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Un air purifié [PV Diya]

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MessageSujet: Un air purifié [PV Diya]   Mer 13 Avr - 16:38


    Le chemin entre la cité Uniks et la Sylva s’avéra aussi difficile que l’avait prédit Diya. Le voyage en aéronef était, à côté des longues heures de marches dans le désert qui entourait les laboratoires, une charmante promenade que le corps de Radja préférait mille fois plus que les ardents soleils de ce monde. Les rayons solaires lui brulait la peau et les yeux, si bien que même la capuche baisser elle eut du mal à supporter la chaleur à laquelle n’était pas habituer. Ses chevilles la firent souffrir, contrairement à sa partenaire aux cheveux verts elle n’était pas partie de Nordkia correctement vêtue pour un aussi long voyage et l’ancienne duchesse regretta bien vite ses jolies bottes à talons.

    Radja demanda plusieurs fois à Diya de faire une pause, malgré son Dzeta qui la soignait perpétuellement le trajet vers la Sylva était beaucoup ardue que prévu pour la blanche qui se demanda dans quel état elle allait arriver au Dernier Paradis. Elle essaya même, du bout des pieds, de tâter le sable du désert et l’idée de faire le reste du chemin pieds nues l’effleura doucement, mais devant le tourment que provoqua la brûlure sur la plante de ses petits pieds fins elle se ravisa et repris avec regret le chemin de la forêt en chaussures à talons.

    Elle s’appuya sur le Kokobot blanc de la Quantik, le souffle court, quand les premières ombres des arbres se firent voir à l’horizon. Un large sourire pris possession de son visage sans qu’elle ne put y posséder quelques formes de résistance. Elle tourna la tête vers Diya, comme pour s’assurer que cela n’était pas un rêve, regretta un instant d’avoir la gorge aussi sèche que même respirer lui était douloureux et d’avoir fait preuve d’autant de faiblesse jusqu’à présent. La blanche désirait tellement repartir sur de nouvelle base en suivant la jeune femme, l’aider à faire de son auberge un endroit merveilleux où tous les Ohms sans distinction de race pourraient venir se réfugier, elle n’avait été qu’un fardeau durant tout le voyage. Soit atteinte par le mal des transports dans l’aéronef qui les avaient plongé dans un silence gênant, soit aussi souffrante qu’un martyr pendant leurs traverser du désert. Radja fit un petit geste de tête en direction de sa compagne de voyage pour la remercier muettement de sa patience et ce qu’elle avait fait pour elle jusqu’à présent et commença à s’enfoncer doucement dans la Sylva.

    Radja n’avait jamais vu de vrai forêt avant ce jour, les végétaux qui entourait les cités Uniks était très souvent cultivés et les forêts n’échappaient pas à la règle, elles étaient d’ailleurs très largement composer du même types d’arbres. Hors, dans la Sylva, tout semblait nouveau aux yeux de l’ancienne duchesse qui ne reconnaissait pas un quart des plantes qui l’entourait, admirait l’étrangeté des feuilles aussi larges qu’un Kokobot et l’émerveillait en silence des milliers de couleurs que les fleurs déposaient un peu partout dans la grande étendu verte. L’air lui-même était différent, il était plus doux et léger que celui du désert et semblait infiniment plus pur que celui de Nordkia. Radja pris une grande pouffé d’oxygène en plein milieu d’une clairière et tendit l’oreille vers les sifflements des oiseaux percher dans la canopée.

    La blanche fit signe à Diya qu’elle désirait faire une dernière pause avant d’arriver au Dernier Paradis et, une fois que les jeunes femmes eurent décidé du temps de cette pause, elle s’assit contre les racines d’un épais tronc d’arbre en rabaissant sa capuche.

    - Je suppose que nous somme bientôt arriver ? – Elle soupira. – Je dois t’avouer que je suis soulager, l’air est beaucoup plus supportable ici que dans le désert.

    Elle-même retrouvait doucement des couleurs depuis qu’elle inhalait l’air de la forêt. Fouillant dans son sac, elle dira une gourde d’eau presque vide dont la lanière, qui s’était accroché à un autre objet dans sa sacoche, entraina avec elle un gros cadre en bois que Radja n’avait pas remarqué jusqu’alors. L’ancienne duchesse devinait sans mal qu’il avait été ajouté consciencieusement par Eachna, sa tante, et songea qu’il devait s’agir d’une photo de famille pour ne pas qu’elle les oublies. Cependant, elle fut étonné de constaté qu’aucune de ses tantes n’étaient présente sur le tableau. Il s’agissait en effet d’un portrait de famille, mais il comportait uniquement ses parents, sa sœur et elle-même. Caressant le cadre du bout des doigts, Radja reconnu le tableau qui était accrocher dans le couloir qui menait à sa chambre.

    Elle contempla le tableau un petit moment et, quand elle remarqua que Diya et Luminéa devait certainement l’attendre, elle se mit à rougir en constatent qu’elle c’était perdu dans la contemplation de son image passé.

    - Excuse-moi, l’une de mes tantes m’a préparé ce second sac pour le voyage et je ne m’attendais pas à ce qu’elle me mette ce petit présent à l’intérieur.

    Elle se pinça les lèvres, elle avait envie de lui montrer le tableau qui l’avait longtemps fait culpabilisé sur ce qu’elle était devenue, mais les convenances qu’elle avait jadis apprit la retenait. Après tout, la famille était une partie de sa vie privé qu’elle ne devait pas montrez à n’importe qui. Bien que Diya n’était plus une inconnue, au vu des jours qu’elles avaient déjà passé ensemble à voyager, Radja ne se voyait pas lui tendre la photo avec aussi peu de retenue.
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MessageSujet: Re: Un air purifié [PV Diya]   Mer 20 Avr - 22:00


Gagner les docks où patientaient divers engins avait été l'étape la plus facile de leur voyage. Le temps était suffisamment clair pour que l’Aéronef puisse circuler à plein régime et elles avaient atteint les laboratoires sans encombres. Enfin, cela était vite dit, Radja avait été malade tout le long du vol, ne leur laissant pas l'occasion de discuter. Diya avait bien tenté de lui donner des conseils, prendre de grandes inspirations, regarder le lointain, mais rien n'y avait fait. Une fois dans le Sidhe, la chaleur les avait écrasé à l'ex Duchesse dont les bottines n’étaient pas adaptées à la marche avait souffert des conditions météorologiques pesantes et du long trajet à travers l'océan aride. Après plusieurs pauses plus ou moins longues à l'ombre de formations rocheuses, alors que la luminosité baissait doucement, elles entrevirent enfin la lisière de la Sylva. La coupure était nette, l'ocre laissant place à un émeraude tantôt lumineux, tantôt plus sombre, rappelant la chevelure de la Qantik. L'idée de rentrer chez elle et de revoir les autres fit sourire la demoiselle presque autant que son invitée qui semblait ravie de gagner le couvert de la végétation. L'ancienne Duchesse happait le paysage des yeux, dévorant le moindre détails et la jeune femme lui laissa le temps de découvrir ce nouvel univers tandis qu'elles progressaient sur les derniers mètres de sable. 

Une fois l'orée passé, les deux voyageuses firent halte dans une clairière. Un couple de mésanges jouait dans les branches basses d'un noisetier, tout proche d'elles, sifflant à tue-tête, tandis que d'autres, masquée par la voûte verdoyante, restaient invisibles. Diya vit Radja prendre une grande inspiration. La Sylva possédait une air d'une pureté infinie, les innombrables végétaux veillaient à le filtrer chaque jour, comme un poumon géant qui craindrait que l'esprit de Mère Nature ne se meurt sans ce travail régulier. La docker avait demandé une dernière pause et la Cyborg la lui accorda sans broncher. Après tout son épuisement étant flagrant et la pousser d'avantage ne lui serait pas bénéfique, au contraire. Après s'être assise la demoiselle aux cheveux immaculés lui demanda si leur trajet s'achevait bientôt et lui confia son soulagement quand à la qualité de l'air, la comparant à celui, suffoquant, du Sidhe. La Qantik lui accorda un sourire avant de répondre :

" Encore quelques heures et nous seront arrivées à bon port, ne t'inquiètes pas."

