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Les Courses de Kokobots [quête duo PV Diya]

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MessageSujet: Re: Les Courses de Kokobots [quête duo PV Diya]   Ven 26 Fév - 1:31


Diya avait constaté que le jeune homme l'avait suivi, bon grès mal grès. Après tout, leur bracelets ne lui laissait pas d'autre choix et la demoiselle n’était pas prête à encourager sa fainéantise en ralentissant la cadence. Elle devait rapidement mettre un terme à cette coopération. Le regard toujours rivé à celui de son interlocuteur, la Cyborg eu soudain la mauvaise surprise de sentir un poids l'alourdir. Le chevalier avait cette fâcheuse tendance à réduire la distance qu'elle persistait à instaurer entre eux et cela commençait sérieusement à l'agacer. Toutefois, montrer des signes de disparité entre eux à ce moment précis donnerait une chance au palefrenier de filer, et il en était hors de question. La jeune femme se contenta donc d'endurer son insupportable boulet et le laissa s'exprimer, constatant avec tristesse l'espèce de compétition qu'il semblait lui livrer en se mettant toujours plus en avant. Elle cru soudain s’étouffer en l'entendant débiter pareilles diffamations. Ils étaient certes liés à cet instant, mais c’était loin d’être l'oeuvre du destin. Une mauvaise blague, ce n’était rien de plus que cela. Quand à excuser son comportement, elle sentait de loin qu'il préparait lui même une tirade aux effets dévastateurs. Et cela ne tarda pas.

L'incorrigible Unik mis à son tour la pression sur l'homme en charge des Kokobots, ne manquant pas d'insister sur le fait qu'il se couvrait d'avantage de transpiration à chaque seconde qui passait. Le chevalier sorti brusquement sa lame, en posant la pointe entre les deux yeux de leur seul coupable potentiel. Diya soupira, craignant que son attitude, à défaut de leur offrir quelques pistes, n'attire des regards trop curieux et qu'ils se fasse virer des lieux sans ménagements. Le palefrenier était maintenant livide, et la crainte se lisait clairement dans son regard quand il tenta d'amadouer son tortionnaire en parlant des animaux présents. C'est alors que le jeune homme attira son attention sur ces derniers, notamment celui que leur interlocuteur bouchonnait depuis un moment déjà. La bête était bien trop calme compte tenu de l'agitation de son soigneur. Les paupières à demi closes, mâchant paresseusement un brin de paille. A l'opposé totale de son attitude quelques minutes plus tôt. Un geste du chevalier suffit à la demoiselle pour repérer le matériel ayant servit à adoucir le Kokobot. Celui là même qui avait également servi sur les volatiles disparus. Ce ne pouvait être une coïncidence. Diya pris le relais, plus calme, tout en repoussant la lame qui dardait toujours le palefrenier, menaçante :

" Allons, nous n'avons pas toute la journée devant nous. Hâtez-vous de nous dire la vérité sans quoi je le laisse vous transformer en passoire."

Le Docker se recula jusqu'à percuter le mur, se rendant compte qu'il n'avait aucun échappatoire. Bien sur il aurait pu tenter de forcer le passage. Mais dans sa situation, ce serait pousser le bouchon au delà du supportable et la demoiselle sentait que le chevalier n'attendait que cela pour le pourfendre vulgairement. Cela tacherait immanquablement sa longue robe immaculé, ce qui était fort embêtant quand on savait combien le sang était dur à faire partir des fibres. Levant les mains, l'homme au tablier marron se décida enfin à leur répondre, incertain mais visiblement honnête :

" J’étais uniquement chargé de droguer les bestiaux qu'on me désignait. Ces mecs me payaient une fortune pour chaque animal que je leur livrait. Je peux vous donner l'adresse, mais à une seule condition. Quand tout ceci sera fini, je veux être innocenté. J'avais besoin de cet argent pour ma famille, les temps sont durs, vous comprenez ?"

Les yeux de la jeune Cyborg pétillèrent. Il osait faire part d'une exigence ? Très bien. Elle pouvait bien feindre de la lui accorder. D'un sourire rassurant, Diya haussa les épaules, mielleuse :

" Très bien. Je vous écoute."

L'inconnu paru soulagé et sa langue se délia :

" Au trente six rue des hameaux, c'est un chantier désaffecté. Je crois qu'ils revendent les zoziaux aux plus offrant mais je ne sais rien de plus."

Franchissant les quelques centimètres qui les séparaient, Diya posa ses mains sur les épaules du bonhomme, riant d'avance devant son air surpris elle commença sa phrase et au moment de l'achever remonta violemment son genou dans les parties intimes du palefrenier.

" Merci de ne pas nous avoir fait perdre notre temps pour rien, mais faites plus vite la prochaine fois, j'ai une patience proche de zéro quand je suis enchaînée à un crétin."

Le soigneur, se tortillant lamentablement au sol au sanglotant, hocha la tête entre deux hoquets de douleur. Satisfaite, Diya se tourna vers le chevalier et ajouta, rayonnante :

" Si tu me touche encore une fois je te réserve le même sort. Rien ne me ferait plus plaisir que de te voir perdre cet air confiant."

La demoiselle s'étira nonchalamment puis lança en commençant à s'éloigner, sans même lui adresser un regard. Ils n'avaient plus rien à faire ici.

" Rends toi utile, mène nous à cette adresse qu'on en finisse."

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Naoki

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MessageSujet: Re: Les Courses de Kokobots [quête duo PV Diya]   Jeu 3 Mar - 0:20

Alors que j'étais pourtant bien partie pour m'amuser, comprenez “tuer l'homme qui se trouvait devant moi”, ma partenaire repoussa ma lame alors que celle-ci avait été soigneusement positionner de tel sorte que le moindre geste de la part du soigneur lui provoquerai une blessure, plus ou moins importante en fonction de ses gestes.
En quoi cela la gênait hein ? Je ne le tuais pas ! Enfin pas encore en tout cas, je voulais juste le voir paniquer et implorer de l'aide ou ma pitié de l'épargner. Rien de bien méchant... Bien sur je comptais l'éliminer après avoir jouer avec lui à la fin, mais pour le moment ce n'était qu'une pauvre souris dans les pattes du chat joueur que je suis.
Je me mis alors à soupirer, car il faut dire que de voir ma camarade gâcher mon simple petit plaisir de la journée ne me plaisais pas plus que ça. Bon vous me connaissez, j'allais très vite retrouver un nouveau jouet ou bien une nouvelle occupation qui n'aurait que pour simple but d’ennuyer mon amie qui chercherai de nouveau à me confisquer ma distraction avant que je ne jette mon dévolu sur un nouveau divertissement.

A ce moment là, je ne faisais que très peu attention à l'homme qui cherchait du regard un quelconque moyen de fuir bien que ses tentatives seraient relativement vaines vu nos positions à la jeune femme et moi-même. Alors, vous allez me dire comment puis-je ne pas faire attention au soigneur et pourtant remarquer tout ça ? Parce que je suis observateur voilà tout.
En tout cas, bien que je ne passais quasiment mon temps à regarder mon reflet dans la lame de mon sabre le temps que l'homme se décide de parler, ce dernier délia enfin sa langue.
Son rôle dans l'affaire était “uniquement” de droguer et de préparer les oiseaux avant de les livrer à l'adresse convenu. Autant dire que pour moi, il était tout aussi coupable que la personne qui commandait ces colis à plumes ; c'était lui qui faisait le plus gros du boulot, les autres n'avaient qu'à cueillir la pomme de l'arbre une fois arrivée à maturité. Evidemment, sa place dans les écuries lui donnaient un très bon alibi, que ce soit envers les propriétaires des bêtes, qu'avec ses collègues ; il pouvait même justifier la présence du calmant, il suffisait juste de leur dire que leurs bêtes étaient trop énervée et le tour était jouer. Seulement, cette mascarade était à double tranchant, si il se faisait prendre pendant les livraisons cela lui coûterait surement bien plus que sa simple place au sein de cette “entreprise” que sont les courses de Kokobots.

Le soigneur ne pu s'empêcher de nous demander une faveur, d'un côté on ne pouvait pas vraiment lui en vouloir, il valait mieux pour lui que tout ceci ne se sache pas que ce soit ses employeurs ou même sa famille.
D'un autre côté j'étais quelque peu déçu, j'aurai préférer qu'il nous implore d'une quelconque manière, mais nan, il se contenta seulement d'une simple faveur. C'était décevant, même les gens que l'on menaçait ne prenaient plus le temps de venir pleurer qu'on les épargne. Dans quel monde vivons nous ?

Après nous avoir donner l'adresse de ses complices, ma bonne amie se fit plaisir en frappant le trois pièces cuisine de notre camarade soigneur, ce geste me fit faire par réflexe une petite grimace. Ce n'était clairement pas le genre de chose que nous autres hommes apprécions recevoir, même voir d'ailleurs car même si ce n'est pas notre corps qui est touché, on ne peut que comprendre la douleur de notre semblable.
En se retournant vers moi, ma camarade me fit une menace, ce ne devait surement pas être la première de notre aventure mais malgré tout, je ne pu m'empêcher de sourire.

Tu sais tu ne devrais pas garder tous ces sentiments pour toi, tu n'as pas à avoir honte d'éprouver une quelconque attirance en mon égard. Tu n'as pas à te sentir embarrasser, ce n'est que tout naturel, mais transformer cet embarrât en colère et en violence ne te mènera à rien.

Oui bien sur que je la provoquais, c'était plus fort que moi, je ne pouvais résister à un si GRAND “AMOUR” (?) entre nous. Cela ce voyait tellement que nous étions fou l'un de l'autre que je ne pouvais taire mes sentiments plus longtemps. Après tout elle avait bien préciser qu'elle me réservait le même sort uniquement si je la touchais non ? Donc j'ai le droit de dire ce que je veux.

Je comprends tes sentiments et bien que ceux que j'éprouve en tout égard soit réciproque, je suis dans le regret de te dire que je peux accepter ton amour? Nous sommes trop différent l'un de l'autre, nous vivons dans deux mondes opposer même nos parents s'opposeraient à notre union... Nous ne pouvons construire quelque chose ensemble, j'en suis désolé si cela de déchire le cœur car c'est exactement ce que je ressens en ce moment même. Mais nous devons être fort.

Oui j'étais peut-être allé un peu loin, mais bon qu'importe. Reprenant alors mon habituel ton blasé je me dirigeais alors devant elle.

On y va ?

L'adresse que nous avait donné le soigneur n'était pas forcement très loin à pied, mais cela demandait de traverser plusieurs ruelles, bien sur j'aurai très bien pu prendre les grandes rues qui étaient garnies de monde, mais je les trouvais tellement impersonnelles que je me contentais d'amener ma camarade dans les petites ruelles peu accueillante et qui nous permettait également de gagner quelques minutes de trajet.
Je jetais quelques coup d’œil derrière moi afin de m'assurer que mon amie aux cheveux vert continuait bien de me suivre, mais apparemment elle n'avait eu aucun mal à suivre ma cadence qui n'était pas forcement extrêmement rapide mais par le nombreux changement de cape entre les ruelles cela aurait pu provoquer la perte de ma camarade, ce qui n'était pas vraiment à souhaiter vu notre situation.

Finalement, nous arrivâmes à destination.
Alors que je m’apprêtais à m'engager dans le terrain du chantier, j'entendis des voix venant de notre checkpoint.

Type 1 : Qu'est-ce qu'il fait cet idiot ? Il devait nous livrer notre oiseau aujourd'hui non ?

Type 2 : Je pense qu'il a du être retarder. Après tout avec les contrôles qui s'intensifie ses derniers temps ce ne serait pas étonnant qu'ils doivent surveiller d'avantage leurs bêtes. Il nous contactera lorsqu'il sera arriver ne temps fait pas.


A en juger par cette courte conversation, le premier type devait être un simple homme de main débile qui ne comprend qu'une chose récupérer les colis, tendis que l'autre semblait plus réfléchit, surement plus qu'un simple homme de main. Ce n'était surement pas le chef de toute cette affaire, mais il devait être assez haut gradé dans l'organisation pour connaitre les subtilités des affaires dans lesquelles ils traînaient.
Je m'étais plaqué contre le mur et avait jeter des coup d’œil rapide afin d'observer les deux hommes entrer dans un bâtiment plus loin dans le chantier. Attendant quelques instants avant de sortir de ma cachette, je repérais les quelques conteneurs qui pouvait aisément contenir plusieurs têtes de bétails.

