-ci, on m’exposait toute l’histoire, la vraie histoire, bien que cela concernait d’avantage le pauvre malheureux que moi-même, mais j’étais coincé ici, alors je n’avais pas vraiment le choix. Enfin si je l’avais, je pouvais faire la sourde oreille, écouté que les mots clés encore une fois, comme à chacune des conversations pompeuses auxquelles j’étais confronté à chaque fois qu’on me demandait d’effectuer tel ou tel mission. Cependant, même si c’était ce que je comptais faire, il y avait trop de mot clé pour ne pas entendre de phrases complètes. De plus, un certain mot fit écho dans ma tête.
« Test »
Test ? … Pourquoi un test ? Dans quel but ? Je n’ai jamais entendu parler d’une telle épreuve depuis mon arrivée dans l’armée d’Anathorey, et je n’avais aucuns souvenirs concernant une épreuve similaire qui me serait tombé dessus …

Alors que je réfléchissais à toutes mes aventures au sein des chevaliers, tout en continuant d’écouter le discours, -qui était long … vraiment trop long … je crois même avoir baillé … plusieurs fois pendant son discours, ce qui m’avait attiré quelques regard non chaleureux du Commandant – Plating se mit alors à hurler. J’en avais presque oublié qu’il savait parler celui-là, lui n’avait cessé de m’adresser la parole depuis la veille ne m’avait jamais paru aussi silencieux.
Je le regardai alors, il avait les mains sur ses oreilles, comme un enfant le ferait. Un sourire carnassier se formait alors sur mes lèvres, un je laissais échapper un léger rire presque inaudible. Une chose est sure, cette scène restera gravé dans ma mémoire et je ne manquerai surement pas une occasion pour lui rappeler ce moment.
Le Commandant, quant à lui continua de nouveau son trop long discours, sans réellement porter attention à Sylver ; puis il me prit à parti, sous le « regard » de Plating avant de retourner sur sa proie. Cette dernière fini par sortir de son état stase, mais pas d’une façon calme, posé et sereine ; c’était plutôt l’inverse, Plating était désemparé, énervé, à bout, enfin bref … démolis. Je le regardai alors déverser toute sa colère, qui était étrangement plus dirigé vers lui-même que sur ce que le Commandant venait de lui dire ; chose qui était dommage, j’aurai aimé entendre pour une fois, Sylver s’emporter face à un supérieur. Mais une fois encore, ce n’était pas pour aujourd’hui.

Une fois son monologue, bien plus court que le Commandant, et pour cette raison je lui en suis reconnaissant - Ne lui dites surtout pas que je vous ai dit ça, hein ! – Je ne pus m’empêcher d’éclater de rire, provoquant la surprise sur le visage de mon supérieur.

Ce à quoi j’ai « échappé » ? Vous êtes sérieux ? Vous pensez réellement que je me saurai laisser prendre aussi facilement que le SOUS-Lieutenant ? Je pense que vous perdez complètement la boule mon Commandant.

J’arborai toujours un grand sourire, essayant de calmer ma crise de rire, lorsque je me retournai pour faire cette fois-ci face à Sylver, la main sur mon fourreau.

Si ça peut te rassurer Plating, je te déteste toujours autant peu importe ce que tu es : Unik, Qantik, allié ou ennemis. Je ne suis satisfait que lorsque ton ego est blessé, lorsque ta fierté est heurté ou lorsque tu m’offres un tel spectacle…

Je sortais alors mon arme, la rendant ainsi visible aux yeux de mon « camarade » ainsi de ceux de mon Commandant, je fis alors luire ma lame et posa la pointe de cette dernière sur le menton de Sylver.

Tu préfères mourir plutôt que d’accepter cette vérité qui te crève les yeux, sans mauvais jeux de mots ? Je me ferai une grande joie de t’accorder cette requête … On était venu ici pour régler ce problème d’appartement, mais si tu disparais définitivement de mes mains il ne fera aucun doute sur le propriétaire des lieux n’est-ce pas ?

Bien évidement je ne comptais pas le tuer, ce ne serai que lui faire plaisir et il était hors de question que je lui fasse cet honneur ! Tous ce que je voulais c’était le faire réagir un peu, mais s’il ne se dépêchait pas, la lame de mon sabre finirait par s’enfoncer dans sa chair.
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Soldat déchu - Sylver Likaas

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MessageSujet: Re: Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]   Ven 19 Aoû - 18:12

Le monstre refait surface. Je le sens s’emparer de moi, comme jamais cela m’était arrivé jusqu’alors. Cette sensation de puissance… Je suis tellement faible au quotidien, qu’elle me procure une assurance si bien venue ! Tel le point de non retour, la limite a été franchi. J’ai gardé toute cette rancœur pour moi pendant trop longtemps. Ainsi, je me sens capable des pires atrocités, et le meilleur dans tout cela ; c’est que je n’en éprouve aucun remords. Pire, c’est une satisfaction toute entière qui me gagne.
C’est ce moment que choisi une lame pour m’arracher à ma haine afin de mieux me confronter à une nouvelle. Naoki s’est approché de moi avant de positionner son jouet juste en dessous de mon menton, pour me rappeler de ne pas oublier sa présence.
A l’entente des soi-disantes intentions du Nuisible, je laisse de bon cœur s’échapper un rire mauvais. Il est tellement pathétique à se croire aussi fort, quelle que soit la situation.

« Avoues-le, tu t’ennuierai que trop sans ton punching-ball favori… »

Séduit par son invitation, je saisi la garde de mon katana tout en le glissant gracieusement hors de son fourreau.

« Sauf que tu ne feras pas une erreur aussi grossière. La part humaine qui te fait tant défaut ne pourrais te permettre d’abréger les souffrances d’un de tes prochains, surtout d’une manière aussi altruiste… Ce ne serait point assez dégradant à ton goût, n’est-ce pas ? »

La voilà, l’occasion rêvée de me débarrasser du Lieutenant. Offerte par ses soins, qui plus est. Hors, je l’ai laissé m’échapper bien trop de fois, aussi je ne peux plus faire cette erreur.
Face à ma dernière tirade, je tourne un instant la tête vers le Commandant afin de guetter sa réaction. Bien sûr, je ne l’ai pas oublié, malgré son silence inquiétant. Il est fidèle à lui-même — ou plutôt a ce qu’on attend d’un homme de son rang — et ne laisse transparaître aucune émotion.  Il se contente de nous regarder comme si il contemplait un simple paysage à travers une fenêtre. Mais rapidement, il hausse les épaules avant de se trahir.

« De toute façon, un robot ne meurt pas aussi facilement. Et quand bien même, c’est si simple à remplacer ! »
 
Interdit face à cette réplique inattendue, je perçois la satisfaction de Naoki. Il ne s’en cache pas, au contraire, tout est à son avantage. Cependant, cela ne me fait rien, si ce n’est que je sens la haine redoubler davantage le long de mon corps.
De la manière la plus spontanée du monde, je fais volte-face avant d’armer mon katana au-dessus de ma tête…  En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, je couvre le peu d’espace qui me sépare de mon objectif et pointe ma lame vers le cœur de ma cible. Il  n’est qu’une question de centimètres, avant que je me retrouve coupé dans mon élan. Jamais je ne me suis retrouvé aussi prêt du Commandant, qui ne tarde pas à laisser s’exprimer une grande déception.

« Un bon soldat apprend toujours de ses erreurs. »
 
Ces dernières paroles sonnant comme un signal, je réalise que d’autres Chevaliers sont entrés dans la salle. Ils s’étaient exécutés sous l’ordre silencieux du Commandant, en s’empressant de me rejoindre pour m’entraver entièrement. Alors que l’un des leurs saisit mes bras pour les joindre dans mon dos, je l’assomme grâce à un coup de coude dans la tempe. Mais un autre, plus musclé cette fois ci, prend immédiatement la relève ne me laissant pas de seconde chance. N’ayant plus que les jambes de libre, je ne me laisse pas impressionner et me débat de toute mon énergie. Mais ils sont beaucoup plus musclés que moi, si bien qu’ils ne peinent pas à me séparer de mon supérieur pour me ramener aux côtés de Naoki.
Le commandant quant à lui, toujours confortablement installé dans son fauteuil, ne laisse rien paraître. Comme si il s'était attendu à ce que je me jette sur lui... Sûrement, parce que c'est ce qu'il voulait depuis le début.
Ne voulant pas me laisser faire pour autant, je continue à réfléchir par quel moyen j’allais bien pouvoir me sortir de cette situation. Je continue donc à me montrer peu coopératif, quand une voix familière parvient difficilement du fond du couloir. Toutefois fatigué de ces vains efforts, une silhouette tout aussi familière choisi de faire irruption dans la pièce alors que je baisse ma garde un instant.

