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La Sirène des Cascades [Quête Solo]

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MessageSujet: La Sirène des Cascades [Quête Solo]   Mer 27 Avr - 0:18

Trois mois après la mort de son père et la disparition de sa soeur...

 Le ciel était radieux, d'un bleu merveilleux aux plusieurs nuances de couleur, comme si un peintre étalait de l'aquarelle de son pinceau pour dessiner notre monde. Peut-être était-ce ainsi que Mère Nature a construit notre monde ? Chaque endroits où l'on regardait ce paysage, le bleu était d'une nuance différente. Plus on regardait vers l'horizon, plus le ciel était foncé, alors que plus on regardait au-dessus de nous, plus le ciel était clair, comme si la nature cherchait à nous montrer les astres. Ce ciel bleu était tacheté de nuages blancs, voguant au gré des ondulations du vent, comme voyageant le temps et l'espace. Le Soleil était tout au dans le ciel, brillant de milles incendies ardents, comme un Pôn laissant ces flammes devenir brasier. Comme si Mère Nature tenait une torche pour éclairer ces enfants. Les rayons du Soleil était doux... Une jeune femme était allongée sur le sol, sous un arbre fruitier, dessinant au fusain le beau paysage devant elle, d'énormes cascades puissantes qui laissaient couler des torrents d'eau entre les falaises escarpées et les arbres gigantesques. On pouvait se sentir si petit, si faible à côté de la force des rochers, de la puissance du courant de la cascade.

 La jeune femme, à la chevelure brune comme le plumage d'un corbeau, à la peau bronzée et aux traits rouges et blancs de peinture sur le visage comme le corps, était habillée d'une sorte de brassière en fourrure brune, s'arrêtant au-dessus du nombril, ainsi qu'un pagne de même texture accroché par une ceinture à ces hanches, descendant jusqu'à ces mollets, ainsi qu'une bourse d'argent à sa cuisse gauche. Cette jeune femme, au corps svelte et aux formes harmonieuses, se prénommait Luna Skjörm, éclaireuse originaire de Nemoto. Cette dernière, après sa journée à se prélasser dans les Clairières Sacrées, à dormir et à observer le paysage, cadeau de la divinité Mère Nature qu'elle chérissait tant, elle se redressa pour rejoindre le lac. Ce dernier était dangereusement acide, et le nombre de morts dedans ne se comptent plus sur les doigts de la main. S'asseyant en tailleur près du bord, elle prit un caillou plutôt plat et fin et le jeta de façon parallèle à la surface de l'eau claire. Le caillou rebondit six fois avant de couler dans l'eau, dans un bruit de submersion.

Continuant son petit jeu de ricochets avec les cailloux, la jeune fille aperçut alors quelque chose se mouvoir au fond de l'eau. Elle s'arrêta et scruta l'eau sans bouger une seule fois. La silhouette longue et épaisse ressemblait à un gros poisson, d'ailleurs c'est ce la jeune femme pensait. Quand soudain, la silhouette disparût. La jeune femme se redressa, ne prenant pas trop attention à ce qu'était que cette silhouette, mais se questionnant tout de même sur la taille maximal des poissons, car celui aperçu dans les profondeurs du lac était énorme. Peut-être était-ce le fait qu'elle le voyait de loin et que la lumière déformait les formes selon le point où l'on regarde ? C'est ce que la jeune fille pensait, et pourtant, et pensait que ces poissons devaient avoir une sorte de texture qui les protégeait de l'acidité de l'eau. Elle se rappela les carnets de son père, dont les couvertures était en cuir, dont des motifs étaient brodés. Dedans, l'on retrouvait toute la faune et la flore, sa mère était une guérisseuse, elle parcourait souvent la forêt Hoshizora à la recherche de nouvelles plantes à cueillir pour concocter de nouveaux remèdes, mais aussi à rechercher de nouvelles vertus et de nouvelles plantes. Quant au père, lui qui était un chasseur né, partait avec sa femme à la découverte de nouvelles espèces d'animaux fascinants comme étranges, dessinant les créatures qu'ils croisaient, ainsi que les plantes. Luna se rappela de tous les dessins et échantillons de ces bêtes et plantes dans ces livres, les croquis fait à la va vite, l'odeur du parchemin en papyrus et le renfermé ainsi que les plumes et les touffes de poils des animaux. Son père lui manquait tant...


