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Vers la Cité mystérieuse (pv Zylphia Raynor )

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Petite pinocchio (Anya P.)


RPG
Âge : 22
Groupe: Docker
Inventaire: Du matériel à marionnettes, des fils et l'aiguille

MessageSujet: Vers la Cité mystérieuse (pv Zylphia Raynor )   Dim 21 Fév - 1:50

L’Histoire des rats étant enfin terminée, je quittais non sans soulagement les rues tortueuses des ghettos pour me diriger vers le nord des docks, où l’ambiance était bien plus chaleureuse.  Ça avait été une aventure surprenante, fabuleuse et monstrueuse. Je revoyais encore cette nuée d’yeux rouges sang détruisant tout sur son passage, leurs pattes grouillant de vermines à l’odeur pestilentielle, leur rapidité allant au-delà de la réalité…Beuh. Passer des jours et des nuits angoissantes en ne dormant que d’un seul œil, se mordre les ongles par peur de se faire croquer à son tour par ces sales bestioles…C’en  était trop pour moi. J’étais fatiguée, j’avais besoin de changer d’air, de respirer à l’air frais. D’ailleurs Tom ne l’avait que trop bien deviné, et je le vis extrêmement soulagé lorsque je le lui confirma. Je savais bien que cela le tourmentais que je reste trop longtemps içi. Après tout, il n’avait pas tort, l’euphorie d’avoir été débarrassé de l’invasion retombée, qui sait si l’un d’entre eux ne finirait pas par se rappeler mon visage et envisager que je ne fasse un parfait bouc émissaire ?  Mais moi, je n’arrivais plus à voir tout ça. J’étais encore dans mon petit nuage, heureuse d’avoir aidé des gens, d’être un peu accepté….alors je ne pouvais m’empêcher de parler et de serrer la main à quiconque interpellait
.
Tom, le regard à moitié caché par sa caquette, les joues rouges feu, faisait de drôles de cent pas autour d’une immense caisse à déchets, délimitant la frontière vers les docks. Ne pouvant plus tenir, il m’arracha à une vieille femme qui commençait à me faire la conversation sur les rats. S’excusant à peine, il m’empoigna fermement le bras pour m’entraîner vers le nord, sous les regards un peu interloqués de la vieille dame et des ouvriers. Il avait de la poigne ! Une vraie force de docker ! J’en étais étonnée moi-même, vu son physique assez frêle. Il me faisait même mal. Sentant le bleu venir, je finis par le stopper en lui saisissant  l’épaule. Croyant certainement que je voulais retourner en arrière, il résista et m’entraina encore plus vers l’avant. Mais lâchant un cri de couleur, le jeune homme se rendit compte de sa brutalité et confus, ouvrit brusquement sa main, et rougit, en signe de honte.

-Désolé, je ne voulais pas te faire mal…je suis un peu nerveux, tu comprends ? J’ai peur pour toi…si on était autre part, il en serait autrement mais…Les gens ici, avec toi…tu sais bien comment ils sont…Ils finiront par parler…et ceux de notre quartier te traqueront …

Il était tellment peiné de son attitude, que je lui rendis une petite pichenette en retour. J’étais trop dure, c’était très attentioné de sa part, il avait peur, c’est tout. M’ayant vu sourire, cela le rassura et je le suivis sans broncher jusqu’a une grande allée où se déroulait un véritable ballet de chariots et d’ouvriers musclés sifflotant, chantant des chansons un peu grasses pour se donner un rythme entraînant. J’aimais beaucoup les docks par ce côté-là ; du travail dur, peuplé d’hommes à l’allure coriace, mais finalement très joyeux et fêtards en fin de soirée. Tom m’emmena jusqu’à un chariot assez dense, dont je ne vis d’ailleurs au début que l’ombre. Le soleil levant perçait de ses rayons orangés mes pauvres yeux peinant à se réveiller, les faisant pleurer comme une fontaine. Une fois à la hauteur de la monture, la toile cachait l lumière, et je pus enfin voir le conducteur. C’était un vieil homme, la soixantaine,casquette d’ancien docker, ventre un peu bedonnant, la pipe à la main. Il avait les joues rouges, un sourire bienveillant, portant  un manteau taillé pour affronter les pires temps. Ses montures, des Kokobots, avaient l’air sains et plein d’énergie, le chariot rempli de sacs, idéal pour s’installer et piquer un somme. Tom avait trouvé la perle rare. Il ne voulut pas embêter plus le vieil homme, ni moi, et m’aida à monter au niveau des marchandises.