S'approchant de Luminéa, l'ex Hybrid tira une gourde d'une des sacoches de voyage et en but une grande goulée avant de reporter son attention sur son invitée. Celle ci était penchée sur un cadre dont le contenue lui évoquait un fort sentiment. Diya vit la main de la jeune femme caresser la photo du bout des doigts, comme par peur de la briser. Puis Radja du percevoir qu'elle l'observait car elle releva la tête et ses joues s’empourprèrent. S'excusant, la Docker lui apprit que ce sac avait été préparé par une de ses tante et que son contenu lui était resté inconnu jusqu'à ce qu'elle découvre le cadeau laissé par cette dernière. Cette trouvaille sonna la fin de la pause et les deux femmes reprirent leur trajet. Alors qu'elles abordaient une pinède, le volatile se montra nerveux à de multiples reprises, renâclant à avancer sous les ordres de sa maîtresse. Les soleils s'étaient couchés depuis bien longtemps à présent et les prédateurs étaient sortis en quête de proies à se mettre sous la dents, ce n’était plus le moment de traîner. Diya pressa le pas, il ne devait rester qu'une petite demi-heure de marche alors elle insista sur le harnais du Kokobot tout en masquant son inquiétude à Radja. 

L'immense bâtiment apparut enfin, illuminé par des lampions colorés disposés dans les cerisiers centenaires alentours. Le gargouillement de l'eau et les lucioles fleurant ici et là rendait le cadre presque féerique. Malgré la faible luminosité, Diya parvenait à entrevoir les parterres de fleurs qu'entretenait Merybel avec le plus grand soin ainsi que la pancarte de bois annonçant fièrement "Bienvenue au Dernier Paradis" en lettres dorées. Une délicieuse odeur de potages flottait dans l'air et l'estomac de la jeune femme se mit à grogner. Explosant de rire, elle lança à Radja :

" Je crois qu'il était temps que nous arrivions. Bienvenue au Dernier Paradis."

Sa phrase à peine finie, la porte s'ouvrit en grand, illuminant l'allée dessinée par quelques pavés aux formes arrondies et une silhouette menue se précipita vers la Cyborg avant de lui sauter dans les bras en criant son nom. La petite Lilith la serra à l'étouffer et la Qantik dut la repousser doucement avant de se tourner vers la Docker :

" Radja je te présente Lilith, une orpheline que nous avons accueillie après l'avoir sauvée des mains de méchants scientifiques. Lilith, Radja va rester quelque temps à la maison, ne l'embêtes pas trop, d'accord ?"

La fillette acquiesça, salua la nouvelle venue et prévint sa tutrice qu'elle allait avertir les autres avant de disparaître, laissant l'entrée principale ouverte. Diya se tourna vers son invitée et ajouta, amusée :

"Tu verras, ça ne manque jamais d'animation ici. Je vais desceller Luminéa, j'en ai pour quelques minutes. Tu n'a qu'à entrer, tu trouveras un escalier au fond du couloir, la chambre Jonquille doit être libre, le nom de la chambre est indiqué sur sa porte. Il y a une salle de bain au même étage, prends le temps de te débarrasser et débarbouiller si tu en as besoin."

La Cyborg s'éloigna en dirigeant sa monture avec douceur, le voyage avait été long pour elle aussi, un bon bouchonnage et de la paille fraîche lui ferait le plus grand bien.
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MessageSujet: Re: Un air purifié [PV Diya]   Mer 11 Mai - 15:09



    Même si Radja avait envie de s’ouvrir à Diya, qui se révélait être celle avec laquelle sa relation était la moins chaotique et mystérieuse, elle se sentie cependant soulager qu’elle ne demanda pas à voir la photo de famille qu’elle tenait entre les mains. La cyborg désirant rapidement reprendre la route, Radja s’empressa de ranger le cadre et bu une petite gorgé d’eau avant de suivre la jeune femme de près. La nuit tomba plus rapidement que ne l’avait pensé l’ancienne duchesse, mais trop préoccuper à savoir où elle mettait les pieds, craignant que ses petites bottines à talons finisse par se prendre dans une racine ou encore se tache de boue, elle ne remarqua même pas que Diya avait accéléré le pas.

    Quand elle releva la tête, la nuque et le dos douloureux, elle embrassa du regard l’allée de l’auberge que lui avait tant parlée sa partenaire de voyage. La blanche resta un moment immobile à admiré ce qui l’entourait, elle admirait ce paysage que la nuit et les lumières atténuées rendaient féerique, bien que tout se dessinait comme elle l’avait imaginé. La forêt était quelques choses de secrets et de lointain que beaucoup d’Uniks décrivait tour à tour comme monstrueuse et merveilleuse. Sa mère lui avait longuement conté des histoires narrant une forêt remplie de fées bienveillante et de feux-follets qui éclairaient les chemins des âmes égarés. C’est comme ça que Radja préférait voir les forêts, c’était bercer de faible lumière qu’elle arrivait à apprécier les grands jardins d’Anathorey, bien loin des ténèbres qui s’étendait bien loin sous leurs pieds.

    Plonger dans la contemplation du lieu qu’elle avait tant rêvé, Radja ne remarqua qu’après quelques minutes que Diya avait avancé la laissant sur le seuil du charmant jardin qui entourait l’immense demeure. La blanche se hâta de la rattraper en réalisant de vifs petits pas, insistant sur ses chevilles éreintées après cette longue marche en talon dans le désert. Le délicat fumée d’un plat cuisiné vins chatouillé les papilles des deux jeunes femmes et, affamé après cette longue traversé, leurs ventres se mirent à gronder de concert. Radja joignit timidement son rire à l’éclat de Diya et elles s’avancèrent ensemble le long de l’allée le sourire aux lèvres quand une ombre bondit hors de la maison pour atterrir dans les bras de Diya. La lumière émanant de la demeure éblouie Radja, qui porta sa main à son visage pour protéger ses yeux du rayonnement intense.

    L’ombre se révéla être une enfant visiblement très heureuse de retrouver Diya, après l’avoir serré fort dans ses bras la petite fille tourna vers l’ancienne duchesse un regard curieux.

    - Radja je te présente Lilith, une orpheline que nous avons accueillie après l'avoir sauvée des mains de méchants scientifiques. Lilith, Radja va rester quelque temps à la maison, ne l'embêtes pas trop, d'accord ?

    La petite brunette hocha la tête et s’en alla prévenir toute la maisonnette du retour de la jeune femme, bien que cela sembler amusé sa camarade de voyage, Radja, elle, ne se réjouit guère de cette entré en matière. Après tout, elle savait que Merybel serait présente et elle doutait que cette dernière soit heureuse de la voir. C’était bien la seule personne, son frère mis à part, qu’elle n’avait pas envie de revoir, après tout elle avait accepté de suivre Diya pour s’offrir une nouvelle vie loin des ombres inquiétantes et du brouillard épais de Nordkia.

    - Tu verras, ça ne manque jamais d'animation ici. Je vais desceller Luminéa, j'en ai pour quelques minutes. Tu n'a qu'à entrer, tu trouveras un escalier au fond du couloir, la chambre Jonquille doit être libre, le nom de la chambre est indiqué sur sa porte. Il y a une salle de bain au même étage, prends le temps de te débarrasser et débarbouiller si tu en as besoin.
    - Merci beaucoup – lui répondit la docker en hochant la tête. – Attend, je vais récupérer mon sac avant que tu ne rejoignes les écuries, ce n’est plus à toi de le porté désormais.

    Apprendre à vivre avec ses mégères qui lui servaient de tante n’avais pas eu que ses mauvais côté, Radja avait réappris à faire des choses par elle-même. Sa sacoche bien remplie provoquait de nombreux engourdissement dans ses maigres épaules, mais elle avait depuis longtemps compris qu’elle n’était plus en droit de réclamé la servitude de qui que ce soit. Et puis, elle n’avait pas envie que cette femme devienne un jour sa servante, elle avait toujours maintenue une grande distance professionnelle entre sa personne et ses sbires. Elle ne leur portait pas d’affection, elle les empoissonnait si ils devenaient trop encombrant, les soumettait au moindre de ses caprices et les obligeait à redoubler d’efforts si jamais il se plaignait. L’ancienne duchesse appréciait bien trop Diya, malgré qu’elle ne lui démontre pas de marque d’affection particulière, pour la laisser porter ses affaires comme une simple suivante.

    Son sac à bout de bras, Radja se dirigea vers l’auberge le cœur battant tandis que Diya, elle, s’éloignait dans un coin sombre du jardin. La blanche s’humecta les lèvres et s’engageant timidement dans la grande bâtisse. Elle croisa quelques personnes qu’elle salua d’un hochement de tête, ses derniers lui rendirent le salue en souriant et en lui souhaitant la bienvenue.

    L’accueil de l’auberge était spacieux et, étonnamment, très lumineuse malgré qu’elle soit implantée dans la forêt. Radja avait toujours imaginé les Hybrids s’éclairé à la bougie, car ils ne possédaient pas toutes les technologies auquel elle était habitude, mais cette nouvelle terre ne cessait de la surprendre. Le lieu semblait immense et la blanche craignait de se perdre rapidement, alors, en voyant passé Lilith près d’elle, elle l’alpagua faiblement si bien que ce fut un miracle que l’enfant épris d’un enthousiasme si fort l’eut entendu, et lui demanda :

    - Lilith, peut-il me montré la chambre « Jonquille » s’il te plait. Diya m’a dit que je pouvais l’utiliser, mais je ne sais pas où elle se trouve.

