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Lutter pour prouver son existence. [Quête VI - part. 2]

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MessageSujet: Lutter pour prouver son existence. [Quête VI - part. 2]   Mer 28 Oct - 5:03


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En cherchant à débusquer les Érudits kidnappeurs, Diya se fait prendre par ceux-ci et est retenue prisonnière dans une de leurs bases souterraines. Ils décident de faire d'elle leur chose, leur esclave et lui donnent des ordres qu'elle exécute dans la seconde, sans pouvoir lutter contre eux. Elle se rend compte près quelques temps que les scientifiques lui ont implanté une puce électronique qui leur permet cette manipulation. Diya arrive à la retirer, et décide de s'échapper de cette base, qui malheureusement est criblée de pièges et de dangers qu'elle devra éviter ou combattre pour survivre. 


*ploc ... ploc ... ploc*

Tout était obscure, froid, lointain. Les sons lui parvenaient étouffés. Comme en immersion son corps lui semblait lourd, maladroit. Diya tenta de se redresser, une immense douleur au crâne l'obligea à rester prostrée. Incapable d'ouvrir les yeux tant ses paupières lui semblaient lourdes, la demoiselle se concentra sur son odorat, son touché, et son ouïe. Le sol était rocailleux, glacé, elle se trouvait sans doute sous terre car l'odeur d'humidité prédominait sur celle du lieu. Pourtant des fragrances plus subtiles lui parvenaient. Un parfum masculin d'abord, puis des touches pharmaceutique ou végétales, des poisons ? Ou des médicaments ? Des produits expérimentaux, sans doute. Une voix grave lui parvenait par intermittence, entre chaque battement affolé de son cœur, elle en compta bientôt une deuxième, plus aiguë, peut être une femme. La Qantik prit une lente inspiration et se força à ouvrir les yeux. La lumière vint appuyer son mal et la demoiselle faillit aussitôt renoncer. Mais à rester ainsi elle n'arriverait à rien, alors elle endura les palpitations désagréables et fixa les alentours. Elle se trouvait dans une cellule de 10 mètres carrés, stérile, ne comportant aucun meubles, pas même une couchette. Étendue sur le sol, la jeune femme utilisa sa main pour parer la lumière qui lui était encore trop violente, elle aperçu alors un vitre derrière laquelle l'observaient deux ombres. Une porte, unique accès à la pièce, se trouvait sur sa droite. La voix grave résonna soudain dans des haut parleur cachés dans le plafond de la pièce :

" Je vois que tu es réveillée, nous allons pouvoir commencer. Et si tu te levais ? Que nous puissions t'observer plus amplement."

Non, elle ne le voulait pas, la pièce tournait encore et ses jambes tremblaient comme si la Cyborg était terrorisée. Pourtant son corps obéit à l'homme et se redressa. La douleur revint alors, plus dense, lui vrillant le crâne comme s'il allait exploser. Elle voulait se laisser tomber, se rouler en position fœtale pour fuir ce déchirement. La voix continua :

" Bien, gentille fille. Docile. C'est comme ça que je les aime. Écarte les bras maintenant."

Son corps bougea à nouveau sans que la jeune femme puisse l'en empêcher. Comme c’était désagréable ! Était ce cela que ressentait les gens à qui elle donnait des ordres ? Non, car après tout il choisissait eux même de se mouvoir malgré son Sigma. Ce n’était de toute façon pas le moment de comparer les désagréments des deux situations. Il y avait plus urgent. La Qantik devait se souvenir comment elle avait atterrit ici. Pendant que son enveloppe charnelle continuait à effectuer le moindre désir du scientifique, Diya se réfugia dans son esprit, s'isolant de l’extérieur. Les souvenirs affluèrent lentement, par bribes. La Cyborg marchait dans le Sidhe, à la frontière de la Sylva, pourquoi ? L'affaire des combats clandestins, le second laboratoire dont avait parlé le juge. Oui, c’était pour ça qu'elle était venue si loin, seule, à pied, après avoir renvoyé Elly à la Cité Neutre. Demeurait la façon dont la Qantik avait perdu sa liberté, comment s’était elle retrouvée dans cette cellule ? 