Si c'est bien ici qu'on lieu les ventes, alors les oiseaux doivent se trouver ici. Quant-au organisateur de tout ceci, je pense qu'on pourra les cueillir dans le bâtiment là-bas.
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MessageSujet: Re: Les Courses de Kokobots [quête duo PV Diya]   Mer 9 Mar - 3:02


La réponse insolente de l'idiot n'avait pas manqué de l’exaspérer, mais la demoiselle n'en montra rien. L'envie de lui faire ravaler ce trop plein de confiance lui titillait l'esprit, de sorte que, pour se contenir, elle préféra se concentrer uniquement sur l'affaire qui l'obligeait à le supporter. Après tout, une fois cette histoire réglée plus rien ne l’empercherait de se venger à se façon. Tout venait à point à qui savait attendre. Après sa soudaine déclaration, que la Cyborg avait écouté de l'air distrait de celui qui se fiche totallement du moindre des mots prononcés, Diya reprit sa marche. Lui répondre l'aurait encouragé dans ses sottises, et ce n’était que perte de temps. Dans son esprit continuaient de trotter tout les indices qu'ils avaient rassemblés sur ces fameuses disparitions. Ils trouveraient surement les dernières réponses à l'adresse qu'avait lâché le palefrenier. Le Chevalier  la guida, si on pouvait appeler cela ainsi car la plus petite seconde de rêverie lui aurait valu de se perdre tant il serpentait, bifurquant abruptement dans des rues toutes plus étroites et crasseuses les unes que les autres. L'agacement commençait à poindre pour la jeune femme, dont le bas de la robe se couvrait de poussière à force de longer les murs de ces coupes gorges, lorsqu'enfin ils émergèrent.

L'endroit n’était qu'un terrain où s'amassaient quelques baraquements pour loger les ouvriers et entreposer le matériel, tout le reste n’était qu'amas de matériaux et creux, bosses et mauvaises herbes. Ici et là, quelques poutrelles perçaient le sol, comme pour indiquer aux hommes où se situerait quoi. Mais pour quelqu'un qui n'y connaissait rien, cela ressemblait d'avantage à un grand n'importe quoi à l'abandon où se côtoyaient clous rouillés trainant au sol, prêt à trouer cuir et chair sur une faute d’inattention, et alcool, par l’innombrable présences de cadavres brisés ou entier qui s'amassaient partout. Autant dire que le lieu ne plaisait pas du tout à la Qantik qui aspirait déjà à s'en éloigner. Retroussant le nez, toujours dissimulée par le muret de la rue permettant d’accéder à l'espace en chantier, Diya faillit sursauter en attendant des voix masculines, toutes proches. La première, nerveuse et énervée, demandait des nouvelles de leur livraison, là où la deuxième, plus posée, paraissait connaitre les difficultés de leur complices. Celui ci devait être plus au courant de ce qui se tramait, alors que le premier badaud ne devait être qu'un homme de main.

L'Unik, soudain aux aguets, avait repéré de grands blocs, sans doute le lieu ou étaient stockés les Kokobots avant d'être revendu. Les deux arnaqueurs, quand à eux, étaient entré dans un bâtiments, sans doute un espace destinés aux ouvriers du chantier qu'ils s’étaient appropriés. A moins qu'ils fassent eux même parti des employés du lieu, ce qui expliquerait qu'ils aient accès non seulement au bâtiments, mais aussi au lieu sans que cela ne pose de problème ou ne soulève de soupçons. La remarque du jeune homme lui passa complétement au dessus de la tête, ayant déjà fait les même déductions, elle se permit d'ajouter, moqueuse :

" Je ne suis pas encore aveugle, et ce chantier est surement une couverture. A moins que ce groupe n'ai soudoyé le gérant afin d'acheter son silence et utiliser leur espace de cette façon. J'ai une idée, joues le jeu."

Sans attendre son assentiment, elle passa son bras sous le sien et l'entraina vers le cabanon dans lequel s’étaient réfugiés les deux types louches. Lorsqu'ils furent à portée de voix, elle prit un ton enjoliveur et mielleux et parla de sorte à ce que les Uniks l'entendent mais que cela ne paraisse pas exagéré, tout en lui jetant un regard clair. S'il tentait quoi que ce soir elle n'aurait aucune pitié, mission ou pas Ils ne devaient se douter de rien.

" Allons, pas ici ! Arrêtes, on risquerait de nous surprendre ! Que diraient nos parents alors que tu n'es qu'un petit chevalier de bas rang !"

La demoiselle pris un malin plaisir à balancer une telle réplique avant de pousser la porte d'un coup de talon et de manquer se rétamer tant cette dernière s’était ouverte rapidement. Se retenant au col du crétin, qu'elle avait saisit en désespoir de cause, elle manqua l'embrasser, ce qui aurait été le pire événement de ces dix derniers mois. Voulant se redresser pour éviter le contact fatale, elle poussa le Chevalier en arrière, cherchant un appuis stable. Un rire gras  résonna dans leur dos avant que la voix, celle qui était plus assurée, ne déclame :

" Bah alors les tourtereaux ! On tient plus debout ?"

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Naoki

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MessageSujet: Re: Les Courses de Kokobots [quête duo PV Diya]   Sam 12 Mar - 18:00

Ma camarade semblait prendre de plus en plus d'assurance envers moi, elle prenait un ton parfois hautain pour me parler comme si elle se sentait supérieur d'une quelconque façon à moi, c'était amusant de voir à quel point elle se donnait tant de mal que ce soit pour me provoquer, essayer de me déstabiliser ou même m'ignorer ; alors que moi ça me passait complètement au dessus, je faisais dans l'unique but de m'amuser rien de plus. Au contraire, la voir agir de la sorte avait l'effet inverse de ce qu'elle pensait surement m'infliger, je voulais la tester encore plus, savoir jusqu'où sa patiente pouvait l'atteindre et à quel niveau elle finirait par craquer, qui provoquerait surement des répercutions sur moi-même, car je serai surement la cible de sa colère ; quoi de plus normal lorsque l'on est responsable de cet état... Mais bon c'était un jeu qui comportait des risques, et je n'étais pas du genre à arrêter pour une bêtise pareil.
Une fois encore c'est ce qu'elle fit, la jeune femme s'adressa à moi légèrement moqueuse, d'un côté ça remarque m'avait quelque peu agacer ; comment ça c'est contradictoire avec ce que j'ai dis juste avant ? Et alors j'ai le droit ! ; de l'autre en faisant bien attention à ce qu'elle venait de me dire mon agacement venait de se transformer en sourire. Avait-elle conscience de ce qu'elle était en train de me dire ? Ce chantier une couverture ? C'était totalement impossible et pour ça deux raisons, d'une parce que notre amis le soigneur des Kokobots nous avait préciser qu'il s'agissait d'un chantier désinfecté et donc par déduction, il n'y avait plus d'activités officielles en ces lieux ; et la seconde raison c'est qu'à en juger l'était des lieux, c'était loin d'être un endroit fréquenté par des employés, personnellement les seuls personnes pouvant fréquenter ce genre d'endroit sont typiquement les gens qui veulent faire des affaires douteuses dans l'ombre, les jeunes qui veulent s'amuser sans être surpris, les criminels qui veulent dissimuler les corps de leurs victimes dans l'un des coins tous plus en bordel les uns que les autres. Les bâtiments n'étaient en super bon état mais au moins ils étaient toujours fonctionnels ce qui permettais les échanges de marchandises. De plus étant à l'extérieur du centre-ville fortement animé, peu de gens se promènent dans les environs, ça ne m'étonnerai pas qu'on raconte de nombreuses histoires de fantômes concernant cet endroit.

J'avais eu envie de lui dire tout cela, cela m'aurait permis de voir sa tête démontant toute sa théorie doubler de la décomposition de son regard hautain se rendant compte de son erreur ... Rien que cette vision, bien qu’imaginaire, m'avait empli de bonheur alors imaginez moi la voir en vrai ! Ça aurait été le point culminant de ma joie pour la journée. Mais mon amie ne me laissa pas le privilège de lui répondre, non pas parce qu'elle savait très bien que je risquais de ruiner sa théorie, mais parce qu'elle se rapprocha de moi, même si se coller était plus probant, en passant son bras sous le mien m’entraînant vers un cabanon du chantier désinfecté.
Pour tout avouer, ça m'a surpris sur le coup, elle qui ne voulait pas m'avoir proche d'elle se coller à moi comme ça ... Bon après un très “léger” regard qu'elle m'avait envoyé j'avais bien sur rapidement compris que ça faisait partie d'un plan qu'elle avait élaborer de A à Z nous permettant de nous libérer à la fois de cette foutu mission et également de nos foutu bracelet qui même si ils n'étaient qu'accessoire, nous donnaient du fils à retordre.
Se mettant alors en face de moi, elle fit en sorte que nous ayons l'air de nous enlacer, n'ayant pas vraiment le choix je me mis à jouer le jeu, intérieurement c'était assez amusant moi qui avait jouer de ça juste avant nous voilà à devoir jouer un couple, après avait-elle pensé à ma petite tirade “romantique” afin d'élaborer ce plan, c'était une possibilité à ne pas négliger.
Arrivé au niveau de la porte du cabanon tout spécialement choisi par ma partenaire pour l'occasion, elle me jeta une pique tout en balançant une réplique pouvant très bien faire une pièce de théâtre ; nous voilà donc jouer les amoureux devant se cacher de nos familles car contre notre amour ... Je lui réserverai un châtiment concernant cette petite attaque personnelle plus tard, nous avions un spectacle à terminer avant ça.

Ma petite amie, en tout cas pour cette scène, semblait pressée de nous voir nous rapprocher d'avantage bien que son discours ne dise le contraire, si bien qu'elle enfonça la porte d'un coup rapide, manquant par la même occasion de la faire chuter en arrière ; j'ai eu un mal fou à contenir mon fou rire qui s'était installé afin de ne pas gâcher la couverture que nous venions tout juste de former, mais le fait que ma jeune amie s'était agrippée à moi au niveau de mon col manquant par la même occasion de voir nos lèvres se touchées m'avait nettement bien aider à contenir le rire inarrêtable qui s'était préparé juste avant.
L'action de ma camarade m'avait fortement surpris, tout autant qu'elle d'ailleurs qui ne s'attendait pas à ce qu'on s'embrasse, enfin même si il n'y a pas eu catastrophe, mais on peu dire qu'on l'a échapper à un cheveu. Enfin peut-on parler de catastrophe ? Allez savoir peut-être avions nous manquer notre chance ... mais qu'est-ce que je raconte moi, bien sur que non, même si personnellement, qu'il y aurait eu baiser ou non cela n'aurait pas changer grand chose, j'aurai été surpris ça c'est sur mais ça n'aurait rien changer dans ma vie et je ne me saurais pas abattu sur mon sort tel un gamin.
Finalement elle me repoussa afin de remettre une certaine distance entre nous ... Aaaaah les réflexes ...

"Bah alors les tourtereaux ! On tient plus debout ?"

Reconnaissant la voix de l'homme qui avait parlé quelques instants auparavant, je levais mon regard vers lui avant de me mettre entre mon amie et lui, comme le ferai un petit ami afin de protéger sa belle.

- Pardonnez-nous, nous pensions pouvoir nous retrouver enfin seul tout les deux en allant ici, il faut dire que c'est tellement difficile avec nos deux familles qui refuse de reconnaître notre amour.

Honnêtement à m'entendre dire ça, je m'écoeurerai presque, ça ne me ressemble tellement pas de jouer ce genre de rôle. Pourtant je donnais tout ce qui était possible pour paraître le plus crédible possible, et apparemment je me débrouillais plutôt bien ... à mon plus grand regret, savoir que je suis capable de faire ça ...
Passant ma main autour de la taille de la jeune femme, je l'attirai vers moi forçant à lever son visage vers le mien et nous rapprochant à une distance convenable je continuais mon show.

- Ma bien-aimée n'est que trop timide envers les hommes dû à sa bonne éducation, je dois bien avouer être quelque peu plus audacieux si bien que nous voir si proche l'un de l'autre ne provoque chez elle se genre de réaction.

Je rapprochai mon visage d'elle, feignant de l'embrasser au yeux de l'homme qui venait tout juste d'être rejoint de son ami impatient, puis lui chuchotai.

- Tu vas voir ce que le “petit chevalier de bas rang” te réserve ... fait bien attention à ce que je m’apprête à faire.

"Oh vous deux ! Merci de ne pas vous donner en spectacle ici, allez faire vos affaires ailleurs !"

J'avais bien raison, il s'agissait bien de l'autre homme qui était dehors, si je n'étais pas bien sur de son apparence, sa voix et le ton qu'il employait était parfaitement reconnaissable.
Reculant, laissant ainsi un peu d'espace entre nous, je m'adressai aux deux hommes.

- Bien sur, jamais je ne salirai l'honneur de cette jeune femme ainsi ! Mais avant de vous quitter j'aimerai faire quelque chose.

J'avais du mal à réaliser ce que j'allais faire.
Je pris la main de ma jeune amie, puis je posai un genou à terre.

- Je sais que nos parents son réticent, mais je tiendrai tête à nos familles. Je ferai tout pour être avec toi, même si cela signifie me mettre mes parents à dos. Je ne suis peut-être qu'un simple chevalier tout juste arrivé dans les rangs, mais je ferai en sorte de monter en grade rapidement afin de devenir quelqu'un de convenable pour toi et de t'offrir tout ce que tu mérites. Je prends ces deux hommes à témoin.