    Surement aurait-elle pu se fié uniquement aux indications de la verte, mais si Radja faisait des efforts pour s’intégré dans cette nouvelle demeure elle emportait avec elle de nombreux défauts de sa vie passé. Elle ne supportait pas perdre son temps et, associé aux multiples douleurs de son corps, rendait la quête très peu appréciable. Ainsi, plus elle se facilitait la tâche, mieux elle appréhendait les retrouvailles avec Merybel et son frère lors du diner. Fort heureusement, la gamine hocha la tête et la mena rapidement vers la porte en bois décoré d’une petite pancarte agrémenté de jonquille. Elle remercia la petite brunette qui s’en alla reprendre ses occupations en courant à toutes jambes le long des couloirs.

    Radja passa la porte de la chambre qui lui était attribuer, la referma derrière elle après avoir ouvert la lumière et se permis de poussé un long soupire. Le voyage avait été long, ses nerfs et son corps mis à dure épreuve et elle savait que tout cela ne faisait que commencer. La chambre n’était pas trop grande, ni trop petite, une large fenêtre laissait entré le peu de lumière que laissait filtré la canopée et le mobilier était taillé dans un bois de bonne qualité sans pour autant être des plus luxueux. L’ancienne duchesse s’empressa de déposé ses sacs sur le grand lit double qui était accoler au mur de gauche et s’approcha de la fenêtre pour découvrir la vue qu’elle aurait une fois le jour levé. Elle ne vit pas grand-chose, si ce n’était un jeune cerisier en fleur sur lequel des lampions coloré étaient accroché, devinant un petit chemin de pierres et, de l’autre côté des barrières situer à quelques mètres de l’auberge se trouvait une clairière dont elle ne put voir les détails.

    Jetant sa cape à capuche sur le fauteuil, Radja alla fouillé dans ses sacs à la recherche d’une nouvelle tenue pour la soirée et d’une nouvelle paires de choses qui se ne serait pas aussi pleine de poussière que la tenue qu’elle portait actuellement et, une fois qu’elle eut rassembler ses affaires de toilettes elle sortit discrètement. Par chance, elle trouva la salle de bain rapidement, mais le fait d’être surprise à s’y rendre avec ses affaires dans les bras était affreusement gênant pour la blanche qui n’avait jamais utilisé de salle de bain commune de sa vie. Après cette débarbouillé et changer pour se vêtir d’une simple longue jupe brune et d’une chemise blanche , Radja retourna déposer ses affaires dans sa chambre sur la pointe des pieds avant de descendre les escaliers en suivant la douce odeur du potage qui la guiderait surement à la cuisine où elle espérait rejoindre Diya. Arriver à l’encadrement de la porte qu’elle estima être la cuisine, la blanche donna des petits coups sur sa jupe pour la lissé et passa calmement le seuil de la pièce après avoir inspiré profondément au préalable.

    - Diya ?
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MessageSujet: Re: Un air purifié [PV Diya]   Sam 14 Mai - 17:52


Après avoir remercié la Cyborg et récupéré son sac, Radja avait gagné le rectangle lumineux donnant accès à l’intérieur de l'auberge. La jeune femme remua ses épaules las de cette longue journée et tira délicatement la bride Luminéa. Une fois qu'elle l'eut débarrassé de son équipement et bouchonné tendrement avec une brosse douce, elle lui offrit une pomme et une botte de paille fraîche avant de se diriger à son tour vers la grande bâtisse. L'odeur appétissante flottait toujours dans l'air et à peine avait elle pénétré le hall que Mery' vint la saluer et la pria d'aller rapidement prendre un bon bain chaud, qu'elle avait au préalable fait couler. La jeune femme était si prévenante, cela fit sourire Diya qui la remercia avant de se diriger vers la salle de bain du rez-de-chaussée. Les effluves de lavandes lui firent tourner la tête à peine entrée dans la petite pièce au carrelage blanc et elle se dévêtit rapidement pour plonger dans le liquide délicieusement chaud. La Qantik resta ainsi presque vingt minutes à se prélasser avant de se laver et de quitter la baignoire après en avoir enlevé le petit bouchon. Tandis que le contenu odorant de cette dernière se visait, la demoiselle se frictionna avec une serviette immaculée portant le nom de l'auberge et se vêtit de la robe corset vanille que son amie lui avait préparée. Elle la connaissait si bien à présent qu'elle était capable de choisir la tenue qui lui plairait le plus pour telle ou telle occasion. Cela avait toujours étonné Diya qui lui était reconnaissante pour toutes ces petites attentions. 

C'est propres et de bonne humeur que la maîtresse des lieux gagna les grands escaliers de bois pour rejoindre le deuxième étage du Dernier Paradis. En passant devant le salon dont la porte était ouverte, Diya fit signe à un couple âgé qui discutait autour de quelques romans. Les Forless venaient régulièrement passer une semaine dans l'auberge qui avait vu naître leur amour et faisait presque intégralement partie des murs tant les nouveaux propriétaires s’étaient habitués à leur présence. Continuant son chemin en suivant le tapis fin orné d'arabesques fleuries, la Cyborg parvint à la double portes menant au réfectoire, elle les dépassa pour gagner celle qui, un peu plus loin, permettait d’accéder aux cuisines et la poussa délicatement. S'arrêtant sur le pas de la porte, la jeune femme observa la convivialité qui régnait dans la cuisine sans entrer. Kansy remuait un potage aux effluves alléchantes, Merybel découpait des légumes croquants en petits dés, Mathias astiquait les verre et Lilith courrait au milieu de ce petit monde avec les couverts en mains, sans regarder où elle allait. La fillette manqua de peu de rentrer dans Diya et celle ci explosa de rire, attirant l'attention de tout ce petit monde. Chacun à leur façon ils lui souhaitèrent un bon retour à la maison, et même Mathias, d'habitude si renfermé, lui un demi-sourire. Mais contre toute attente ce fut Merybel qui lança une pique bien aiguisée à la demoiselle :

" Au fait, tu aurais quand même pu nous prévenir avant de ramener Radja ici."

Étonnée, la Cyborg haussa un sourcil avant de demander de plus ample explications sur sa réaction. Merybel haussa les épaules, leva les yeux au ciel, ce que Diya ne l'avait jamais vu faire jusque là, et ajouta plus posément :

" On s'est jamais vraiment entendu avec elle mon frère et moi. C’était une fille à maman tout ce qu'il y a de plus agaçant, une vrai pleurnicheuse et par dessus tout une menteuse. Je ne suis pas certaine de pouvoir ne serait ce que feindre d'être heureuse de la revoir."

Comme elle s’était tout de suite entendue avec la jeune Elite, la Qantik n'avait jamais eut à faire à son caractère bien trempé, mais elle se rendait compte qu'avoir négligé ce point risquait de peser sur l'ambiance. Prenant les devants, Diya déclara sans ciller :

" Pourquoi ne pas lui laisser une nouvelle chance ? De l'eau à coulé sous les ponts depuis que vous ne vous êtes pas revus. Je suis certaine que vous saurez vous entendre."


Mathias la coupa presque, titillant l'humeur déjà houleuse de sa sœur :

" Parait qu'elle est plutôt pas mal en plus."

Merybel le fusilla du regard tandis que Lilith soupirait :

" Moi je la trouve gentille la dame."

Diya passa la main dans ses cheveux tendrement et, les mains sur ses épaules, la poussa vers la salle à manger pour l'aider à mettre le couvert. Intérieurement la Cyborg espérait que les jumeaux et la blanche parviendrait à s'entendre, sans quoi les temps partagés risquaient d'être agités. Une fois le couvert dressé, Merybel et la jeune femme agrémentèrent chaque table de cruches et de corbeilles de pain et lorsqu'elle revinrent dans la cuisine, une petite voix se fit entendre avant que Radja n'entre dans la pièce. En la voyant, la Qantik lui offrit un sourire et l'invita d'un geste de la main à s'avancer tout en désignant la cuisinière de la main :

" Je te présente Kansy, c'est notre chef. Elle participe également à l'entretient du potager."

L'Hybrid aux pommettes rebondies la salua de la main tout en continuant de remuer son potage de l'autre et de sa voix emplie de volonté clama :

" J'espère que tu te régalera durant ton séjour ici. N'hésite pas à venir me voir s'il y a des choses que tu ne mange pas, je fais toujours en sorte que chacun y trouve son compte."