Un nouveau flash lui parvint, deux hommes en tenue militaire, l'un des deux l'avait surpris, le deuxième l'avait assommé sans que la demoiselle puisse réagir. Elle s’était fait avoir comme une débutante, trop sûre d'elle, c’était honteux, impardonnable. Le scientifique continuait de lui donner des ordres en fond, se tourner, s'asseoir, se relever, lever les mains en l'air, les tendre vers l'avant, toucher ses pieds. Cela semblait l'amuser de la voir ainsi s’exécuter sans pouvoir refuser. Mais comment cela se faisait il ? Les yeux de la Qantik parcoururent son corps méthodiquement, rien d'anormal n’apparaissait sur les surface visible. Elle se rendit alors compte qu'elle ne portait qu'une robe en papier d’hôpital nouée aux épaules et aux hanches et qui ne couvrait que le stricte nécessaire, par dessus ses sous vêtements. Ces gens savait que la fille aux cheveux émeraude était une Qantik, et sans ses dagues, son grelot et un possible contact avec ces personnes, elle était pour l'instant coincée. Il fallait attendre, être patiente. Si elle attendait la nuit elle pourrait se dévêtir et trouver ce qu'on lui avait implanté. Si c’était une liquide, tel qu'un poison où une drogue, cette dernière ne durerait pas éternellement et elle pourrait se sauver quand on viendrait lui faire une nouvelle injection. Au contraire, si c’était un objet ayant un impact sur son système neurologique la demoiselle pourrait l'extraire, quitte à souffrir d'avantage elle récupérerait au moins sa liberté d'agir et n'aurait plus qu'à attendre une occasion.

Le temps passa, l’éclairage artificiel ne donnait aucune indication de l'heure, mais les deux Uniks ne se trouvaient plus derrière la vitre depuis un moment. La Cyborg était assise dans un coin, repliée sur elle même. La migraine avait disparu et contre toute attente la jeune femme avait retrouvé son calme. Lentement, comme par peur de les voir surgir à nouveau, elle se redressa et défit les attaches en fer retenant le tissus. Le morceau aux coloris pâle s'échoua sur le sol, ne laissant à la Qantik que ses sous vêtements immaculés. Un rapide examen lui permit de découvrir une mince entaille sur son ventre, là où la peau de substitution remplaçait la membrane naturelle. Écartant délicatement le plastique, Diya découvrit la plaque métallique sous laquelle se trouvait la partie mécanique de son corps, ne pouvant suffisamment se replier sur elle même pour observer l'endroit la demoiselle laissa ses doigts explorer la surface froide jusqu'à heurter une petite redondance chaude. Son ongle se glissa sous celle-ci, cherchant à la soulever, à la déloger. Mais sans y parvenir. Quel serait l'impact si l'objet était accroché à un circuit vitale ? Y avait il un risque si elle enlevait cette chose étrangère à son être ? Dans tous les cas elle ne pouvait le garder. D'un coup violent elle arracha la pièce tiède qui ricocha sur le sol avant de s'arrêter à l'autre bout de la pièce dans un tintement qui résonna dans la pièce. 

Effrayé à l'idée que le son se soit répercuté dans le bâtiment souterrain, Diya se précipita pour ramasser le petit morceau de plastique qui se révéla être une puce dont le minuscule circuit imprimé ne dépassait pas la taille d'une balle de neuf millimètres. Maintenant qu'elle s'en était débarrassée, il ne restait qu'à trouver un moyen de sortir. Les scientifiques devraient bien ouvrir cette porte à un moment ou à un autre. Il suffisait d'attendre. La jeune femme récupéra la tunique de papier et la réajusta afin de laisser croire que rien n'avait changé, cependant la pièce vide ne disposait d'aucune cachette pour la puce, elle la casa donc contre la baleine de sous soutiens-gorge et alla s'asseoir dans un coin. Le temps défila, la Qantik s'endormi de nombreuses fois, jamais plus de vingt minutes. Et lorsque les ombres firent leur apparition derrière l'épaisse vitre, la demoiselle était prête à jouer son rôle, à les duper. L'Unik à la voix grave recommença à lui donner des ordres, retirer le vêtement de papier, sauter sur place, faire des étirements, d'autres gestes bien ridicules, et enfin la femme poussa la porte tandis que sa voix claire lui parvenait :

" Tu vois bien que le GS-contrôle marche à la perfection, il n'y a aucun risque voyons !"