Je regardai donc les deux hommes avant de retourner mon regard vers ma camarade dont je venais tout juste de me souvenir que je connaissais absolument pas son prénom et que du coup je devais trouver vite quelque chose avant d'être décrédibiliser totalement à cause d'une si grosse négligence de ma part.
Cherchant alors son prénom, qui allait donc être totalement inventé de toute pièce tout comme relation, je laissai un petit silence faisant mine de chercher quelque chose dans mes poches. Finalement, laissant ma main dans ma poche intérieur de ma veste de chevalier, je continuais ma tirade qui allait très bientôt se finir.

- Alia, veux-tu me faire l'honneur de devenir mon épouse ? Pardonne moi car j'ai oublier l'écrin qui t'étais destiné à la maison j'étais tellement impatient à l'idée de ce rendez-vous que j'en ai oublié l'essentiel ...

Sortant légèrement un de mes couteaux de lancer de ma poche, juste suffisamment pour que ma future femme puisse remarquer la lame sans pour autant que celle-ci soit repérer par mes deux témoins, je lui fis comprendre que j'étais près à attaquer dès qu'elle considérerait que le timing serai parfait.
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MessageSujet: Re: Les Courses de Kokobots [quête duo PV Diya]   Lun 14 Mar - 2:47


Tel un prince absolument pas charmant, le chevalier s’était placé entre elle et l'inconnu. Bien sur, tout ceci n’était qu'une comédie, mais la Qantik avait choisit de s'amuser de ce rôle. Affichant un air paniqué, Diya recula d'un pas, se plaçant derrière le rempart humain. Sa tirade faillit lui arracher un rire, mais comme il faisait l'effort de jouer le jeu, elle se retint. Le collaborateur de cette mascarade semblait y croire dur comme fer, c'en était encore plus risible. Il avait l'air prêt à les encourager, la demoiselle pouvait lire la compassion dans son regard. Un Unik aussi crédule ne pouvait décemment pas faire un bon chef, c'est sans doute pourquoi il faisait parti des larbins, du petit personnel. Brusquement attirée vers l'avant, Diya fut sorti de ses pensées, se retrouvant collée à son emmerdeur de chevalier qui se sentait pousser des ailes dans son rôle. Ses doigts étaient venu trouver son menton, la forçant à le regarder, à contempler cette extension d'assurance qu'elle aimerait lui arracher à pleines mains. Comme il se trouvait à présent de dos au revendeur, le jeune homme fit mine de l'embrasser. Profitant de leur proximité, il la prévint que la suite risquait de lui déplaire, à sa façon. Celui des deux homme qui semblait le plus enclin à être le chef du groupuscule de kidnappeur avait fait son entrée dans le baraquement, leur conseillant de trouver meilleur endroit pour flirter. 

Diya sentit qu'on tirait sa main vers le bas, et constatant que le chevalier avait mis un genoux à terre, compris la raison de sa réjouissance quelques secondes auparavant. C’était ça, sa scène finale ? La demoiselle feignit d'être gênée, posant sa main libre sur sa joue, comme pour cacher un rougissement imaginaire. Le manque de luminosité permettait de ne pas  dévoiler l'absence de cette réaction naturelle. Le chevalier fit sa demande en deux partie, laissant le silence planer entre ces dernières. Les badauds observaient la scène, l'un les yeux grands écarquillés, l'autre resté stoïque mais ne les quittant pas du regard. Le mouvement subtil pour attirer l'attention de la Qantik vers le couteau caché dans la poche, là où aurait du se trouver l'écrin de velours contenant la bague de fiançailles rêvée, suffit à lui faire comprendre. Maintenant qu'il étaient tous quatre à l’intérieur du bungalow, les cuisiner serait d'une facilité enfantine. Elle voulait toutefois donner une réponse à ce crétin, pour le plaisir. Laissant son visage s'éclairer d'un sourire radieux erronés elle prit un ton mielleux :

" Alors là mon chou, c'est un non tout ce qu'il y a de plus catégorique."

La Cyborg fit apparaître une kurokaze dans sa main droite, la lame siffla en fendant l'air, rasant l'oreille de son allié, entre guillemet, avant de se planter dans l'épaule de l'autoritaire qui se mit a beugler. L'autre mit plus de temps à se rendre compte qu'ils étaient tombés dans un piège, bien trop même. Diya avait déjà propulsé son poing dans sa mâchoire, s'égratignant les phalanges mais sonnant le gars. Dans son élan elle attrapa son bras et le balança vers le chevalier afin qu'il s'en occupe, se réservant la meilleure proie. Déjà, le Docker se jetait sur elle, mais les mains spirituelles s’étaient déployées, l'adrénaline qui coulait dans ses veines, cette soudaine soif de domination qui l’enivrait et qu'elle avait si rarement l'occasion de goûter. La main du chef, ou sous chef, peu importe, s'arrêta à quelque millimètre de son cou sans qu'elle ne cherche à se défendre. Son Sigma avait prit le contrôle de son esprit. Il était sous son joug, sans aucune chance ni moyen de lui échapper. La Cyborg attrapa une chaise et ordonna à l'Unik de s'y asseoir. 

" Et si vous vous présentiez, vous et votre coéquipier ? Peut être pourriez vous me parler de vos petites magouilles aussi ? Qu'en pensez-vous ?"

L'inconnu, tel un pantin aussi doux qu'un agneau, avait le regard vide, comme s'il ne voyait rien d'autre que la demoiselle. Il buvait ses paroles, soumis à son altération et y répondit dans la foulée, sans aucune réserves :

" Je ... bien sûr... Henri Lehman, ancien chef de chantier. De ce chantier plus précisément. Et lui c'est un de mes anciens employé, quelqu'un d'assez crédule et stupide pour ne pas poser trop de questions. Un mec louche m'a abordé dans la rue il y a quelques jours, il m'a proposé la moitié de l'argent qu'il gagnerait en vendant les Kokobots gagnants si je le laissait utiliser mes bâtiments pour les stocker en attendant les acheteurs."

La demoiselle lança un regard victorieux vers son acolyte. Elle avait senti son doute lorsqu'elle avait évoqué le fait que cet endroit soit utilisé comme couverture. Replongeant son regard dans celui de son otage, Diya continua :

" Quand à lieu la rencontre avec les acheteurs ? Cela doit il avoir lieu ici ? Combien manque t il de bêtes et quels sont leur prix ?"

La Qantik gardait la question la plus importante pour la fin. Elle voulait d'abord grappiller un maximum de détails car elle risquait de perdre le contrôle si l'esprit de l'homme était un minimum résistant, s'il prenait conscience que ce qu'il disait n'aurait jamais du lui échapper devant une inconnue. 

" Les acheteurs seront là ce soir, vers vingt heure. Ils utiliseront des pseudonymes, les informations les concernant et celles des bêtes ainsi que leurs prix se trouvent dans le carnet, dans le tiroir du bureau derrière vous. C'est tous ce que nous avons."

C'était l'heure du coup de grâce. La jeune femme en était presque excitée. Posant sa main sur la joue du Docker, la Cyborg demanda doucement, presque en chuchotant :

" Qui est le commendataire de tout ceci ? Je veux le nom de celui qui a tout manigancé. Parles."

L'Unik cligna des paupières plusieurs fois, rapidement, ses sourcils se froncèrent, comme s'il cherchait à se réveiller d'un mauvais rêve. Mais l'emprise de la jeune femme sur lui était totale. Ses lèvres s'entrouvrirent alors qu'enfin l'information la plus croustillante leur parvenait :

" Mattiew Delgrad."

Diya lui offrit un sourire avant de se pencher à son oreille et d'y murmurer suavement :

" Merci, bonne nuit Henri."

La tête de l'homme roula sur son épaule et son corps s'avachit complètement sur la chaise. Il resterait inconscient de nombreuses heures et n’était donc plus un problème. Se retournant vers son collaborateur, cherchant du regard le deuxième homme par la même occasion, Diya lança, soudain blasé de n'avoir pu s'amuser plus longtemps alors que le démon ronronnait encore en son être, sa main se porta au grelot d'argent qui pendait à son cou :

" N'espère pas connaitre mon secret, les hommes ont toujours la langue trop pendue, c'est tout. Tu connais ce Mattiew Delgrad ? Comment veux tu qu'on procède pour la suite ? Et si on lisait le journal intime de ces messieurs avant de décider, histoire de savoir à quoi s'attendre ?"
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MessageSujet: Re: Les Courses de Kokobots [quête duo PV Diya]   Sam 26 Mar - 21:51

J'étais plutôt satisfait du comportement de ma camarade en ce qui concernait mon jeu, enfin plus ou moins ; à vrai dire, je m'attendais à un refus de sa part, c'était évident qu'elle refuse mon “offre” et j’espérais qu'elle refuse, c'est vrai qu'allais-je bien pouvoir faire d'une femme ? Surtout à mon âge j'étais encore trop jeune pour me voir attacher à une femme durant le reste de ma vie, et même sans la question de l'âge, je ne me voyais pas au bras d'une femme relié par un morceau de papier et un anneau ridicule. En quoi cela prouvait l'amour entre deux personnes, la preuve je pouvais faire de même avec ma jeune amie sans problèmes et sans qu'un seul sentiment ne soit présent entre nous. Bon c'est vrai il y en avait bien un entre nous, voir plusieurs, mais si je devais les désigner se serait plutôt : haine, dégoût, ou autres sentiments de cet ordre ; rien avoir avec des sentiments amoureux.
Bien que “satisfait” par sa réponse négative, je ne pouvais pas m'empêcher de penser à ce que j'aurai fait si elle avait dit oui, c'est vrai que je m'étais préparé au “non” mais si elle m'avait répondu par une affirmation, je serai resté sans voix, pris au dépourvu, ce qui ne m'aurait pas forcement plu (ni déplu) mais j'aurai mis à main à couper, celle qui était accompagné de mon bracelet bien évidement, que mon amie aurait apprécier le spéctacle, pour une fois elle aurait pu se sentir supérieur, bien que je me serai très rapidement remis sur pied... Dommage pour elle, elle venait de rater la plus grande chance de sa vie, pas de m'épouser hein ! Mais de me voir pris au dépourvu.

Ayant à peine refuser mes avances et nos projets d'avenir tous les deux, que mon ex-petite-amie se précipita vers mes témoins et ennemis en faisant apparaître une arme avec laquelle, elle transperça l'épaule de grincheux, qui hurla de douleur ; ce qui était compréhensible, à moins d'être un vrai masochiste, il y avait peu de chance d'aimer ce genre de chose.
Et alors que je la regardais faire, celle-ci me balança l'autre homme, celui qui était un peu, beaucoup trop naïf même, tandis qu'elle commençait à faire la causette avec notre second ami. Alors que mon ennemi était toujours au sol, un peu perdu, celui-ci se retourna vers moi avec un regard d'incompréhension. Arborant ma plus belle expression de déception, je m'adressai alors à lui.

J'aurai du me douter de sa réponse, ses parents ont encore une emprise trop grande sur elle et il est fort probable qu'il ne m’accepte jamais comme leur gendre potentiel.

En soupirant longuement, je me retournai vers mon témoin. Ma déception et ma tristesse avaient disparut, laissant apparaître un sourire satisfait de la tournure des événements, notamment sur ce que je lui réservais.
Comprenant ENFIN sa situation, oui il était temps, le visage de mon ennemi devint blanc, comme s'il savait ce qu'il encourait, il y avait peu de chance qu'il se doute de tout ce que j'avais imaginé pour lui, mais je me devais de lui laisser croire à son imagination qui ne devait surement pas être aussi grande que la mienne en ce qui concerne les souffrances physique. Voulant alors s'échapper, ce dernier se mis à courir comme un animal, à quatre pattes, mais sur le dos, oui la vue était assez ridicule, vers la sortie qui était à l'opposer de ma position.

N'espère pas t'éloigner de moi comme ça. Nous avons tout le temps de faire plus ample connaissance tout les deux.

Je lançai deux de mes couteaux qui se plantèrent dans ses pieds, faisant ainsi crier l'homme et le clouant par la même occasion au sol, bien qu'il pouvait se déplacer si il le souhaitait, mais la douleur risquait surement de devenir de plus en plus importante.
Je me rapprochai de lui, d'un pas léger et lent, très lent. Il n'y avait pas une grande distance entre nous, mais le voir dans cette situation avant quelque chose d'excitant et qui me poussait à aller encore plus loin.

Allons ... Je vais bien m'occuper de toi tu vas voir. Pas besoin d'être si paniqué.

L'homme tremblait et sanglotait, comme un enfant, bien que ses “pleurs” soient mélangés à des cris étouffés de douleur. Je sortais mon sabre de son fourreau, c'était peut-être mon compagnon le plus fiable, et le posa sur la joue de mon jouet et enfonça légèrement la lame dans sa chair, un petit filet de sang dégoulina alors de la blessure.

