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Mon amour interdit [Défis Saint-Valentin 2016]

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bliss


RPG
Âge : 22 ans
Groupe: Elite
Inventaire: Une paire de gants blancs, plusieurs tenues élégantes, un nécessaire de coiffure.

MessageSujet: Mon amour interdit [Défis Saint-Valentin 2016]   Dim 14 Fév - 9:34

Je voulais le retrouver. Je ne savais pas qui il était, comment il avait fait, mais mon esprit n'était, dorénavant, rivé que sur son être. Bien que ma société m'ait obligée maintes et maintes fois de ne regarder que l'apparence lancinante de toutes les personnes que je pouvais croiser, je me refusais personnellement de ne m'arrêter qu'à cela. Peu importait les apparats. Nous étions assez. Assez pour me dire que mon âme sœur, le prince de ma vie et de mes nuits, puisse un jour se trouver en dehors des murs d'Anathorey. Que l'on m'inculque la dignité et le savoir, je saurai les utiliser pour avoir l'intelligence de chercher ailleurs que là où l'on braque mon regard. Voir le précieux dans le minerais non taillé qui se présenterait devant moi. M'écorcher à ses bords tranchants, me heurter à la rudesse de son coeur, outrepasser la carcasse de pierre pour atteindre la pulpe… Il me fallait cette vie pour me sentir entière.

La semelle de ma bottine s'accrocha sur le rebord d'un trottoir mal nivelé. Une entaille légère se dessina dans le cuir noir et soigné de ma chaussure. En vérifiant qu'elle soit toujours efficace, je regardai également que ce soit réparable. Le moment fut particulièrement bien choisi pour me voir accablé par deux hommes qui passaient par là « Une Elite... » « On n'a pas besoin de ça ici... » « Tss... » Les gens ne comprenaient pas ma différence. Personne n'arrivait à voir combien j'étais empathique envers eux. Je m'éreintais à le leur prouver, dès que je le pouvais, mais c'était fatiguant et blessant.
Mes pas me menèrent hasardeusement vers les docks dans un premier temps. Des grands hangars s'expulser un bruit fort et répétitif, mêlant métal, cris et rires.
Lui… Il m'avait dit, du bout des lèvres, qu'il vivait ici, qu'il travaillait là, mais je n'osais m'aventurer plus loin, chercher frénétiquement cet homme qui m'envahissait du matin au soir. J'avais beau restée positive, Nordkia m'était nocive. Le rejet était constant, et je ne savais que faire pour me faire entendre. Plusieurs fois dans la journée, plusieurs personnes me chahutèrent, cherchant à dévaloriser la personne que j'étais. Je me sentais si faible sans lui. Si rien, si vide, comment ai-je pu me passer de sa présence pendant autant de temps… ? Comment m'avait-il fait devenir… ?

Sans que je n'en comprenne la raison, je m'établis dans un hôtel assez cossu. Pourquoi m'obstinais-je ? Pourquoi refusais-je de rentrer chez moi ? Je ne savais pas quels étaient les endroits qu'il fréquentait, ni où il aimait passer son temps. Comment pouvais-je le deviner… ? Il m'avait dit si peu et à la fois tant…
Ouvrant la petite mallette brune que j'avais emmenée avec moi, je regardai mes vêtements parfaitement pliés à l'intérieur. Des habits beaucoup plus sombres, passe-partout, accompagnés de chaussures à talons assez haut. A nouveau, qu'espérais-je ?
Je caressais doucement le velours bleuté de ces magnifiques œuvres que l'on m'avait un jour offert, et je me résolu à les mettre. J'aurai aimé qu'il me voit avec, qu'il sombre pour moi alors que je me tenais si haut perché. Elles dévoilaient outrageusement mon pied, exposant la cambrure de celui-ci comme si c'était celle de mes reins dans l'instant du salut. Elles étaient obscènes pour moi et pourtant, tellement les portaient… Sans l'once d'une pudeur. Pouvais-je m'embarrasser d'elle dans un cadre si risqué ?