La Cyborg noua un tablier impeccablement repassé sur sa robe et invita Radja à la suivre dans la salle. La cuisine et le réfectoire étaient séparé par un muret de pierre brut permettant ainsi aux personnes assises dans la salle de voir Kansy cuisiner pendant qu'ils dégustaient les merveilles gustatives qu'elle leur concoctait. C’était également plus simple pour Diya et Merybel qui effectuaient le service. Arrivée devant le duo d'Elite aux yeux dorés, Diya croisa discrètement les doigts. Merybel n'effectua pas la révérence habituelle réservée aux clients, mais cela, la Qantik pouvait le comprendre, elles avaient été du même rang après tout, et son amie avait semble t il gardé une certaine rivalité de cette époque. Mathias la salua poliment, coupant l'herbe sous le pied de sa sœur dont les lèvres s’étaient entrouvertes :

" Salut, ça fait un bail. Tu étais souvent malade si je me souviens bien, tu as l'air d'aller mieux."

Merybel croisa ses bras sur sa poitrine, boudeuse devant l'attention que son jumeau portait à cette princesse. Il est vrai que Radja avait toujours été plus délicate et féminine qu'elle. Se remémorant le nombre de fois où sa mère lui avait conseillé de prendre exemple sur la petite chose pâlichonne qui se plaignait sans arrêt pour rien, l'Elite serra les dents, inspira, et se lança à son tour :

" Bienvenue au Dernier Paradis, j'espère que tu passeras un bon séjour parmi nous."

Sans un regard ni un sourire, Merybel se rendit en cuisine, fermée, et attrapa les plats de crudités pour aller servir les clients qui s’étaient attablés entre temps. Diya grimaça et murmura à l'intention de son invitée :

" Ne t'inquiètes pas, ça devrait lui passer. Mathias fait tout pour l’énerver."

Celui-ci confirma en leur décrochant un grand sourire, argumentant, moqueur, avant de s'éloigner pour aller s'asseoir à la table du personnel :

" Il y a pas grand chose qui fasse sortir Mery de ses gonds, pour une fois que je peux assister à ce spectacle je compte bien en profiter pleinement."

Diya lui enfonça son poing dans le bras amicalement tout en lui lançant un regard d'avertissement faussement sérieux, puis indiqua à Radja :

" Tu peux t'asseoir à la 3, avec Monsieur et Madame Forless où avec Mathias à la une, c'est toi qui vois. Je sers tout le monde et je te reviens vers toi."
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MessageSujet: Re: Un air purifié [PV Diya]   Jeu 19 Mai - 20:19



    LA cuisine était en effervescence à l’approche de l’heure du souper. Radja ne savait s’il y avait une heure exacte, comme il y avait un temps particulier pour manger dans les écoles, ou si la cuisinière devait s’afférer à toutes heures du jour pour satisfaire les convives, mais ce n’était, malgré tout, pas sa principale préoccupation. A demi-cacher derrière le cadran de la porte, la blanche cherchais les jumeaux Draspery du regard avant de posé un pied dans la pièce. Elle n’était pas dans son élément, malgré la chaleur qui émanait de l’auberge, elle avait toute les raisons du monde de s’inquiété de la réaction des deux membres de la noblesse bien que tant d’années c’était écouler depuis leur dernière rencontre.

    La cuisinière la remarqua car elle lui sourit et lui fit un petit signe de la main tout en continuant à touillé son potage dont les appétences odeurs vinrent rappeler à la blanche qu’elle mourrait de faim. Son estomacs protesta, exigeant qu’on lui apporte ce qui sentait si bon, mais Radja fut gêner que son corps s’exprime ainsi à ses dépens. Elle rougit et eux envie de reculer pour se cacher, l’espace d’un instant elle eut envie de courir se réfugier on ne sait où pour qu’on l’oublie, cependant elle savait que ce n’était possible, qu’il lui faudrait affronter ses peurs un jour ou l’autre, car les fuir ne la ferait jamais avancer comme elle le désirait vraiment. Elle déglutit, se tins bien droite et le menton haut, comme si elle s’apprêtait à se rendre dans l’une de ses soirées mondaines où l’apparence avait une importance toute particulière, mais quand elle osa enfin passer la porte de la cuisine, elle retrouva Diya souriante.

    Le sourire de la jeune femme la détendit presque immédiatement, répondant à sa joie de la revoir par un petit rictus elle s’approcha d’elle les mains croisées devant elle, faisant preuve de beaucoup de réserve vis-à-vis d’elle et de Kansy, qu’elle désigna comme la cuisinière.

    - J'espère que tu te régalera durant ton séjour ici. N'hésite pas à venir me voir s'il y a des choses que tu ne mange pas, je fais toujours en sorte que chacun y trouve son compte.
    - Je vous en remercie. – Dit-elle en lui adressant un petit signe de tête en guise de salue. – Je mange de tout, vous n’aurez pas à vous dérangez pour moi.

    Le temps que Radja s’adressa à a blonde, Diya avait déjà enfilé un tablier blanc. L’ancienne duchesse osa un sourcil, Diya était la propriétaire de cette endroit alors qu’elle enfile un tel accessoire l’intriguait, elle n’allait quand même pas servir les résident de l’auberge, si ? Elle ne se risqua pas à demander à la jeune femme ce qu’elle comptait faire de peur de l’offenser, mais pour la blanche, malgré le tournant qu’avait pris sa vie depuis sa destitution, une personne aussi haute classer dans la petite hiérarchie d’une entreprise n’avait pas à se rabaisser à effectuer les mêmes taches que ses subalternes. Suivant la verte jusque dans la grande salle à manger, dont les grands lustres illuminait les lieux d’une douce lumière dorée qui se reflétait sur les grandes tables de bois accentuant le coté douillé de l’endroit, la blanche y retrouva les deux jumeaux qu’elle s’était préparé à affronter depuis qu’elle était entré dans la bâtisse.

    Sous son masque d’indifférence, elle scrutait, observait, examinait et mémorisait chaque traits qui formaient les versions adultes des deux enfants qu’elle avait connus par le passé. Elle eut du mal à reconnaitre Mathias, dont les traits joufflus avait laissé place à des lignes sèches, mais ce ne fut pas le cas de sa sœur qui, visiblement mécontente de la revoir, affichait sans honte une mine renfrogné. C’était ainsi que l’Unik l’avait toujours connus. Quand le regard des deux femmes se croisèrent une tension électrique apparue soudain autour d’elle, comme si un orage allait éclater à l’intérieur de l’auberge. Portant des couleurs aux exactes opposés l’une de l’autre, Merybel portant de long cheveux noirs lise et Radja des cheveux ondulé d’un rare blancs argenté, on aurait pu sans peine les comparés à des rivales de toujours que le destin avait choisi de rassembler à nouveau. Mais Radja ne croyait pas au hasard et savait à quoi la présence de Merybel était dut, de plus elle ne la considérait pas comme une rivale. L’ancienne duchesse se considérait comme beaucoup plus supérieur à cette femme, malgré la punition princière.

    - Salut, ça fait un bail. – Dit Mathias, attirant ainsi son attention en effectuant une courbette qui lui était familière. - Tu étais souvent malade si je me souviens bien, tu as l'air d'aller mieux.
    - En effet, cela fait bien longtemps. – Radja plia le genou, rendant son salut au jeune Elite. – L’air de la forêt me fait beaucoup de bien, il est beaucoup plus pur qu’à Anathorey.

    Elle ne mentionna pas que son traitement avait été retravaillé depuis qu’elle les avait croisés la dernière fois. Il en était ressorti un unique médicament très aboutie, spécialement dosé pour son mal et sa morphologie. Une seule gorgée de cet élixir redonnait à son cœur un battement normal et insistait tous ses organes à s’élancer dans une mécanique effréné malgré les embuches que s’évertuait à crée sa maladie. Il y avait aussi son Dzeta qui, au fil du temps, semblait devenir plus fort, plus présent, empêchant la maladie d’empiété sur ses désirs et ses rêves comme une orbe protectrice.

    Merybel finit par lui accorder une salutation, après qu’elle l’eut regardé avec insistance pendant une longue minute, des froids d’une personne présentant une réelle animosité envers sa personne qu’elle accepta avec un désintéressement prononcer. Merybel ne semblait pas lui avoir pardonné ses années d’insouciance, comme la blanche l’avait imaginé, ainsi Radja n’hésita pas un seul instant à lui retourné son agressivité. La fusillant du regard alors qu’elle s’en allait prendre les plats à distribuer aux clients, comme la bonne servante qu’elle était et dont la tenue de maid semblait mettre en évidence, les murmures rassurant de Diya ne fit pas diminuer son aigreur à l’égard de la brune. Cependant, la complicité dont Diya et Mathias firent la démonstration évinça peu à peu l’image de Merybel et, par ce fait, détendit quelques peu la jeune femme aux cheveux blancs qui ne pouvait s’empêcher de sourire à Diya dont l’expression bienveillante avait le don de rassuré.