« Zeke ? »

C’est lui, pas de doute possible avec sa blouse à l’allure toujours irréprochable. Il arrive à ma hauteur, mais ne me regarde pas. Comme si j’étais un inconnu. Et avant que je ne le réalise, il vient planter dans mon cou cette grande seringue qu’il tenait dans la main en arrivant. Le liquide fait immédiatement effet, sans que je ne puisse rien faire. Ma vision se floute, et la dernière chose que je peux sentir c’est qu’on me retire mon katana avant de me traîner le long des couloirs.
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Naoki

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MessageSujet: Re: Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]   Mar 6 Sep - 15:09

Les différentes remarques de Sylver me firent pouffer de rire, il n’avait pas vraiment tors ; ce serait trop simple de lui offrir cette liberté que la mort accordait lors de sa venue, surtout de cette façon, c’était bien trop radical et bien loin d’être ma méthode préféré. D’autant plus lorsque l’on connait la personne que l’on souhaite exécuter, et que, de plus, on ne l’a porte pas spécialement dans son cœur.
En tout cas, son expression c’était endurcis, on aurait dit que l’enfant pleurnichant dans les jupons de sa mère avait bien grandi et était ENFIN devenu un homme digne de ce nom – mais il ne fallait pas trop exagérer non plus – car malgré son changement de comportement soudain, il restait bien ce bon vieux Plating que je déteste au plus haut point.

Alors que mon très bon ami venait de montrer un si beau visage, le commandant décida de faire une remarque qui m’arracha un sourire, cependant, ce n’était pas spécialement le sourire qui signifiait « très bonne pique ! Permettez-moi de la faire broder sur un édredon lorsque l’occasion se présentera » ; non, c’était plutôt le genre de sourire d’un homme ennuyé d’avoir été interrompu et qui n’espérait qu’une chose, faire taire ce gêneur de derniers instants.
Même si le commandant avait retenu mon attention pendant un court laps de temps, je sentis une légère brise sur mon visage semblant émaner de Sylver, reconcentrant alors mon regard vers lui, j’aperçu son arme au-dessus de sa tête prête à frapper le sol et tout ce qui pourrait se trouver en travers de son chemin, il choisit cependant de viser le commandant, pointant alors le bout pointu et aiguisé de son arme sur sa poitrine il s’élança vers lui mais fut très rapidement interrompu - Décidément, j’avais l’impression d’être au théâtre, où à chaque rebondissement, il se décidai à mettre un entracte qui coupait alors toute l’action et qui nous faisait presque regretter d’être venu – Des chevaliers vinrent alors prendre place sur scène où nous étions, à mon simple avis, déjà bien nombreux ; ils encerclèrent mon ancien camarade et le métrisèrent. Le jeune homme aux cheveux violets se mit alors à pester puis on le ramena vers moi.
Une fois mon camarade enfin maitrisé par mes collègues, un autre invité fit irruption dans la pièce, mais cette fois-ci ce n’était pas un homme en tenue de chevalier, mais en tenue de scientifique. D’un côté nous avions les muscles et de l’autre le cerveau, je ne vous fait pas un dessin sur qui est qui … enfin bref, je divague. L’homme qui venait de se présenter à nous semblait être une connaissance de Sylver, enfin c’est comme si il n’y avait qu’une personne sur les deux qui se souvenait de l’autre, car le fameux Zeke n’avait même pas pris la peine de lui répondre, ni même de lui adresser ne serait-ce qu’un regard. Puis d’un geste rapide, le fameux Zeke planta une seringue dans le corps de Plating puis les membres de ce dernier semblaient devenir lourds, tout comme ses paupières qui se refermèrent tout en essayant de résister aux bras de Morphée.

Une fois Sylver endormi, on l’emmena à l’extérieur de la pièce, je regardai la scène quelque peu septique, je n’étais pas vraiment sure de ce que je devais faire, mais une chose est sûre c’est que je n’étais pas du tout à ma place en ce moment même.
Zeke ainsi que le commandant étaient resté sur place.

Vous voyez lieutenant, vous savez ce qui arrivera si vous décider de rentrer dans les rangs.

Zeke, restait présent certes, mais pourtant, il semblait ailleurs, comme si l’ordre des chevaliers l’avait hypnotisé.
Néanmoins je me mis à rire au nez de mon commandant.

Moi ? Rentrer dans les rangs ? Vous vous trompez d’homme mon Commandant. Je n’atteindrai jamais le niveau de ce Plating.

Je m’essayai alors sur le bureau, en croisant les bras.

Que comptez-vous faire de lui ? Maintenant qu’il s’est rebellé contre vous, il pourrait devenir un sujet intéressant.

Le commandant jeta un léger coup d’œil à Zeke, avant de me regarder de nouveau le sourire en coin.
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MessageSujet: Re: Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]   Sam 10 Sep - 17:22

Je reprends mes esprits au sein de cet espace aussi obscur qu’impersonnel. Rien n’entrave ma liberté, et pourtant, jamais je ne me suis senti autant prisonnier. Réellement perdu, je me réveille plus que jamais seul dans cette immensité. Face à moi-même, je revis inlassablement des fragments de ma vie passée. Non pas, ceux qui font sourire... Les mauvais. J’ignorai d’ailleurs qu’ils étaient aussi nombreux. Mais ils sont là et ils me frôlent chaque fois de leurs épines douloureuses sans aucune compassion.
Quand bien même je tente de leur échapper, ils reviennent plus persistants et méchants encore. Plusieurs fois durant, je tente de fuire leur étreinte, sans succès. Je suis bloquée, comme dans un sommeil sans fin.
J’ignore depuis combien de temps je me retrouve ainsi, tiré vers le fond et totalement impuissant. A chaque nouvelle seconde, cette illusion se renforce pour mieux me faire espérer que tout cela cesse au plus vite. Le temps semble être infini, comme si la fin attentait patiemment à l’issu de cette mise en scène.
Mais à force de patience, je sens enfin les chaines se briser. Lentement mais peu à peu. Toujours parmi ce chaos instable, il m’arrive de ressentir quelques sensations rassurantes. Comme si tout cela n’était que temporaire, et qu’il fallait que je continue à me battre pour ne pas sombrer.
Mes craintes sont d’autant plus balayées, quand je l’entends briser le silence avec son rire malsain. Toujours prisonnier de cette cécité handicapante, j’essaye du moins d’ouvrir les yeux... Quand la lumière du jour m’aveugle. Doucement, je retrouve possession de mon corps tandis que son rire d’abord lointain se rapproche.
Malgré toute la volonté dont je fais preuve, je ne parviens toutefois pas à esquisser un mouvement. Sûrement, est-ce l’effet de la drogue qu’ils ont du m’injecter. Mon attention se centre alors sûr la provenance de ce rire désormais si familier. Il ne faut guère plus de temps pour que mes yeux distinguent la silhouette de Naoki, soigneusement protégée dans une pièce à part aux côtés du Commandant. Derrière la vitre qui nous sépare, j’essais de faire le tri dans mes émotions. Mais regarder ces deux hommes détestables, semblant tellement complices, me rend plus amère encore. Est-ce que je suis le centre de ces moqueries ? Certainement.
Profondément agacé face à ma passivité forcée, je tourne les yeux pour embrasser la pièce du regard. Une sensation étrange me gagne aussitôt quand je réalise où je suis. De la panique, comme je n’en ai rarement ressentie. Ces mauvais souvenirs infligés étaient-ils là en indice à ce qui m’attendait à mon réveil ? Je ne voulais pas me laisser me submerger par mes sentiments, quand bien même je me retrouvais de nouveau sur ce fauteuil qui à fait de moi un de ces horribles déchets. A cette perspective, le dégoût me gagne plus puissamment encore. Non, je ne pourrai jamais accepter cette réalité. Me débattant intérieurement, je rage de m’être fait aussi facilement avoir. Je sens les larmes me monter. Le commandant... Cet être infâme... J’ai conscience de combien il me manipule. Si j’en suis là, c’est parce que j’ai bien voulu répondre à ses provocations. Mais je le déteste trop, pour l’ignorer.
Alors que j’essaye une nouvelle fois de me lever, je me heurte à un nouvel échec. Intérieurement, j’imagine déjà mes mains enveloppant son cou, son dernier souffle sous ma merci.
Mais une main vient se poser délicatement sur mon bras, comme pour me freiner dans cet élan imaginaire. Ne pouvant que légèrement tourner la tête, je comprends rapidement qu’il s’agit de mon meilleur ami. Alors, je chasse ces parasites qui tentent de me faire craquer et réprime mes larmes.
" Ce n’est pas le moment de céder à la folie ! "
Reconnaissant et surtout touché, je me raccroche à cette main tendue pour appeler mon ultime échappatoire.

« Zeke ! »

Il ne réagit pas, semblant concentré son regard vers notre supérieur. Mes craintes deviennent alors réalité. Je ne ressent aucune énergie émaner de lui, comme si on l’avait vidé de tout sentiments, avant de le poser prêt à exécuter les ordres qui lui seront donnés. Tel un automate.
Au sourire satisfait qui se dessine sur les lèvres du Commandant, je devine aussitôt que cette intervention du scientifique était tout, sauf amicale.
Je parviens alors à hurler, déversant toute ma détresse et mon incompréhension.

« Qu’est-ce que vous lui avez fait ? »

Le Commandant regarde Naoki avant de hausser les épaules.

« Vous ne pensiez tout de même pas qu’on allait fermer les yeux ? Il a osé nous trahir, alors il en paye le prix. La logique est implacable. Normalement, c’est l’exécution pour avoir fait fuir volontairement un sujet... C’est une erreur très grave. Surtout avec un sujet aussi précieux que vous. »

De plaisir, le gradé laisse un silence s’installer avant de poursuivre ses explications non sans dissimuler un nouveau sourire.