La femme, platine aux grands yeux vert, tirait un chariot sur lequel était posé un plateau repas ainsi que des couverts en plastique. Comme s'ils avaient peur qu'elle se blesse, qu'ils étaient mignons ! La scientifique posa le plateau par terre, devant la Qantik et lui ordonna de manger. Se laissant tomber en tailleur, Diya attrapa les ustensiles et entama la bouillie blanche et plâtreuse accompagnée d'une sauce brune peu appétissante. Le gout était amer et lui donnait envie de tout lui cracher à la figure. Elle posa ensuite des poids devant la Cyborg et lui demanda de les soulever les uns après les autres. Incapable de déterminer leur poids, la jeune femme ne pu toutefois pas soulever le dernier. L'Unik tapota ses lèvres écarlate du bout des doigts avant de lâcher, déçue :

" La formule ne doit pas encore avoir fait son effet, devrions nous faire une nouvelle injection ? Ou préférez vous que nous attendions demain ?"

L'homme lui lança, froid, calculateur :

" Voyons si elle arrive à soulever cette masse demain. Si ça n'est pas le cas nous doublerons la dose. Nous n'avons pas de temps à perdre."

La femme acquiesça et sortit avec son chariot après avoir ramassé tout ce qu'elle avait amené, y comprit le plateau repas dont la Cyborg n'avait mangé que la moitié. Le reste de la journée passa lentement, dans le silence et l'ennuis. La Qantik resta allongée dans le fond de la pièce, somnolent par intermittence. Elle se demandait si quelqu'un avait pu la localiser, ainsi que l'heure qu'il était. Les Uniks n’éteignaient jamais la lampe de sa cellule, Diya n'avait aucun moyen de se repérer. Elle supposait qu'ils venaient le matin et que leur plus longue absence avait été la nuit, mais comment en être sure ? Ainsi lorsque la blonde poussa à nouveau la porte, le lendemain supposait la demoiselle bien que le temps lui avait paru interminable, elle poussait le même chariot, avec le même contenu si ce n'est une seringue en plus, posée en évidence sur un petit support. L'homme lui fit recommencer les mêmes étirements que la veille et la femme la fit manger, puis disposa les poids sur le sol, rangés par ordre de masses. C’était là une occasion parfaite, le chariot était resté dans le cadre de la porte, bloquant cette dernière totalement ouverte, et le dernier poids devait être suffisamment lourd pour assommer la scientifique. Docilement, la jeune femme souleva les premiers objets, puis vint le tour du dernier, la veille elle avait à peine réussi à le faire décoller du sol. Cette fois elle parvint à le lever au dessus de sa tête, sans doute à cause de la substance qu'ils lui avaient injectés. 

Au moment de la reposer, Diya dévia légèrement et envoya la masse en plein sur le visage de la blonde. Cette dernière, surprise, ne put esquiver l’objet et tomba à la renverse, la respiration coupée par le choc. Sans perdre une seconde, la Qantik, seulement vêtue de ses sous vêtements, se précipita sur le chariot qu'elle poussa afin de sortir de la pièce. Les clefs étaient toujours sur la serrure aussi les arracha t elle après avoir enfermé la femme à l’intérieur de sa geôle. Le scientifique se jeta alors sur elle de tout son poids, l'écrasant contre la paroi en hurlant :

" Maudite machine ! Je savais qu'il ne fallait pas baisser sa garde !"

Ses poings heurtèrent tour à tour le visage et l'estomac de la Cyborg qui se plia sous la douleur, haletant, à la recherche d'oxygène. Au moment où l'homme allait la frapper à nouveau, la demoiselle esquiva d'un pas maladroit. Le poing du scientifique percuta le mur dans un bruit d'os brisés et il se mit à hurler d'autant plus fort, l'injuriant de tous les noms. Diya saisit la première chose qui lui venait sous la main, le plateau en plastique dur de son déjeuner, et frappa la nuque de l'homme après être passée derrière lui. Furieux, l'Unik se dressa tel un ours affamée, la dépassant d'une bonne tête. Au moment où ses bras allaient resserrer leur étaux sur le corps de la Qantik, celle ci se laissa tomber, laissant l'autre brasser du vide et fila entre ses jambes, se retrouvant dans son dos. Elle bondit alors, agrippant la gorge de son agresseur à deux mains en serrant de toute la force qu'ils lui avaient donné de leur plein grès, enfonçant sa pomme d’Adam dans sa trachée. L'homme se débattit un instant puis se laissa tomber en arrière, écrasant la demoiselle contre le sol. Suffoquant elle ne relâcha pourtant pas la pression sur le cou de l'Unik qui finit par se taire, ne laissant que quelques sons étouffés lui échapper. Lorsqu'il fut parfaitement immobile et inconscient, Diya le poussa pour se libérer et se leva. 