    - Tu peux t'asseoir à la 3, avec Monsieur et Madame Forless où avec Mathias à la une, c'est toi qui vois. Je sers tout le monde et je te reviens vers toi.

    Tournant la tête vers ceux que son amie avait désigné comme se trouvant à la table numéro trois, Radja se décidé instantanément de se diriger vers Mathias même si cela impliquait de devoir supporté sa sœur. La blanche avait une sainte horreur des vieilles personnes, en partie parce que la vieillesse ne réussissait pas à tout le monde, mais surtout parce qu’ils avaient la fâcheuse tendance à étaler leur vies et à la conseillé sur tout ce qu’elle devrait faire. Un peu comme ses tantes justement.

    - Très bien, je te garderais une place alors.

    Se tournant vers Mathias qui s’était déjà installer à la table qui lui était réserver, à lui et aux autres membres du personnelle, l’ancienne duchesse désigna une chaise se trouvant en face de ce dernier.

    - Je peux ? – La blanche attendit qu’il lui face un signe et, quand ce fut fait, s’assit après avoir lissé sa longue jupe brune. – Tu as beaucoup changé depuis la dernière fois que nous nous somme vu, si Merybel n’aurait pas été à tes cotés j’aurais eu du mal à te reconnaitre.

    Elle s’efforçait à avoir une voix douce et posé, sur le ton de la conversation. Elle n’eut pas de peine à donner cette impression, premièrement parce qu’elle désirait parler avec le jeune homme qui semblait être le plus ouvert des jumeaux Draspery, deuxièmement parce qu’elle maitrisait cette capacité à parler comme toute les dames qui occupait son ancien rang. Radja était une véritable dame, une Lady comme l’avais si bien nommé le Duc Rainfort qu’elle avait rencontré lors d’une soirée dansante, pour elle tous gestes et mots étaient calculer et avait un but précis qu’elle dissimulait habilement sous un faux-sourire et un visage de porcelaine. La soirée pourrait mieux s’annoncer que prévu, après tout la Docker ne se trouvait pas dans une soirée huppé où tout les invités étaient des ennemis, et puis elle avait Diya.

    La blanche tourna un instant les yeux vers la jeune femme qui s’évertuait à servir des repas chaud à tous ses clients, la voyant mettre autant de cœur à son ouvrage son cœur se serra. Elle aussi avait beaucoup de cœur dans ses créations, elle avait même passé de nuits entières à retravaille patron de ses robes et à coudre jusqu’à ce que ses doigts soit trop engourdit pour pouvoir continuer, pourtant personne n’avait reconnus le travail acharnés qu’elle avait fait. Ce n’était pas le cas de Diya à qui tout le monde semblait sourire, qui semblait réussit dans tout ce qu’elle entreprenait. Radja éprouva un profond sentiment de jalousie envers la verte, mais étrangement ne lui désira pas autant de mal qu’elle l’aurait souhaité à une autre. Diya n’était pas comme les autres, ceux qu’elle avait toujours côtoyés jusque-là. Elle était réellement gentille et bienveillante, avec des traits de caractère qui la démarquait et la caractérisait comme une personne unique. Elle réussit à conjuguer la bonté avec ses propres intérêts, en ça Radja la respectait beaucoup. Elle aimerait la considéré comme une amie, une véritable amie comme elle n’en n’avait jamais eu, mais elle ne savait si, malgré le temps passé ensemble, elle la considérait comme tel. De plus, elle ne savait pas encire beaucoup de chose à son égard, cette petite mésaventure avec les jumeaux en était un exemple.

    Radja entretenait une petite discussion informative avec Mathias en attendant que Diya et sa sœur ne reviennent, s’informant de sa santé, mais également des nouveautés qui concernaient sa famille s’il déniait la tenir informés. Elle le questionna également sur le Dernier Paradis, curieuse d’en savoir plus à son sujet. Quand la jeune femme aux cheveux verts la rejoint enfin, avec les plats desquels s’élevaient des vapeurs délicates, le visage de Radja s’illumina de bonheur comme si la conversation avec le jeune Draspery l’avait plongé dans un état second semblable à une petite période de somnolence où elle n’était plus vraiment elle-même. Mathias pouvait surement se vexé de voir un tel changement de comportement, mais la blanche s’en moquait, bien qu’elle voulait entretenir de bon terme avec eux, il n’était pas ceux avec qui elle voulait absolument entretenir un lien aussi important que l’amitié.

    - Tu as enfin terminé. Je ne m’attendais pas à ce que tu serves toi-même tes clients. – dit-elle d’un ton léger, alors que du coin de l’œil elle vis Merybel approcher également.
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MessageSujet: Re: Un air purifié [PV Diya]   Jeu 2 Juin - 1:20


Diya s’était saisie du chariot sur lequel reposait la soupière. De délicieuses effluves parvenaient à ses narines, la mettant en appétit. Les clients avaient toutefois la priorité et elle alla de table en table, servant chacun selon sa demande. Avec certains elles échangeait quelques mots, d'autres lui offraient des sourires amicaux emplie d'une chaleur qu'elle ne trouvait nulle part ailleurs. Du coin de l’œil, la Cyborg observa Merybel, dont le regard agacé fixait la table où Mathias et Radja discutaient tranquillement. L'ancienne Duchesse ne faisait pas dans la dentelle, la jeune femme pouffa. Son amie avait peut être trouvé un adversaire de taille finalement. Dès qu'elle eut fini, la Qantik s'approcha de la table du personnel où son invitée l’accueillit avec une réaction qu'on lui faisait souvent, souriante elle lui répondit alors :

" Je tiens à rester proches des clients, à leur offrir le meilleur. C'est avant tout un lieu de partage, chaque rencontre à quelque chose à apporter."

Elle désigna la table où le vieux couple mangeait en riant et expliqua :

" Madame Forless confectionnait des chapeaux à Anathorey, tu en avais peut être un toi-même, son travail était très apprécié. Son mari, lui, était médecin. Un homme au grand cœur à n'en pas douter, qui travaillait sur de nombreuses amélioration de la qualité de vie."

Changeant de direction, elle désigna discrètement un petit homme au teint buriné et aux traits sévères et chuchota pour ne pas attirer son attention :

" Monsieur Drélus connait presque l'intégralité des bêtes qui peuplent Origin's, il a passé sa vie à accroître des connaissances sur chacune d'entre elle."

Mathias s'était tourné vers sa sœur, arrivée entre temps, et tout sourire il tira la chaise à ses côtés pour qu'elle s'y assoit. L'élite lui renvoya un regard meurtrier avant de s’attabler et se servit, gardant le silence. Diya haussa les épaules en soupirant avant de reprendre après avoir imité son amie et avoir rejoint le cercle dont les assiettes fumaient désormais. 

" La plupart des personnes qui viennent ici ont déjà menée une longue vie, bien remplie, elles cherchent maintenant le repos et un lieu tranquille où profiter du calme et des plaisirs de la vie. N'hésite pas à aller vers eux, je suis certaine que tu apprendra des choses intéressantes."

Merybel lança à voix basse :

" Avec ses manières hautaines ça ne risque pas."

Puis ce fut son frère qui répliqua immédiatement, comme s'il n'attendait qu'une occasion d'en rajouter une couche :

" Je peux te faire visiter si tu veux, cet endroit ressemble à un vrai labyrinthe la première fois qu'on y vient."

Diya joignit ses mains et s'exclama :

" En voilà une bonne idée ! Montrez lui donc la disposition des lieux et ensuite nous iront prendre un bon bain brûlant !"

Ils avaient récemment réparé le bassin extérieur, et personne n'avait encore eu le temps, ou l'occasion, de tester le confort de la source chaude en plein air, c'était donc l'occasion idéale. Non seulement elle pourrait décoincer les deux femmes mais en plus après la longue marche qu'elle avait fait aujourd'hui, Diya était certaine que Radja apprécierait grandement la bienfait de l'eau chaude. Mathias eut un soudain éclat dans le regard qui ne disait rien de bon à la demoiselle avant de clamer :

" Dans ce cas je viens aussi ! Pas de bavardages sans moi !"

Mery' faillit en lâcher son verre et frappa le haut de sa tête de la tranche de sa main, éructant :

" Il en est strictement hors de question. Va débarrasser plutôt que de débiter pareilles idioties !"

Diya pouffa devant l'air faussement coupable du jeune homme, elle en était persuadée, les prochains jours n'allaient pas manquer d'animation. Mais son sourire, immense, reflétait la joie qu'elle avait de voir ce lieu emplit de tant de vie. Elle aurait voulut que sa grand-mère puisse venir constater de ses propres yeux le soin qu'elle prenait à rebâtir le Dernier Paradis. Elle adressa une prière muette à Mère Nature, lui demandant de prendre soin de l'ancienne propriétaire.
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MessageSujet: Re: Un air purifié [PV Diya]   Ven 29 Juil - 16:03



    - Je tiens à rester proches des clients, à leur offrir le meilleur. C'est avant tout un lieu de partage, chaque rencontre à quelque chose à apporter. – Lui expliqua Diya en s’asseyant à coté d’elle.