“Je vous en conjure. Ne me tuez pas ! ... J-je n'ai fait qu'é-écouter les ordres de mon p-patron. R-rien de plus.”

Pensant surement s'en sortir, l'homme rejeta la faute sur son acolyte et patron de surcroît ; peut-être voulait-il faire naître en moi de la compassion et il était fort probable que cela fonctionne si il était tombé sur un quelconque chevalier, mais je ne suis ce genre de chevalier, au contraire, ce genre comportement avait tendance à me donner encore plus envie de les faire souffrir.

Tchh.© Si tu crois que ce que tu viens de me dire va te sauver. Tu es une marionnette à la solde d'un chef, tu représentes ce que hais le plus. Les gens qui sont incapables d'agir par eux mêmes et ne font qu’exécuter des ordres sans même réfléchir à ce qu'ils impliquent sont celles qui méritent le moins de vivre.

En second recourt, espérant que cela allait peut-être me faire changer d'avis, mais qui eu pour effet d'engendrer l'inverse de l'effet escompté, enfin je pense, ma victime décida de me répondre, bien qu'étant déjà dans une très mauvaise posture.

“M-mais vous êtes un chevalier, vous aussi vous exécuter des ordres vous n'êtes donc pas différent de moi.”

Mon premier réflexe fut d'afficher un rictus de dégoûts, me comparer à lui d'une part mais également à ses chevaliers, bien qu'appartenant à leur rang, c'était la goutte d'eau qui fait débordé le vase.
Terminant d'entailler la joue de mon jouet, je baissa ma lame au niveau de son torse et l'entaille à son tour, mais plus profondément, je n'avais plus envie de jouer avec lui, je voulais en finir, il avait dépassé la limite. Ses yeux me suppliaient de l'épargner, mais je fini par enfoncer ma lame dans sa poitrine et une fois son dernier souffle expiré, je récupérais mes deux couteaux, les essayant préalablement sur les vêtements de ma victime avant de les ranger.

La jeune femme qui m'accompagnait ayant apparemment fini son petit manège de son côté redirigea son attention vers moi, le chef du cadavre semblait mort, ou inconscient, enfin bref qu'importe. Même le discours de ma camarade m'importait peu.
Je pris plusieurs grandes inspirations pour me calmer, avant de lui répondre avec mon ton habituel, bien qu'un peu sur les nerfs.

Tes histoires ne m’intéresse pas, ce que tu étais, ce que tu es et ce que tu espères devenir, tout ça j'en ai rien à carrer, c'est pas mon problème.

Remettant mes mains dans mes poches, je m'adossai au mur en reprenant petit à petit mon calme.

Ce nom ne me dit rien, mais je n'ai jamais été doué pour mémoriser des noms qui me paraissent sans importance, je suis plus mémoire photographique qu'auditive. Alors si tu as une photo à me donner de ce Mattiew D'elle grade je pourrais te dire si oui ou non je le connais.

Avec un peu de chance c'était l'homme qu'on m'avait demander de rechercher. Au moins j'aurai fait mon boulot, même si j'avais dépensé plus d’énergie que ce que j'avais calculé avant de rencontrer cette femme.

Je pense que le mieux serai d'attendre notre homme, faire comme-ci tout se passait comme prévue afin qu'il ne se doute de rien, puis le cueillir au moment opportun.

Regardant sur le bureau, je trouvai le “carnet de commande” de nos deux amis, le fameux “journal intime” qu'évoquait ma camarade.

Le mieux c'est effectivement d'en apprendre plus, si on doit attraper l'homme au moment de la transaction, nous devons nous renseigner d'avantage et mieux les comprendre, se mettre à leurs places.

Je feuilletais alors les pages du carnet, sur lequel figurait de plusieurs dates, toutes rapprochées, plusieurs noms de volatiles, mais toujours le même commanditaire et le même lieu : Mattiew Delgrad et le chantier désinfecté. Les acheteurs étaient eux, le plus souvent différent et les noms utiliser n'étaient surement pas les officiels, à moins qu'ils soient débiles.
Gardant mes yeux sur les documents je m'adressai à femme-si-elle-avait-dit-oui.

Bien que je trouve que les prix de ventes de ses oiseaux soient totalement scandaleux, les dates de livraisons correspondent plutôt bien aux disparitions, les noms bien que modifier en anagrammes ainsi que les pedigree de chaque bêtes sont également concordant avec les peu d'informations qu'on à bien voulu nous donner. La prochaine vente aura lieu ce soir apparemment, il nous reste encore un peu de temps pour réfléchir à notre plan.

Je marquai une pause, puis m'élança sur le déroulement des ventes.

En ce qui concerne leur façon de faire, c'est toujours la même. Les acheteurs se présentent, pour la grande majorité leur visage est caché par un masque ou autre artifice afin de ne pas reconnaître leur identité. Beaucoup doivent être des gros bonnets, des nobles connu et apprécié de la population qui achètent ces bêtes comme simple objet de collection. Ces animaux ne seront jamais réutiliser pour participer à une course, elles seraient trop visible et représenteraient donc un danger pour eux.

M’asseyant sur le bureau, je fis fasse à ma jeune amie. Ayant un peu de temps avant la prochaine transaction, je scrutai la jeune femme aux cheveux verts de haut en bas. Quoi ? Faut bien que je trouve de quoi m'occuper !

Tu as refusé ma demande parce que je n'avais pas l'anneau orné d'un gros caillou n'est-ce pas ?

Je ne disais pas ça pour la provoquer, je disais simplement ça parce qu'en repensant à ce que j'avais fait pour essayer de jouer le jeu du petit ami follement amoureux, je ne pouvais m'empêcher de sourire tellement j'étais ridicule dans ce genre de rôle.
J'avais également envie de “détendre” l'atmosphère, après tout on risquait de rester dans cette zone un bon moment avant de pouvoir mettre fin à notre collaboration, il fallait donc briser un peu la glace.
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MessageSujet: Re: Les Courses de Kokobots [quête duo PV Diya]   Lun 28 Mar - 16:23


Le regard de Diya se porta sur l'homme étendu au sol dans une marre de sang. Un léger air de dégoût se peignit sur son visage tandis qu'elle observait la satisfaction d'avoir tué sur celui du chevalier. Elle ajouta, plus pour elle même :

" Tu aurais au moins pu faire ça proprement."

Le jeune homme entreprit de répondre à ses précédentes questions après avoir déclaré son désintérêt total pour la façon dont elle avait pu tirer les informations du Docker avachit, ce qui vexa légèrement la Qantik. Il avoua alors ne pas reconnaître le nom de l'homme, mais avoir une chance de le reconnaître si d'aventure elle possédait un cliché de ce dernier. Diya soupira, comme si elle se baladait avec des photos d'inconnus dans sa besace ! La demoiselle l'observa s'avancer vers le bureau ou se trouvait le dit journal puis s'approcha pour regarder ce qu'il contenait tandis que le crétin en tournait les pages. Il proposait de poursuivre l'opération à la place des deux gus qu'ils avaient interpellés afin que les acheteurs demeurent confiants et se rendent, comme prévu, sur les lieux. Il serait alors simple de trouver celui qui avait commandité tout cela, ce serait surement celui dont la bourse déborderait plus que les autres. La Cyborg observait les informations notifiés précieusement et malgré la piètre qualité de l'écriture, parvint à engranger suffisamment d'informations. L'idiot confirma d'ailleurs que les bêtes inscrites étaient celles ayant disparu et que les dates concordaient. Il ajouta que la vente suivante avait lieu le jour même dans la soirée, ce qui leur éviterait de poireauter des jours ici bas. 

Les explications que le chevalier donna ensuite permirent à la demoiselle d'établir plusieurs plans d'actions suivant les situations qu'ils auraient à rencontrer. Arrachant le carnet des mains du jeune Unik, Diya se mit à apprendre par cœur les informations concernant la bête qui devait être vendue le jour même. Darknea, qui pouvait bien donner un nom aussi ridicule à sa monture ? 3 ans, un poids dans la moyenne, de même pour sa taille, un plumage majoritairement terre de sienne avec quelques tâches plus pâles au niveau du ventre. Championne de la catégorie vitesse, un Kokobot de choix pour tout bon collectionneurs. Le chiffre affiché atteignait les six zéros, une somme exorbitante que seul quelqu'un d’extrêmement riche pouvait déboursé ainsi. Une personne qui voulait donc à tout prix que son identité reste secrète. Voilà qui devenait véritablement passionnant, il y avait du scandale là dessous. Un sourire un coin vint faire pétiller le regard de la jeune femme, juste avant qu'elle n'entende la question du chevalier. Elle cru s’étouffer de rire et lui jeta un regard amusé avant de lancer :

" Sérieusement, tu n'es pas du tout mon genre."

Elle fit mine de réfléchir et ajouta, à deux doigts du fou rire :

" Il te faudrait au moins soixante de QI en plus et, je sais pas, un peu de charme, ou de charisme peut être ?"

Reprenant plus sérieusement, la demoiselle déclara, calmement cette fois :

" Comment veux tu que l'on procède pour ce soir ? Il semblerait que seuls trois acheteurs se soient manifestés pour ce Darknea, vu le prix cela ne m'étonne guère. On pourrait leur tendre une embuscade, l'endroit est suffisamment éloigné de tout pour qu'ils n'appellent de l'aide. Mais ils seront surement accompagné de gardes du corps. Une personne aussi aisée ne se déplace jamais seule, surtout avec un tel montant."

Faisant une légère pause, Diya parcouru une nouvelle fois la page concernant les acheteurs potentiels des yeux, un détail la fit tiquer :

" Et si ce fameux Delgrad était parmi ces acheteurs, s'il est présent il sentira tout de suite l'entourloupe et risquerait d'avertir les nantis avant que nous puissions les arrêter pour les questionner."  

Il était vrai que le principal dans cette histoire était de mettre ce Mattiew derrière les barreaux, si l'Unik leur filait entre les doigts tout ceci n'aurait servit à rien. Il lui suffirait alors de trouver de nouveaux pions et de recommencer en étant bien plus prudent et personne ne parviendrait plus à le trouver. Diya soupira et s'adossa au mur en attendant la proposition du crétin qui l'observait avec un sorte d’insistance dérangeante depuis qu'il lui avait demandé si la raison de son refus était l'absence de bague. 
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MessageSujet: Re: Les Courses de Kokobots [quête duo PV Diya]   Jeu 12 Mai - 23:02

Lorsque mon ex-bien-aimée eu fini de son côté, elle s’était rapproché du bureau où se trouvait toutes les informations dont on avait besoin en se permettant de me faire une remarque qui me surpris. « Proprement » ? De quoi parlait-elle ? J’avais fait mon boulot assez proprement, pour une fois on peut dire que ma victime n’était pas en mauvais état, faut dire qu’en même temps cet imbécile avait eu la bonne idée d’implorer une pitié que je n’ai pas. Si il ne l’avait pas fait, je me serais largement plus amusé et là, effectivement la réflexion : « Tu aurais pu faire ça proprement » aurai eu du sens … Je me contentai simplement d’un balancement de tête signalant mon incompréhension et mon exaspération envers ma camarade, bien sympathique ma foi mais qui avait tendance tout de même à m’agacer … parfois … bon ok souvent, mais bon comme on dit pour le meilleur et pour le pire ; bien que j’ai pu échapper à ce cauchemar.

Ma camarade étant arrivé à ma hauteur m’arracha des mains le journal dans lequel était inscrit toutes les informations des bêtes qui étaient vendu, et notamment sur Darknea … je ne dirai rien sur le nom, mais ça ne m’empêche pas de penser que ce nom est ridicule, bien que largement moins stupide que tous ceux qui étaient noté dans les pages précédentes de ce même carnet.
Après avoir relu et sans doute appris tous les mots inscrits sur les morceaux de papier composant le journal, ma jeune amie daigna me répondre, bien évidement je ne m’attendais pas à ce qu’elle me tombe dans les bras, et heureusement ; elle se contenta seulement de me « rire au nez » avant de me répondre, critiquant au passage mon intellect bien supérieur à la moyenne, mon charme naturel et mon charisme qui est certes bien différent de celui auquel elle faisait référence mais qui est pourtant présent… Elle avait du répondant la jeune femme, tant mieux c’est plus distrayant ainsi, même si cela ne lui permettait pas de me traiter ainsi.

Reprenant son souffle, tandis que je soufflais de lassitude, ma camarade repris son sérieux. Puis s’adressa à moi de façon beaucoup plus professionnel sur notre affaire et sur ce qui allait se passer dans les heures à venir.
Une fois son petit speech terminé, elle alla s’adosser à un mur pour attendre ma réponse, j’avais un plan tout trouver, mais il fallait, de un faire vite si on ne voulait pas rater cette occasion en or, de deux assurer nos arrières, bien que son sort ne m’apporte peu, mais étant encore lié, je n’avais pas d’autre choix que de faire preuve d’altruisme en son égard, chose qui était vraiment pour moi je dois bien l’avouer. Si on se faisait remarqué avant de mettre fin à ce manège, on risquait d’être rapidement surchargé, même si je ne me faisais pas trop de soucis sur mes compétences, et du peu que j’ai vu, je ne me faisais pas vraiment de problèmes non plus sur celle de mon acolyte. Faudrait que je lui demande son prénom un de ses quatre …

J’observai encore quelques instant mon amie, qui semblait quelque peu mal à l’aise à cause de mes quelques « rapide » coup d’œil.