-Je te dis au revoir Anya, j’espère à bientôt, et dans de meilleures conditions... Tu verras, la prochaine fois, je serais musclé, taillé comme il faut, je vais être apprenti chez les mécaniciens ! J’ai déjà payé le voyage, tu n’as rien à faire, ni à me payer en retour. Je te souhaite bonne chance. Tiens, j’ai réussi à récupérer ça chez toi, j’espère que ça te plaira …

Tom m’adressa un signe de a min et courut en disparaissant vers le quartier des mécaniciens. Je regarda ce qu’il avait enveloppé dans son mouchoir : Une petite boite dorée et mécanique. Une boite à musique ! Mon père me l’avait fait rien que pour moi, mais je l’avais perdu…où avait-il eu ça ?

-Gentil garçon commenta le pépé en observant mon cadeau. Vous voulez aller où ?

-La Cité neutre.

-Raaahh…La réponse sembla l’ennuyer, même plus. Le voilà à se gratter la barbe, signe que çela ne lui plaisait pas du tout. Pas étonnant. Ce n’était pas une destination très commune. Surtout avec les batailles d'il y a quelques mois... Mais j’avais de bonnes raisons, quitte à ce qu’il me laisse dans le désert un peu avant cette « ville » C’est que js’ais pas où elle est exactement,moi ! vous croyez quoi ? Et puis, vous sortez d'où? Vous avez oublié la purge? Bon, on verra ça sur la route. Si ça vous ennuie pas, j’aimerais attendre que d’autres clients se pointent…Mon chariot est grand, j’aimerais autant que ce soit un peu rentable pour un si long voyage…

Je haussais les épaules, car étant en sécurité, rien ne pressait. Je me réfugiais sur les sacs en attendant. Et puis, même si il avait l’air bien sympathique, ça me gênait un peu de rester seule avec lui, puisqu’il le proposait,  je préférais avoir un peu de compagnie…

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MessageSujet: Re: Vers la Cité mystérieuse (pv Zylphia Raynor )   Dim 21 Fév - 14:23

Pendant longtemps, j’ai pensé que traverser un désert, c’était passer d’un monde à un autre. En faisant mes adieux aux laboratoires, j’imaginais aussi faire mes adieux aux cadavres métalliques qui jonchaient aux pieds des immenses bâtiments, de sorte à tracer un semblant de rue. Ils servaient de bordure au chemin principal. Ça m’a un peu pincé l’horloge, de les voir, tous ceux-là, des expériences ratées et irrattrapables, à peine recyclables. Ça aurait pu être moi. Mais au moment où je partais, je savais qu’ils appartenaient au passé, et moi je devais aller de l’avant.

J’ai traversé le désert, seule, accompagnée du Temps uniquement. La présence réelle d’un autre être m’a énormément manqué. Tout au long de cette épopée, je n’ai eu qu’une hâte : rencontrer tous les autres Qantiks, découvrir un peu de ce monde nouveau dans lequel je venais de naître. Etre un peu moins seule. Marcher seule m’a laissé le temps de penser à ce que j’allais faire, une fois à la Cité Neutre. Je ne voulais pas trouver un travail, mais juste savoir quel genre de personnes j’allais rencontrer. Pourtant, ma tête était vide, et je n’arrivais ni à imaginer mon avenir, ni le monde dans lequel j’allais atterrir. Mais je marchais, pleine d’espoir.