Dernière édition par Luna Skjörm le Mer 4 Mai - 21:44, édité 2 fois
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MessageSujet: La Sirène des Cascades   Mer 27 Avr - 2:06

La jeune femme se releva alors et commença à marcher au bord du lac regardant les environs tout en faisant attention à ne pas tomber dans l'eau, sous risque de finir dissoute. Elle admirait le paysage lorsque un bruit aqueux, comme si quelque chose sortait du lac se fit entendre au loin. Luna ne fit pas attention quand elle entendit légèrement fredonner. Une voix cristalline, douce et mélodieuse, comme si les eaux chantaient pour montrer sa beauté mortelle. La jeune femme regarda à droite, puis à gauche et vit au loin, sous la cascade, un dos nu, à la silhouette séduisante, perlée de gouttes d'eau scintillant à la lumière du Soleil, aux omoplates cachées par une chevelure bouclée, écrasée par l'eau. Cette femme dans l'eau levant son bras droit pour frotter de sa main adjacente la longueur de son membre, de façon douce et délicate, sous cette cascade qui s'écoulait sur elle. Le long creux de sa colonne vertébrale laissait s'écouler des gouttes d'eau luisantes sur la douce peau bronzée de ce magnifique spécimen. Sa silhouette descendait en arc rentrant légèrement à l'intérieur, laissant voir les deux extrémités de sa ronde poitrine, pour repartir vers l'extérieur au niveau des hanches. De petites et délicates oreilles séparaient les mèches imbibées d'eau plaquées sur le crâne. La jeune femme fredonnait un air mélodieux, aux airs de chants dédiés à notre divinité Mère Nature. La jeune femme se retourna délicatement, montrant alors son visage de profil, un nez en cascade qui descend de l'espace de vide entre ces sourcils pour remonter gracieusement à son extrémité et s'arrondir légèrement au bout. De petites joues rondes, s'alliant à son visage fin et légèrement allongé, de toutes petites fossettes apparaissant à son léger sourire montrant sa béatitude, pleine de grâce. Ces yeux clôt, la jeune femme avait quelques mèches torsadées encadraient son doux visage. Ces fins sourcils étaient d'un brun qui semblait s'être effacé avec le temps, à l'usure de l'eau. De petites tâches de rousseurs étaient visibles sur les douces joues légèrement rosées de la jeune femme. Sa poitrine ferme et ronde, une carrure fine à la taille de guêpe, un ventre plat dont les hanches étaient légèrement visible par les ombres de son corps que les rayons du Soleil produisait, la jeune femme laissa voir juste en-dessous des hanches de petites rangées d'écailles bleues-vertes scintillantes à la lumière comme les vaguelettes de l'eau. C'est alors qu'une nageoire sortit de l'eau, balayant l'eau qui la submergeait, une nageoire aux écailles brillantes et bleues-verts, de forme homocerque, dont les deux os vint dessiner un triangle à l'intérieur, lié par des traits de cartilage maintenant la palme rosée.