La femme dans le local isolé frappait la vitre en pleurant de rage, ou de peur peut être ? Diya avisa un extincteur et s'en saisit, le brandissant au dessus de la tête du scientifique elle déclara, glaciale :

" Soit vous me laissez l'enfermer avec vous, soit je le tue ici et maintenant."

La femme geignit et secoua sa chevelure blonde en reculant au fond de sa prison. La Qantik n'eut qu'à donner un tour de clef, tirer l'homme à l’intérieur sous les injures de l'Unik, et ressortir en refermant bien derrière elle. Ces deux là n’étaient surement pas seuls mais au moins ils ne pourraient alerter personne. Diya observa alors la pièce dans laquelle elle se trouvait. Un combiné devait communiquer avec le centre des opérations, un couloir illuminés de lampes infrarouges lui faisait face, c'était vraisemblablement la seule issue. La jeune femme n'hésita qu'une seconde puis se précipita dans le goulot, fonçant tout droit sans réfléchir. Quand elle arriva devant la première porte elle l'ouvrit à la volée, trois Uniks étaient assis à une table, ils se levèrent d'un bond et l'un d'eux beugla dans son talkie-walkie :

" Code rouge ! la prisonnière s'est écha..."

Avant qu'il ait put finir sa phrase la demoiselle avait bondit, saisissant l'objet qu'elle envoya exploser contre le mur bien qu'il soit trop tard. L'un des Uniks l’attrapa par les cheveux et la projeta en arrière. Diya se ramassa tant bien que mal, se relevant rapidement pour éviter une charge. Sa main frôla le bras de l'homme qui tomba, inconscient. Un de ceux qui se trouvait encore proche de la table lâcha son godet qu'il tenait encore et pointa sur elle une arme de poing en lui crachant :

" C'est fini pour toi sale chienne, tu ferais mieux de te rendre tu ne quittera jamais cet endroit de toute manière !"

Diya déploya ses mains spirituelles, à bout de nerfs, et de patience surtout. L'esprit du garde ne tint pas longtemps face à la pression que lui imposa la Cyborg. Le canon de l'arme qu'il tenait se dirigea alors vers son compagnon qui l'observait avec incompréhension. Et quand la première balle alla s'enfoncer dans la poitrine de l'homme, la Cyborg lâcha, tel un démon qu'on avait poussé dans ses retranchements :

" Tu fais erreur, c'est pour vous que c'en est terminé."

Le canon de l'arme se redressa lentement sous le menton de son utilisateur dont les larmes coulaient à flots sur les joues mangées par une barbe de trois jours. Le coup résonna dans la pièce, maltraitant les tympans de la jeune femme qui alla se saisir du pistolet, vérifiant le chargeur. Il ne restait que trois balles et la Qantik n’était pas habituée aux armes de longues portées, mais c’était toujours mieux que rien. Elle n'avait toujours pas retrouvé ses affaires. Avisant des casiers au fond de la pièce elle les fouilla, sans résultats, elle y dénicha cependant un tee-shirt trop grand qu'elle passa par dessus ses dessous en dentelle pour se couvrir. Retournant dans le couloir, la Cyborg eut soudain l'impression que quelque chose avait changé, l'air était lourd, saturé d'une odeur qu'elle ne reconnaissait pas mais qui envahissait ses poumons et brûlait ses voies respiratoires. Du poison ! Ils diffusaient du poison par le système d'aération de la pièce dont elle venait de sortir. Masquant sa bouche et son nez à l'aide du haut, Diya reprit sa course folle dans le long couloir. Une seconde porte s'offrit à elle, quand elle l'ouvrit une langue de feu la projeta en arrière, la réchauffant d'un coup.