« Sa chance à aussi été sa malchance : celle de vous connaître. Voyez-vous... Nous savions très bien que nous aurions besoin de lui, quand vous reviendrez vous jeter bêtement dans la gueule du loup. Du coup, on réglé son problème... D'une autre façon. On ne pouvait quand même pas risquer un nouvel acte de rébellion de part ! »

Ayant les cordes vocales irritées, je ne parviens pas à répliquer. Une nouvelle fois, il a totalement raison. Je ne peux le nier. A l’instant même où j’ai quitté le sol d’Anathorey, mon unique obsession était d’y retourner.
Instinctivement, je laisse mes poings se replier sur eux mêmes... Et, quoique difficilement, ils s’exécutent douloureusement. Je commence à retrouver le contrôle de mes muscles, hélas pas assez rapidement pour répondre à mon impulsivité.
De désespoir, mes pupilles enflammées viennent rencontrer les iris bleutés de Naoki. Il n'est peut-être pas trop tard pour le Nuisible ? Et puis, je chasse aussitôt cette idée. Plutôt mourir, que d'espérer quoi que ce soit de sa part...
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Naoki

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MessageSujet: Re: Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]   Mar 13 Sep - 21:24

Il était une fois, sur le continent d’Urban City, plus précisément dans la ville d’Anathorey, non loin de l’appartement d’un dénommé Naoki, notre personnage principal c’était retrouvé dans une situation dans laquelle il ne se serait jamais imaginé se retrouver confronter. En effet, il s’était levé tôt ! … Mais ce n’était pas la seule chose qui lui était arrivé d’extraordinaire, car, un ancien camarade était revenu des morts pour lui réclamer son appartement, Sylver. Ce dernier n’était finalement pas tombé au combat, mais était devenu l’une des races ennemis à celle de Naoki, un Qantik, suite à une erreur qui était -d’après le commandant - programmé par ses soins.
Après ces révélations - qui n'eurent pas plus d’effets que ça sur le chevalier - et quelques autres péripéties menant le jeune Sylver au pays des rêves, le Commandant ainsi que le dénommé Zeke, apparemment ami du jeune homme aux longs cheveux violet, amenèrent Naoki dans une salle qui se trouvait être celle où d’autres chevaliers avaient amené le jeune homme tout récemment devenu Qantik. Il dormait, bien que ce ne soit qu’un sommeil artificiel, maintenu à de multiples reprise grâce à des injections diverses visant à maîtriser le Cyborg, qui bien évidemment, endormi, ne pouvait pas se rebeller.

On expliqua au chevalier que ce qu’il venait de voir était une expérience, déjà mené sur d’autres Qantik, mais que Sylver était l’un des rares à vouloir encore se battre pour la cause Unik malgré sa nouvelle appartenance raciale.  Cette expérience n’était cependant pas publique, ni même très répandu au sein de l’armée, seul une poignée, le plus souvent la crème de la crème, était au courant de ces pratiques, faisant de Naoki l’une des personnes de cette élite. Cette idée m'enchantait pas plus que ça le chevalier, mais le fait d’être mis au parfum d’un tel projet ne lui déplaisait pas pour autant, le faisant ainsi rire.

C’est à ce moment que Sylver décida de se réveiller …

Et également le moment où la VOIX OFF décide de se taire et de se retirer de son plein grés sous peine de représailles !

A-ah ...euh … oui p-pardon ….


Donc … nous en étions où ? … Ah oui ! Plating venait donc de sortir de son grand sommeil tel la belle au bois dormant, dommage qu’il n’y est pas eu de prince pour le réveiller, j’aurai aimé voir sa tête en se rendant compte qu’un homme venait de l’embrasser pour le sortir de son sommeil …
En tout cas, il ne mit pas longtemps à reprendre tous ses esprits et ne tarda pas à hurler sur le commandant, qui me regarda comme pour me rendre complice de toute cette affaire qui, selon moi, me dépassait. J’étais certes, très loin d’être tout blanc dans mes magouilles et autres affaires lorsque j'effectuais mes missions, mais tout ce qui se passait devant mes yeux étaient d’un tout autre niveau.
J’aperçu le regard de Sylver qui s'était concentré sur le miens, puis je mis mes mains dans les poches avoir de m’éloigner du commandant et s'approcher progressivement du Qantik qui était toujours quelque peu groguis.

Voyez-vous mon commandant, vos actions et vos mots me touchent. Me mettre dans de telle confidence, alors que je ne suis qu’un soldat à problème me montre toute l’estime que vous avez pour moi. Seulement vous oubliez un petit détail …

Je me mis à frapper Sylver au ventre avec mon poing.

C’est que je n’apprécie guère cet homme, le voir souffrir et loin d’être une chose qui m’écoeure. Mais dites-vous une chose ! C’est que je pourrais très bien mettre fin à votre petite fête assez facilement.

J'haussais les épaules puis me mis à rire avant de frapper Plating à nouveau.

Vous m’avez hotter mon sabre avant d’entrer dans cette pièce, mais j’ai toujours des as dans mes manches voyez-vous.

De nombreux soldats se mirent autour de moi, tandis que je posais mon couteau sous le menton de Sylver, mais suffisamment loin pour me laisser l'avantage.

A votre place je me laisserai finir, ce serait dommage de voir votre jouet chéri disparaître, n’est-ce pas ?

Lieutenant Tsunemichi que faites-vous ?

Je me mis à rire bruyamment.

Qu’est-ce que je fais ? J’essaye de vous faire comprendre une chose importante ! Vous cherchez à vous le mettre dans la poche pour des raisons qui me sont encore obscures, seulement ce n’est pas ainsi que votre plan fonctionnera. Il vous faut bien quelqu’un pour maîtriser cette chose, quelqu’un qu’il détestera plus que quiconque…

Je pris une pause puis repris.

Or être cet individu est un très mauvais choix, vous êtes le supérieur et comme vous l’avez si bien dit, on ne peut quand même pas risquer un nouvel acte de rébellion de part et je vous l’assure, c’est ce que vous allez provoquer en vous impliquant autant, déjà qu’il ne vous porte plus beaucoup dans son coeur.

Je saisis le visage de Plating afin de le mettre face à celui du commandant.

Vous voyez ses yeux ? Ils hurlent le mot “meurtre” vous concernant. Etes-vous prêt à parier votre sécurité le concernant ?


Et que proposez vous ?

Le commandant avait l’air quelque peu amusé par le spectacle que je lui offrait, même s’il n’était pas des plus rassurer concernant ma proximité sur son sujet d’étude.

Laissez-moi être cet homme ! Je dois déjà être bien haut concernant la liste des gens que Plating exècre. Et rien ne ferai plus plaisir que de pouvoir le rabaisser encore plus !

Je souriai, et frappa une nouvelle fois Sylver avant de m’éloigner afin de revenir à mon point de départ.

Seulement pour ça, j’ai besoin de connaître toute l’histoire et tous les secrets de cette affaire ...
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Soldat déchu - Sylver Likaas

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MessageSujet: Re: Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]   Mer 14 Sep - 23:42

Derechef, cette horrible sensation martèle mon corps. Du haut de mon bras, puis remontant le long de mon avant bras pour mieux se déverser dans chaque membres de mon enveloppe charnelle… Je ne peux rien faire pour empêcher ce liquide étranger prendre possession de mes muscles. Un haut le cœur m’envahit. Mais c’est avec soulagement que je constate qu’ils ne cherchent pas à me renvoyer dans cet état d’inconscience duquel je viens à peine d’émerger. Je ne laisse pas paraître mes craintes, qui, je le devine aisément, ne vont pas tarder à se révéler… Je ne doute pas une seconde que si ils ont prit le soin de me réveiller et de me maintenir ainsi, ce n’est pas pour discuter calmement.