La jeune sirène ouvrit lentement les yeux, montrant un regard de félin. Le bord de ces yeux étaient sombres, comme colorés d'un noir ternit et effacé, ainsi que des cils noirs comme la nuit. Le coloris noir vint dessiner un trait à l'extrémité extérieur des yeux de la sirène, car oui, elle était une sirène au charme extraordinaire. Ces yeux étaient d'une couleur si magnifique que l'on pourrait croire forgés par la beauté elle-même. Autour de sa pupille ronde et noire, la couleur était d'un vert clair-foncé, un entre-deux qui rappeler la verdure, dont le tour de cette couleur qui ornait la pupille, un marron-vert clair dont quelques pointes de nuances de gris et de vert plus foncés, et laisse place à un dégradé vert-bleu, puis un léger bleu ciel délavé pour laisser place à un bleu électrisant, zébrant les mélanges de couleur de ces yeux. La sirène se retourna doucement en direction de la jeune femme qui l'observait depuis un petit moment, et la magnifique créature esquissa un sourire coquin, aguicheur même. Elle s'enfonça doucement dans l'eau, cachant sa nudité sous le liquide transparent et clair, puis elle traversa l'eau pour plonger la tête en avant, une merveille venant de disparaître alors...
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MessageSujet: Re: La Sirène des Cascades [Quête Solo]   Mer 27 Avr - 17:42

Sous le charme de la belle créature mystérieuse aux écailles bleus-verts scintillants, la jeune femme à la couleur de peau caramel et aux traits de peinture sur le corps vint scruter la cascade, à la recherche de la belle sirène. Elle marcha le long du bord du lac, légère comme une plume venant se coucher sur la terre ferme, elle remarqua que le soleil était déjà à l'horizon, prêt à se coucher. Sa couleur orangée, comme un brasier explosant de ces dernières flammes ardentes, lançaient ces derniers rayons, se cachant peu à peu derrière les énormes montagnes de pierre décorées de chapeaux blancs qu'étaient la neige, habillées de nuages épais. Le vent se levait légèrement, sifflant contre les arbres tordues en cercle, dont les feuillages rouges bruissaient sous ces caresses.

  Soudain, de petites voix aigrelettes et élégiaques vint se faire entendre en un écho religieux, et de petits feux follets vinrent voleter dans l'air, voguant sur le vent comme un navire sur l'océan, tournoyant avec légèreté autour des cimes des arbres et des feuillages bruissant. Les petits feux follets, se déplaçant lentement et avec grâce, semblaient changer en chorale. L'un de ces petits feux vint s'approcher de la jeune femme à la peau caramel, et tourna lentement autour du visage de cette dernière, éclairant les traits fins de cette dernière. Ces yeux scintillaient à la lumière fluorescente du feux, on pouvait presque croire qu'ils étaient solides, que l'on pouvait les attraper. Leurs corps brumeux laissaient de toutes petites particules tomber, s'éteignant avant d'atteindre le sol. Un petit amas de feux follets de couleur violette se formait, et de plus en plus vinrent se rejoindre, un phénomène rare. Des lucioles commencèrent à scintiller dans les arbres, éclairant les feuillages et propulsant une lumière verdâtre semblables aux feuilles sur les écorces des arbres bruns et sur le corps de la jeune femme. les petites lucioles, voletant d'une lumière jaune fluorescente, vinrent entamer une danse avec les feux follets, tournoyant dans un cercle autour de la jeune femme. Les petits chants s'intensifièrent pour laisser place à une chorale de voix et de louanges pour Mère Nature, sautillant dans les airs et voguant sur les vagues du vent. On pouvait presque entendre les arbres chantaient avec les lucioles et les feux follets.

 Tournoyant de plus en plus vite, les petites créatures vinrent chanter plus rapidement, à la vitesse où ils tournaient, entamant des groupes chantant aigus et d'autres graves, formant une harmonie musicale qui transportait l'âme de la jeune Hybrid. Les lumières fusèrent de plus en plus vite, le chant devenait de plus en plus sinistre, comme présage de quelque chose, et la jeune femme était encerclée par les petites créatures. Les lumières formèrent un tourbillon de couleur qui faisait tourner la tête de la jeune femme, son corps coloré des lumières solennels, elle voulût s'enfuir, mais elle ne trouva aucun passage, alors elle se recroquevilla et posa ces mains sur ces oreilles, fermant les yeux, serrant les dents, elle serrait ces mains contre son visage pour ne laisser passer aucun son, la lumière éclairait ces paupières et elle devinait les formes des petites créatures. Elle était mal à l'aise, elle se crispait sur elle-même, collant ces jambes à sa poitrine, tenant sur ces pieds, elle criait, et criait pour faire arrêter les créatures:


"Arrêtez ! Laissez-moi partir ! C'est bon ! Votre tour a marché, mais laissez-moi à présent !!"