Alors voyons voir, pour faire simple, tu vas te fondre dans le décor, devenir l’un des acheteurs. Mais quand je dis l’un des acheteurs, je ne veux pas dire prendre sa place, non, tu vas devenir le quatrième acheteur potentiel pour cette brave bête. Bien sûr personne ne te prendra au sérieux si tu arrives sur les lieux de la vente habillé de cette façon, il te faut une tenue beaucoup plus tape-à-l’œil, quelque chose qui reflète une certaine richesse émanant de toi, qui pourrait ainsi t’ouvrir les portes de ce monde très restreint que sont les ventes aux enchères clandestines.

Regardant autour de moi, bien que sachant très bien que je ne trouverai jamais ce dont on a besoin, j’en profitai pour marquer une courte pause avant de reprendre.

Sur le chemin nous menant jusqu’ici, j’ai vu qu’il y avait une petite boutique de vêtement proposant exactement le type de tenue que l’on recherche. De plus, il sera largement plus aisé pour une femme d’être moins suspecte qu’un homme, ne me demande pas pourquoi, il faut croire que la majorité des « mâles » baissent leurs gardes faces à vos charmes.

Je détournai alors mon regard de ma camarade, je ne comprenais vraiment pas pourquoi les hommes pouvaient perdre de leur vigilance lorsqu’ils étaient en présence d’une femme. C’est chose me dépasse, bien sûr que la compagnie d’une jeune femme pouvait être distrayant mais de là à être obnubilé par la gente féminine au point d’en perdre le sens commun, c’était une chose que j’avais toujours du mal à assimiler.

En ce qui me concerne, je serai non loin à m’occuper de tous les gardes qui pourraient être caché dans les environs au cas il y aurait un problème. Je reviendrai vers toi en tant que garde du corps au moment voulu. Et par rapport à l’homme endormi, j’espère qu’il se réveillera pour la vente, sinon on risque d’avoir un problème, de plus je sais comment faire en sorte qu’il nous écoute au doigt et à l’œil comme le bon petit toutou qu’il est.

Cette fois-ci je tournai les talons à mon amie et emboita le pas vers la sortie, j’avais envie de prendre l’air un peu et de toute façon on devait se préparer à agir avant que la nuit ne tombe.
Mais avant de passer la porte, je m’arrêtai et jeta un rapide coup d’œil à ma camarade qui était encore adossée au mur.

Ah oui ! Sache que, pour ta gouverne, je préfère les femmes avec de plus gros atout. Ne vas pas t’imaginer quoi que ce soit concernant les quelques regards que j’ai pu jeter sur toi, je t’analysais tout simplement.

Lui faisant signe de la main, je passai alors le pas de la porte.

Bon alors on y va Princesse ?
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MessageSujet: Re: Les Courses de Kokobots [quête duo PV Diya]   Lun 16 Mai - 12:39


Le chevalier semblait faire durer le suspens sur l'idée qui, la demoiselle en était sûre, avait germé dans son esprit. Lorsqu'enfin il lui révéla son plan, Diya s’imagina aisément la scène. Elle, vêtue d'une robe hors de prix qu'elle aurait trouvé on ne sait où, se faisant passer pour une acheteuse masquée richissime et déterminée à obtenir Darknea. Cela la fit pouffer mais l'Unik ne lui laisser guère le temps de profiter de ce répit, il avait déjà une adresse pour trouver la tenue de ses rêves et des préjugés toujours aussi agaçants sur les femmes. La demoiselle posa les mains sur les hanches et déclara en soupirant, plus pour elle même que l'adresse de l'autre :

" Si les hommes étaient moins portés sur la chose ils se laisseraient moins facilement duper par les charmes féminins. Notamment lorsqu'ils sont si grossiers." 

La jeune femme faisait bien entendu référence à la plupart des femmes poudrées et vulgairement vêtues qu'elle avait croisé dans la capitale ses derniers jours, mais cela le crétin ne pouvait pas le savoir, seulement le supposer. Elle aurait pu aisément lui montrer à quel points les atouts des femmes pouvaient détourner l'attention et faire tourner la tête de ces messieurs, mais faire autant d'efforts pour ce grossier personnage la fatiguerait inutilement. Haussant les épaules subtilement, Diya hocha la tête à la suite du plan. Tant que ce chevalier de pacotille restait à l’écart elle ne s'en porterait que mieux, cela lui laissait également une possibilité de retrait si la situation tournait mal. Toutefois, il ne fallait pas que cet idiot s’éloigne trop sans quoi ils y laisseraient tout deux un bras, et l'idée ne plaisait guère à la Cyborg. Observant Henri qui continuait de somnoler, la Qantik lui lâcha, sans le regarder :

" Je le réveillerais quand le moment sera venu et comme précédemment il écoutera avec exactitude le moindre de mes ordres. Ne te préoccupe pas de cela, c'est un travail de femmes que de contraindre les malpropres que vous êtes à vous conduire docilement."

Le regardant se diriger vers le porte, Diya soupira, elle n'en pouvais plus de son éternel air supérieur, l'obliger à s'agenouiller devant elle aurait été si simple ! Si jouissif ! Elle aurait pu l'obliger à la complimenter, à vanter elle ne savait quelle qualité de sa personne. Un éclat mauvais passa dans ses yeux émeraude et la demoiselle secoua la tête pour chasser ces mauvaises pensées, elle ne devait pas céder à ce genre de tentation. La soudaine pique du jeune homme concernant le faible volume de sa poitrine faillit la rejeter dans la spirale infernale, mais elle se promit de se venger plus tard et se dirigea vers la sortie en lui emboîtant le pas. Tentant de se remémorer le contenu de sa bourse, la Cyborg longea l'artère qui remontait jusqu'à une rue marchande.  Lorsqu'elle aperçu la boutique qui, étant la seule vendant des vêtements dans cette rue, ne pouvait être que celle dont parlait l'Unik, son visage se tordit en une grimace de dégoût. La devanture offrait une vue détaillée sur des modèles de robes tous plus extravagant les uns que les autres et décidant de jouer son rôle à fond, Diya déchira le bas de sa robe, poussa la porte grinçante, telle une diva courroucé, et désigna dans la vitrine celle qui lui plaisait le plus. Tout en pestant à qui voulait l'entendre que son valet était l'homme le plus maladroit du monde et qu'en se prenant les pieds dans un pavé s’était malencontreusement accroché à elle, brisant le fin maillage de coton immaculé. Bien sur, elle n'hésita pas à insister sur l'incapacité de l'homme que son père l'obligeait à supporter jour après jour, au point d'en faire rire la vendeuse qui la dirigea vers une cabine.

Après plusieurs essayages et de nombreuses reprises pour que les robes tombent parfaitement, Diya opta pour une pièce dont la jupe en cloche s'arrêtait sous ses genoux. Le haut, un bustier dont l’extrémité de plumes noires duveteuses, s'accordait à ravir avec les ailes de monarques imprimées sur le tulle recouvrant le jupon. Sur une étagère, parmi de nombreux masques vulgairement bariolés, un loup simple auquel venait se greffait une fleur sombre la convainquit. Profitant de l'absence de la vendeuse qui était partie calculer le montant de ses achats elle attrapa une paire d'espadrilles et une ombrelle en dentelle sombre et s'isola, puis caressant la barrette en forme de cœur cachée dans le volume de ses cheveux, elle les laissa s'allonger jusqu'à ce que ceux ci atteigne ses reins, formant de longues vagues soyeuses. La docker paru surprise mais ne pipa mot, lui remettant l'ensemble de ses achats après qu'elle en ai payé le prix, trop élevé selon elle. Sortant de la boutique, la demoiselle retrouva le boulet dont elle ne pouvait se délester et lui lança, amusée et déterminée à la fois 

" ça devrait faire l'affaire, retournons au chantier et réveillons Henri, l'heure de la vente approche à grands pas."

Et sans attendre son assentiment, la Cyborg en prit le chemin. Les chaussures inconfortables blessaient ses talons mais elle n'en pipa mot, se contentant de subir cette gêne sans rien laisser transparaître. Il n'aurait plus manqué que l’insupportable Unik s'en rende compte. Lorsqu'ils eurent regagner la petite bâtisse, Diya se rendit directement au devant du propriétaire du lieu, ronflant sur le sol, la bouche grande ouverte laissant échapper un filet de bave. Avec une grimaça de dégoût, la jeune femme vint poser sa main sur sa joue et l'homme s'éveilla aussitôt, surpris et désorienté, comme émergeant d'un mauvais rêve. Sans lui laisser le temps de reprendre ses esprits, la Qantik laissa son Sigma investir les pensées de l'homme, sa volonté devint sienne et elle lui expliqua doucement :

" Rebonjour Henri, j'espère que tu t'es bien reposé. Nous avons besoin de toi, tu vas présider la vente de Darknea comme cela était prévu. Je me  nomme Ellya, je suis ici pour acheter la bête au même titre que les autres, tu as compris ?"

Le regard du badaud retrouva son éclat, et il se leva docilement en déclarant :

" Oui Madame, je vais faire les préparatifs, veuillez patienter jusqu'à ce que je revienne vers vous."

Le Docker s'éclipsa en direction des box où attendez le Kokobot d'un pas lent et lorsqu'il se fut éclipsé, Diya lança au chevalier :

" Tu vois, un vrai jeu d'enfants. Il n'y a plus qu'à attendre."
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MessageSujet: Re: Les Courses de Kokobots [quête duo PV Diya]   Sam 28 Mai - 19:30

N’ayant pas vraiment connu de réelle présence féminine au sein de ma famille, car je n’avais pas connu ma mère, qui rappelez-vous, m’avait abandonné alors que je n’étais encore qu’un nourrisson ; je n’avais pas forcément une bonne vision de la femme, je ne suis pas au point de les haïr, mais disons que pour moi elles ne consistent qu’à un divertissement quelconque qui ne pourrait m’être offert par un homme. Bien sûr c’était « la chose » dont parlait ma camarade, mais de là à ce que je sois duper par les charmes féminins, je n’étais pas l’un de ces hommes.
J’avais esquissé un sourire lorsque la jeune demoiselle évoqua le rôle des femmes concernant les hommes, je ne sais pour quelle raison, mais cette remarque semblait être sortit d’un délire sadomasochiste auquel je n’aspire pas vraiment … m’enfin, chacun ses goûts.

Ma pique concernant la proéminence de sa poitrine ne semblait pas vraiment lui avoir fait plaisir, en même temps qui aimerait ce faire traiter de planche à pain ? Personne, enfin je crois ; généralement les jeunes femmes aspirent à obtenir des formes généreuses afin d’attirer les bonnes grâces des hommes qui les entouraient. En tout cas, c’était ainsi que fonctionnait la plupart des représentantes de la gente féminine que j’avais connu et rencontrer.

Nous arrivâmes alors à la petite boutique que j’avais repéré plus tôt, avant de se décider d’entrer, mon amie déchira le bas de sa robe, pour une raison, qui m’était encore, en tout cas à ce moment-là, inconnue avant de rentrer dans le magasin qui affichait des prix tous plus exorbitant les uns que les autres. J’avais décidé de rester à l’extérieur, parler chiffon n’était pas vraiment mon truc et puis, il fallait rester un gentleman et laisser la demoiselle choisir sa tenue sans être déranger par un homme qui ne souhaite qu’une chose déguerpir le plus rapidement possible, car n’aimant pas les virés shopping. De plus, je préferai rester sur mes gardes, on avait beau ne pas avoir eu d’ennuis jusqu’ici, rien ne nous affirmait que l’on était bien seul au chantier, il y avait peut-être des hommes cachés quelque part qui nous espionnaient et qui auraient pu nous suivre.
Passant mon temps à jeter des coups d’œil à droite à gauche dans la ruelle qui était, il faut bien l’avouer l’endroit idéal pour une embuscade et à regarder où en était ma camarade sur ses essayage, j’avais pu remarquer alors qu’elle venait tout juste de rentrer qu’elle m’accusait d’un crime que je n’avais pas commis, celui d’avoir de un, déchiré sa robe et de deux, être un valet déplorable, l’avantage de savoir lire sur les lèvres.