Ce revirement de situation alors que je commençais tout juste à pouvoir bouger, je le doit à cet imbécile à lunettes. Je ne sais pas ce qui m’est passé par la tête d’attendre un quelconque coup de pouce de sa part… Mais dans ma détresse, j’étais loin d’anticiper ce qui allait suivre.
Alors que je le regardais rejoindre mes côtés tout en scandant au Commandant sa vision de la situation et précisant à quel point il me déteste, je pris d’abords ses actes comme une diversion de sa part. Je ne savais pas si je devais m’en montrer reconnaissant où redouter cet intérêt inattendu qu’il me portait… Mais il ne me laissa pas le loisir de me questionner davantage. A peine était il parvenu à ma hauteur, qu’il s’était pris d’un malin plaisir de me frapper au ventre à l’aide de son poing. Pire, il avait rit avant de répéter ce geste par deux fois. Des Chevaliers avaient aussitôt rappliqué pour le stopper dans sa folie, mais il n’en prit aucunement peur. Au contraire, il s’était empressé de sortir un de ses couteau de lancé pour menacer d’un même geste ma jugulaire. Je pouvais bouger, cependant c’était insuffisant pour me débattre. Alors je ne fis rien, malgré la rage qui coulait toujours dans mes veines.
Et c’est là que je compris le fin mot de toute cette histoire. Va-t-il me tuer ? J’en doute, bien que ce n’est certainement pas l’envie qui lui fait défaut. Après un nouveau rire, je l’entends clamer ses constatations… Que je désapprouve aussitôt. Oui, je hais le Commandant pour tout ce qu’il m’a fait subir. Oui, je veux le voir mourir sous ma merci. Mais serais-je réellement capable de mettre ce fantasme à exécution ? Je dégluti face à ce doute que je sais peu présent. Il n’en reste pas moins un de mes supérieurs, auquel je dois faire preuve de rigueur et de discipline, qu’importe ce qu’il pourrait attendre de moi. Et par dessus-tout… C’est un Ünik. Aucun de nous ne mérite de mourir. Mais je ne peux l’avouer. Surtout pas maintenant. Mon corps carburant toujours grâce à cette haine qui me consume petit à petit. J’en viens à me demander… Aveuglé par cette dernière, aurais-je été capable d’un massacre si mes membres n’étaient pas entravés par cette fichu drogue ? Là, le bouquet final éclate.
Le Nuisible propose de se porter garant de moi. C’était ce qu’il voulait depuis le début : me briser plus encore. Pour lui, je ne suis pas un camarade. Je suis juste une proie sur laquelle il est aisé de déverser son venin. Si je devais dresser une liste des plus belles pourritures de se monde, il vient à l’instant et sans difficultés apparentes, de détrôner le Commandant.
A cette condition, il s’était aussitôt éloigné pour rejoindre les côtés du gradé tout en exigeant des explications. Face à cette fuite, je m’était élancé aussi rapidement que ma force me le permettait pour le plaquer au sol… Sauf que je n’en étais pas encore physiquement capable et c’est moi fut plaqué, alors que je m’étais à peine levé de mon siège. Par précautions, on ordonna à Zeke qui était resté en retrait jusqu’à maintenant, de m’injecter une nouvelle dose de tranquillisant.

Et me voilà de nouveau au point de départ. Naoki vient avec succès de retrouver son cher Commandant, tandis que les soldats et Ezekiel attendent patiemment à mes côtés. Je suis toutefois soulagé de pouvoir à nouveau respirer sans la menace du métal froid sur ma peau. Un nouveau rire, que je ne connais pas encore, se propage le long de la pièce. Son écho me glace le sang, me pétrifiant davantage.

« Voyez-vous ça… Si vous insistez tant, Lieutenant, je vais tout vous raconter. Je vous doit bien ça, même si vous ignorez encore jusqu’à quel point vous êtes impliqués dans cette affaire… Sûrement bien malgré vous. »

Face à l’impuissance forcée à laquelle je me retrouve enchaîné, j’écoute attentivement le récit du Commandant. Qu’est-ce que je peux bien faire de plus ? Mon ventre me lance horriblement, face aux violences que le Nuisible vient de me m’infliger. Je ne suis pas robuste, mais aux vues des séquelles qui semblent se développer sur mon corps affaibli, je  suppose que la durée de ce sommeil médicamenteux que je viens de traverser se compte en jours. A bout de force, je ferme les yeux pour mieux me concentrer sur la conversation des deux Chevaliers les plus détestables d’Origins.

« Il existe depuis peu une division spéciale à notre corps d’armée. Comme son nom peut le laisser deviner, la Phénix Division est composée de soldats qui ne sont pas Üniks… Leur intégration se fait après rude sélection, et résulte d’une démarche volontaire. Bien sûr, quelques exceptions existent, mais ne nous égarons pas de ce qui nous intéresse. Ils sacrifient leur âme à la cause de notre peuple, en échange d’avantages que nous seuls sommes en mesure de leur offrir. Comme vous pouvez vous en douter, Lieutenant, un nombre très restreints de personnes ont conscience de l’existence de cette unité. Je ne vous expliquerai pas pourquoi, les raisons étant tout simplement évidentes. Mais… C’est là, qu’arrive le plus intéressant. »

Un frissons d’horreur me parcours quand je réalise à quel niveau du récit il se situe. Tout s’éclaircit alors dans ma tête, pour me confronter à cette réalité que je redoute tant. J’espère que mes conclusions ne vont pas sortir de la bouche du Commandant. J’en viens presque à prier pour que mon esprit délirant prenne la raison sur l’absurde.
Le narrateur quand a lui savoure grandement la pause de son récit. Lui seul connaît le fin mot de cette histoire, et prends son temps pour mieux faire durer le suspens. Après avoir bût une longue gorgée d’un breuvage non identifié, il lâche un sourire satisfait. Mais celui ci est tellement différent, comme si il m’annonçait que j’avais perdu.
La seule vérité que je n’ignore pas.

« Cette idée brillante, nous la devons à ce très chère Mr.Likaas. Il est arrivé, après de longues réflexions pour me faire part de tous ses arguments comme quoi la création d’une unité de volontaire et ouverte à toutes les races était prometteuse. Et on ne peut pas dire qu’il manquait d’imagination pour défendre son projet ! Il ne s’était d’ailleurs pas trompé, et rapidement, l’armée d’Anathorey ne s’en trouvait que glorifiée, plus puissante encore. Jamais, je n’ai regretté de lui avoir fait confiance en lui confiant le commandement de cette unité que lui seul pouvait diriger. »

Un rire moqueur s’échappe de ses lèvres, mais il poursuit malgré son hilarité.

« Enfin, c’est ce que je croyais… »

Seulement là, il s’interrompt. Faisant craquer ses doigts, il s’étire avant de reprendre.

« Et puis un jour, j’ai voulu tester les limites de son commandement. Je ne pouvais pas prendre le risque de les perdre lors d’une mission où l’enjeu pouvait rapidement se révéler crucial… Comme on le dit si bien, il vaut mieux prévenir que guérir. J’ai fait appel à une autre escouade, qui devait tendre une embuscade à la Phénix Division… Un petit test, qui a confirmé mes craintes. Tous ont succombé sous l’incompétence de cet homme qui excelle bien plus à obéir sagement qu’à guider ses prochains. »

Le pire devient réalité. Complétement casser par ces révélations que je ne voulais pas entendre tant les conséquences sont lourdes de sens, je m’avoue vaincu.
La rage toujours présente quoique endormie avec le reste de mes muscles, une larme réussi à sortir de sa prison pour venir mourir le long de ma joue. Malgré mes efforts. Je ne peux même pas la chasser d’un mouvement de bras ! J’en viens à espérer que mes bourreaux ne me portent pas attention.
Cela n’est toutefois pas nécessaire. Une main vient s’en charger, comme si elle avait entendu mon appel de détresse. Je n’ai pas besoin de tourner la tête pour comprendre, mais en bougeant furtivement mes yeux vers la gauche, je croise les pupilles marron de mon meilleur ami. Cet échange ne dura qu’une brève seconde, mais était suffisant pour comprendre que le véritable Zeke venait de faire preuve d’un instant de lucidité.

« Vous trépignez d’impatience à savoir en quoi je vous implique dedans, Lieutenant ? Et bien… Je songe sérieusement qu’aux vues de la volonté dont fait preuve votre camarade, il serait intéressant de reformer la Phénix Division. La détermination de Mr. Likaas est assez prometteuse et ce serait dommage de s’en priver. Toutefois, il leur faut un nouveau chef, leur fondateur n’étant plus ce qu’il était. Et pour cela, nous avons besoin d’un homme digne de confiance… Nous avons fait erreur de compter sur cet individu instable, mais vous, je sais que vous ne nous ferez jamais défaut. »

Une nouvelle fois, le Commadant s’interromps pour laisser à Naoki le temps de mieux assimiler le flot d’informations.

« Qu’en dites-vous, Lieutenant Tsunemichi ? »

Et puis, il se tourne vers moi, savourant d'autant plus sa victoire.

« N’est-ce pas excellent, Mr.Likaas ? Ce sensation que trace le chaos, quand on se fait prendre à son propre piège ! »
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Naoki

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MessageSujet: Re: Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]   Lun 26 Sep - 16:49

Comme je m’y attendais, le commandant c’était tout de suite montré plutôt satisfait de mon comportement et mon enthousiasme envers toute cette histoire ; comme s’il n’attendait qu’une chose : mon volontariat.
Ce qui était plutôt étrange c’est qu’il était bien évidemment “content” d’avoir un nouvel allié dans cette histoire -bien que ce mot ne soit pas vraiment le reflet de la réalité - mais de l’autre, il ne s’attendait pas à ce que je réagisse ainsi, enfin surement pas aussi violemment.

Le commandant commença alors ses explications et ne m’épargnait aucuns détails, du moins pas les détails les plus important afin de me permettre de comprendre au mieux toute cette histoire.
Comme j’avais pu le deviner, très peu de personnes étaient au courant de toute cette histoire, je doutais même que beaucoup de grandes figures d’Anathorey, voir même de Urban City étaient réellement au courant de toutes les initiatives de l’armée. C’était surement encore une sorte d’expérimentation qui attendait seulement de réels résultats avant d’être dévoilé ne serait-ce qu’à l’un des plus grand noble de la région afin de financer davantage cette initiative pour faire de cette division quelque chose de officieusement officiel.
En continuant son récit, le commandant me fit part d’un détail qui me surprit grandement, je ne m’attendais pas à entendre le nom de Plating comme étant le chef de file de toute cette histoire, que toute cette initiative concernant le fait de donner une nouvelle chance à des Uniks étant passé du côté Qantik. Il était d’ailleurs devenu le chef de la division Phoenix.