 La chorale s'intensifia, monta en crescendo et les lucioles semblaient danser sur les ondes de leur musiques, quand la jeune femme, serrant les dents et se griffant les tempes cria fort et d'un seul coup, sa voix s'étranglant dans sa gorge:

"Laissez-moi tranquille !!

[Musique des Lucioles: https://youtu.be/aP_uoA4j8Kw]
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MessageSujet: Re: La Sirène des Cascades [Quête Solo]   Mer 27 Avr - 18:10

Les chants s'arrêtèrent subitement. Les lucioles commencèrent à se disperser, et à éclairer la grande étendue d'eau, faisant scintiller les profondeurs du lac. D'autres, s'approchèrent de la jeune femme comme pour l'observer. Cette dernière suait de peur, des gouttes perlaient son front. Elle se laissa retomber sur ces fesses et recula en raclant le sol, se posant contre la cime d'un arbre, apeurée par ce spectacle d'une effrayante beauté. Les lucioles et les feux follets disparurent petits à petits, de petits rires cristallins s'évaporant entre les arbres et les feuillages. Le vent souffla plus fort, et la jeune femme se releva, décidant à rentrer chez elle, quand soudain, le sol se déroba sous ces pieds. La jeune femme poussa un cri, écarquillant les yeux en voyant un trou se former sous ces pieds alors que les énormes plaques de terre vinrent s'écraser les un contre les autres, laissant gerber des voleté de cailloux et de terre noire, les racines et les herbes s'arrachèrent dans un étirements sec et sourd, le grondement de la terre laissait présager la profondeur du trou, et le claquement des rochers s'écrasant les uns contre les autres laissaient frissonner la jeune femme à la peau caramel et aux traits de peintures sur le corps. Toute cette opération se fit en une fraction de seconde, et la jeune femme n'eût le temps de comprendre ce qu'il se passait qu'elle fut emporter dans les retournements de terre. Elle s'accrocha alors à une grosse racine qui était enfouis sous la terre et se tortillait en traversant la paroi de terre du trou. La jeune femme, serrant de ces mains et prenant fermement la racine, qui semblait tenir, poussait des gémissements. Ces pieds battant le vide, elle grogna et regardait la noirceur du vide sous elle. Le sol au fond était noyé dans l'obscurité, impossible de le voir, ce qui fit frissonnait l'échine de la jeune femme. Soufflant légèrement, inspirant, et expirant, elle planta ces pieds dans la terre molle et tira pour se soulever quand la motte de terre qui la maintenant contre la paroi se déroba sous elle, l'entraînant dans sa chute. La racine glissa des mains et de la jeune femme qui tomba dans le vide, poussant un cri terrifiant, donnant un écho funeste.

  La jeune femme tomba pendant quelques secondes avant de glisser contre la paroi qui semblait former une pente légère, et elle dégringola jusqu'à sol, se tapant chaque parties de son corps contre les cailloux et autre graviers, sa tête frappant alors violemment le sol. Ces yeux, à demi-clos étaient lourds, sa vision trouble, elle voyait des tâches de lumières bleues fluorescentes, ainsi que le ricanement d'une femme au loin, lézardant les murs. Sa tête tournait, ces oreilles bourdonnaient, quelques bruits de pierres qui semblaient bondir sur la paroi, s'éclatant contre le sol rocailleux, et roulèrent près d'elle. La jeune femme n'avait plus la force de bouger, elle n'avait plus aucuns repères, aucuns sons n'arrivaient à sortir alors qu'elle s'efforçait de crier à l'aide. Elle était immobile, son corps insensible, sa bouche sèche, ces lèvres gercées, son regard vide, ces mains qui étaient crispées dans la chute se sont détendues à l'atterrissage. C'est alors que, dans le plus grand des silences, elle ferma doucement les yeux, sa respiration se calma, l'impression de tourner dans le vide s'arrêta, le bourdonnement dans ces oreilles s'étouffa, son corps lourd s'allégea, et Morphée l'enlaça...
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MessageSujet: Re: La Sirène des Cascades [Quête Solo]   Mar 3 Mai - 20:27