Tu ne perds rien pour attendre ma petite …

J’attendais donc dehors, jusqu’à ce que ma très chère maitresse se décide alors à sortir, habillée d’une robe bustier courte, agrémentée de quelques plumes noires et d’un loup simple. Le tout formait un ensemble simple mais tout à fait élégant, bien que porté par une jeune femme bien banale.
Lorsqu’elle sortit de la boutique, j’avais l’impression que ses cheveux avaient subitement poussé, mais je passai rapidement à autre chose, vu que ma camarade se dirigeait vers le chantier, cela signifiait qu’elle avait payé sa tenue, et tandis qu’elle me tournait le dos, j’entrai à mon tour dans le magasin. La vendeuse se mis alors à sourire en me voyant à cause de ce que lui avait raconté sa cliente précédente, puis lui expliqua la « vérité » sur cette histoire de robe déchirée. Je vous passe les détails, mais disons que la vendeuse se mis alors à rougir devant mes explications puis après lui avoir fait comprendre que c’était à moi que devait revenir la note pour la robe et les accessoires, elle me rendis l’argent qu’avait donné mon ex-future-femme. Mon bracelet se mis alors à clignoter et à émettre un petit signal sonore, signifiant que la limite de distance venait d’être franchit et qu’il fallait me dépêcher de la rejoindre.
Je fini alors par la rattraper, les mains dans les poches, à mon habitudes tout en sifflant.

Une fois de retour au chantier, ma camarade réveilla Henri avant de lui donner les consignes pour la soirée à venir, il ne broncha pas puis se dirigea vers l’extérieur, nous laissant alors seul tous les deux.

Tiens c’est l’argent que tu as donné à la vendeuse, je ne pouvais pas laisser une jeune femme payer pour une tenue comme celle-ci, de plus lorsque l’idée venait de moi.

Je déposai alors une bourse rempli d’argent dans les mains de ma complice puis la dévisagea de haut en bas.

En ce qui concerne ta robe, je dois avouer que tu as plutôt bon goût, les couleurs sont plutôt agréable, la tenue est harmonieuse et n’est en rien grossière. Mais je dois avouer que le choix d’une robe courte m’a surpris.

Oui peut-être que pour vous, une robe arrivant au niveau des genoux n’est pas considéré comme courte, mais sachez que lorsque l’on se frotte à la haute, ça l’est.

Grace à ce petit détail, tu risques de t’attirer les bonnes grâces de ces messieurs ce soir, je préfère te prévenir avant que tu sois surpris par leurs réactions et surtout par leurs remarques qui risque d’être parfois déplacer. Et si c’est le cas, prends sur toi, ne va pas bousiller notre couverture juste parce que tu as décidé de miser sur l’utile plutôt que dans le conventionnel.

Je marquai une petite pose.

Je vais faire un tour dehors afin d’inspecter les lieux pour ce soir, quant à toi tu devrais profiter du temps qu’il te reste pour bien mémoriser tout ce que tu as à savoir sur le lot de ce soir ainsi qu’à t’entrainer sur ta façon de parler. Je ne tiens pas à me faire avoir à cause d’une négligence de ce style.

Faisant un petit signe de la main comme pour lui dire au revoir, je me dirigeai vers l’extérieur. Je devais maintenant examiner les lieux afin de me tenir prêt pour la nuit à venir. Je devais néanmoins faire attention à ne pas trop m’éloigner, j’avais déjà activé une première fois le bracelet, il valait mieux ne pas recommencer de sitôt sous peine de perdre une main avant le début de l’opération.
Mon petit repérage m’amena à trouver une petite zone de confort qui me permettrai de me déplacer facilement lorsque la nuit pointera le bout de son nez sans pour autant m’inquiété sur la distance qui nous séparait, de plus, j’avais également repéré plusieurs spot susceptible d’être là où se situerai les « yeux » des autres acheteurs potentiels, autant dire que ça facilitai le travail que je devais effectuer lors de la vente aux enchères. Etant en plus bien placé, cela me permettait également de les éliminer sans alerter les autres paires d’yeux qui seraient présent.
De loin, je pouvais observer Henri qui s’affairait au box de Darknea afin de le rendre présentable pour la vente qui allait avoir lieux d’ici quelques heures. L’homme était comme hypnotiser, il n’avait pas cherché à se débattre ni même à demander certaines conditions en échange de sa coopération. Encore un mystère de plus concernant ma camarade…

Alors que la nuit venait de tomber et donc que l’heure de la vente était de plus en proche, je me décidai alors à retourner vers mon amie qui devait encore être dans le petit bureau.
Je devais passer inaperçu et rester dans l’uniforme des chevaliers n’était sans doute pas le meilleur moyen pour se faire passer pour un simple garde du corps d’une riche demoiselle. Je me contentai seulement d’enlever ma longue veste ainsi que mon gilet, puis je me mis à chercher dans l’un des placard du bureau. J’y trouvai une veste noire qui appartenait à ma victime, par chance, celui-ci faisait ma taille, je changeai également de chaussures pour porte des baskets qui était malheureusement plus petite que ma pointure, mais je n’avais pas vraiment le choix. Une fois le relooking express terminé, je n’espérai qu’une seule chose, ne jamais avoir croisé les futurs acheteurs, sinon même en me changeant, je n’avais aucune chance de me faire passer pour quelqu’un d’autre.

Je regardai alors l’horloge murale il était 19h30, bientôt l’heure d’agir. Henri vint nous rejoindre, il devait surement avoir fini son boulot et moi je me dirigeai vers ma camarade en lui posant ma main sur son épaule.

J’espère que tu es prête car tu vas bientôt entrer en scène.
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MessageSujet: Re: Les Courses de Kokobots [quête duo PV Diya]   Dim 12 Juin - 22:50


Lorsque le jeune homme déposa la bourse donnée plus tôt à la vendeuse dans la main de la Qantik, cette dernière le regarda d'abord sans comprendre. Son visage prit ensuite un air aussi curieux que soupçonneux devant ce soudain excès de galanterie. Il lui semblait que quelque chose clochait, que ce geste caché une mauvaise blague qui lui retomberait dessus plus tard. Chassant son appréhension d'un vague mouvement d'épaule, Diya ajusta son loup en écoutant les pseudos compliments de l'idiot concernant ses goûts en matière d'habillement. Tout en rangeant la bourse dans sa besace, qu'elle avait déposé dans un coin de la pièce car elle jurait avec sa nouvelle robe, la Cyborg soupira, comme si son avis l’intéressait ! Puis il se mit à lui donner des conseils sur la façon dont elle devait se comportait si ces messieurs se permettaient d'oublier l’étiquette, ce qui, cette fois, la fit sortir de son indifférence forcée. A nouveau agacée, car après tout plus elle passait du temps avec ce stupide Elite moins elle le supportait, elle darda son index vers lui en déclarant, moqueuse :

" Ne t'inquiète pas, si j'ai réussi à te supporter jusqu'ici sans te planter une dague dans la gorge, je devrait pouvoir surmonter les remarques misogynes de quelques uns de ces hautains personnages."

Continuant sur sa lancée, le chevalier ne cessait de la prendre pour une débutante. Comme si c’était la première fois qu'elle se faisait passer pour quelqu'un qu'elle n’était pas ! Préférant ne rien répondre et se concentrer sur la mémorisation des lignes de descriptions de Darknea, Diya attendit qu'il soit sortit pour se détendre. Saisissant le carnet elle relut une dizaine de fois la page concernant le Kokobot. Quand elle fut prête, elle ajusta la bande de cuir souple qui retenait les trois dague contre sa cuisse droite. Bien sûr ce fut à cet instant que l'autre andouille rejoignit le petit baraquement pour y dénicher de quoi rendre son apparence plus banale. Ce qui, pour la demoiselle, était impossible en ayant pareille tête à claques. Se redressant rapidement, elle croisa les bras sur sa poitrine, attendant qu'il ai finit de lacer les basket, qui même de loin paraissaient trop petites. Cela lui arracha un sourire en coin, un infime souhait de souffrance passa dans son esprit mais elle se recentra rapidement en entendant l'Unik lui rappeler que l'heure approchait. Henri, qui était lui aussi revenu entre temps, s'approcha et tendit son bras à la Cyborg en avançant professionnellement :

" Si vous voulez bien me suivre, je vais vous guider jusqu'à l'enclos de notre lot du jour."

Il semblait à présent parfaitement lucide mais avait totalement oublié le combat ainsi que l’identité première du duo. Diya plaça sa main devant ses lèvres, fit mine de pouffer et lança au chevalier, moqueuse :

" En voilà un vrai gentleman ! Je serais ravie d'être escortée d'une aussi agréable compagnie."

Jetant une dernière œillade, sous entendant qu'elle n'avait pas besoin de ses conseils sur ses manières, la Qantik quitta la pièce, la main légèrement posée sur la chemise immaculée du Docker. Celui ci l’entraîna jusqu'au devant du box où une table comportant une bouteille de champagne et de longues coupes de cristal cerclées d'or attendaient. Il lui demanda ensuite de patienter jusqu'à l'arrivée des autres acheteurs et alla tourner les pages d'un journal datant du jour dans son coin. Soupirant, déjà ennuyée par cette mascarade, la jeune femme lissa une mèche émeraude qui serpentait sur son épaule. Une voix grave faillit la surprendre :

" Et bien, si l'on m'avait dit que pareille créature s’intéressait aux bêtes de collection je n'y aurait sans doute pas cru !"

Refrénant une grimace de dégoût devant tant de fausseté, Diya offrit un sourire platonique au nouveau venu tout en le dévisageant derrière son loup. Élégamment vêtu d'un costume queue de pie bleu marine et d'un masque au reflets bleutés où s'entrecroisaient des motifs de coquillages et autres éléments marins, celui ci était plutôt grand, des boucles châtains venaient encadrer un visage tout en angles dont les yeux, deux lapis lazuli profond, cherchaient à capter son attention.

" Il ne me semble pas vous avoir déjà croisé lors des précédentes réunions, puis je savoir qui se cache derrière ce masque ?"

Diya tendit sa main délicatement et l'homme fit mine d'y poser ses lèvres en un baise main poli. Avant de répondre lentement d'une voix mielleuse :

" Ellya. Cette bête et la seule à avoir retenue mon attention, c'est pourquoi vous ne pouvez m'avoir croisé avant ce jour."

Un éclat inquiétant passa dans le regard abyssal de l'Elite, avertissant cette dernière qu'il n’était rien de la gentillesse qu'il déployait. Un léger mouvement de main de l'individu précéda un sifflement strident et la jeune femme eut juste le temps de s'écarter qu'une balle s'enfonçait dans le bois du bâtiment là où elle se tenait une seconde plus tôt. Faussement inquiet, l'homme se précipita vers elle, mais déjà Diya avait perçu un nouveau sifflement. Elle s'écarta juste à temps pour que le costumé bascule en avant, ne trouvant plus d'appuis auquel se retenir, et reçoive la balle dans le bras en hoquetant de surprise et de douleur. Affichant un air terrorisé, la Qantik hurla, autant pour alerter le chevalier ridicule qui n'avait pas su endiguer l’attaque, que pour rester dans son rôle :

" Qu'est ce que cela signifie ? Allez vous bien ? Voulez vous que je fasse appeler un médecin ?"


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MessageSujet: Re: Les Courses de Kokobots [quête duo PV Diya]   Jeu 16 Juin - 23:24

L’heure H avait enfin sonné, il ne restait que quelques minutes avant de pouvoir enfin rencontrer les futurs acheteurs. Henri escorta ma camarade qui me fit de nouveau une remarque concernant mes manières, que pouvait-elle bien me reprocher ? Je lui avais rendu son argent après avoir payé pour elle, n’était-ce pas là une preuve de ma bonne foi, de bonne éducation … Aaaaaaah les femmes, je crois que je ne les comprendrai jamais.
Maintenant que la petite sauterie allait commencé, je me devais d’être à mon poste, c’est-à-dire en hauteur à examiner tous les endroits déjà inspecter auparavant afin de débusquer tous les hommes de mains des gros bonnets qui allaient très bientôt débarqué. Bien sûr, ayant déjà fait une première inspection m’avait permis d’enchainer rapidement les différents points de vue, tout en essayant de ne pas trop perdre de vue ma jeune « amie » qui était lâchée avec les fauves.

Si jamais il lui arrivait quelque chose je sens que j’en entendrai parler pour un bon bout de temps … Mieux vaut la garder à l’œil.

Sautant alors sur les différents conteneurs en faisant le moins de bruit possible, j’avais pu débusquer trois hommes qui n’étaient pas vraiment sur leurs gardes, ils étaient là à observer le déroulement des évènements, en attendant de voir venir le prix tant attendu de leurs maitre adoré qui étaient quant à eux en train de discuter un verre de champagne à la main. Ils n’étaient pas beaucoup plus très combatif, je n’avais même pas eu besoin de me protéger ni même utiliser mon sabre, un simple assaut surprise et un coup de couteau dans le cou avait suffi pour les éliminer.
Quant au corps, pas besoin de les cacher, avec l’obscurité et le fait que l’on se trouve en hauteur, personne n’allait pouvoir les repérer.