Le ton du commandant changea, lui qui était sérieux jusqu’à présent obta désormai pour un ton plus moqueur concernant la suite de son récit. Il remit sur le tapis cette histoire de test, mais cette fois-ci il était plus précis, ce test n’était non pas simplement dans l’unique but de tester Sylver, mais de mettre à l’épreuve toute la division Phoenix.
Plating n’était pas à la hauteur pour diriger cette division, voilà quel était la conclusion du commandant. S’il excellait dans l’exercice de ses fonctions, il était loin d’avoir le charisme nécessaire pour devenir chef d’équipe, et encore moins d’une telle escouade. Ce test devait marquer la fin de la division Phoenix, mais d’après les dire du commandant, il s'apprêtait à la remettre en place ; mais pour ce faire, ils avaient besoin d’un nouveau leader.

Je me mis alors à rire, apprendre que Sylver était devenu l’un de ceux qu’il protégeait mais qu’il n'appréciait pas pour autant leur existence. Le voir ainsi était vraiment hilarant, l’ironie de sa situation ajoutait vraiment un côté comique à toute cette histoire.

Je dois vous avouer mon Commandant que votre offre m'intéresse, tout autant que cette histoire qui m’intrigue. De plus vous semblez prendre en compte mon point de vue, chose qui me plait assez je dois bien l’avouer.

Je posais mon pied sur l’une des commandes, et posa mon coude sur mon genou. J’observai Sylver en contrebas, tout comme le commandant.

Et si j’acceptais … que ce passerait-il ? Quels seront mes avantages, mon rôle dans toute cette histoire, plus précisément j’entends.

Bien évidemment je comptais accepter cette proposition, enfin sans doute, mais je tenais faire poireauter et/ou mariner notre commandant. Voir jusqu’où il pouvait aller dans sa patience.

Après tout n’allez pas croire que cette petite histoire est suffisante pour accepter aussi facilement. Alors oui je pourrais pourrir la vie de ce chère Sylver autant que je le souhaite, mais je ne considère pas cet avantage suffisant selon moi.

J’haussai les épaules en me retournant vers le commandant tout en arborant ce sourire provocateur.

Il me faudra bien plus pour me convaincre de rejoindre cette division Phoenix.

Je croisais les bras et m’adossais au niveau de la vitre qui donnait sur Plating.
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Soldat déchu - Sylver Likaas

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MessageSujet: Re: Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]   Mer 28 Sep - 16:02

Jamais je n’ai ressentis une tentation aussi grande que de cracher à la figure de quelqu’un. Cependant, exclu l’entrave à laquelle je suis sujet et la vitre qui nous sépare, je sais très bien me tenir… Et puis, cela ne se fait pas, d’autant plus que cela ne changerai pas grand chose.
Le Commandant semble plus que fière face à son nouvel allié potentiel. Il regarde Naoki de ses pupilles amusées comme légèrement surprises. Il ne s’était clairement pas attendu à une pareille requête de la part du Nuisible, mais cela ne semble qu’avoir attisé davantage sa curiosité. Buvant une nouvelle gorgée, il ignore cet affront d’un simple geste avant de lui répondre le plus simplement du monde.

« Si vous y tenez, je tiens d’abord à vous préciser un point important. En tant que chef, il vous sera interdit de disposer du droit de vie ou de mort sur ce spécimen. »

Comme pour mieux illustrer ses propos, il fait un signe de tête dans ma direction.

« Un véritable défi, j’en conviens… Mais c’est aussi cela qui prouvera vos aptitudes : celle de ne pas toujours céder à ses pulsions. Je vous avoue cependant que la raison principale est cependant loin d’être aussi morale qu’elle n’y parait… Mr.Likaas, en créant cette division, s’est portée garant de toutes les responsabilités qui lui incombent. Ce qui fait de lui notre précieux choix numéro un en tant que cobaye dans l’éventualité où nous pourrions en avoir besoin. Bien sûr, pour tout ce qui est des autres… Je vous laisse carte blanche. »

N’attendant aucune réaction particulière de la part de Naoki, le Commandant se désintéresse un instant de lui pour focaliser entièrement son attention sur moi. Une question pend à ses lèvres au bord de l’hilarité.

« Je sais pourquoi vous êtes là Mr.Likaas… Vous aspirez toujours autant à reprendre vos fonctions au sein de notre magnifique armée ? »

Une question formelle, tant l’unique échappatoire qu’elle offre peut paraître anodine. A leurs yeux, je ne suis qu’un simple déserteur face à une fatalité peu glorieuse… Si je veux vivre, je n’ai pas réellement le choix. Mais au diable cette réalité. Même sans cela, je n’aurai pas hésité une seconde à accepter. C’est pourquoi je lui réponds d’une voix déterminée.

« Tout bon exemple à ses exceptions, comme tout peuple à ses déchets. Si je dois passer par vous pour le bien du plus grand nombre, je n’ai pas à hésiter ne serais-ce une seule seconde… »

Puis, ne lui laissant pas le temps d’enchérir, je le défis plus obstinément que jamais du regard.

« A n’importe quel prix… Mais ce n’est pas pour vous que je le fais ! »

Un nouveau rictus traverse son visage, tant il semble satisfait de ma réponse.

« A tout prix… Vraiment ? »

Je n’ignore pas la joie que ma réponse dévoué à dû réveiller en lui, mais je choisi de  m’intéresser un instant au Nuisible. Il m’est impossible de déterminer ce qu’il pense, pour la simple raison qu’il me tourne le dos ainsi appuyé contre la vitre.

« Close n°1 : vous n’émettrez aucune résistance à ce que nous disposons entièrement de vous. En clair, vous devenez et de votre plein grès, ce si prometteur cobaye que j’exposais plut tôt. Il faut bien permettre à l’armée de se perfectionner, n’est-ce pas ? »

Je dévisage le Commandant de mon regard mauvais tout en refusant de lui répondre. Ce n’est pas la peine, il n’attend pas après ça puisqu’il sait très bien ce que j’en pense. Je n’ai pas besoin d’accepter, il s’en charge à ma place. Car il sait très bien que je vois plus loin que ma petite personne, ce qui implique d’emblée que je ne peut pas lui refuser cette requête. Aussi importante soit-elle.
Je vois mon peuple, qui vaut bien plus que ma misérable existence. Et puis, il y a cette Purge… Dont on m’a fait le récit et que je n’ai pas connu. J’étais enchaîné en ce même endroit, au chaud, sans avoir conscience d’à quel point le monde souffrait. Une grimace de dégout m’arrache à cette pensée. Je suis coupable de ne pas avoir été là où j’aurai dû être. A ma place. Pour eux… Alors que ma présence s’avérait certainement nécessaire. J’avais fuit. Malgré moi, mais je ne pourrai pas effacer le mal que j’ai ainsi fait. Et Zeke… Je secoue la tête. En quoi pourrais-je revendiquer mon confort ou mon bien être dans ces circonstances ? Qu’est-ce qu’une vie au final, contre des milliers d’autres ? Vu ainsi, mon état n’est qu’une préoccupation dérisoire qui vaut le sacrifice. C’est ainsi que j’approuve finalement, quoi que légèrement absent.

« Si cela peut les aider… »

L’esprit toujours embrouillé, je fais abstraction de mes bourreaux tout en restant attentifs à une quelconque parole venant de leur part. Je contemple un instant mes poignets, que j’essaye de bouger… Mais en vain. La substance qu’ils m’ont injectés est beaucoup plus efficace que la première. Est-ce que cela ne va pas nuire à mes compétences au long terme ? De nouveau je sens mon ventre me lancer, toujours sous le choc des coups de Naoki.

« Parfait ! Lieutenant Tsunemichi, je vous accorde pour vous prouver ma bonne foi, un privilège qui n’aurait pas dû vous revenir : bien que vous ne pourriez mettre fin à ses jours, votre voix comptera grandement dans les décisions expérimentales qui pourront être effectuées sur le sujet. »

Alors que je pensais avoir eu mon quota, je sens l’horreur m’étreindre de ses mains glacées. Il ne va quand même pas choisir le même chemin que ce Commandant corrompu ? J’ai beau ne pas le porter dans mon cœur, je me permets d’espérer qu’il ne soit pas aussi mauvais que son supérieur…

« Merci Mr. Kharyl, nous vous rappellerons quand les hostilités commenceront. »

D’un signe de tête, il congédie Zeke qui m’administre un médicament avant de me tourner le dos pour sortir. C’est là que je distingue un dispositif étranger -pas plus gros qu'un grain de beauté- confortablement installé dans la nuque de mon ami, brillant de sa carapace métallique. C’est donc ça… Au moment où je bouge instinctivement le bras comme pour lui intimer d’attendre, je suis surpris de voir que celui-ci m’obéit légèrement. Grâce au remède tout juste ingéré, je commence à retrouver l’usage de mon corps…
Mais pourquoi maintenant ? Qu’importe. De mon instinct impulsif, j’appelle mon ami qui continue de m’ignorer. Je me lance donc à sa poursuivre, me remettant maladroitement debout. Mes jambes titubent mais cela n’entame en rien ma détermination. Personne ne me retient, sauf qu’un Chevalier s'empare soudainement du bras de Zeke avant de le saisir de manière à ce qu’il ne puisse pas lui échapper. Et là, tout s’enchaîne. Il le menace d’un couteau sous le menton. Alors que je maintien difficilement ma position, je frêne ma course prenant conscience de la menace.