    La jeune femelle lui expliqua que cette proximité avec ses clients lui permettaient d’en apprendre beaucoup à leur sujet. L’un avait été créateur de château, l’autre un grand explorateur et surement tous les autres clients assis aux tables qui les entouraient avaient été des gens extraordinaires, cependant Radja ne vit là qu’une perte de temps. Savoir ce qu’avait été ses vieilles personnes pleines de rides par le passé était futile, seul leurs capacités présentes étaient intéressante. Comme pouvait l’être celle de cet explorateur qui connaissait la fauve de cette planète comme sa poche. La blanche s’abstint cependant de donner son avis à ce sujet et se contenta d’hoche la tête suite aux dires de Diya.

    - La plupart des personnes qui viennent ici ont déjà menée une longue vie, bien remplie, elles cherchent maintenant le repos et un lieu tranquille où profiter du calme et des plaisirs de la vie. N'hésite pas à aller vers eux, je suis certaine que tu apprendras des choses intéressantes.

    La plupart de ses personnes ont vécue beaucoup de chose, une vie entière à apprendre et à participé au dangereux jeu de l’existence. Les dernières paroles de la verte firent réfléchir Radja bien plus qu’elle ne l’aurait pensé. Elle avait rejoint ses personnes qu’elle avait méprisé, à peine quelques minutes auparavant, alors qu’elle leur ressemblait bien plus qu’elle ne l’avait imaginé. L’ancienne duchesse avait abandonner les aléas de Nordkia pour aspiré à une autre vie, plus paisible et moins douloureuse que celle qu’elle vivait, rejoignant une jeune femme aux cheveux verts don elle ne connaissait que le nom en espérant de tout son cœur trouver un nouvel Eldorado pour son esprit en quête de reconnaissance. Mais pour le moment la blanche n’avait trouver dans cet endroit qu’un monde de vie bien différent de ce dont elle avait pu imaginer, un havre de paix et de bienveillance qu’elle peinait à croire réelle.

    Elle en vient à se demander, l’espace d’un instant, s’il y avait vraiment une petite place pour elle et son esprit de diva impétueuse et ambitieuse. Faust lui avait tout retiré et plus elle avançait dans cette forêt sombre qu’était la Silva, plus elle se demandait si elle pourrait un jour changer et obtenir ce qu’elle désirait le plus. Même l’amitié de Diya, qu’elle pourrait considérer comme acquis, semblait encore à des années lumières d’elle.

    - Avec ses manières hautaines ça ne risque pas.

    Les mots cinglant de Merybel déclenchèrent la colère de Radja qui, bien loin d’exploser tel une bombe devant la source de son énervement, la fusilla du regard. La patience de la duchesse blanche avait très rapidement ses limites et l’animosité entre les deux femmes, issue pourtant d’un passé lointain, semblait de plus en plus présent de minute en seconde. Si Mathias n’était pas intervenue, déviant ainsi le sujet sur une proposition de promenade, Radja aurait surement envoyé une réplique tout aussi sèche à la brunette et elle n’aurait eu aucun remords à le faire, même devant Diya.

    Malgré l’agacement de l’ancienne duchesse, elle poussa un petit soupir et accepta avec un sourire l’idée. Après tout, une petite promenade digestive après avoir ingurgité le potage en compagnie d’une personne aussi désagréable que Merybel ne pourrait que faire du bien à son système digestif. L’intervention de Mathias, dont l’envie de se joindre à un groupe de jeune fille nue dans un grand bain chaud ne semblait pas répugné, loin de là, acheva de détendre l’atmosphère et déclencha même un petit rire léger dans la gorge de Radja.

    Ses jumeaux avaient beau lui rappeler de mauvais souvenir, elle ne pouvait nier les efforts qu’ils faisant pour donner vie à ce petit paradis dans lequel ils vivaient désormais. Si Radja avait du mal à admettre que Merybel avait grandement contribué à l’éclat du Dernier Paradis, elle admettant sans mal que Mathias, aussi discret paraissait-il, contribuait à ce côté chaleureux et accueillant. Le repas se passa plus vite qu’elle ne lut crus. Le potage que leur avait cuisiné le chef de cuisine avait été engloutie, Radja avait rarement dégusté quelques choses d’aussi bon et en aurait volontiers repris par simple gourmandise, mais quand leurs assiettes furent retirées elle n’osa pas demander quoi que ce soit. Ce n’était pas respectable pour une dame de s’empiffré comme elle désirait ardemment le faire.

    La blanche hésita un instant à aider ses nouveaux camarades à débarrasser la table, mais le simple fait de se mettre à une place supérieur à celle de Merybel, en ne participant pas aux tâches ménagères, l’incita à regarder par la fenêtre l’immensité sombre que formais la forêt pendant que la brune s’attelait à la tâche. Un jour, peut-être, elle aiderait Diya à s’occuper du Dernier Paradis, mais les remarques de Merybel lui restaient encore dans la gorge.

    - Je vous que vous avez terminé. – fit la blanche en s’approchant du petit groupe qui venait de terminer de débarrasser. – Pouvons-nous commencer notre promenade ou devez-vous aidez dans les cuisines encore un peu ?

    A vrai dire, elle voulait juste récupérer Diya et s’en aller loin des jumeaux qui, bien que pour le moment soit plutôt distant l’un de l’autre, pouvait à tout moment se ligner contre elle. Et puis, après tout, Diya était presque son amie et il lui tardait de parler de nouveau avec elle. Ce qu’elle n’avait pu faire pendant le voyage, mais elle avait beaucoup apprécié apprendre à ses côtés lors du repas.

    - Sinon, je peux vous emprunter Diya. Promis, je vous la rend avant d’aller me coucher – dit-elle en regardant Merybel avec un petit sourire et un ton ironique.
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MessageSujet: Re: Un air purifié [PV Diya]   Mar 2 Aoû - 19:26


Les jumeaux, aidés de Diya et de Kansy qui les avait rejoint, débarrassèrent en discutant ici et là avec les clients. Ces derniers quittèrent bientôt la salle à manger, rejoignant leur chambre l'estomac bien plein. Certains y resteraient pour se reposer, d'autres gagneraient la bibliothèque où le jardin pour profiter des dernières heures de luminosité avant le crépuscule. Après quoi il valait mieux ne pas traîner dans la Sylva. L'endroit où l'auberge était implantée avait beau être paisible, les enfants de Mère Nature n’étaient pas a l'abris d'un carnivore affamé chassant au clair des deux lunes. Astiquant les assiettes mouillées que Mery venait de laver, la Qantik vit approcher son invitée et lui offrit un sourire. L'ancienne Duchesse et son amie avait beau avoir du mal à s'entendre, la demoiselle était persuadée de réussir à les dérider d'ici la fin de la semaine. Elle devait juste trouver comment et l'idée de Mathias, profiter des bains récemment rénovés, était un bon début. Radja lui demanda si elle devait encore aider ou si le temps était venu de profiter de la visite qui lui avait été promise. Voyant que celle-ci était pressée de passer à la suite, Diya lança un regard en coin à Mathias qui lui répondit par une grimace en désignant Merybel du menton. La jeune femme aux cheveux sombre continuait de laver plats et couverts, le visage fermé. La Cyborg haussa les épaules et répondit enfin à Radja :

" J'arrive, Mathias va te faire visiter pendant que je prépare de quoi aller goûter les délices de notre source chaude."

Le jeune homme s'essuya les mains avant de lancer le torchon sur la tête de sa jumelle qui le fusilla du regard, lui lançant un avertissement silencieux. Il déposa ensuite son tablier sur le comptoir et passa son bras autour des épaules de Radja, tout guilleret, en lâchant :

" Et c'est parti pour la visite du Paradis !"

La Qantik ne put que frissonner en sentant le regard glacial de Merybel dans son dos. Et attendant que le duo soit sorti de la salle, elle se tourna vers son amie, soupirant :

" Fais pas cette tête ! Il va juste lui faire visiter la maison et ensuite on se retrouve toutes les trois au bain, rien de bien grave."

La jeune Elite répliqua sèchement, venimeuse :

" Je ne veux pas que cette peste s'approche de mon frère, elle pourrait le contaminer avec ses salles petites manières. Elle n'a même pas proposé son aide pour ranger la salle !"