Essoufflée, choquée, la demoiselle se releva, les oreilles sifflantes. Ce lieu était un véritable enfer. Observant la pièce par delà les flammes qui léchaient désormais le cadre de la porte, la jeune femme distingua des couchettes, sans doutes le dortoir du personnel, désert. Sans s'attarder elle poursuivit, ouvrit une seconde porte, prudemment cette fois. Il y avait là un billard, une petite cuisine aménagée, un bar, c’était sans doute une salle de repos. Là encore il n'y avait personne et Diya continua, manquant de plus en plus d'air, motivée par la peur de mourir dans cet endroit sinistre. Nouvelle porte, différente cette fois-ci, renforcée. La jeune femme observa le trousseau de clef qu'elle avait gardé avec elle, l'une des clefs devait assurément l'ouvrir. Après avoir fais plusieurs essais, la Qantik trouva la bonne et pénétra dans un nouveau couloir ou clignotait, ici aussi, des lampes infrarouge qui donnait un air glauque à l'endroit. Diya avança prudemment, tout ça ne lui disait rien qui vaille, les murs n’étaient pas totalement soudés et comportaient des sortes de percées régulières. Une dalle se déroba sous son pied, mauvais clichés de livres d'aventure, et des lames fusèrent des crans percés dans les murs. La terreur se refléta dans les yeux émeraudes de la Qantik qui ne put toute les esquiver en se jetant à terre. L'une d'elle lacéra son dos sur toute la longueur, faisant hurler la jeune femme. Le mélange de peur et de colère la poussa à continuer, à marcher vers une probable sortie qui lui paraissait actuellement inatteignable. 

Nouvelle dalle qui s’enfonça légèrement sous son pied, comment pouvait elle les éviter ?! le sol commença à se morceler, laissant apparaître un liquide dans lequel se disloquait les débris. De l'acide ! Bondissant vers l'avant, la demoiselle réussit tout juste à apercevoir l'endroit où s'arrêtait le dispositif, elle planta ses ongles dans le sol pour se retenir de toutes ses forces, ne pouvant empêcher le bas de son corps de plonger vers le liquide qui lui lécha la plante des pieds, la brûlant, dévorant sa chair et la faisant hurler à nouveau. Des larmes de douleurs ruisselèrent sur ses joues, l'air peinait à atteindre ses poumons au travers de ses sanglots incontrôlables. La Cyborg parvint à se hisser en "sécurité", observant ses pieds où la chair rougie était à nu, des perles de sang se formaient là où l'acide avait crevé une veine. Son corps n’était plus que douleur, sa vue se floutait par moment et son cœur semblait prêt à lâcher, mais elle ne devait pas abandonner. Elle avait de trop grands projets pour se permettre de lâcher prise maintenant. Elle n'avait encore rien accompli !

Se traînant dans le couloir en s'appuyant contre les murs pour se maintenir debout, la jeune femme arriva devant une nouvelle porte. Là encore elle du jouer avec le trousseau de clefs, au bord de l’évanouissement, pour parvenir à l'ouvrir. Lorsqu'elle poussa le battant, la Qantik se retrouva face à d'immenses écrans, ainsi que du matériel scientifique. Elle était parvenu au cœur du bâtiment, voilà pourquoi cette pièce était si bien gardé. Deux hommes et trois femmes se tournèrent vers le parasite qui venait les déranger. La peur et le dégoût pouvaient presque se lire sur leur visage, s'en était désagréable et vexant, insupportable pour la jeune femme déjà en proie à une folie meurtrière. Lâchant les mains spirituelles, elle envoya l'une d'elle repousser les trois hommes se trouvant proche des écrans et commandes, n'en assommant qu'un. Les deux autres se relevèrent et foncèrent vers Diya tel deux taureaux enragés. La Qantik activa la barrière d'onde de sa partie robotique, les repoussant une nouvelle fois. Ayant perdu l'arme à feu dans le couloir, la jeune femme était totalement démunie. 