En arrivant sur ma victime suivante qui n’était pas beaucoup plus coriace, je jetai un coup d’œil à la princesse du jour qui semblait être en charmante compagnie, bien qu’étrangement rien que de voir ce type et ses manières me donnait des envies de meurtres, mais j’aurai bien le temps de m’amuser avec lui lorsque le moment sera venu, encore faut-il que ce soit lui notre cible.
Continuant d’observer ma camarade et l’autre, je commençai tout juste à essuyer le sang laissé par mes victimes sur mes couteaux de lancer lorsque j’entendis une première détonation, elle était étouffée, comme lorsque l’on utilise un système de silencieux, je vis alors mon amie se décaler brusquement, puis une seconde détonation, identique à la première, cette fois-ci la balle toucha l’homme qui s’était jeter sur la jeune femme pour la protéger mais cette dernière avait décidé de l’éviter avant de commencer à hurler.

Je dois retrouver le tireur et vite !

Je me redirigeai vers ma zone de confort qui m’offrait une vue d’ensemble, si je devais trouver quelqu’un, il y avait de forte chance que je le repère de là-bas. Je me mis alors à courir vers cette zone avant d’entendre à nouveau une détonation, cette fois, il n’y avait aucun doute c’était bien un silencieux, et vu le bruit, je ne devais pas être bien loin du tireur, sinon jamais je n’aurai entendu aussi clairement les tirs.
Je tournai alors autour de moi-même en scrutant le moindre centimètre carré que pouvait m’offrir ma vision afin de repérer le moindre indice m’indiquant la position du tireur. Après un court instant, j’avais pu observer une légère lueur montrant la position du tireur, en effet il arrive que la lunette de certaines armes reflète la lumière environnante lorsque que le tireur ne fait pas suffisamment attention à son équipement. C’était une erreur de débutant, lorsque l’on sert dans l’armée, ce sont des choses que l’on apprend bien que peu de gens ne l’appliquent réellement.

Maintenant que j’avais repérer le tireur, je devais l’occuper et surtout le rejoindre afin qu’il ne continue de tirer sur la jeune femme et sur les autres invités de notre très chère Henri.
Le meilleur moyen de l’attirer était de :
- 1 : lui envoyer un projectile de type couteau de lancer au risque de le toucher mortellement et donc de gâcher tout plaisir de lui en faire baver par la suite.
- 2 : attirer son attention avec un caillou ou alors avec quelque chose de lumineux …
Je n’avais bien sûr pas réfléchi longtemps à mes options, ça me démangeai depuis un moment alors mon choix fut finalement assez spontané.
Je dégainai mon sabre avant de me concentrer avant de voir une lueur bleue scintillé sur la lame, ce n’était pas non plus une lumière intense mais suffisante pour attirer l’œil de notre ami le tireur. C’était assez simple de s’en rendre compte, d’une part parce que j’avais pu voir la lueur de la lunette de nouveau reluire signalant un changement de place de l’arme et de l’autre parce qu’une balle vint alors heurter ma lame qui avait arrêté le projectile. Il était évident que si l’homme voulait m’abattre, il allait forcement viser un point vital autrement dit le cœur ou la tête je me devais donc de tenir ma lame de sorte que les deux soient protégés.
Après avoir évité la balle, j’avais un peu de temps devant moi avant un nouveau tir, le temps que le tireur recharge son arme ; j’en profitai donc pour me rapprocher de ma cible en passant d’un conteneur à un autre en prenant soin d’éviter de me déplacer en ligne parfaitement droite pour empêcher mon nouvel assaillant de me tirer dessus facilement. Bien évidemment, il avait essayé de me tirer dessus à deux autres reprises, mais grâce à ma technique j’avais pu éviter, bien que pour la seconde c’était limite.
Je m’étais donc assez rapproché pour enfin arriver à la hauteur du tireur, cependant, mon bracelet se mis alors à clignoter et à émettre un petit bip me signalant que je m’étais de nouveau trop éloigné de ma camarade. Je me reculai alors jusqu’à ce que le signal sonore s’éteigne.

Tchh … Il ne manquait plus que ça … Et je suis censé faire comment moi ?

Etant à une distance suffisante pour pouvoir enfin remarquer le visage de mon ennemi, je pouvais alors voir qu’il souriait, comme si il était heureux du déroulement des évènements. Il ajusta alors son arme comme pour me tirer dessus, je mettais alors la main sur l’un de mes couteaux avant de le lancer en direction de mon assaillant qui venait lui aussi d’appuyer sur la détente. Je me décalai alors mais je ressenti une douleur dans le bras, la balle m’avait touché mais après avoir regardé ma blessure il s’agissait uniquement d’une éraflure quelque peu profonde certes, mais rien de bien sérieux.
Alors que je m’étais concentré sur ma « blessure » j’entendis le tireur pesté dans son coin et je reconcentrai alors mon attention sur lui, en regardant alors plus attentivement, je vis que j’avais visé sa lunette l’empêchant de nouveau de tirer, en tout cas, cela l’empêchait viser. Visiblement énervé, l’homme se releva alors en laissant sur place son arme avant de me regarder d’un regard noir avant de sortir ce qui me semblait être une dague.

Une petite danse ? Je préfère prévenir, je risque de vous marcher sur les pieds.

J’affichai alors un léger sourire en prévision du futur combat qui allait s’annoncer.
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MessageSujet: Re: Les Courses de Kokobots [quête duo PV Diya]   Dim 19 Juin - 20:18


Diya, faisant mine d'être inquiète, s'était approchée de l'homme pour relever sa manche. La blessure n’était pas bien grave, la double couche de tissus avait semble t il freiné la balle mais il fallait tout de même nettoyer la plaie pour éviter qu'elle ne s'infecte. Comme ce n’était pas d'avantage préoccupant, la Qantik se concentra sur la raison de l'attaque. Pourquoi avait elle été visée ? Il était clair que cet homme était le commanditaire de cette dernière, mais les raisons en demeuraient troubles. Ce n’était surement pas pour l’empêcher de gagner l'enchère, il devait y avoir autre chose. L'avait il démasqué ? S'il faisait partie des organisateurs ce n’était pas bien surprenant, mais la demoiselle devait en avoir le cœur net. Faignant une grimace de dégoût, la Cyborg lança :

" J'ai de quoi désinfecter et bander votre plaie dans ma besace. Je l'ai laissé dans le cabanon là-bas, si vous voulez bien me suivre. Il ne faut pas laisser cela ainsi."

L'Elite eu un regard mauvais qui ne passa pas inaperçu, mais la jeune femme fit une nouvelle fois mine de ne rien avoir vu et se redressa, époussetant sa robe, pour se diriger vers la baraquement où, à l'abris des regards, elle pourrait enfin obtenir la vérité. Si sur de lui qu'il ne prit la peine d'avertir personne, l'Unik masqué la suivit d'un pas nonchalant bien qu'une grimace de douleur venait tordre le bas de son visage de temps à autre. Arrivés au cabanon, Diya laissa entrer l'inconnu avant de refermer la porte. Tous ses gestes étaient lents et délicats, rien qui puisse alerter son invité de la situation dans laquelle il se trouvait. Il devait continuer de penser qu'elle était une faible femme dont il allait pouvoir se débarrasser aisément. Se plaçant volontairement de dos, penchée sur sa besace dans laquelle elle récupéra son grelot, qui jurait avec sa robe, elle attendit. Il ne fallut pas longtemps pour qu'une arme à feu de petit calibre mais dont la puissance devait être suffisante pour l'achever d'un trait apparaisse dans la main du goujat. Elle ne s’était donc pas trompée, il la visait bien délibérément. Il était temps de savoir pourquoi. D'un geste lent, l'Elite posa le canon de l'arme contre sa nuque, susurrant à son oreille :

" Et si vous me disiez qui vous étiez vraiment gente dame ?"

D'un geste ample, Diya pivota sur elle-même et posa une dague contre le cou de l'homme, répondant d'un ton mielleux :

" Allons mon cher, c'est ainsi que l'on vous a appris à vous présenter ? Quel cruel manque de classe."

Pouffant devant le visage déconfit de son adversaire, elle esquissa un sourire amusé, peut être trop confiant car il bondit agilement en arrière et se redressa, hautain :

" Me serais-je trompé sur votre compte ? Qui donc peut bien envoyer une combattante se mêler des affaires des petites gens ?"

Diya laissa la dague s'évanouir dans un souffle de poussière charbonneuse, sachant qu'elle pourrait la rappeler au besoin, et rétorqua, sur le même ton assuré que son vis à vis :

" Des petites gens dites vous ? Ne vous moquez donc pas de moi, cela ne m'étonnerait pas que vous fassiez partie des plus proches amis de vos chers dirigeants."

L'homme haussa les épaule, lui rappelant l'idiot qui l’accompagnait. Avait ils tous ce flegme dans les moment où ils auraient dû s’inquiéter de leur sort ? S'en était ridicule. 

" Ce serait un grand honneur, c'en est certain, mais je n'ai malheureusement pas cette chance. Il me viens une curieuse idée, mais elle me parait fort amusante. Disons que le premier à immobiliser l'autre gagnera le droit de lui demander absolument tous ce qu'il désirera. Cela vous va ?"

Le sourire de la demoiselle s'étira, sincèrement intéressé. Il souhaitait donc parier sur sa victoire avant même d'avoir réellement jaugé son adversaire. Qu'il en soit ainsi. La Qantik fit apparaître deux Kurokaze et effectua une révérence gracieuse avant de se mettre en garde, acceptant ainsi la proposition. Une grimace de supériorité apparut sur les traits de l'inconscient, fonçant sur elle sans hésiter. Il n'avait pourtant aucune information sur les armes en sa possession, et même s'il en était de même pour la Cyborg elle ne le craignait pas outre mesure. La balle, invisible, heurta le bouclier magnétique en grésillant avant de tomber au sol et l'homme, surpris, s'arrêta en cherchant la source du mur invisible. De son coté, Diya avait activé ses lentilles, donnant à ses yeux cette couleur écarlate inquiétante, elle repéra alors d’étrangement module invisible qui flottait autour de l'Elite. Une balle similaire à la première fusa, cette fois il était clair qu'ils s'agissait bien des étranges appareils et non de l'arme à feu montrée plus tôt qui n’était sans doute qu'une diversion. Il s’était rapproché pendant qu'elle observait les curieux dispositifs et son poings frôla son estomac. Plus rapide, la jeune femme se décala et profita de sa position pour frôler la chevelure brune pour défaire le nœud de son masque. 

Le visage de son adversaire se révéla dans la lumière cru de l'ampoule dénudée pendant au plafond. Des traits carrés où trônaient un nez droit et des pommettes hautes surplombées de ses yeux abyssaux et d'un front étroit où des rides d’anxiété se dessinaient à présent. Ses lèvres pulpeuses se mouvèrent pour pester à voix basse. Si l'on oubliait les cernes violacées enfonçant ses yeux dans leur orbites il était presque attirant. Un sourire satisfait éclaira le visage de la demoiselle, fière du trouble qu'elle avait causé chez cet homme. Un soudain élan de rage le poussa à nouveau vers elle et il ne fallut à Diya qu'un infime moment d’inattention, trop concentrée sur lui, pour que la balle, si rapide que le bouclier ne l'arrêta pas, frôle son mollet, y laissant une estafilade dont s’extrayait déjà une larme purpurine. Fronçant les sourcils, la Qantik recula, esquivant l'assaut de son interlocuteur, et lui lança, outrée :

" Que de lâcheté ! Ne pouvait donc pas combattre à arme égale ? Ou bien la perte de votre masque suffit elle à vous faire perdre votre galanterie ?"

La colère déformait le visage de l'homme qui lui renvoya plein d'arrogance :

" Qui a dit qu'il s’agissant d'un combat singulier ? Il ne me semble pas avoir évoqué la moindre règle lors de notre dernier échange."

La Cyborg haussa les épaules, déçue :

" Puisqu'il en est ainsi, ne m'en veuillez pas mon cher. Les hommes finissent tous par me décevoir."

Sans lui laisser le temps de réagir, Diya le priva de sa vue. Un hoquet de stupeur suivit d'un battement de bras rageur dans sa direction s'en suivirent tandis que la jeune femme continuait, posément :

" Si seulement vous aviez joué le jeu. Pendant un instant j'ai cru que vous aviez un tant soit peu d'honneur mais j'ai du me tromper."

Perdant le self-contrôle qui lui restait, l'idiot lança tout ses robot là où il pensait trouver la demoiselle. Celle-ci s’était toutefois déjà déplacée, ne lui laissant pas l'occasion de la localiser. Le bracelet se mit alors à briller à son poignet et la Qantik pesta. Pourquoi fallait il toujours qu'elle soit interrompue dans les meilleurs moment ? Saisissant des attaches câbles qui traînait près du bureau, Diya en fit coulisser deux entre eux et poussa brusquement l'aveuglé contre le meuble où elle saisit ses mains et les noua autour du pied de ce dernier. Ainsi immobilisé, l'Elite gigotait pitoyablement en hurlant :

" Cessez immédiatement ! Rendez moi la vue petite peste !"