Diya posa fermement sa main sur son épaule pour qu'elle s'arrête et la réprimanda comme une enfant désobéissante :

" Calmes toi, et ne parles plus de Radja ainsi s'il te plais. Elle est mon invitée et à aucun moment je lui reprocherais de ne pas participer aux tâches communes, elle n'en a aucune obligation, d'accord ? Et maintenant laisses Kansy finir et prends quelques minutes pour prendre de graaaaandes inspirations. Rejoins moi aux bains dans dix minutes."

Sans lui accorder d'avantage de temps, Diya se dirigea vers leur chambre commune, troqua son tablier pour une robe légère d'un orange pâle entremêlé d'or, et se rendit dans une salle dans laquelle était entreposé du matériel et du linge de maison. La Cyborg attrapa trois serviettes bleues turquoise, deux grosses éponges et un flacon de savon aux plantes. Pendant ce temps, Mathias montrait chaque recoin de l'auberge à leur invitée, lui indiquant comment se repérer ici ou là et les pièces les plus importantes. Il lui fit finalement redescendre au rez-de-chaussée et l'amena vers l'arrière de la bâtisse où une salle avait été aménagée en vestiaire composés de casiers, miroirs, tabourets et autres équipements nécessaire à l'entrée, sortie, du bain. Arrivé sur le pallier de la porte en bois agrémentée d'un rideau de perles de bois tressé, Mathias lança en la poupée de porcelaine :

" Madame est arrivée à destination. Si les filles me voient ici je suis un homme mort, alors je te laisse. Je promets pas de ne pas être tenté de m'incruster mais, bref, bon bain !"

Avant que la demoiselle ai pu répondre d'une quelconque façon, l'Unik fila en riant. Mery avait bien sur tout entendu depuis l'autre coté de la porte, et cela n'aida pas. Ouvrant la porte, Diya attrapa Radja et la happa dans la pièce avant de refermer cette dernière rapidement. La Cyborg désigna le bassin extérieur entouré de lattes claires dont l'eau, fumante, stagnait avant de s’évacuer vers le lac à l'arrière de l'auberge par un petit canal prévu à cet effet et la petite table ou trois verre à cocktails attendaient sagement en côtoyant une corbeille de fruits frais. La Qantik se dévêtit totalement là où Mery préféra garder ses sous-vêtements en dentelles fine mauve, et toutes deux se dirigèrent vers le bassin qui avait été aménagé de sorte qu'on puisse s'asseoir d'un coté. Au moment de plonger ses orteils dans l'eau brûlante, Diya lança à Radja pour l'encourager :

" Viens, elle est dé-li-cieuse !"
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MessageSujet: Re: Un air purifié [PV Diya]   Lun 29 Aoû - 15:53


    La blanche ne manqua pas de remarquer la conversation muette entre son hôte et Mathias, si elle ne sut de quoi ils pouvaient bien parler, elle remarqua qu’ils évoquèrent Merybel. Les mains croisé devant elle, Radja joua discrètement avec des doigts nerveuse à l’idée qu’ils songeaient à lui envoyer la brunette. Au vu de l’animosité du repas, elle-même doutait que se retrouver seule avec Merybel soit une bonne chose, elle optait d’avantage pour une catastrophe en devenir. Fort heureusement, Diya désigna Mathias comme guide et l’ancienne duchesse en fut enchanté.

    Une minute.

    Elle avait ardemment désiré Diya, quand bien même elle était responsable de cet endroit elle avait espéré qu’elle laisse aux jumeaux et à sa cuisinière le soin de s’occuper de la vaisselle, n’est-ce pas leurs rôles après tout ? Elle voulut protester, gentiment, modestement, comme toute dame se devait de le faire, mais n’eut-elle le temps d’ouvrir la bouche que Mathias la prit par les épaules et l’entraina en dehors de la cuisine.

    - Et c'est parti pour la visite du Paradis !

    Bien qu’elle s’évertue à jeter des regards en arrière à l’adresse de sa camarade aux cheveux verts, elle ne put croiser son regard et lui faire comprendre qu’elle ne désirait pas s’en aller avec le jeune homme. Mais cela aurait-il seulement marché ? Elle n’avait jamais vraiment réussit à communiquer par le regard, aillant appris depuis sa plus petite enfance à contrôler les émotions qui troublait son petit minois en porcelaine, elle n’avait su transmettre que la menace en un regard. Surement les jumeaux et elle devaient être d’une très grande proximité pour communiquer de la sorte. Radja l’est envia à nouveau.

    Se mordant l’intérieur des joues, secouant imperceptiblement la tête dans l’espoir de chasser ses sombres pensés qui la ramenait inexorablement vers la solitude qu’elle avait toujours connus, Radja tenta de se concentré sur ce que lui contait Mathias. Bien que la bâtisse fut grande, elle mémorisa sans trop de peine les divers couloirs, les salles et les horaires auxquels se déroulaient les activités de l’auberge, après tout elle avait dut apprendre à se repéré dans un manoir tout aussi imposant et se targuait d’avoir une très bonne mémoire. C’est d’ailleurs ce qu’elle rétorqua au brun quand il lui indiqua qu’elle pouvait redemander des renseignements où cas où elle les oublierait.

    Après quelques vingt minutes à visité l’auberge, le jeune homme conduisit Radja dans une pièce en bois situer à l’arrière du bâtiment. Une fois le rideau en perle passé, elle découvrit ce qui ressemblait à une salle de bain commune. Quoi de plus naturel dans ce genre d’endroit, cependant Radja n’appréciait pas ce genre de lieu publique où chacun était à même de regarder les courbes les plus intimes de son corps. La blanche se demanda alors si cela était vraiment une bonne idée de partager un bain avec Diya et Merybel, après tout elles n’étaient pas assez proche d’elle pour qu’elle les laisse regarder son corps nu…

    - Madame est arrivée à destination. Si les filles me voient ici je suis un homme mort, alors je te laisse. Je promets pas de ne pas être tenté de m'incruster mais, bref, bon bain !
    - Mathias …

    Mais déjà, il avait filé comme un beau diable en l’abandonnant à ses doutes et à ses incertitudes. Elle fut tellement tourmenter qu’elle n’entendit pas la porte de derrière s’ouvrir et ne remarqua la présence de Diya qu’au moment où celle-ci lui agrippa le bras pour la tiré à l’arrière de la pièce. L’ancienne duchesse poussa un petit cri de surprise, manqua de perdre l’équilibre si la jeune cyborg ne l’avait soutenue et, quand sa vue redevins nette entre deux longues mèches bouclés qui lui caressait les joues, un grand bassin d’eau fumante apparue devant elle. Le lieu avait tout d’un paysage qu’un peintre aurait peint avec patience et passion, des couleurs sombres mais douce, de délicate senteur qui vinrent caresser les narines délicates de la lady et, comme pour donner du volume à cette belle image, Diya souriant au premier plan. Radja se redressa et, d’un coup de main rapide, replaça une mèche vagabonde derrière son oreille.

    Les jeunes femmes se dévêtir, et si Diya se mit nue pour pénétrer dans l’eau bouillante Merybel concevra ses sous-vêtement indiquant ainsi à Radja qu’elle avait un choix à faire. L’ancienne duchesse s’en ravis intérieurement, d’une part que Merybel conserve des restes de sa condition d’Elite, d’autre part de ne pas avoir à se dévêtir entièrement, ne serait-ce devant des femmes.

    - Viens, elle est dé-li-cieuse ! – Lui lança Diya qui avait déjà plongé dans le bassin.

    Radja ravala alors sa pudeur, bien que son corps se teinta d’une douce couleur rouge quand elle se dévêtit et posa ses vêtements dans un coin du lieu. Elle garda cependant ses sous-vêtements bleu pastel et rejoignit les deux jeunes femmes d’un pas très timoré, se cachant la poitrine de ses deux bras fins. Elle descendit les rejoindre sur la pointe des pieds, l’eau lui lécha délicieusement la plante et remontant le long de ses jambes et de ses cuisses jusqu’à ce que la blanche se retrouve à demi émerger dans cet agréable source.

    Elle devait admettre que la Quantik avait entièrement raison, l’eau était « délicieuse ». Elle était chaude, mais ne brulait cependant pas la peau sensible de l’Unik qui poussa un long soupir quand de petit remous virent lui caresser le bas des seins.

    - Elle est à température idéale. – Relevant les yeux vers son hôte aux cheveux vert, elle déclara. – Toute conte fait, ce fut une bonne idée de venir ici.

    Dans la source chaude comme au Dernier Paradis, cela n’avait pas vraiment d’importance. Radja se sentait détendu, les soucis qu’elle avait accumulé à Anathorey et à Nordkia ne semblaient être plus que de très vieux souvenirs qu’elle avait un jour rêver. Rien de plus qu’une fine brume qui se dissipait.

    - Je te remercie encore de cette invitation Diya, il se peut … que … ce fut ce dont j’avais besoin pour me relever.