Comme on naît naïf ! Le spectacle funeste auquel j’ai eu droit à mon arrivée à la Cité Neutre mettait en scène le même genre de corps de fer qu’aux laboratoires. Je ne sais pas lequel des deux tableaux étaient le pire. Là-bas, de l’autre côté du désert, tout semblait immobile et mort, et maintenant, on m’offre à voir un ballet d’êtres vides de tout. Ils ont beau s’agiter de partout, j’ai l’impression d’être dans une ville de morts-vivants. C’est peut-être ce que nous sommes, les Qantiks. Et j’en suis peut-être l’exemple. L’Erudit m’a fourni une nouvelle vie, alors que je touchais tout juste la mort. Il est possible que j’aie gardé un peu de cette mort, sans le vouloir.

Non, je m’avance trop vite. Je viens de naître, qu’est-ce que je sais des Qantiks ? Je suis venue ici pour tout découvrir moi-même, justement. Je me fonds dans la foule pour me rendre compte que je n’ai rien d’unique. Je suis si banale parmi tous ces Qantiks que je m’en demande presque lequel d’eux je suis. Je me joins à eux dans la valse sordide que je leur trouvais tout à l’heure, mais ce n’est pas déplaisant. Je suis moins seule, physiquement en tout cas, et ça me rassure un peu.

Le bémol, c’est que je me sens épuisée, d’avoir marché des jours et des jours en plein désert. Mais mon horloge n’indique ni l’heure ni le besoin de dormir. Mon corps tient comme si tout allait bien, mais je me demande si ma tête tiendra le rythme. Je regarde mon reflet dans la vitre d’une boutique. J’ai vraiment l’air d’une petite fille en pleine forme. La seule chose qui me différencie d’une Ünik, c’est ce rectangle qui dépasse de ma poitrine, caché sous mon manteau. Sans cesse, il chante son petit tic-tac qui me rappelle toujours à quel point je suis indécise. J’ai accepté de devenir une nouvelle Zylphia, mais mon corps d’Ünik me manque terriblement.
Aujourd’hui, aidée par la présence de tous ces Qantiks, je suis plutôt d’humeur à être une nouvelle Zylphia.
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Petite pinocchio (Anya P.)


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MessageSujet: Re: Vers la Cité mystérieuse (pv Zylphia Raynor )   Jeu 5 Mai - 18:48

Le vieux grognon  n’eût pas à patienter très longtemps. Une femme aux cheveux rouges vif s’amena vers lui d’un air assuré, cigarette à la bouche et sac sur l’épaule, en lui demandant exactement la même requête. Sauf qu’il répéta ignorer l’emplacement de la cité neutre. « Alors je vous guiderai » répliqua-elle d’une voix ferme. Puis  elle somma un départ immédiat sans d’autre passager qu’elle, avant de tendre une bourse. Cela ne suffit visiblement pas au conducteur, qui s’énervait sur le fait que cette cité était loin , et qu’il fallait bien qu’il rentabilise son voyage . Mais la femme refusait d’attendre plus. N’arrivant pas à le convaincre, elle lui tendit une bourse bien plus grosse , que le conducteur se précipita d’ouvrir. Ce devait être une sacrée somme, car il se détendit soudainement e affichant un visage rose. Il fit les dernières vérifications et l’invita à s’installer dans le chariot « Par contre, je vous préviens, cette jeune fille était là avant vous, vous voyagerez avec elle, c’est ça ou rien ! » La femme me toisa de haut en bas, avant de finir par accepter de s’asseoir. Le vieux bedonnant poussa un cri pour lancer ses chevaux, et le chariot s’élança vers la sortie de Nordkia.  

Après un temps qui me parut très long, je sortis enfin de ma cachette. Le ciel était d’un bleu uni, et la chaleur des rayons brûlait ma peau si pâle. Craignant de m’exposer top longtemps, je reculais jusqu’à tomber sur un coin d’ombre, où la zone brûlante n’avait pas réussi à s’étendre grâce à la protection du chariot. Celui-ci fut pris d’une secousse qui m’entraîna malgré moi vers l’arrière, me cognant à quelqu’un. Horriblement gênée, je me retournas pour m’excuser. C’était celle qui était montée plus tôt. La femme rouge. Elle grommela, et recula avant de se remettre en position allongé sur un sac moelleux. Ne voulant pas m’attirer d’ennuis, je me tassa loin d’elle, mais l’espace d’ombre étant restreint, nous restions assez proches. Tant pis, elle dormait.