Ignorant ses cris, Diya lui lança, soupirant d'ennuis :

" Vous pensez réellement qu'une demande ainsi formulée mérite d'être exécutée ?"

Puis se dirigeant vers la porte à grands pas tant le dispositif clignotait avec régularité, elle ne s'arrêta que lorsque celui ci s'apaisa jusqu'à s'éteindre. Sortant du bâtiment la jeune femme jeta des regards alentours en essayant de repérer son acolyte. Que pouvait il bien faire pendant qu'elle occupait ce curieux personnage ? Las et fatiguée de maintenir l'aveuglement de son adversaire, la Cyborg se laissa glisser sur le sol frais, se recroquevillant, les bras entourant ses genoux, afin de rester concentrée sans trop souffrir. Il finirait bien par la trouver, non ? 
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MessageSujet: Re: Les Courses de Kokobots [quête duo PV Diya]   Dim 26 Juin - 19:38

Mon ennemi c’était rapproché, ce qui était bien sur évident lorsque l’on s’apprête à utiliser un sabre comme arme. D’un autre côté j’étais quelque peu « rassurer » de le voir abandonner son fusil, j’avais beau savoir me débrouiller avec des armes de lancer, j’étais loin d’être à mon avantage dans un combat à distance comme celui que j’avais commencé.
Je me tenais sur mes gardes, attendant le bon moment avant d’engager le combat, devais-je le laisser commencer et donc défendre, ou alors devais-je commencer l’assaut et ainsi pousser mon adversaire à se défendre. Dans un combat, souvent, être le premier à attaquer est un gros avantage ; en effet, être en position de défense permet à l’attaquant d’enchainer ses assauts pouvant alors déséquilibrer son adversaire. Cependant, même si le fait d’entamer un combat en défense est un gros désavantage, cela peut également s’avérer être très stratégique, car en cas de contre-attaque, on observe une inversion des forces ; c’est alors à ce moment que l’attaquant se retrouve en désavantage et peut perdre son combat. Ce n’était donc pas une décision simple à prendre, que ce soit de mon côté ou de celui de mon adversaire car lui aussi semblait sur ses gardes, en attente d’une quelconque réaction offensive de ma part. Il connaissait les risques ce qui faisait de lui un bon combattant, pas de ceux qui ont tendance à se jeter dans la mêlée sans savoir ce qu’il en coûte.

La nuit noire m’empêchait jusque-là de voir le visage de mon ennemi, sa démarche ainsi que sa carrure ne laissait aucun doute sur son appartenance à la catégorie des mâles, il était contrairement à ce qu’on pourrait s’imaginer d’un tireur, plutôt musclé et assez baraqué, bien plus que moi en tout cas. En même temps pour me battre, il n’y avait pas besoin de faire de gros effort ; j’étais naturellement fin quoique je fasse, mais ce qui était sure c’est que j’étais plus fort que ce que j’en avais l’air et le fait de ne pas voir mon adversaire se ruer vers moi, devais signifier qu’il ne me sous-estimait pas, prouvant d’autant plus qu’il était quelqu’un de compétent.
Un rayon de lune avait percé les nuages qui recouvraient jusqu’alors l’astre, me laissant alors la joie de voir enfin à quoi ressemblait mon « ami », il devait avoir dans la trentaine, au moins, son visage marquait déjà des signes de l’âge marqué principalement sur son front, montrant alors le côté sévère de ce dernier. A première vue, l’homme devait avoir les cheveux clairs, blond ou châtain clair à la limite ; quant à son regard, il était dur et semblait me scruter comme pour m’évaluer avant de passer à l’action.

Pendant un moment nous restions là, tous les deux à nous dévisager. Autant dire que cette scène était particulièrement ridicule par son inutilité flagrante.
Finalement mon adversaire, que j’appellerai Clyde pour l’occasion, décida enfin à m’adresser la parole, bien que ce ne soit en réalité que sa réponse à la pique que je lui avais lancé quelques instants auparavant.

Volontiers, laissez-moi néanmoins guider vos pas afin de rendre cette danse agréable à regarder.


Terminant alors à peine sa phrase, Clyde s’élança vers moi, enfin s’élancer est vite dis sachant qu’il n’y avait qu’au grand maximum trois mètres qui nous séparaient.
Il attaqua de front, cherchant le plus souvent à me frapper au niveau de la tête, surement pour en finir au plus vite et retourner à ses occupations. Etant bien plus imposant, ses coups étaient eux aussi plus puissant qu’un homme ayant ma carrure, je devais alors tenir ma lame du côté non tranchant de ma main libre afin de résister à ses assauts. Le regard de mon adversaire était meurtrier, impatient de voir mon sang salir sa lame brillante à la lueur lunaire et Clyde souriait, d’un sourire carnassier comme s’il était déjà en train de se voir victorieux de notre altercation.
J’étais peut-être désavantagé à ce moment précis, il est vrai, mais le fait de me retrouver dans une telle situation ne me déplaisait pas, je me mis alors à rire assez bruyamment, provoquant alors la surprise sur le visage de Clyde. J’en profitais alors pour réactiver mon Dzêta que j’avais interrompu afin de ne pas user pour rien mes ressources ; mon sabre se recouvra alors d’une lueur bleue se reflétant dans les yeux de mon adversaire, avant de le repousser.

Je pense qu’il est préférable que je reprenne les rênes.

C’était à mon tour d’attaquer, mais contrairement à Clyde, je variais mes angles d’attaque, prenant soin de ne pas reproduire trop souvent le même schéma afin de ne pas laisser mon ennemi deviner mes mouvements. Il parait plutôt bien mes attaques, bien que parfois, c’était tout juste si je ne le touchais pas. Grâce à mon Dzêta, je pouvais rivaliser à Clyde, nous étions à peu près au même niveau ce qui rendait une victoire difficile.
Je devais néanmoins me dépêcher, car bientôt j’allais devoir faire sans mon Dzêta, celui-ci arrivant au bout de sa course, si je voulais gagner c’était maintenant.
Alors que nous étions au corps à corps, je repoussai en espérant pour la dernière fois Clyde afin de me donner un instant pour souffler. Comme je le pensais, la lueur bleue qui était jusqu’à présent présente autour de ma lame, disparue, la laissant alors à nue. Repérant ce détail, mon adversaire se précipita alors sur moi à une vitesse que je ne pensais pas atteignable pour un tel gabarit. Alors qu’il me frôla le visage avec sa dague, Clyde se mis alors à gémir avant de lâcher son arme, un couteau de lancer planté dans son bras.
Tenant dans ma main droite mon sabre et de l’autre un second couteau, je lançai se dernier dans l’épaule de l’homme qui me dévisageait, visiblement énervé de mon comportement totalement déloyal mais pleinement assumé. Ce dernier ne pouvait donc plus bouger son bras, du moins sans provoquer chez lui une douleur atroce et un hurlement.
Je m’approchai alors lentement de Clyde, mon sabre à la main.

C’est donc toi le chevalier dont on m’a parlé …


Apparemment, le vouvoiement venait de s’envoler. De plus, on avait informé des gens de ma venue et surement de celle de ma camarade, ce qui expliquerai pourquoi mon « amie » avait été attaqué.

Qui t’as prévenu de notre venue ? Où est-il ?

Clyde souriait, tout en sachant que de toute façon il finirait sa course sur les toits.

Delgrad veut votre peau, surtout la tienne, cette fille n’est qu’un bonus. Il n’aime pas trop qu’on traine sur ses plates-bandes, surtout lorsqu’il s’agit de chevaliers.

Je posai ma lame sur le cou de l’homme qui était genou à terre, appuyant de plus en plus sur le cou de Clyde laissant s’échapper un petit filet de sang.

Je suis sûr qu’en ce moment même il vous surveille…


Ne lui laissant pas le luxe de finir sa phrase, je mettais alors fin à ses jours en enfonçant ma lame dans sa chair.
Je descendais alors de mon perchoir et partit à la recherche de ma camarade. Si nous étions, comme me l’avait signalé Clyde, surveillé par Delgrad, nous devions nous regrouper rapidement.

Au détour de conteneurs, je repérai la jeune demoiselle recroquevillée sur elle-même non loin de moi, restant dans l’ombre je me contentai juste de siffler afin de lui signaler ma présence.
Il valait mieux pour moi de ne pas être vu, surtout avec tout ce sang qui avait coulé sur mes vêtements.
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MessageSujet: Re: Les Courses de Kokobots [quête duo PV Diya]   Jeu 30 Juin - 1:28


Un léger sifflement parvint aux oreilles de la Cyborg qui tourna la tête dans la direction du son. Ouvrant les paupières lentement, comme blessée par le peu de lumière émanant des lieux, ses lentilles encore activée donnaient à ses yeux cette teinte purpurine, comme si un démon la possédait. Elles lui permirent d'identifier le Chevalier tapis dans l'ombre sans forcer. Ses vêtements étaient couverts d'un liquide épais, elle sentait presque la texture poisseuse et collante d'ici. Du sang, à n'en pas douter. Cela expliquait sans doute pourquoi les tirs avaient cessés. Encore une fois il n'avait pu effectuer sa tache proprement, mais cela n’étonnait guère la Qantik. Se redressant, elle lui fit signe de la rejoindre à l’intérieur du cabanon et y pénétra sans attendre. L'Elite était là où elle l'avait laissé, ligoté au pied du bureau, grognant et pestant contre le vide. Comme il ne pouvait savoir que Diya était entrée dans la pièce, celle ci demeura silencieuse, continuant d'observer ce beau visage que la colère déformait. Puis bientôt las, elle sortit de sa besace le pendentif en forme de lune qu'elle avait obtenu à Nemoto. Jusqu'ici, la demoiselle ne l'avait jamais utilisé mais cette fois, la fatigue ne lui permettait pas de continuer à user de son Sigma. Saisissant le fin maillage qui retenait le pendent, l'ex-Phytos lui imprima un mouvement de balancier jusqu'à ce que celui-ci se mette à briller d'un étrange lueur. Alors seulement elle relâcha le voile psychique qui empêchait l'homme de voir. Sa migraine s’était intensifiée, mais ce n’était pas le moment de flancher, elle en avait trop fait pour s'arrêter à présent. 

A peine l'homme avait il rouvert les yeux que ceux ci se fixèrent sur le collier, et l'effet de ce dernier ne tarda pas à se faire sentir. Ses deux lacs aux profondeurs inexplorées se vidèrent de leur éclats jusqu'à se figer sur la croissant de lune qui continuait son va et vient. Alors la jeune femme su qu'il était temps de lui tirer les vers du nez. Et comme il n'avait pas été fair-play précédemment, Diya ne ressentait aucune pitié à son égard. Tirant la chaise qui avait été balayé dans leur duel, puis la redressant pour s'y asseoir sans jamais rompre le balancement, la demoiselle posa ses coudes sur ses genoux et dressa une liste des questions à poser. Qui était il, qui l'employait, ou encore comment contacter ce fameux Mathieux Delgrad. Prenant une longue inspiration, la jeune femme choisit une voix linéaire avant de commencer l’interrogatoire :

" Si vous commenciez par décliner votre identité ?"

Après une seconde d'hésitation dû au réflexe plus qu'au réel désir de se rebiffer, l'Elite lâcha :

" Elias Longchamps, dirigeant d'une boutique de parfums de luxe d'Anathorey."

Souriant, la Qantik entrevit enfin un avancement, elle insista alors sur un autre point :

" Et la raison de votre présence ici ?"

Cette fois ci l’hésitation fut plus longue, marquée par un soupir d'agacement, mais la conclusion arriva tout de même :

" Mathieux Delgrad a apprit que vous enquêtiez sur ses petites affaires, il a tendance à ne pas apprécier qu'on y fourre son nez. Je devais vous éliminer si vous deveniez dérangeant et lui faire mon rapport."

Son rapport ? La demoiselle tilta et un éclair de génie traversa son regard. S'il devait le contacter c'est donc soit qu'il en avait le moyen par un quelconque gadget, soit qu'il savait ou le retrouver. Il fallait donc tenter d'obtenir cette information bien que le pendentif commence à perdre son effet. Doucereuse, la Qantik se pencha pour écarter une mèche des cheveux souple et la coincer derrière l'oreille de l'Elite avant de lui murmurer :

" Et comment comptais tu le contacter ?"

Avant de pouvoir obtenir la réponse, du grabuge et des éclats de voix lui parvinrent de l’extérieur. Alors qu'elle avait détourné le regard vers la sortie, un violent coup de pied la cueillit à l'estomac, lui coupant le souffle, et la Cyborg se retrouva prostré contre le mur, ses mains spirituelles s'étant déployées, prêtes à faire la sale besogne si nécessaire afin de protéger leur maîtresse. Elle avait apparemment sous estimée son adversaire et le prix à payer n'aurait tardé à lui tomber dessus. Il fallait se relever. Coûte que coûte.
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MessageSujet: Re: Les Courses de Kokobots [quête duo PV Diya]   

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Les Courses de Kokobots [quête duo PV Diya]

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