    Un Unik ne se laisse jamais abattre, c’est ce qu’on apprenait au plus jeune des enfants de sa race, peu importe la classe social. Pourtant, ses derniers mois, Radja avait eu d’avantage l’impression de se lamenter sur son sort que d’avancer comme on lui avait toujours appris. Elle avait certes appris à faire de jolie robes, à tenir une maison seule, mais si Diya n’était pas intervenue dans sa vie est-ce qu’elle aurait réellement puiser en elle la force de continuer avancer ?
[HRP: Désolé pour le temps d'attente et la relance, j'ai déjà fait mieux. N'hésite pas à me dire si tu veux que je modifie. >w< ]
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MessageSujet: Re: Un air purifié [PV Diya]   Lun 5 Sep - 20:42


Tout comme Merybel, Radja avait gardé ses sous-vêtements dont la couleur pastel faisait écho à sa peau si pâle. La demoiselle d'Anathorey semblait apprécier elle aussi ce plaisir mérité. L'eau caressait la peau délicatement, apportant réconfort, et la jeune femme aux yeux émeraudes se sentit comme dans une bulle parfumée, à l'abris du monde extérieur et des ennuis. Par instant elle se sentait las de parcourir ainsi Origin's, mais à la moindre occasion la Cyborg savait qu'elle sauterait sur son Kokobot et repartirait à la rencontre de nouveaux périples. C’était là son plus grand problème, elle ne savait résister à la détresse des autres, et son envie perpétuelle de nouveauté ne lui laissait jamais de répits même sans cela. L'ancienne Duchesse semblait ravie de sa visite au Dernier Paradis, et le sourire de Diya fut une réponse plus que sincère face à sa déclaration. Elle paraissait plus détendue que lorsque la Qantik l'avait rencontré dans la boutique de ses tantes, et la voir ainsi satisfaisait amplement la propriétaire de l'auberge qui esperait bien faire encore plus fort. A la surprise de leur hôte, la brune déclara d'un ton ne conservant presque pas d'animosité :

" Je ne peux pas dire que j'approuve ta présence, mon frère est encore plus impoli que d'habitude, mais après ce que tu as traversé, je comprend que cela te fasse du bien de prendre du recul. Pour moi cet endroit à été un véritable miracle."

Il n'y avait aucune trace de moquerie dans sa phrase et Diya se précipita pour lui tirer les joues en la provoquant gentiment :

" Qui êtes vous et qu'avez vous fait à la Mery' que je connais ?"

La brune la repoussa, éclaboussant le rebord du bassin et ses occupantes et tandis que la jeune femme faisait mine de bouder, Diya ajouta, mielleuse :

" Te serais tu adoucie ces derniers mois ? Où est passée l’impétueuse, insupportable, et maladivement jalouse, Mery' ?"

L'Elite lui envoya une grande gerbe d'eau à laquelle Diya répliqua sans retenue. Ses cheveux s'étant détachés voletèrent en tout sens avant de se coller contre sa peau à cause de l'humidité, dessinant de grandes arabesque verdoyantes dans son dos, jusqu'à ses fesses. La brune s'avança alors pour l'aider à les nouer en un savant trio de tresses qu'elle remonta en chignon. Sa main descendit ensuite le long du dos de la Cyborg, effleurant les cicatrices encore bien visible de sa mésaventure dans le laboratoire secret d'où elle avait volé la puce GS-contrôle au prix de nombreuses souffrances. Le contact la fit frissonner, et si l'ex-duchesse n'avait encore rien remarqué, le geste brusque de la Qantik pour se dégager de celui-ci ne put lui échapper. A présent que les lampions illuminaient les alentours du bassin et que les deux lunes d'Origin's prenaient place sur la voûte céleste, les nombreuses marques couvrant le corps de la demoiselle se détachaient nettement et lorsque Merybel s'excusa elle ne pu s’empêcher de rougir, balbutiant :

" Non, c'est moi qui devrait te demander pardon. Mon dos et mes pieds sont encore sensibles, je crois que l'eau de cette source leur fera le plus grand bien."

Voulant faire participer Radja et dissiper le malaise, Diya lança alors à son invitée :

" Y a t il quelque chose que tu voudrait faire demain ? Je pourrais te faire visiter les alentours ? Ou Mery pourrait te montrer son jardin, je suis sûre qu'il te plairait !" 

Mery tenta un sourire, à demi grimaçant mais plein de bonne volonté et lâcha :

" Si tu aimes les fleurs j'en ai une collection assez exceptionnelle."
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MessageSujet: Re: Un air purifié [PV Diya]   Sam 10 Sep - 23:51


    Bien que détendu par la chaleur et les douces odeurs nacrées émanant du bain, Radja avait cependant du mal à abandonner toute méfiance qu’elle avait à l’encontre de Merybel. Cependant, et contre toute atteinte, la brunette fit une déclaration qui étonna autant la blanche que Diya elle-même :

    - Je ne peux pas dire que j'approuve ta présence, mon frère est encore plus impoli que d'habitude, mais après ce que tu as traversé, je comprend que cela te fasse du bien de prendre du recul. Pour moi cet endroit à été un véritable miracle.
    - Qui êtes vous et qu'avez vous fait à la Mery' que je connais ?

    Suite aux dires de Diya, Radja cacha sa bouche du bout des doigts pour se retenir de rire, mais malgré l’aspect comique que prenait la situation l’ancienne duchesse était réellement heureuse. Rapidement, les regards des deux anciennes Elite se croisèrent et, Merybel dut lire la gratitude dans les prunelles bleutées, car quand Radja hocha doucement du menton pour la remercier elle fit de même.

    Les jeunes femmes se mirent à jouer, à s’envoyer de grandes gerbes d’eaux qui accompagnèrent des éclats de rire que la nuit faisait retentir en échos et, de ses derniers, le rire de Radja en fit partie. Bien que sa mésentente avec l’Unik était encore bien loin d’être enterré, un grand pas devant d’être franchie. Radja se calme doucement en se disant que si Merybel avait été capable de prendre sur elle pour tolérer sa présence avec cette sincérité qu’elle lui connaissait bien et qu’elle lui reconnaissait encore malgré le nombres d’années qui avait passé.

    Elle les regarda s’éclaffé de joie avec un tendre rictus aux lèvres quand soudain Diya bondit comme un chat éffrayer, lui faisant dos à peine moins d’une minute, mais ce fut largement assez pour que la blanche remarque la large cicatrice dans le dos de son hôte. Elle se pinça les lèvres, le regard désolé, quand la verte croisa à nouveau son regard. Merybel s’excusa de plus belle, mais son amie lui déclara, tel une fatalité, que cet endroit était encore sensible. Radja baissa les yeux un instant, elle aurait aimé faire quelques chose pour elle, comme elle l’avait fait à son encontre, mais ce pouvoir qu’elle s’était découvert récemment, qui faisait disparaitre ses propres plaies et cicatrices, ne pouvait s’appliquer qu’à elle et elle seule. Cependant, comme à l’accoutumé Diya refusa de garder l’attention et les désolations ciblé sur sa propre personne et préféra détourner l’attention sur l’activité du lendemain.

    Les deux jeunes femmes lui proposèrent de lui montrer les jardins et l’étonnante collections de fleurs qu’elles avaient entretenue, Radja accepta à cœur joie, autant pour leur faire se plaisir, pour se rapprocher un peu de Merybel et faire elle-même cet effort, que pour savouré cette multitudes de couleurs et d’odeur. Jamais avant sa destitution elle n’aurait pu penser que l’odeur des fleurs lui manquerait à ce point, mais depuis qu’elle était entré à Nordkia elle n’avait senti que les égouts et la pollution. Si la forêt sentait aussi bon, c’était en partie grâce à la puanteur de Nordkia. Les trois jeunes femmes s’accordèrent alors sur cette activité et passèrent le reste de la soirée à siroté leurs cocktails, préparé au préalable et posé au bord de l’eau, dans la joie et la bonne humeur.

    Au bout d’une à deux heures seulement elles choisirent de sortir en remarquant leurs doigts fripées, mais ce fut à contre cœur car le moment passé dans les bains avaient énormément plus à Radja qui aurait désiré qu’il ne s’arrête jamais. Après tout, au plus lointain de ses souvenirs elle ne se rappelait pas avoir un jour passé une soirée aussi sucré et douce, une soirée entre amie tout simplement. Quand elle passa la porte de sa chambre, après avoir salué ses nouvelles amies, oui elle désirait désormais les appeler ainsi malgré cette distance qui persistait entre elle et Merybel, elle se laissa tomber sur son lit en souriant, les cheveux encore humides, en souhaitant vivre encore beaucoup de moment aussi heureux.
[HRP: Rp terminé (Vu par MP). Encore merci pour ce RP Diya]
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Un air purifié [PV Diya]

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