« Allons, vous ne venez pas de certifier que les closes vous importent peu ? Laissez cet homme où il est… A moins que sa vie vaille davantage que les milliers d’autres qui sont hors de ces murs ? »

Bouillant intérieurement à la provocation, je réalise que je suis une nouvelle fois tombée dans son piège. Désireux de renforcer les paroles de son chef, le Chevalier appuie légèrement sur sa prise pour laisser s’échapper un fin filet de sang. Je déglutis, quand bien même je sais qu’il ne s’agit pas réellement de Zeke en cet instant.

« Close n°2 : Mr.Kharyl ici présent, devient de bon coeur le scientifique principal rattaché à la division. »

C’est certain, ils ne lui ont pas laissé le choix. J’imagine que trop bien les arguments qu’ils lui ont offert pour lui forcer la main … Comme ils le font en ce moment même avec moi. Si la première close n’en était pas réellement une, la seconde en revanche à tôt fait de me faire douter. Je leur ai déjà dit que j’acceptai, alors pourquoi faire preuve d’autant de mauvaise fois ? Pour contenir ma rage au moment où on évacue finalement Zeke de la pièce, je contracte mes points alors qu’on me ramène de force sur mon siège.
L’envie est grande de céder et de tenter le tout pour le tout. Je n’ai plus rien à y perdre… Qu’importe les conséquences. Mais je sais tout aussi pertinemment que ce n’est ni l’endroit, ni le moment pour jouer les sauveteurs. A contre cœur, je me ravise et me laisse faire.
Comme si de rien n’était, le Commandant daigne enfin répondre à son Lieutenant.

« Cela ne vous suffit pas… Réellement ? C’est à prendre ou à laisser. Ni plus,  ni moins. On n’est pas au marché. »

Une troisième silhouette vient les rejoindre dans la petite salle, mais elle reste à bonne distance si bien que je ne peux la discerner clairement.

« Etes-vous sûr de ne pas en vouloir ? C’est un cabot fidèle, qui est prêt à mordre au moindre claquement de doigts. Vous le savez très bien, sa loyauté prime par dessus tout… Si bien que malgré sa forte aversion pour vous, en tant que supérieur à ses yeux, il ne vous ferra jamais défaut. Vous n'aurez plus besoin de vous salir les mains. C'est un sacré avantage, non ? »

Intérieurement, je me maudis de reconnaître à quel point il touche juste. Toujours aussi serein et tel un chef d’orchestre, il lance une dernière phrase alors que la silhouette jusque là tapie dans l’ombre se dévoile enfin. Seringue à la main.

« J’espère avoir répondu à vos attentes… Mais vous savez, Lieutenant… J’ai bien peur que vous n’ayez pas réellement le choix. A vous de voir de quelle manière vous voulez qu’on l’envisage… »

Je déglutis tandis que ce goût amer s’empare de ma gorge. Quelle détestable sensation de déjà vu…

« Zeke… Reprends-toi… Ne fais pas ça !  »

Cette supplication, je la murmure plus pour moi-même tant les mots peinent à sortir de ma gorge.
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Naoki

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MessageSujet: Re: Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]   Ven 30 Sep - 22:33

Le commandant continua alors de m’expliquer son plan, enfin disons plutôt ses projets me concernant, en tout cas, dans le cadre où je décidai d’intégrer la division Phoenix en tant que leader.
La première close me fit tiquer, je n’avais pas le droit de tuer Sylver, chose qui était, il faut le dire plutôt normal. Alors oui c’est vrai que depuis notre rencontre houleuse entre lui et moi, j’ai eu plusieurs fois envie d’en finir avec lui, mais à chaque fois je me ravisais. Principalement parce que si je me débarrassais de Plating je n’aurai plus personne sur qui passer mes nerfs, enfin si, toutes les personnes faisant partie de près ou de loin à mon entourage, mais pour SYlver c’était différent, on se connaissait depuis si longtemps et cette haine envers lui était né en même temps que notre rencontre que la terminer ainsi serait des plus dommage.
Enfin bref, le commandant se mit alors à parler de mes “pulsions” pour lesquelles je cédais trop rapidement, il n’avait peut-être pas tort, c’est vrai, mais en fonction des personnes visées par ces “pulsions”, j’arrivais tout de même à me contrôler, ou du moins à exercer ma colère sous un autre angle d’attaque. Ce n’était donc pas à lui de me faire une leçon sur cette facette de ma personnalité. Néanmoins, au cours de ce petit monologue, le commandant mit sur le tapis un petit point intéressant de mon point de vue en tout cas, celui de disposer du Qantik comme bon me semblait, du moment que cela ne signifiait pas la mort du dit “cobaye”.

Après s’être adressé à Sylver qui lui répondit plutôt rapidement, avant de lui faire part, comme il l’avait peu de temps auparavant des clauses du contrat qui était en train de se mettre en place.
Plating lui répondit des plus simplement du monde, avec ce même esprit qui avait de lui un homme que je haïssais, je serrai les dents et les poings comme pour me retenir de l’insulter ou même d’accourir vers lui pour lui montrer de plus belle ce poing qui me démangeait. Pourquoi, alors qu’il était dans une telle situation, gardait-il cette attitude de petit toutou fidèle envers ses supérieurs, il avait pourtant tout pour les hair, suffisamment pour franchir cette limite qui lui est certe, infranchissable, mais qui aurait pourtant dû être fait, agresser voir tuer un supérieur.

Le commandant m’adressa alors à nouveau un regard et y mêla la parole. J’étais, comme je me l’étais imaginé plus tôt, capable de contrôler “l’avenir” de Plating d’une certaine manière, bien sur cet aspect m’était profitable, et je ne pouvais pas retenir l'excitation qui me montait de voir Sylver souffrir par une simple décision qui pourrait pourtant s’avérer anodine.
Pourtant quelque chose clochait, ce n’était pas tant la proposition et ses applications diverses qui me dérangeait, mais plutôt le fait d’être quelque peu manipuler moi-même à cause de cette austérité qui me ronge lorsqu’il s’agit de Plating. Le commandant en avait conscience et c’était sans doute pour cette raison qu’il m’avait proposé ce marché.

Alors que je décidais de regarder de nouveau le cobaye, je le fis se précipiter vers son ami avant de voir ce dernier se faire immobiliser, non pas par Sylver comme le voudrait la logique, mais par des chevaliers qui se mirent alors à le menacer d’une lame comme je l’avais fait quelques temps plus tôt pour Sylver.
Je ne pu me retenir de tendre les mains vers les hommes qui tenait ce fameux Zeke comme si je voulais les arrêter. Cette homme pourrait me servir ! C’est ce que je pensais en mon fort intérieur, l’éliminer serait une mauvaise idée stratégiquement … Je n’entendais même pas le commandant provoquer davantage Sylver qui semblait être d’autant plus énervé qu’il ne l’était jusqu’à présent.
Je vis simplement le soldat tenant la lame faire un léger geste impliquant que la lame s’enfonçait légèrement plus dans la peau pouvant provoquer un début de saignement.
Je commençai alors à me diriger vers la porte, posant ma main sur la garde de mon sabre mais je fus très rapidement freiné par les mots qui sortirent de la bouche du commandant.
Le commandant ne désirait pas non plus voir ce scientifique finir sa vie dans ce laboratoire en ce moment même.

Alors que je rengaine mon arme, toujours irrité par toute cette histoire, le commandant m’adressa alors de nouveau la parole, cette fois-ci ses paroles avaient presque des airs de menaces. Bien que non dirigé de cette façon, et bien que les paroles n’étaient en aucun cas choisi pour faire passer un tel message, il suffisait de lire quelque peu entre les lignes pour comprendre que ce choix n’avais qu’une réelle solution, et qu’une seule réponse était ici possible, le fait d’accepter.
Afin de faire en sorte que mon choix soit des plus positifs, notre supérieur hiérarchique commença à me décrire Sylver comme s’il s’agissait d’un objet que l’on pouvait trouver sur un étalage de marcher, comme lorsque l’on cherche à acheter un animal de compagnie.
Puis vint cette phrase qui était en fait la solution que je connaissais déjà, le commandant me demanda ma réponse, ainsi que cette sensation maintenant des plus réelles, l’illusion du choix.

Je regardai alors du côté de la vitre pour voir le reflet de Zeke s’approcher de moi, je me retournais donc vers lui afin de lui faire face.

Tu te prétends être l’ami de cet imbécile de Plating et tu te fais manipuler aussi facilement ? Tu ne vaux pas bien mieux que lui. Je ne sais pas ce qu’ils ont pu te dire ou te faire, mais si il y a bien un lâche dans cette salle c’est bien toi !

Je jetai un rapide coup d’oeil en arrière vers Sylver avant de regarder vers le commandant qui semblait étonné de mon comportement.

Bon après, il est vrai que le commandant est également un bon gros lâche dans l’histoire, bon là n'est pas la question, donc ça ne compte pas vraiment. Mais toi !