Je l’observais silencieusement, n’ayant rien à faire, le voyage étant sûrement encore long. J’avais dû mal  voir lorsqu’elle était monté à Nordkia. J’étais persuadée que ses cheveux étaient courts, rouges et en carré, et qu’elle avait au moins une trentaine d’années. Au contraire, celle que je voyais là avait de longs cheveux blonds descendant sur son dos, un visage rond et juvénile, juste un petit rouge à lèvres, un pantalon à poches et une chemise laissant les épaules découvertes. On aurait dit une jeune adolescente…quinze ans ? Dix-sept ans ? En quoi pouvait-elle me faire peur ? Une nouvelle secousse plus violente me fit tomber , tandis qu’elle se cogna la tête contre la paroi en bois. Furieuse, la jeune blonde cogna le bois de rage et essaya de se rendormir. En vain. Sans doute le choc avait été fort, elle se frotta la tête et finalement sembla abandonner l’idée de dormir et s’installa en position assise. Cette femme , Cette fille me déconcertait. Comment était-elle passé de rouge à blonde ? De femme à adolescente ? C’était la fatigue, ce ne devait pas être possible…

La jeune blonde en question dut sentir mon regard, et me grommela que c’était malpoli de ma part, avant de me tourner le dos, gênée, alors que c’est moi qui devait l’être. Quel drôle de comportement...  Ne sachant pas comment m’occuper, je me mis à perfectionner mes poupées de chiffon. Des éléments dans la secousse étaient tombés, m’offrant des matériaux à leur fourrer pour qu’elles soient plus solides. Je n’avais pas encore d’âmes, les dernières ayant été détruites, dans l’affaire des rats. Le temps passa ainsi plus vite, si bien que je ne le vis pas filer. Une nouvelle secousse cette fois ci fit arrêter le chariot, et le conducteur ouvrit la porte en toile de derrière

-Descendez, je suis allé au maximum que je pouvais, Je  suis navré, mais débrouillez- vous seules désormais, ce n’est plus de mon ressort ! Vous n’aviez pas dit plus tôt que vous connaissiez la route ? Vous n’aurez qu’a guider cette jeune fille.

La blonde eut beau contester, elle fut balayée à terre par le moustachu. Quelle force ! Ne voulant pas avoir le même sort, je me précipitai hors du chariot, pour atterrir sur du sable chaud. Le chariot partit en sens inverse, et le vieil homme qui paraissait plus tôt colérique affichait un visage un peu coupable.

-Je suis désolé, sincèrement, mais comprenez-moi, je tiens à ma vie ! Je vous souhaite bonne chance !

Le chariot parti, elle et moi seules, je commençai à paniquer. La communication n’était pas mon fort, et voilà que j’ignorais totalement où aller. Aucun livre ni carte ne renseignait où tait cette cité mystérieuse, et il n’y avait autour de moi que des dunes de sable sans autre horizon que le coucher de soleil. La blonde qui pestait, bien qu’elle eut l’air embêté, se releva bien vite, se dirigeant droit devant, comme si effectivement elle savait son chemin. Ne sachant pas quoi faire d’autre, je la suivais, silencieuse et craintive, malgré qu’elle soit moins âgé que moi

-Suis-moi si tu le veux, je n’en ai rien à faire, mais une fois arrivé à la cité, tu seras seule, ne compte pas sur moi pour t’aider !

Quel glaçon ! Mais je n’avais pas le choix, je verrai après. Tout le monde semblait craindre cette cité dont j’ignorais tout. Pourquoi ? Je savais juste que ma position d’unik allait devenir un problème. Mais je n’avais nulle part d’autre où aller, alors advienne que pourra...

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