A quoi pensais-je alors ? Etais-je devenu folle ? Si je respectais les femmes, je n'appartenais pas à celles vendant leurs charmes. En colère contre moi, je voulu me déchausser quand on frappa à ma porte. Je n'étais pas prête ! Ayant ôté une partie de ma jupe, il ne restait que mes bas transparents, et le jupon qui me tombait au dessus des genoux. Mais les coups retentirent à nouveau « J'arrive ! » Ce devait être le service de chambre. J'avais l'habitude des domestiques et à Nordkia ou chez moi, ils étaient les mêmes.
Seulement, quand j'ouvris la porte, ce fut lui.
Oui, lui.
Je n'avais pas fini de poser mes yeux sur lui, que son parfum m'enivra. Lorsqu'enfin mon regard croisa le sien, bien plus haut que moi, je restai coite face à lui. Adosser au chambranle de la porte, il me sourit en me détaillant « Oh… Tu sortais… ? » J'allais défaillir. Je ne pouvais me résoudre à me dire que j'étais quasiment nue devant lui, à me dire que c'était véritablement lui, à me dire que j'étais paralysée et à me dire qu'il fallait que je bouge « Hey… Ca va… ? » Son timbre de voix me fit frissonner. J'adorai l'entendre, encore et encore. Il se redressa pour mieux me faire face et je me réveillai un peu malgré moi. Le visage chaud, rougit, je dis « Je… Bonjour je… Je suis désolée je… pensais que c'était le service de… chambre et je… » Mes mains lâchèrent la porte, essayant de cacher mes cuisses voilées du jupon. Bien que je dû tourner la tête pour plus de sureté, pour reprendre confiance en moi, je ne pouvais m'empêcher de le regarder à nouveau.
Ses yeux… Ses yeux étaient ceux d'un homme. D'un mâle regardant sa sulfureuse femme, juste devant lui. Il me dévorait du regard, sans que je ne puisse lutter ou réagir. C'était vain d'essayer de dissimuler les formes que j'avais, car l'atmosphère qui se créa entre nous se limitait à nos silences. Mon coeur tambourinait dans ma poitrine et j'osais espérer que le sien aussi. Il était si beau, si brut, si charmant.

Il fit un pas en avant, et sans que je ne puisse calculer quoi que ce soit, j'entrepris le pas en arrière. De cette façon, il entra dans ma chambre, fermant la porte derrière lui. Dès que l'on fut tous les deux, je lui dis, presque tremblante « Comment m'avez vous… Trouvé ? Je vous ai cherché toute la journée et... » « Tout se sait à Nordkia. Je connais beaucoup de monde… Putain, Bliss… » Il s'élança vers moi, étreignit immédiatement ma taille, avant de fondre sur mon cou « T'es tellement belle… J'peux pas croire que c'est moi qu'tu veux... » Sans qu'il ne le vit, un sourire se dessina sur mes lèvres. En réalité, je l'aimais tellement… J'étais si bien contre lui, que je ne pouvais douter « Une petite blonde de l'Elite, au visage d'ange et au corps d'une déesse, trainant du côté des hangars des Docks… Il ne m'a pas fallu deux minutes pour deviner qui ça pouvait être. » « Mais… Et la chambre ? » « Je connais le type de l'accueil, le portier, le type du service… Je connais tout le monde. Te retrouver a été un jeu d'enfant. » Ses lèvres sur ma peau me firent frissonner. J'étais une enfant à côté de lui. Je n'avais pas l'expérience qui l'avait forgé. Lorsqu'il posa sa main sur ma cuisse, remontant mon jupon, je me paralysai légèrement. Sans l'ombre d'un doute, il le sentit « Tu as peur ? » « Non… Je ne veux pas te décevoir... » A nouveau il se décala, un demi-sourire aux lèvres « Ca n'arrivera jamais… » Sa bouche capta la mienne, finissant de dévorer ce visage qu'il devait maintenant connaître par coeur.
Les reliefs de mon corps furent la bénédiction qu'il attendait patiemment depuis des mois. Il les dévala avec avidité, pétrissant ma peau blême pour s'en imprégner. Mes doigts osaient s'aventurer, découvrir le corps des hommes à travers celui-ci, premier en tout et pour tout. Le premier, et j'espérai le seul...

« Je ne savais pas que les Elites portaient ce genre de chaussures… » « Oh non elles… Elles sont spéciales... » « Tu les mets souvent ? » « Je les ai mise ce soir. Pour la première fois. » « Tu savais que j'allais venir... » Nos voix n'étaient que des chuchotements dans cette ambiance déjà alourdie par la chaleur de nos corps. Il était ma moitié, mon être complémentaire, celui avec qui je me sentais entière et sereine « Je l'espérais seulement... » Le lit grinça quand il bougea son corps. Sa chaleur envahit l'intérieur des draps, dans lesquels il nous enferma jusqu'au petit matin. Il me couvrit de baisers, entrecoupant notre sommeil pour profiter de chacun, sachant le temps si court et fuyant qu'il nous restait. Dans un demi-sommeil, j'articulai « Je… » « Hum… ? » « Je t'aime, Néo. »

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