La jeune femme se réveilla alors, la vue floue et se distordant, montrant à ces yeux une image sombre et incompréhensible. Ses oreilles bourdonnaient, sifflaient, lâchant des cris stridents et tonitruants, et sa tête était sous pression, lourde. Son corps était un fardeau, elle se sentait emprisonnée dans sa chair et ses os. Elle cligna une dizaine de fois pour que ses yeux s'adaptent à l'obscurité de la grotte, mais rien ne fit. La chevelure poussiéreuse, les lèvres gercées, le visage encrassé, la jeune femme se releva durement. S'aidant de ces deux bras faibles, elle vint se tirer avec le peu de force qu'elle avait, rampant sur le sol rocheux et froid. Un mal de crâne tiraillait sa tempe, et, en s'adossant au mur gelé, elle tâta doucement la source de sa douleur. Une texture aqueuse se colla à ses doigts, chaude, et abondante. Elle regarda sa main, observant la nature de ce liquide et vit alors une couleur cramoisie et d'une nuance terne, glissant de ses mains et s'étirant avant de clapoter doucement. La jeune femme essuya ses doigts sur son pagne, et, le corps un peu plus léger, elle se redressa, tanguant encore. Elle s'appuya sur le mur, et regarda vers le haut, l'endroit de sa chute. Elle pouvait observer les délimitations du trou. La chute avait été de cinq, six mètres au moins, et l'obscurité du ciel était homogène avec celle de la grotte. Ce manque de lumière faisait perdre les repères de la jeune femme aux yeux de pluie, et elle ne pouvait se repérer. Ne voulant pas s'aventurer à corps perdu, tête baissée sur d'éventuels dangers, la jeune femme s'accroupit pour se mettre à quatre pattes, tapotant le sol au hasard à la recherche d'un quelque chose. Elle attrapa un morceau de bois, sec. Coup de bol, la terre devrait pourtant boire le lac, et les arbres devraient avoir d'humides racines. Peut-être que la chute était plus haute alors et que la terre n'a point pu absorber l'eau ? À moins que cette eau empoisonnée ne soit pas absorbée par la terre. Cette idée rendait Luna un peu plus en sécurité, elle avait peur que la terre se dérobe à nouveau au-dessus de elle, et avec toutes les chances qu'elle a, avec le lac au-dessus de sa tête.

La jeune femme se remit à tâtonner le sol, et ne trouva rien. Alors, ne sachant point quoi faire, elle eût une petite idée. Elle arracha un morceau de tissu de son pagne, l'enroula autour de sa branche, qui était d'une assez bonne largeur et d'une épaisseur plutôt dense. Elle se concentra longuement, et pendant quelques dizaines de minutes à ne rien faire, une petite flammèche se posa sur son index, dansant sur les petits courants d'air frais de la caverne. Elle approcha la flamme qui scintillait de milles lueurs sur ces yeux de pluie, et laissa le bout de la petite source de chaleur embraser le tissu. Petit à petit, les petites braises se transformèrent en petites flammes, laissant échapper une odeur de brûlée, et faire voguer de la fumée noire dans la caverne. La chaleur réchauffa le haut du corps de la jeune femme, qui était toute frigorifiée. Elle se releva, et éclaira les ruines de ce trou. Des rochers, des gravas, de la terre et des racines d'arbres étaient entassés. La jeune femme remarqua une flaque de sang, certainement l'endroit là où elle s'était ouverte la tête. Elle remarqua également, après que son sens du toucher fut revenu, que ses mèches de cheveux étaient collées les unes aux autres, par du sang calleux et froid, et tirait sa peau. Un peu gênant, la jeune femme décida de se préoccuper que plus tard de cette sensation désagréable dans sa chevelure, et de partir à la recherche d'une sortie dans cette grotte...
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MessageSujet: Re: La Sirène des Cascades [Quête Solo]   Dim 8 Mai - 16:13