Je pris la seringue des mains de Zeke et le tira par le bras, le forçant ainsi à descendre les escalier puis le positionna devant ce très chère Sylver.

Regarde le dans les yeux ! Est-ce vraiment ce que tu veux ZE-KE !?

J’insitai sur son prénom qui était plus l’ordre d’un surnom qui lui était donné par son ami et camarade Sylver.
Le commandant passa alors la porte mais restait malgré tout tout en hauts des marches.

LIEUTENANT ! Que faites vous ?

Je me mis alors à rire puis je me tournais vers ce bon vieu commandant.

Voyez-vous, votre offre est extrêmement alléchante, elle m'intéresse grandement je ne vais pas le nier. Et j’attends avec impatience ce petit bout de papier qui finira surement une fois signé dans l’une des poubelles de mon appartement. Seulement, si je dois devenir le chef de cette unité, j’aimerai pouvoir faire les choses à ma manière. Plating est extrêmement docile, même sans le côté “supérieur”, de plus si pour vous avoir son ami dans cet état est un avantage, moi je vois plus ça comme un inconvénient.

Je marquais une pause avant de continuer en souriant avec un sourire sadique.

Vous avez précisé que Zeke devenait notre scientifique principal, seulement vous n’avez pas précisé son état … Je le veux clair, sans aucun artifice, libre de ses mouvements et de ses pensées.

Je voyais le commandant bouillir, comme s’il ne s’attendait pas à une telle réaction de ma part et pourtant, il savait très bien qu’il ne pouvait rien dire de plus, après tout il avait donné toutes ses exigences avant de me demander mon avis et j’avais accepté, enfin mes paroles montrait que j’acceptais … enfin je crois …
Que pouvait-il faire maintenant ?
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Soldat déchu - Sylver Likaas

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MessageSujet: Re: Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]   Sam 21 Jan - 17:37

Le Commandant est un homme auquel on ne tient pas tête. Ce binoclard l’a bien compris et s’en amuse.
Quand bien même la surprise est de taille, il ouvre la bouche pour lui rire au nez. Il va même jusqu’à le provoquer en lui manquant totalement de respect. Visiblement, notre supérieur peine à contenir la colère — voire même la déception — face à son pion favori. Mais il se contente simplement de le suivre pour mieux hurler, quand Naoki entreprend de ramener Ezekiel face à mes yeux tout en lui faisant la leçon.
C’est bien le Nuisible, à toujours s’en sortir avec brio et ce, comme si tout lui était dû. Ce qui est faux, bien entendu.
Intérieurement, je lutte contre la tentation d’arracher le dispositif qui se trouve dans la nuque dans mon ami. C’est l’occasion rêvée. Mais mon instinct me dit que ce problème ne se résout pas aussi facilement. A contre coeur, je chasse cette idée de sauvetage désespérée.
Il ne faut guère plus au Commandant pour reprendre confiance en lui. Un nouveau sourire traverse son visage. Immédiatement, je comprends que la situation prend un nouveau virage… Pire, sûrement est-ce vers le plus terrible que nous plongeons tête la première.
Alors que Naoki continue de sermonner Zeke, je distingue un léger hochement de tête de mon supérieur envers un autre Chevalier qui se trouve dans mon dos. Et puis, tout s’enchaîne rapidement.
Le Chevalier fond sur Ezekiel, se glisse dans son dos avec cette même aisance, avant de lui arracher sauvagement le dispositif métallique jusqu’alors bien ancrée en haut de sa nuque.
Très rapidement, c’est avec horreur que je me retrouve malgré moi témoin de l’exactitude de mes prévisions. Comme je m’y attendait, retirer de cette manière le dispositif était tout sauf une bonne idée : je n’y connaît pas grand chose en sciences, mais pour que cela influence autant sur le contrôle du comportement, ce ne serait pas étonnant qu’une histoire de connexion et de nerfs soit en jeux. Ce qui rend son extraction compliquée, pour ne pas dire très délicate. On peut imaginer sans grandes difficulté, les dommages irréversibles pour son hôte qui se manifesteraient alors.
On ne contrarie pas ainsi son supérieur sans en payer les circonstances. Cela n’a jamais été aussi vrai.
Toujours aussi impuissant, j’observe mon meilleur ami s’écraser au sol face à la violence du choc.

« Vos désirs sont des ordres, Lieutenant. Voilà notre brillant M. Kharyl, clair, sans aucun artifice, libre de ses mouvements et de ses pensées. Seulement, vous n’avez pas précisé comment, ni combien de temps… Alors, j’ai du improviser. »

D’instinct, je me précipite aux côtés de mon meilleur ami. Je l’appuie contre mes genoux, tout en essayant de calmer l’hémorragie qui coule le long de son dos. Contre toute surprise, il n’a pas perdu connaissance, mais c’est affolé qu’il se raccroche à moi comme il le peut. Un haut le coeur m’envahit. Quel dur retour à la réalité ! C’est bien le Zeke que j’ai connu, mais à quel prix ? Ne sachant que faire pour le rassurer, j’essais de lui parler mais rien ne sort. Son rythme cardiaque diminue petit à petit, tout comme la peur qui semble le quitter bien trop facilement. Je doute que ce soit bon signe…
Toute ma rancoeur éclate. Je ne peux pas me retenir. Que le Commandant me mette à l’épreuve en me faisant subir les pires atrocités, c’est une chose. Mais jouer ainsi avec la vie d’innocent… C’est inadmissible.

« Mais vous êtes un véritable psychopathe ! Je vous ai dit que j’acceptai, je vous ai offert ma vie… Qu’est-ce qui ne va pas chez vous ?… Pourquoi… »

Je fais du mieux pour cacher mon désespoir, mais je crois qu’il est trop tard pour cela. Je n’arrive même pas à finir ma phrase. Le Commandant à toucher en plein coeur, ce en quoi il a toujours aspiré. Je dois avouer qu’il est fort. Très fort. Combien de fois depuis que j’ai remis les pieds dans ce QG, je me suis détesté en réalisant à quel point je me suis fait stupidement avoir ?
Non sans douleur, je supplie qu’on vienne en aide à mon ami, bien que je sais que rien ne sera fait pour lui. Il est trop tard… Même sans cela, cette perte n’est pas assez importante pour qu’ils daignent s’en préoccuper.

« Pourquoi ? Qui me dit que vous êtes toujours la même bête sanguinaire et sans coeur que vous revendiquez tant ? Il suffit de vous regarder, pour comprendre immédiatement à quel point vous êtes devenu pathétique. L’issue est simple : prouvez-moi votre dévotion en mettant vous-même fin à ses jours. De toute façon, vous l’avez compris, c’en est fini de ce pauvre scientifique. A vous de choisir de quelle manière vous voulez qu’il parte : en abrégeant ses souffrances tel un ami loyal, ou en le laissant lâchement souffrir jusqu’à la fin ? »

Résolu, je baisse la tête pour affronter le regard de mon ami. A l’inverse, il semble apaisé, presque serein. Comme pour me rassurer, il presse ma main dans la sienne. Lui aussi a compris la fatalité qui l’attends.
Si seulement je ne m’étais pas laisser prendre… Si seulement il ne s’était pas rendu complice en me permettant de fuir…
De son autre main, Ezekiel vient effacer une larme naissante sur ma joue. Il me parle alors, non sans difficultés, tout en maintenant son regard qui se fait plus profond, comme s’il cherchait à me parler mentalement.

« Ne laisse pas la faiblesse te submerger. On ne se bat pas pour cela, tu te souviens ?… Tu te doit de rester fort. Pour les Üniks… »

Enchaîné dans un laboratoire, qu’il soit lucide ou non, c’est bien loin de l’idéal qu’il s’est fixé. C’est tout, sauf ce en quoi il aspire… De rage, je réalise que je suis dans l’incapacité de lui offrir une meilleure issue, quand bien même celle-ci en paraît insensée tellement elle est radicale. Mais je ne peux pas faire non plus abstraction du dégoût qui le submerge en ce moment même, celui d’avoir pris conscience de la réalité qui le retiens prisonnier. Qui voudrait vivre dans ces conditions ? Pas lui en tout cas. Je le sais très bien, puisque nous avons toujours défendu les mêmes valeurs. "Try again", comme on dirait. Sauf qu’on a joué, et qu’on a perdu. C’est aussi simple que cela.
Prenant ses conseils à l’appuie, je m’efforce de ne pas penser à ce qui va suivre. J’essais de retrouver cet état d’impassibilité qui m’était autrefois si naturel… Et j’y parviens sans grande difficultés, contrairement à ce que je craignais. Comme quoi, quand la volonté est suffisante, on ne se renie pas aussi facilement. Un instant, je détourne le regard pour prendre connaissance de la situation. Le Commandant et son Lieutenant sont toujours en place au seuil de la porte, face au suspens que je leur impose.
Le choix est fait !... Bien que je ne sais pas si on peut dire qu'il se pose réellement.
Doucement, je fais le vide dans mon esprit, puis me lève. Le Chevalier à l’origine de cette situation me tend alors sa lame, que je saisis d’un bras tremblant légèrement.
D’une démarche lente mais déterminée, je me penche vers ma "victime". D’un geste que je veux propre et doux, j’enfonce aussitôt la lame en plein coeur de mon objectif. Tout n’est plus qu’une question de temps. De nouveau, je suis incapable de dire quoi que ce soit. M’excuser serait tellement hypocrite. Cela doit se lire dans mes yeux, car j’entends aussitôt ses dernières paroles. Toujours pleines de sagesse.