Mais c’était sans compter son Sigma. Envoyant les mains spirituelles vers les femmes, la Qantik les priva de leurs sens. La terreur qui s'empara d'elles les fit paniquer, fonçant dans les meubles, pleurant, criant pour tenter de se repérer l'une l'autre. L'endroit n’était plus que chaos. Un des hommes se releva alors et couru vers le tableau de contrôles avant d’abaisser un levier et d'appuyer sur divers boutons. Les écran se tintèrent de rouge, une message apparaissant tandis qu'une voix robotisée lui perçait les tympan, assourdissante :

" Évacuation en cours. Cinq minutes avant destruction automatique des laboratoires."

Alerte, Diya l'attrapa par le col et envoya sa tête heurter violemment le panneau. Elle était incapable d'annuler la commande, et c’était une perte de temps qu'elle ne pouvait se permettre aux vues de la situation. Un éclat bleuté attira soudain son regard. Ses dagues se trouvaient sur la table où les deux femmes travaillaient avant son arrivée. S'approchant pour les saisir, la Cyborg les serra contre son cœur. Elle aperçu ensuite le bac, posé juste à coté, qui contenait ses affaires. La Qantik attrapa sa besace sans prendre la peine de vérifier qu'elle contenait tout, y enfonça les Trancheuses-de-vent, et se précipita vers l'opposée de la pièce. La porte céda immédiatement, s'ouvrant sur un nouveau couloir. La panique fit trébucher la demoiselle. Qu'est ce qui l'attendait cette fois ? Des lances flammes ? Des lasers qui la découperaient en rondelle ? Son esprit déraillait, à bout, ne demandant qu'à cesser tout action, à plonger dans un agréable abandon, une douce obscurité. Le liquide carmin continuait de couler de la plaie dans son dos, collant le tissus à sa peau poisseuse de sueur et de sang et ses pieds n’étaient qu'un réceptacle de douleur brûlante, elle ne tiendrait plus ... Tombant à genoux elle entendit alors le tintement du grelot d'argent. Fouillant dans sa besace la Cyborg sortit le collier et la passa autour de son cou, le serrant au cœur de ses mains tremblantes. 

Hurlant de rage elle se redressa alors et donna tout ce qui lui restait pour fuir cet enfer. Des panneaux de métal commencèrent à coulisser vers le sol en chuintant, bloquant l'accès. Les deux billent émeraude s’écarquillèrent encore d'avantage si c’était possible, elle ne pouvait pas échouer, pas maintenant ! Bondissant, la jeune femme put éviter la première cloison, la deuxième lui paraissait si loin, si inaccessible, elle glissa, s'effondrant en perdant son souffle. Ne trouvant la force de se relever que dans le tintement doucereux du grelot. Elle n'y arriverait jamais, le panneau allait toucher le sol et la condamner à tout jamais. Diya se précipita et se jeta sur le sol, pied en avant, pour passer sous le muret métallique qui se referma brutalement sur sa main gauche. La Cyborg tira comme une forcenée, criant à s'en briser la voix, arrachant peau et ongles à la cloison tandis que la voix robotique annonçait qu'il ne restait qu'une minute avant la destruction des locaux. La lumière extérieur lui offrit un nouvel espoir et elle se traîna vers la sortie, incapable de se relever. Ses pieds sanglants et son dos malmené laissaient dans leur sillages des éraflures  éclatantes sur le sol de pierre. L'alarme se mit soudain à hurler dans ses oreilles.

" 5 ... 4 ... 3 ... 2 ..."

La déflagration fut telle que le corps de la demoiselle fut projeté comme une vulgaire poupée de chiffon sur plus de vingts mètres. Elle percuta quelque chose de dur et froid, sans doute un rocher ou une installation, qui lui coupa le souffle et la plongea dans les ténèbres. Son esprit, qui s'était accroché jusque là par on ne savait quel miracle se replia alors sur lui même, laissant les ténèbres la happer sans rencontre de résistance. Dans un dernier sursaut de conscience, la Qantik cru entendre des voix toutes proches, mais elle était incapable de déterminer s'il s'agissait d'amis ou d'ennemis, car déjà tout avait perdu consistance, la douleur avait disparu, et avec elle le reste du monde. Ne restait qu'un doux et obscure silence qui l'enveloppait comme la dernière carapace de son être, l'inconscience. 
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