La grotte était très espacée, la lueur des flammes éclairait les traits cahoteux de la pierre marron et grise, ces cassures et zigzags. La lumière de la torche de fortune éclatait sur les parois des couleurs vives, un cocktail d'orange et de jaune fascinant. La texture de la pierre était froide, un peu humide. La jeune femme s'enfonça dans l'obscurité, sans armes et munit d'une torche qui éclairait son passage et s'étouffait dans la profondeur de l'obscurité. La caverne était un long couloir qui mena sur une grande salle plus espacée que la précédente, laissant voir d'énormes stalactites et stalagmites qui se caressaient et se touchaient légèrement, comme pour tenter de s'accrocher et de lier le plafond et le sol. Ruisselant des structures rocailleuses, de petites gouttes d'eau brillant sous la lumière de la flamme clapotaient en chutant sur le sol, lézardant des parois et des stalactites. Ces derniers étaient toutes pointues, menaçant de tomber sur le premier venu en dessous. La jeune femme savourait ce mélange de beauté de la nature et ce côté menaçant, lui laissant quelques frissons parcourir son corps des pieds à la tête. Elle observait les gouttes qui sautaient les unes après les autres contre le sol. L'eau semblait se filtrer car la jeune femme n'observait aucunes marques corrosives sur ces bottes en cuir. Elle marchait doucement, éclairant les parois et les structures pour les observer, devinant des trésors millénaires forgés par la nature au fil du temps.

« Fascinant » murmura la jeune femme aux yeux de pluie. Elle n'osait toucher les parois ruisselantes et les stalactites, de peur de se faire brûler par l'eau probablement acide. Elle continua d'avancer, ces  pieds frottant légèrement le sol, produisant un écho qui se retentissait des mètres et des mètres au loin. La grotte devait être immense ! Pensa-t-elle. Elle s'engouffra dans un long couloir, dans l'obscurité totale, avec sa torche à la main. La flamme commençait  à s'éteindre, tout doucement elle semblait lâcher un dernier soupir avant de s'éteindre, et l'obscurité envahit alors le couloir. La jeune femme ne voyait plus rien, elle perdait tout son orientation. Elle resta immobile, ne voulant pas continuer et toucher une paroi pleine d'acide et mourir. Elle chercha une solution, se plongeant dans ses pensées les plus profondes. Elle aurait aimé être une torche humaine, mais son don se limite à seulement une flamme au bout du doigt, qui de plus ne dure que très peu de temps, et en plus lui brûle la main. Elle soupira et elle ferma les yeux. Ne sachant quoi faire, elle continuait de réfléchir, mais c'était peine perdue. Elle pensait attendre le levé du Soleil, avec de la chance, les lumières de cet astre pourrait éclairer un minimum la caverne et lui aidait à se repérer. Elle attendit alors, assise au milieu du couloir, dans le noir, en attendant que la nuit se passait. Elle soupira, quelques minutes se passaient, sans rien de nouveau. Elle était là, seule, dans le noir complet, à attendre qu'un miracle arrive. En regardant devant elle, elle remarqua alors une étrange lueur, au fond du couloir. Elle se leva alors, restant accroupie, et marcha comme un quadrupède, doucement, ces mains tâtonnant le sol froid sans aucuns bruits, elle marchait doucement, mais sûrement. Elle sentait les parois froids autour d'elle, alors elle savait à peu près où se diriger pour ne pas avoir un contact avec l'acide ruisselant des murs de roches. Elle entendait aussi le bruit de l'eau lézardant les parois cahoteux, ce qui lui donnait des indices de l'endroit où elle était par rapport aux murs. Elle avança, petit à petit, s'approchant de plus en plus de cette étrange lueur...
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