« Ne te réprimande pas pour ça… Ce n’est que la première étape vers un monde meilleur. »

Son souffle se coupe peu de temps après. J’essaie de me contenir, en me disant que la souffrance est finie. Du moins, pour lui. Je me retire alors délicatement de son étreinte, comme s’il venait tout simplement de s’endormir. Refusant de me laisser envahir par la peine et le remords, j’enchaîne aveuglement en choisissant de défier mon boureau de Commandant.

« Vous pouvez être fière, mon Commandant. Vous avez eu ce que vous vouliez ! »

Comme pour mieux illustrer ma colère, j’exécute une révérence qui se veut provocatrice.
Toutefois, c’est avec satisfaction que je lis la surprise dans les yeux de mon supérieur. Ainsi, il pensait que j’avais atteint mes limites ? Que j’allais m’écraser face à la situation ? Ce n’est que peu me connaître. Je ne tue pas pour le plaisir, encore plus quand il s’agit de la vie de mon meilleur ami. Mais la situation, bien que forcée, l’exigeait. Je n’aurais jamais abandonner quiconque face à une telle situation. Pas même ces déchets incompétents ou ces arbres ambulants.

« Maintenant, finit de jouer... »

Déterminé, je me rapproche de mes supérieurs — j’entends par là le Commandant et aussi Naoki car finalement c’est ce qu’il est, bras tendu et le couteau souillé du sang de mon ami devant. Malgré mon aura menancante, personne ne se met en travers de mon chemin. Ce revirement de situation les aurait-ils fait changer d’avis sur ma personne ? Soit, je ne m’en plains pas.
Malgré les apparences, mon corps tout entier est meurtri. Intérieurement parlant, je le sens se détruire, ravagé par ce que je viens de faire. Fort heureusement, la voix de Zeke se répercute en un long écho pour me procurer le courage dont j’ai besoin. "Pense au peuple. Pense aux Üniks…". Grâce à cela, je tiens bon.

« Je reprends mes fonctions, qu’importe que cela vous déplaise. Il est inutile de vous torturer l’esprit à trouver des excuses pour faire de moi un simple cobaye. Je suis née pour protéger mon peuple, et c’est ce que je vais faire jusqu’à ma mort. C’est pour ça, et non pour satisfaire votre égo que je désire endosser à nouveau l’uniforme. Comme je m’efforce de vous le faire comprendre, je suis sérieux. Je suis prêt à tout pour mon peuple qui est ma priorité absolue. »

Je tourne mes yeux en direction de mon rival et le regarde sans aucune émotion. Avec cette dureté, que je retrouve pleinement depuis la première fois où je me suis réveillé dans ce corps déplaisant. Mais c’est ce que je suis aujourd’hui, et il faudra bien un jour que je parvienne à l’accepter.
J'engage ma volonté sans quitter le Nuisible du regard.

« Si pour cela il faut que je me débarrasse de votre Lieutenant adoré… Et bien, soit. »
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Naoki

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MessageSujet: Re: Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]   Mar 7 Fév - 23:49

Décidément, je ne savais pas si je détestais ou si j’admirais le commandant ; enfin en réalité il n’y avait pas beaucoup de doutes possibles sur le fait que si j’en avais l’occasion, je lui ferai ravaler ce sourire en usant de ma lame ou de mes petits couteaux pour les lui présenter au plus proche de son crâne.
Il avait jouer sur les mots, de la même façon que moi, chose qui me fit claquer la langue. Le fait qu’il utilise les mêmes méthodes que j’avais l’habitude d’utiliser contre moi m’enervais au plus haut point. Je détestais qu’on essaye de me surpasser, de me duper en usant des mêmes fourberies que je pourrais user. Il avait décidé de retourner mes paroles, de les adapter à la situation, de faire en sorte que je les regrette ; chose, qui, il faut le dire n’était que peu probable. Après tout ce Zeke, je ne le connaissais pas, il s’agissait ni plus ni moins d’un futur jouet utile pour m’amuser avec Sylver ; c’était finalement plus dans cet optique que le voir ainsi souffrir me dérangeais.

Après avoir retiré “l’appareil” qui maintenait Zeke en esclavage et apparement en vie, celui-ci se mis alors à se vider de son sang, à l’endroit exact où se trouvait le dispositif mis en place par le commandant. L’homme s’écroula alors au sol, surement dû à la perte massive de ce liquide mais également à cause des liaisons nerveuses qui se retrouvaient elles aussi touchées par le retrait de l’appareil.
Sylver accouru vers son ami, qui était en train d’épuiser ses derniers instants.
JE regardai le commandant, la colère pouvait se lire dans mes yeux et je posais ma main sur mon arme par réflexe. Ce ton, je ne l’aimais pas tout autant que cet homme et je sentais mon envie de mettre fin à ses jours augmenter de seconde en secondes. Celui-ci regardait son oeuvre et les conséquences de cette dernière, qui avait bien du mal à cacher son incompréhension et son désespoir, ses yeux imploraient de l’aide et personne n’osait bouger sans un accord préalable de leurs chef - qui était également le miens, mais passons ce détail insignifiant voulez vous - selon moi, la seule façon de l’aider était d’enfoncer ma lame dans le corps de ce commandant et de tous ceux qui s’interposeraient, mais cela me coûterait beaucoup plus de problèmes que d’avantages et surtout … trop de paperasse à remplir par la suite.

Je passais mon temps à regarder soit le commandant soit Plating et son ami, cherchant un moyen d’intervenir, tandis que cet imbécile de commandant venait de donner un ultimatum au Qantik, tuer son ami.
Cette phrase me fit tiquer, et je concentrait alors toute mon attention sur les deux comparses, comme si j’espérais quelque chose de cette situation, quelque chose venant de Plating.
Je regardais alors cet homme en proie au désespoir faire face à son ami qui agonisait et qui pourtant paraissait calme, je le voyais bouger les lèvres mais n’entendais aucun sons, comme s’il ne voulait s’adresser qu’à Sylver, chose qui était compréhensible. Récupérant la lame d’un des chevaliers à l’origine de toute cette situation, Plating planta le couteau dans le corps de Zeke qui perdit la vie peu de temps après. En soit ce geste était plutôt normal, qui n’aurait pas tuer son ami de ses mains pour éviter qu’il souffre … Moi peut-être, après tout je ne considère personne comme tel. Cependant sa réaction, qui suivait après l'exécution de son ami, m’interpella ; Plating fit la révérence au commandant. M'extirpant un sifflement, jetant ainsi sur moi le regard noir du commandant.

Alors que je venais de féliciter Sylver, noter cette date dans votre agenda car ça n’arrivera pas tout les jours, ce dernier redevint fidèle à lui même, me faisant alors regretter mon sifflement. Il était de nouveau en train de remuer la queue comme le toutou qu’il était, me faisant ainsi croiser les bras.
Plating s’adressa alors à moi, mêlant également ce regard de défis qui me manquait temps, traçant alors mon sourire habituel sur mes lèvres.

Voyons Sylver, je suis presque touché que tu veuilles m'ôter la vie. Vraiment !

Mêlant l’action à la parole, je pose ma main sur ma poitrine.

Seulement qu’iras-tu dire à ma pauvre veuve, lorsque tu la verras en pleure, mon sang sur tes mains ?

Je me mis alors à rire.
Je n’étais en aucun cas impressionné par les menaces de Plating, et le voir ainsi se justifier pour essayer de se montrer fort était jouissif.

Je pense que tu fais erreur sur toute la ligne ! Je doute que cet imbécile me porte réellement dans son coeur. N’est-ce pas commandant ? Oui je sais que vous êtes à côté, c’est pour ça que je parle de vous ainsi.

Je me retournais vers lui, le sourire aux lèvres constatant un mélange d’agacement mais également d’un essaie d’indifférence à mes paroles.

Ce serait dommage d'abîmer votre supérieur maintenant, mais je garde cette idée en réserve. Peut-être qu’un jour je viendrais vous voir avec une telle mission. Quant à vous, LIEUTENANT ! Désolé de vous décevoir, mais je ne connais aucune femme assez sotte pour fréquenter un homme comme vous alors pour vous épouser.

Tchh !

Le commandant était content de lui et tourna les talons pour remonter dans la salle qui se trouvait plus haut, me laissant alors avec Sylver. Je pris alors le couteau de ses mains avant de l’envoyer aux pieds de son propriétaire.

Je suis désolé pour ton ami.

A peine avais-je prononcé ces mots que je décidais moi-même de quitter la pièce, les mains dans les poches rejoignant alors le commandant, bien que je n’avais pas spécialement l’envie de le voir de nouveau.
Je m'asseyais dans le premier siège qui se présenta à moi, c’est à dire celui du commandant.

Bon maintenant que tout est réglé, quels sont nos objectifs ?

Je prenais mes aises, après tout j’avais que ça à faire.
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MessageSujet: Re: Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]   

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Quand un nuisible s’installe là où l’absence demeure. _ [Naoki & Sylver]

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